| jeudi 14 juin 2007, a 06:59 |
| 14 juin:campagne pour le don du sang |
A l'occasion de la journée mondiale du don du sang, l'EFS lance une campagne nationale de sensibilisation Sur les cinq dernières années, les besoins en produits sanguins ont augmenté de 10% en France. Plus de 2,5 millions de dons du sang par an sont aujourd'hui nécessaires pour faire face à la demande.
Jeudi démarre ainsi une campagne d'information et de sensibilisation dans plusieurs villes de France, avec des expositions et des campagnes d'affichage.
Cette campagne nationale a pour objet de sensibiliser le grand public à l'importance du don du sang et l'encourager à l'effectuer plus régulièrement.
Selon l'EFS (Etablissement français du sang), 50% des Français âgés de 18 à 65 ans ont un jour donné leur sang, mais seulement 4% font ce geste chaque année. Grâce à 1,5 million de donneurs, l'EFS recueille chaque année 2,2 millions de dons du sang, 240.000 dons de plasma et 175.000 dons de plaquettes. Cependant, cela ne suffit pas pour répondre aux besoins.
L'organisme organise donc jeudi une exposition de photographies accompagnées de la projection d'un film court dans une vingtaine de villes de France métropolitaine ainsi qu'en Guadeloupe, à la Martinique et la Réunion (liste des villes concernées par l'exposition et la collecte sur le site www.dondusang.net ou par téléphone au 0 810 150 150, prix d'un appel local).
L'exposition regroupe une vingtaine de clichés réalisés par le photographe Rémi Bernard et intitulée "Du temps pour la vie". Ce sont des instantanés de la vie quotidienne d'une personne : chercher ses clés, faire ses courses, mais aussi donner son sang et en recevoir.
Qui peut donner son sang ? Un homme peut donner son sang 5 fois par an, une femme 3 fois, à partir de 18 ans jusqu'à 65 ans et avec un intervalle de 8 semaines entre chaque don. Le prélèvement dure de 45 mn à 1 heure
Le médecin a également besoin de connaître l'état de santé récent et ancien du donneur (fièvre, grippe, prise de médicaments, problèmes cardiaques, maladies chroniques, interventions chirurgicales...) et certains détails sur sa vie personnelle (voyages, pratiques sexuelles, usage de drogues...).
L'EFS peut ainsi être amené à refuser certains dons pour des raisons médicales. Sont notamment exclus définitivement du don les personnes ayant été transfusées ou greffées, les séropositifs aux virus du sida ou des hépatites Bet C, les personnes ayant séjourné au moins douze mois au Royaume-Uni entre 1980 et 1996 (crise de la vache folle).
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| vendredi 25 mai 2007, a 17:31 |
| Défis au suicide |
A Ajaccio, deux jeunes filles de 14 et 15 ans se défenestrent après s'être téléphoné pour concerter leur geste
Le pronostic vital des deux collégiennes "n'est plus engagé", a indiqué un haut responsable de la police. Elles demeurent néanmoins grièvement blessées, souffrant notamment de fractures multiples.
Les médecins ne se prononcent pas sur les séquelles qui découleront du geste des deux adolescentes.
La première, une collégienne de 14 ans, a sauté jeudi vers 19h30 du 3e étage d'un appartement en plein cours Napoléon, l'artère principale du centre ville, la seconde, âgée de 15 ans, l'a imitée quelques minutes plus tard du 2e étage d'un immeuble d'un quartier périphérique.
Elles sont toutes deux élèves de la même classe de 4ème au collège Laetitia-Bonaparte à Ajaccio.
Une information qui a poussé les enquêteurs à tenter de joindre les parents des autres élèves de la classe pour éviter toute contagion "au cas où il s'agirait d'un jeu de défis morbides tels que l'on peut en trouver dans tout le pays sur internet, dans les blogs de collégiens ou lycéens", comme l'a précisé le procureur de la République, José Thorel, qui a ouvert une "enquête préliminaire en incitation au suicide" après cette "double tentative concertée".
"Nous avons recueilli un témoignage selon lequel elles se sont parlé au téléphone juste avant que la première ne saute, l'une disant à l'autre +Tu sautes, je saute+", a poursuivi M. Thorel.
Les deux adolescentes ont commis leur geste à l'insu de leurs parents, qui se trouvaient dans les deux appartements au moment du drame, selon le responsable policier.
L'une des deux jeunes filles était "suivie sur le plan psychiatrique" "Nous avons trouvé chez chacune d'elles, dans leurs sacs, des petits mots écrits, du même genre que ceux que l'on s'échange en classe, et qui semblent être des provocations au suicide ", a indiqué M. Thorel, qui n'a pas précisé si les mots laissaient percevoir les motifs de ces tentatives de suicide.
"Ce sont de petits bouts de papiers pliés, comme ceux que s'échangent en classe les enfants, sur lesquels, en substance, il était écrit +c'est ce soir que je saute, toi t'es pas cap...+", a précisé à l'AFP le haut responsable de la police.
"Cela pourrait ressembler à un défi, un jeu morbide, on vérifie s'il n'y a pas d'autres mots qui ont circulé dans la classe", a expliqué un enquêteur à l'AFP. "Nous avons toute une armée de policiers qui contactent les parents, par précaution", a-t-il insisté. "Nous tentons de nous assurer qu'il ne s'agit pas d'un jeu, d'une sorte de chaîne morbide", a ajouté le haut responsable de la police.
Les policiers de la Sécurité publique d'Ajaccio, chargés de l'enquête, n'excluent pour autant aucune autre hypothèse, a précisé M. Thorel, ajoutant qu'une des deux jeunes filles était "suivie sur le plan psychiatrique".
Une des deux adolescentes a laissé une lettre à sa mère, a précisé le haut responsable de la police. Une lettre dans laquelle ont été relevés les noms d'élèves d'un autre établissement scolaire de la ville, selon une source proche de l'enquête. |
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| mardi 22 mai 2007, a 13:02 |
| soins:martin hirsch contre les franchises |
Martin Hirsch a dit lundi sur France Inter qu'il n'approuverait pas les franchises sur les soins proposées par M.Sarkozy
Pour le Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, l'instauration de franchises sur les soins pour financer la Sécurité sociale n'est pas "une bonne mesure".
M.Sarkozy a proposé quatre franchises non remboursées sur "les premiers euros annuels" dépensés en examens biologiques, médicaments, visites médicales et hospitalisation.
"Est-ce que j'approuverai cette mesure ? La réponse est 'Non'", a averti M.Hirsch. "J'ai dit il y a 15 jours, un mois, deux mois, trois mois que ça ne me paraissait pas une bonne mesure", a-t-il poursuivi. "Je peux être convaincu mais je pense vraiment que ce n'est pas ce qu'il faut faire", a ajouté l'ancien président d'Emmaüs France.
Interrogé sur le fait que l'on puisse "lui reprocher sa liberté de parole", M.Hirsch a répondu: "Peut-être, mais comment voulez-vous faire autrement ?"
En 2004 déjà, l'instauration d'un forfait d'un euro par consultation non remboursé par les complémentaires santé, et un an plus tard, la mise en place d'un forfait de 18 euros pour les actes médicaux d'un montant supérieur à 91 euros dispensés dans les hôpitaux et cliniques privées avaient suscité la colère des partenaires sociaux et des associations d'usagers.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot s'est entretenue lundi après-midi avec Martin Hirsch après ses déclarations sur France Inter le matin même. Elle a indiqué qu'elle le reverra "très bientôt pour définir les conditions de mise en oeuvre de cette réforme".
Hirsch définit ses priorités dans "Le Monde"
"Je ne suis ni dupe, ni naïf", a expliqué samedi dans "Le Monde" le nouveau commissaire aux Solidarités actives". Je reste dans l'engagement non partisan qui était le mien jusqu'à présent", a tenu à préciser l'ancien disciple de l'abbé Pierre.
Martin Hirsch ne craint pas la tâche qui l'attend. "J'ai trop bataillé pour convaincre qu'il fallait une réforme des minima sociaux n'opposant plus solidarité et travail pour me défiler quand il s'agit de la mettre en oeuvre", a expliqué le nouveau haut commissaire, qui affirme vouloir peser "à 100%" pour que son projet de "revenu de solidarité active" (RSA) devienne une réalité.
Un dispositif qui remplacerait le RMI, "totalement dépassé" à ses yeux, expliquait-il vendredi: il "enferme les personnes dans des situations d'exclusion du monde du travail et il les maintient dans la pauvreté". "Qu'on soit de droite ou de gauche, je pense qu'on est convaincu qu'on ne peut plus garder" ce système, a-t-il précisé.
Le RSA doit, lui, permettre aux allocataires de minima sociaux et aux travailleurs pauvres d'avoir à la fois un véritable emploi et un salaire, et non "des activités d'intérêt général mal rétribuées et peu gratifiantes", a-t-il déclaré dans "Le Monde".
Bien sûr, ajoute-t-il, "j'ai conscience que, sur un certain nombre de sujets, l'équipe de M.Fillon va agir dans un sens qui ne correspondra pas forcément à mes orientations". "Mais, argumente Martin Hirsch, l'intitulé de ma fonction n'est pas anecdotique : je suis plus dans la position d'un haut fonctionnaire ou d'une autorité administrative que d'un responsable politique."
"J'appartiens certes au gouvernement et suis directement rattaché au premier ministre mais sans avoir le titre de ministre ou de secrétaire d'Etat", ajoute-t-il. "Dans l'histoire de la Ve république, cela ne s'était jamais produit."
Il explique qu'il souhaitait initialement rester à l'extérieur du gouvernement mais que le nouveau chef de l'Etat a fait valoir, lors de leurs entretiens, des "arguments d'efficacité et de moyens" pour le convaincre d'entrer dans la nouvelle équipe gouvernementale.
Le nouveau haut commissaire aux Solidarité actives contre la pauvreté estime que cette "solution d'équilibre" lui permettra d'être "moins impliqué que les autres membres du gouvernement dans les choix politiques" faits hors de son champ d'attributions. |
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| mardi 15 mai 2007, a 10:57 |
| une étude sur risque du cancer lié au radon |
C'est ce qui ressort d'une étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire.
Le tabagisme étant à l'origine de la majorité des cancers du poumon dans le monde, les "mesures préventives et les actions correctives contre le radon", gaz radioactif d'origine naturelle, "doivent être menées de front avec la lutte contre le tabagisme". Il s'agit des conclusion des deux experts qui ont réalisé cette étude, Zhanat Carr (Organisation mondiale de la santé) et Hajo Zeeb (Université de Mayence, Allemagne).
Classé cancérogène pulmonaire certain par le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l'OMS, le radon se concentre dans l'habitat mal ventilé, rappelle Olivier Catelinois (Institut de veille sanitaire).
L'exposition domestique à ce gaz inodore, issu de la désintégration de l'uranium présent dans la croûte terrestre, serait à l'origine de 5% à 12% des décès par cancer du poumon en France, selon l'étude réalisée par Olivier Catelinois et son équipe. Soit pour l'année 1999, de 1.234 à 2.913 des 25.134 décès par cancer du poumon survenus en France métropolitaine, ajoute-t-il.
"La prise en compte de l'interaction tabac-radon montre que le risque serait trois fois plus élevé chez les fumeurs", chez qui 8 à 11% des décès par cancer du poumon pourraient être attribuables à l'exposition domestique au radon, soulignent encore ces chercheurs.
Dans les régions où les habitations présentent des niveaux élevés de radon, comme la Bretagne et la Corse, le radon causerait plus de 20% des décès annuels par cancer du poumon, précisent dans une autre étude Philippe Pirard (InVS) et ses collègues.
Environ 76% des Français sont exposés à des concentrations inférieures à 100 becquerels/m3, 15% à des concentrations comprises entre 100 et 199 Bq/m3 et 9% à des concentrations supérieures à 200 Bq/m3.
Selon Olivier Catelinois, 27% du nombre estimé de décès par cancer du poumon attribuables à l'exposition domestique au radon surviendrait parmi les 9% de Français les plus exposés. |
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| jeudi 10 mai 2007, a 21:38 |
| Nathalie Ménigon:régime de semi-liberté |
 Le parquet a immédiatement fait appel de cette décision annoncée jeudi.
Selon le régime accordé par le tribunal, Nathalie Ménigon , 50 ans, travaillera la journée et couchera en prison, a annoncé à l'AFP son avocat Me Jean-Louis Chalanset, saluant "une bonne nouvelle" tout en jugeant "extrêmement restrictif" cet aménagement de peine.
"Elle avait toutes les conditions pour sortir depuis les premières demandes de libération, mais c'est extrêmement restrictif, elle a l'obligation de travailler alors qu'elle est reconnue comme travailleuse handicapée", a dit Me Chalanset, joint au téléphone.
Nathalie Ménigon a été condamnée à deux reprises à la réclusion criminelle à perpétuité en 1989 et 1994 pour assassinats. Le régime de semi-liberté, accordé pour un an, a été obtenu au bout de cinq tentatives d'obtenir une suspension de peine pour raisons médicales ou un aménagement de peine.
Avec Joëlle Aubron, décédée d'un cancer en 2006 peu après sa libération pour raisons médicales, Nathalie Ménigon, Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan constituaient le noyau dur d'Action directe, groupe terroriste responsable notamment des assassinats de l'ingénieur général de l'armement René Audran en 1985 et du PDG de Renault Georges Besse un an plus tard.
En 2005, la peine de sûreté de 18 ans de Nathalie Ménigon est arrivée à expiration. C'est à partir de ce moment que les demandes d'assouplissement de peine ont été faites, l'une après l'autre.
Actuellement détenue à Bapaume (Pas-de-Calais), elle aurait dû être transférée le 22 mai au centre de semi-liberté pour femmes de Toulouse-Seysses, a ajouté Jean-Louis Chalanset, mais l'appel du parquet de Paris devrait suspendre ce calendrier.
Selon le tribunal, dans le cadre de sa "semi-liberté", Nathalie Ménigon travaillera la journée comme "agent d'espace vert" à "des petits travaux de jardinage" dans un centre de réinsertion et passera la nuit en prison. Elle est aussi tenue de suivre "une formation d'agent paysagiste", a précisé l'avocat. Concernant la santé de sa cliente, il a souligné qu'elle souffrait de "séquelles d'une hémiplégie" consécutives à deux accidents vasculaires cérébraux, d'où le statut de "travailleuse handicapée". |
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| mercredi 09 mai 2007, a 08:14 |
| SIDA:des médicaments moins chers |

Un accord a été signé dans ce sens entre la Fondation Bill Clinton et des firmes pharmaceutique.
Les prix de certains produits seront réduits de 25% dans les pays à bas revenu et de 50% dans les pays à revenu moyen comme la Thaïlande ou le Brésil, a indiqué mardi l'ex-président US, ardent militant de la lutte contre le sida.
Seize médicaments anti-rétroviraux au total sont concernés par l'accord, notamment des traitements dits de seconde ligne, prescrits aux patients développent une résistance au virus, qui sont de plus en plus souvent nécessaires mais coûtent dix fois le prix des médicaments de première ligne.
Bill Clinton a indiqué que sa fondation commencerait à acquérir ces médicaments dès juillet, et ce grâce aux fonds d'Unitaid, Facilité internationale d'achats de médicaments lancée en 2006 par la France avec le Brésil, le Chili, la Norvège, la Grande-Bretagne et financée notamment par une taxe sur les billets d'avion.
En mars, la Fondation et Unitaid avaient lancé un appel aux industries pharmaceutiques pour la fourniture de soins de seconde ligne. Les producteurs de génériques Cipla et Matrix, qui y ont répondu, ont notamment prévu d'engager des mesures de réduction des coûts de production, selon la Fondation Clinton |
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| mercredi 09 mai 2007, a 07:02 |
| Deux enfants menacés de fichage ADN |

Les deux frères, qui se trouvaient dans un supermarché du Nord avec leur mère, avaient piqué deux Tamagoshi et deux balles quand ils ont été repérés par des vigiles.
Les gendarmes les ont convoqués et les ont menacés de prendre leurs empreintes génétiques ce qui, à la grande surprise de leur père, n'est pas interdit par la loi, rapporte la presse.
Dans Le Parisien, qui a révélé l'affaire samedi 5 mai, le père des deux enfants explique que sa femme "a évidemment tout de suite payé les jouets volés, environ 50€". Quand les gendarmes sont arrivés à leur domicile, il raconte qu'il était "même ravi de voir les gendarmes à la maison pour leur faire prendre conscience qu'il ne fallait pas recommencer".
Quand ceux-ci ont expliqué à son fils aîné qu'il allait être photographié et qu'on allait lui prendre ses empreintes digitales et génétiques, il a cru qu'il s'agissait de bluff, raconte le quotidien. Mais il a réalisé que la loi autorisait un prélèvement d'ADN pour le Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg), sans limitation d'âge.
Lors de l'audition des deux garçons le 5 mai, les enquêteurs et le substitut ont finalement renoncé à prélever les empreintes, selon Libération du mardi 8 mai.
Créé en 1998 pour recueillir l'empreinte génétique des criminels sexuels, le Fnaeg a été progressivement étendu à de nombreux crimes et délits, notamment par la loi de sécurité intérieure de Nicolas Sarkozy de 2003. Il ne concerne pas uniquement les personnes condamnées mais aussi les simples suspects. Plus de 400.000 personnes sont aujourd'hui fichées au Fnaeg.
L'extension massive du fichier à de petits délits, sans distinction d'âge, inquiète dans les milieux judiciaires. Ollivier Joulin, vice-président du tribunal de grande instance de Bordeaux et membre du Syndicat de la magistrature, affirme dans Libération qu'"un enfant fiché pour une bêtise risque de le traîner pendant quarante ans, soit la durée autorisée pour la conservation des ADN".
Le quotidien cite aussi le président de la Ligue des droits de l'homme, Jean-Pierre Dubois, qui redoute le fichage, un jour, de très jeunes enfants |
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| lundi 26 mars 2007, a 17:23 |
| Sidaction 2007:5,5 millions de promesses de dons |
 Cette opération de collecte de fonds a obtenu la participation exceptionnelle de 11 chaînes de télévision et 5 de radios qui ont multiplié les programmes pour sensibiliser leurs auditeurs et les inviter à faire des dons.
Lancé en 1994, le Sidaction avait permis l'an dernier de recueillir 5,6 millions d'euros de plus de 129.000 donateurs.
Dès le 5 mars, un numéro d'appel gratuit, le 110, a été ouvert pour recueillir les promesses de dons et 4.500 bénévoles, répartis sur 29 plateaux téléphoniques dans toute la France, se relaieront jusqu'au 19 avril pour cette collecte.
Selon Sidaction, 40 millions de personnes vivent avec le virus du Sida, dans le monde, dont 150.000 en France.
A cette occasion, l'Institut de veille sanitaire a souligné que la vigilance restait de mise dans la surveillance du virus en France, malgré la "baisse spectaculaire" des cas de sida et des décès grâce à l'introduction de puissants traitements antirétroviraux à partir de 1996.
La moitié des fonds collectés sera consacrée à la recherche, l'autre à des actions de prévention et d'aides aux malades. |
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| mardi 13 mars 2007, a 18:43 |
| Rapport sur le comportement sexuels des francais |
Les résultats de la 3e enquête nationale sur les comportements sexuels en France sont publiés aujourd'hui L'enquête sur la sexualité en France, commandé par l'ANRS (agence sida-hépatites) pour aider à guider les politiques de prévention en matière de sexualité (MST, sida),indique que l'âge du 1er rapport sexuel des femmes est devenu proche de celui des hommes.
Et que l'usage du préservatif s'est répandu ainsi que les sites de rencontres chez les jeunes.
L'enquête, réalisée sous la responsabilité scientifique de Nathalie Bajos (Inserm) et Michel Bozon (Ined) et conduite auprès de 12.364 femmes et hommes de 18 à 69 ans, de fin septembre 2005 au 24 mars 2006, montre ainsi que l'âge du premier rapport sexuel des femmes est aujourd'hui très proche de celui des hommes: 17,6 ans pour les femmes de 18-19 ans, et 17,2 ans pour les hommes du même âge.
Dans les années 2000, une tendance à la baisse est apparue. En un demi-siècle, l'entrée dans la vie sexuelle des hommes s'est abaissé d'un an et demi et celle des femmes de trois ans.
Selon cette enquête, les femmes en couple de plus de cinquante ans connaissent aujourd'hui une vie sexuelle bien plus active que celles interrogées lors des précédentes enquêtes, en 1970 et 1992.
On observe une "augmentation sensible" du nombre de femmes de 18-69 ans déclarant avoir eu des rapports homosexuels au cours de leur vie (4% contre 2,6% en 1992) alors que la proportion reste similaire chez les hommes (4,1%).
Près d'un tiers des jeunes de 18 à 24 ans se sont déjà connectés à des sites de rencontre sur Internet. Pour l'ensemble des 18 à 69 ans, cette proportion est de 9,6% pour les femmes et de 13,1% pour les hommes. Un homme sur dix, entre 20 et 24 ans, a déjà eu des rapports sexuels avec une personne rencontrée par Internet (6% des femmes).
Le nombre de partenaires déclaré par les femmes est en augmentation par rapport aux enquêtes précédentes (en moyenne 4,4 en 2006), mais reste stable chez les hommes depuis 1970 (11,6).
Les femmes, contrairement aux hommes, ont tendance à ne pas compter les partenaires sans importance affective.
Le recours à la prostitution ne baisse pas: plus de 5% des hommes de 20-34 ans ont payé pour avoir des rapports sexuels dans les cinq dernières années. Environ 13% des Français connaissent une ou plusieurs personnes séropositives (même proportion qu'en 1992).
Une femme sur deux et 45% des hommes ont déjà fait un test de dépistage du sida au cours de leur vie.
Parmi les 18-24 ans, 3,6% des femmes et 2,4% des hommes ont été diagnostiqués positifs à l'infection par la bactérie Chlamydia trachomatis, source de stérilité féminine (trompes bouchées). |
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| vendredi 02 mars 2007, a 10:05 |
| Généralistes:négociations sur les tarifs |
Syndicats de médecins et assurance maladie se réunissent vendredi pour réfléchir à une hausse du tarif des généralistes
Ces tractations se déroulent sur fond de menaces des praticiens d'organiser une journée d'action s'ils n'obtiennent pas gain de cause.
Les médecins veulent fixer le prix de la consultation à 23 euros, contre 21 actuellement, alors que l'assurance maladie veut la limiter à 22 euros en 2007 avant une éventuelle hausse en 2008.
L'assurance maladie (Uncam) et ses trois syndicats médicaux partenaires - CSMF, SML et Alliance - ont déjà mené plusieurs séances de négociations sans parvenir à tomber d'accord sur le montant et le calendrier de la revalorisation.
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a affiché à plusieurs reprises son "souhait" de voir le tarif de la consultation porté à 23 euros, de même que Nicolas Sarkozy, dont il est porte-parole pour la campagne présidentielle.
Mais les syndicats de salariés et les organisations patronales qui composent le conseil de l'assurance maladie n'ont pas mandaté le directeur de l'Uncam, Frédéric van Roekeghem, pour accorder cette revalorisation dés cette année, la situation financière de la sécurité sociale restant dégradée.
L'assurance maladie est favorable au développement de forfaits liés à la qualité des soins, à la prévention et au suivi des patients pour rémunérer les généralistes.
Cette décision a déclenché la colère des syndicats de médecins libéraux. Selon eux, puisque la médecine générale est reconnue cette année comme une spécialité médicale à part entière, la consultation des généralistes doit être alignée dès 2007 sur celle des spécialistes, à 23 euros.
"C'est la négociation de la dernière chance, les médecins ont respecté leurs engagements d'économies, en limitant par exemple les prescriptions d'arrêts de travail et en développant les médicaments génériques, c'est désormais à l'assurance maladie de respecter les siens", estime Michel Chassang, président du premier syndicat de médecins, la CSMF.
"Le principe d'une journée d'action nationale est d'ores et déjà arrêté en cas d'échec de la négociation", a-t-il prévenu. Les syndicats médicaux pourraient ainsi rééditer le bras de fer tarifaire qu'ils avaient mené en 2002, année d'élection présidentielle également, où ils avaient obtenu, au terme de huit mois de négociations très tendues, la revalorisation de leur consultation de 17,53 euros à 20 euros. Ils ont encore été augmentés d'un euro en 2006. |
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| mardi 13 février 2007, a 12:39 |
| Le plan hôpital 2012 |
Le ministre de la Santé présente aujourd'hui le "plan Hôpital 2012" fixant les orientations 2007-2012
Le ministre de la santé a annoncé qu'il portera la part des dépenses d'informatique hospitalière au minimum à 3% d'ici 2012, contre 1,7% aujourd'hui.
Ce plan prend le relai du "plan Hôpital 2007" lancé en 2002 par Jean-François Mattei. Avec un budget de 10 milliards d'euros, dont 6 milliards apportés par l'Etat, il a permis le financement de 1.600 projets hospitaliers. |
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| mercredi 31 janvier 2007, a 12:48 |
| TABAC:interdiction étendue jeudi |
Tabac: interdiction étendue jeudi
A partir de jeudi, il sera interdit de fumer dans les lieux publics sauf les cafés, restaurants, casinos et discothèques
La France fait désormais partie des pays européens qui ont la législation la plus restrictive concernant le tabac. Le 1er janvier 2008, l'interdiction sera étendue à tous les autres espaces publics fermés sans exception.
Bruxelles s'est prononcé mardi pour une interdiction générale dans toute l'Union européenne.
A partir du 1er février, l'interdiction concerne dans un premier temps les entreprises, les établissements scolaires, les administrations, les commerces, les centres commerciaux, les établissements de santé, les gares, les aéroports, les salles de sport, les salles de spectacle, et tous les moyens de transports collectifs.
La décision a été prise par décret, plutôt que par une loi, pour éviter aux députés d'être confrontés à des protestations dans leur circonscription avant les législatives de juin.
Dans les écoles, collèges et lycées, il est interdit de fumer même dans les cours de récréation.
Les entreprises peuvent faire aménager des "fumoirs", mais les conditions d'installation et de fonctionnement sont particulièrement dissuasives. Dans ces "salles closes", dûment ventilées, de moins de 35 m2, "aucune prestation de service n'est délivrée".
A l'hôpital, l'interdiction est totale. Mais dans les structures de long séjour, les résidents pourront fumer dans leur chambre, assimilable à un espace privatif.
Dans les maisons de retraite, on peut aussi fumer dans les chambres, considérées comme des substituts de domicile. Sont aussi considérés comme des substituts de domicile les cellules de prison et les chambres d'hôtel.
Mais pour les prisons, on attend toujours une circulaire de l'administration pénitentiaire.
Toujours des contestations L'interdiction de fumer dans les lieux publics fait toujours grincer des dents en France.
La Confédération des débitants de tabac a déposé un recours en Conseil d'Etat, demandant sont annulation.
La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a pour sa part réclamé la "tolérance des pouvoirs publics", estimant que l'interdiction posera des "difficultés d'application" pour les petites entreprises.
Un appel à "un peu de souplesse" a aussi été lancé ce week-end par le Syndicat des psychiatres d'exercice public.
175.000 agents pour contrôler 175.000 agents sont habilités à contrôler les espaces publics, administrations et entreprises. Les fumeurs récalcitrants écoperont d'une amende de 68 euros, les responsables d'établissements d'une amende de 135 euros.
"On ne va pas débouler avec les carnets à souche dans toutes les entreprises", tempère toutefois Jean-Denis Combrexelles, directeur général du Travail au ministère de l'Emploi.
"Ce qui a été demandé, c'est non pas que les inspecteurs du travail effectuent des contrôles spécifiques sur le tabac , mais que pendant leurs contrôles habituels dans les entreprises, qu'ils regardent systématiquement les conditions dans lesquelles les nouvelles règles anti-tabac sont appliquées", précise-t-il.
La loi Evin La loi Evin, votée en 1991, interdisait déjà de fumer dans les locaux à usage collectif et dans les transports. Mais elle autorisait des zones fumeurs.
Relativement bien appliquée dans les entreprises, les écoles, les gares, elle a contribué à faire évoluer les mentalités. Elle a été mal appliquée, en revanche, dans les cafés et les restaurants qui ont rarement respecté l'obligation de créer des zones fumeurs et non fumeurs.
Le tabac en Europe La Commission européenne s'est prononcée mardi pour une interdiction générale de fumer dans les espaces publics fermés, sans exception pour les restaurants, en lançant un débat sur la nécessité ou non d'adopter une législation au niveau de l'UE.
Dans un Livre vert auquel les Etats membres doivent répondre d'ici le 1er mai, le commissaire à la Santé Markos Kyprianou estime qu'une interdiction générale de fumer dans tous les lieux publics fermés ou semi-fermés "serait la plus bénéfique pour la santé publique".
En Europe, l'Irlande a été la première à imposer l'interdiction totale de fumer dans les lieux publics, en mars 2004. Des législations restrictives ont été adoptées ensuite en Norvège (hors UE), en Italie, à Malte, en Suède. Le Pays de Galles devrait suivre en avril et l'Angleterre en juillet.
En Espagne, la loi anti-tabac appliquée depuis janvier 2006 autorise les bars et restaurants de moins de 100 m2 à rester fumeurs, à condition d'en informer les clients sur la porte.
Certains pays de l'UE comme l'Allemagne sont opposés à une interdiction, tandis que d'autres - Belgique notamment - penchent pour une réglementation limitée.
Substituts nicotiniques pris en charge partiellement A compter du 1er février, l'Assurance maladie prendra en charge une partie des traitements de sevrage tabagique par substituts nicotiniques.
La Sécurité sociale remboursera dans une limite de 50 euros patches, gommes, pastilles et autres inhalateurs qui figurent sur une liste consultable sur le site de l'Assurance maladie (www.ameli.fr).
Pour bénéficier de cette prise en charge, l'assuré devra être en possession d'une ordonnance "consacrée exclusivement aux substituts nicotiniques".
La prise en charge forfaitaire pourra être complétée par les mutuelles ou les assurances complémentaires.
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| dimanche 10 décembre 2006, a 10:29 |
| telethon |
La vingtième édition du Téléthon
Le Téléthon a recueilli 101.472.581 d'euros de promesses de dons, au terme de son édition 2006
C'est mieux que les 99 millions d'euros recueillis en 2005, mais la collecte des dons va continuer encore dix jours.
L'Association Française contre les Myopathies (AFM) a estimé que ce résultat était "la réponse du coeur", malgré la polémique soulevée par des responsables catholiques sur l'utilisation des fonds pour les recherches embryonnaires.
Au total en 2005, le montant des dons s'était élevé à 104,1 millions d'euros car les lignes téléphoniques qui recueillent les promesses de dons étaient restées ouvertes une dizaine de jours, comme cette année.
C'est en 2004 que les dons avait franchi la barre des 100 millions d'euros pour la première fois. En 19 éditions, plus de 1,3 milliard d'euros ont été rassemblés pour permettre à l'Association française contre les myopathies (AFM), à l'origine du Téléthon , de financer quelque 400 programmes de recherhe.
Les parrains de cette 20ème édition du Téléthon étaient les acteurs Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte. Les 30 heures de direct de ce rendez-vous caritatif ont été lancées du Trocadéro à Paris. Sophie Davant et Nagui, les animateurs ont présenté le petit Adrien, porte-parole de cette 20e édition. A leurs côtés, la présidente de l'AFM, Laurence Tiennot-Herment.
Yannick Noah, parrain de l'édition 2005 était également présent, tout comme Julien, figure du précédent Téléthon qui a passé son bac et s'est lancé dans des études cinématographiques.
Les dons par minitel : 3615 TELETHON ou par courrier à l'AFM Téléthon (BP 1033 - 16001 Angoulême Cédex), par téléphone : 3637 ou internet : www.telethon.fr |
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| vendredi 01 décembre 2006, a 13:35 |
| SIDA:11.000 personnes infectées par jour |
La Journée mondiale contre le sida 2006, ce vendredi, est placée sous le signe de la "responsabilité"
Le N.1 de l'Onu Kofi Annan a appelé jeudi les dirigeants du monde et l'humanité à se mobiliser contre le VIH qui a fait plus de 25 millions de morts en 25 ans.
Le monde compte 39,5 millions de séropositifs ou malades, dont 25 millions en Afrique noire, selon l'Onusida. 11.000 personnes sont infectées chaque jour. 3 millions meurent chaque année.
Le sida progresse en France En France, l'épidémie progresse, puisque 6.700 personnes ont découvert leur séropositivité en 2005, dont une moitié à la suite de rapports hétérosexuels, selon le ministre de la Santé. Xavier Bertrand a d'ailleurs annoncé la généralisation du dispositif "préservatifs à 20 centimes d'euros".
La distribution de préservatifs à 20 centimes d'euros dans tous les lycées, souhaitée en 2005 par Jacques Chirac, devrait se concrétiser début 2007, espère le ministre. L'expérience du préservatif à 20 centimes, lancée en Côte-d'Or, a été couronnée de succès.
Dès ce 1er décembre, ces préservatifs bon marché doivent être mis en vente chez les marchands de journaux et 6000 buralistes sous forme de pochettes de cinq pour 1 euro. Et les 23.000 pharmacies d'officine disposeront "bientôt" de préservatifs vendus à 20 centimes l'unité.
La France compte 150.000 séropositifs, dont 29.000 malades du sida. 400 personnes en meurent chaque année. Fin 2005, 60.833 cas de sida avaient été notifiés en France depuis le début de l'épidémie, dont 1.200 pour la seule année 2005 et 1.400 en 2004.
Le supplice de l'Afrique En Afrique, continent le plus touché, les femmes et les enfants paient un lourd tribut à la maladie. "Le sida en Afrique prend de plus en plus un visage féminin parce que les hommes contaminent les femmes (...), le machisme des hommes est en train de tuer l'Afrique", a déploré à l'AFP la chanteuse Angélique Kidjo, ambassadrice de bonne volonté de l'Unicef. Elle a appelé jeudi les hommes africains à prendre leurs responsabilités dans la lutte contre la pandémie, en les invitant à accepter d'avoir des rapports sexuels protégés.
Autres victimes parfois oubliées, plus de 2,3 millions d'enfants vivent avec le virus HIV, en quasi-totalité dans les pays pauvres. Chaque minute, un enfant de moins de 15 ans est infecté. L'épidémie tue près de 500.000 enfants par an, soit un enfant chaque minute.
Le sida a aussi pour conséquence de ralentir la croissance dans les pays pauvres. En 2005, "plus de 3 millions de personnes faisant partie de la population active dans le monde étaient totalement ou partiellement inaptes au travail du fait du sida, les trois-quarts en Afrique subsaharienne", selon une étude du Bureau international du travail (BIT).
Le BIT, qui estime que 43 pays ont perdu en moyenne 0,5% de croissance chaque année entre 1995 et 2004, ajoute que "ce manque à gagner atteint 0,7% pour 31 pays de l'Afrique subsaharienne".
Manif jeudi à Paris A Paris, 1000 à 5000 personnes, selon les sources, ont défilé jeudi soir pour réclamer notamment davantage d'efforts de la part des pays riches envers les pays pauvres. Act-Up et d'autres associations ont interpellé les candidats à la présidentielle en France, soulignant "les responsabilités politiques" dans le développement de l'épidémie |
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| samedi 04 novembre 2006, a 11:58 |
| MALTRAITANCE! |
Gériatrie à l'hôpital: maltraitance ? Les "personnes très âgées sont accueillies de manière indigne" dans les hôpitaux, selon Pierre Pfitzenmeyer Le professeur Pfitzenmeyer (CHU de Dijon) affirme, dans La Croix de jeudi, que les "personnes très âgées sont accueillies de manière indigne" dans les hôpitaux et sont l'objet d'une "maltraitance institutionnelle".
P.Pfitzenmeyer est avec C.Jeandel et P.Vigouroux auteur d'un rapport sur "l'hôpital face au vieillissement de la population".
Ce rapport a contribué à élaborer le "plan solidarité grand âge", annoncé en juin par le gouvernement.
Selon le professeur dijonnais, les personnes "très âgées" sont accueillies de manière "indigne" dans les hôpitaux non "par manque de dévouement et d'humanité des équipes médicales et soignantes" mais pour des "questions d'organisation et de moyens". Pour M. Pfitzenmeyer, "ce manque de services adaptés aux personnes très âgées et surtout la pénurie de personnel conduisent à une prise en charge indigne et même à une maltraitance institutionnelle". "Quand on pose un plateau-repas près d'un malade et qu'on le reprend une heure plus tard intact sans que personne ait eu le temps de faire manger le malade, c'est de la maltraitance", estime-t-il dans cet entretien". Et "quand on installe un patient sur un brancard, dans un placard à balai, parce qu'aucune chambre n'est disponible, oui c'est de la maltraitance" tout comme lorsqu'on "laisse un vieillard allongé dans un lit, uriner sur lui-même, parce que personne n'a eu le temps de le lever pour l'emmener aux toilettes", poursuit-il. "Toutes ces choses arrivent tous les jours dans nos hôpitaux. Mais personne ne veut les voir", estime-t-il |
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