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Lamiralpascal
mardi 22 mai 2007, a 15:58
rondot convoqué

  Audition de Philppe Rondot mardi au pôle financier du Palais de justice de Paris dans le cadre du dossier Clearstream Le général est entendu sous le statut de "témoin assisté" par les juges d'Huy et Pons dans le cadre de l'enquête sur les listings falsifiés de comptes bancaires de la société Clearstream.

Le militaire est arrivé vers 9h30 au Palais de justice accompagné de son avocat, Me Eric Morain, selon des sources proches du dossier.

Dans ses réquisitions, le parquet avait demandé en octobre le statut de témoin assisté pour le militaire, ancien conseiller pour le  renseignement et les opérations spéciales (CROS) de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.

Entendu une première fois le 28 mars 2006 comme simple témoin par les deux magistrats, le général leur avait indiqué avoir été chargé par le Premier ministre Dominique de Villepin d'enquêter sur des comptes présumés apparaissant sur des listings de l'institution financière luxembourgeoise Clearstream.

Ces listings, en réalité des faux, comportaient des noms de personnalités, notamment celui de Nicolas Sarkozy, qui s'est porté partie civile en janvier 2006.

Plus tard, le militaire avait fait machine arrière dans la presse affirmant que M.de Villepin ne lui avait jamais demandé "d'enquêter" sur son rival.

Convoqué devant les juges le 22 mai 2006, il avait refusé de se rendre devant les magistrats et avait été conduit de force dans leurs bureaux après réquisitions du parquet. Interrogé, il avait refusé de répondre aux juges, se bornant à réclamer le statut de témoin assisté.

Quatre personnes sont aujourd'hui poursuivies dans ce dossier sans qu'on sache qui a falsifié les documents et s'il y a eu un commanditaire.

Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS qui a envoyé les listings truqués à la justice et Imad Lahoud, ex-directeur scientifique d'EADS suspecté d'être le falsificateur, ce qu'il nie, ont été mis en examen en juin 2006. Un ex-auditeur d'Arthur Andersen, Florian Bourges, et le journaliste Denis Robert, pourfendeur de Clearstream, l'ont été en décembre.

L'instruction, qui a vu des dizaines d'auditions de témoins et de parties civiles en 2006, semble à nouveau en phase active depuis que la cour d'appel a confirmé le 15 mai les mises en examen de MM.Gergorin, Lahoud et Bourges qui demandaient l'annulation des poursuites.

mardi 22 mai 2007, a 06:47
AIRBUS:une prime aux salariés

  La direction d'Airbus France a annoncé lundi aux syndicats le versement d'une "prime exceptionnelle" aux salariés Le président d'Airbus Louis Gallois a annoncé à Toulouse une prime de 800 euros par salarié mais le maintien à 2,8% de l'augmentation des salaires pour 2007, a annoncé le syndicat CCFE-CGC.

Il a par ailleurs refusé le paiment des jours de grève, effectués récemment sur plusieurs sites industriels d'Airbus.

Fin avril-début mai, un millier de salariés des sites de Saint-Nazaire et de Nantes (Loire-Atlantique) avaient fait grève pour réclamer notamment une prime exceptionnelle, après des débrayages sur les sites de Toulouse pour protester  contre une prime de participation variant cette année entre 2 et 10 euros, en  raison des déboires financiers de l'avionneur.

Le 3 mai, Airbus France avait proposé "une augmentation salariale de 2,5%",  lors d'une première réunion de négociations salariales, ainsi qu'"une prime exceptionnelle de 500 euros".

Le 16 mai, la direction avait porté ses propositions d'augmentation à 2,8%  et de prime exceptionnelle à 600 euros.

lundi 21 mai 2007, a 06:47
le PS dénonce les débauchages de sarkozy

  "On voit bien quelle est la manoeuvre : très peu de temps, trois semaines avant le premier tour, le souci d'avoir les mains libres au lendemain des élections législatives pour Nicolas Sarkozy", a déploré au micro de France Inter le premier secrétaire du Parti socialiste.

Et de craindre que la droite dispose de tous les pouvoirs en France.

Evoquant les nominations des transfuges socialistes Bernard Kouchner et Eric Besson, il les a qualifiées de "purement symboliques" dans un gouvernement dominé par des ministres de droite.

"Bernard Kouchner est un ministre des Affaires étrangères réduites à la portion congrue", a dit François Hollande. "C'est Nicolas Sarkozy qui animera, qui décidera, qui organisera la politique étrangère" apoursuivi François Hollande.

S'agissant d'Eric Besson, nommé secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques, François Hollande a estimé qu'il était "secrétaire d'Etat à rien du tout" et qu'il avait été "récompensé".

Quelques heures plus tard, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray est lui aussi monté au créneau et a qualifié de "manoeuvre", avant les législatives des 10 et 17 juin, l'ouverture du gouvernement.

"Cette manoeuvre a un objectif essentiel, créer une désillusion, créer des confusions, déstabiliser la gauche, créer un doute, la démobiliser pour pouvoir après avoir les mains libres, notamment avec la session extraordinaire qui se prépare à l'Assemblée et qui va être lourde de conséquences", a-t-il dit au Forum de Radio J.

"Ils veulent une gauche très affaiblie au Parlement et dans le pays pour pouvoir passer en force comme ils le veulent, notamment sur la remise en cause du droit social", a-t-il poursuivi.

Quant à Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, il s'est dit très "choqué" par l'attitude des transfuges du PS. "C'est une question de principe et d'éthique", a-t-il dit sur Europe 1.

Hollande est un "bien mauvais perdant" d'après Xavier Bertrand
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a aussitôt répliqué sur Canal+ et estimé que François Hollande était "un bien mauvais perdant". Il l'a invité à s'occuper du Parti socialiste où "on voit que c'est division, division et re-division".

L'ancien porte-parole de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy a estimé que les dirigeants du PS n'avaient toujours pas tiré les leçons de leur défaite.

"Ce qui s'est passé là montre bien qu'ils sont vraiment dans la difficulté", a-t-il dit, accusant François Hollande de "ne pas parler du fond, de ne pas parler des arguments" et d'"utiliser juste des slogans".

vendredi 18 mai 2007, a 20:39
kouchner ne fait plus parti du PS

  PARIS  - Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a annoncé vendredi à l'AFP que Bernard Kouchner n'était "plus membre du parti socialiste", après sa nomination comme ministre des Affaires étrangères et européennes du gouvernement Fillon.

M. Hollande a fait valoir que "la pseudo ouverture" du gouvernement de François Fillon "se résumait à une aventure individuelle, celle de Bernard Kouchner qui devient un ministre de plus dans un gouvernement de droite".

"Bernard Kouchner, en entrant dans le gouvernement, n'est plus membre du parti socialiste", a affirmé le premier secrétaire. Ce qui signifie que la procédure d'exclusion du nouveau ministre des Affaires étrangères sera enclenchée rapidement.

S'agissant d'Eric Besson, nommé secrétaire d'Etat à la prospective et à l'évaluation des politiques publiques, M. Hollande a souligné qu'il avait démissionné du parti, en février dernier. Pour lui "la présence (dans le gouvernement) de tel ou tel transfuge est la récompense d'abord d'un manquement à la morale politique".

Quant à Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, il n'était pas membre du PS. "Je le connais depuis plus de trente ans, ses convictions sont à droite", a relevé le numéro un du PS.

Interrogé sur l'entrée au gouvernement de Martin Hirsch en tant que Haut-commissaire, il a répondu: "ils l'ont récupéré". "Leur méthode, a-t-il dit, c'est la compromission, la prise de guerre, le détournement, le débauchage, la captation des consciences et les amalgames".

Pour lui, "le gouvernement de Nicolas Sarkozy est à l'image de celui qui l'a composé: bien à droite et soucieux essentiellement de l'apparence". "C'est un gouvernement RPR-UMP, a-t-il poursuivi, car il compte "pas moins de deux anciens présidents du RPR, Alain Juppé et Michèle Alliot-Marie" et "la plupart de ses membres sont des ténors, anciens ou jeunes, de l'UMP".

"C'est aussi, a-t-il dit, un gouvernement qui, dans ses structures, notamment le ministère de l'Identité nationale et de l'immigration, comme dans le choix de ses personnalités -chacun se souvient du combat de Christine Boutin contre le Pacs-, est à bien des égards conservateur pour ne pas dire davantage".

"On voit bien aussi le souci de préoccupation de la manoeuvre, de l'illusion, de l'apparence, de la tactique", a-t-il ajouté. "La parité, progrès indéniable, est déjà battue en brèche au niveau des secrétaires d'Etat. La diversité se réduit à la seule personne de Rachida Dati", a expliqué M. Hollande.

Benoît Hamon, député européen PS, a affirmé vendredi que "la gauche ne figur(ait) pas et n'(était) pas représentée" dans le gouvernement de François Fillon, accusant Nicolas Sarkozy d'avoir procédé a une "manoeuvre" pour "affaiblir le PS avant les législatives".

"La gauche n'est pas représentée dans ce gouvernement, la gauche est dans l'opposition, le PS est dans l'opposition au gouvernement de Nicolas Sarkozy", a affirmé M. Hamon, qui s'exprimait au nom du PS lors d'un point de presse, après l'annonce de la composition du gouvernement Fillon qui comprend des personnalités issues de la gauche dont Bernard Kouchner aux Affaires étrangères et européennes.

M. Hamon a dénoncé "une manoeuvre" du président de la République. "L'opération de Nicolas Sarkozy est d'abord une opération de débauchage, l'objectif n'était pas de venir alimenter la politique du gouvernement de personnalité nouvelle, mais d'affaiblir le PS pendant la campagne des législatives".

"Ceux qui ont accepté cette offre de Nicolas Sarkozy ont fait le choix d'affaiblir le camp auquel ils appartenaient", et "auquel ils devaient tout".

Il a qualifié de "lamentable" l'attitude de ces personnalités qui ont "accepté de frayer dans un gouvernement où il existe un ministère de l'immigration et de l'identité nationale".

Bernard Kouchner "n'est plus membre du PS", a ajouté M. Hamon. Il a rappelé que le nouveau chef de la diplomatie avait comparé Nicolas Sarkozy à l'Italien 5Silvio Berlusconi, désormais "il est donc dans legouvernement Berlusconi".

A propos d'Eric Besson, nommé secrétaire d'Etat, Benoît Hamon a affirmé qu'il avait "la récompense pour le prix de sa trahison".

Quant à Jean-Pierre Jouyet, nouveau secrétaire aux Affaires européennes, M. Hamon a rappelé qu'il avait prôné "une alliance entre Ségolène Royalet 7François Bayrou pour faire barrage à Nicolas Sarkozy, disant qu'il est "pire que tout". Maintenant "il se trouve dans le gouvernement de Sarkozy, cela disqualifie l'action publique", selon lui.

Selon M. Hamon, les volte-face de ces personnalités issues de la gauche, seront "difficiles à expliquer sur le terrain" lors de la campagne des législatives". Mais, a-t-il ajouté, "nous pensons pouvoir gagner ces élections" pour "construire un contre-pouvoir à une présidence qui concentre tous les pouvoirs".

vendredi 18 mai 2007, a 17:00
la rupture sarkozy

  Voilà enfin connue "la meilleure équipe de France", comme l'appelle Nicolas Sarkozy. Huit hommes et sept femmes pour les ministères, trois secrétaires d'Etat ajoutés ces dernières heures et un Haut commissaire. Avec cette composition, le président de la République veut continuer à montrer que la France change d'ère. Il avait promis un gouvernement resserré, paritaire et ouvert. Première promesse tenue, mais au prix d'une alchimie complexe. Il faudra toute l'autorité d'un Nicolas Sarkozy et toute l'habileté d'un François Fillon pour faire travailler ensemble ces personnalités diverses. Mais les deux quinquagénaires aux commandes ne sont-ils pas décidés à bousculer les habitudes ?

Si l'on regarde les visages de l'équipe Fillon, la plupart sont connus du grand public. On y trouve des valeurs sûres pour rassurer l'UMP, comme Alain Juppé, Michèle Alliot-Marie ou Brice Hortefeux, des jeunes pousses sarkozystes comme Rachida Dati ou Xavier Bertrand et des personnalités de gauche comme Bernard Kouchner, le transfuge du PS Eric Besson ou Jean-Pierre Jouyet. La moyenne d'âge est de 52,8 ans, soit quasiment l'âge du président de la République.

La fin des lourdeurs du passé ? 

L'ouverture est au rendez-vous mais ce n'est pas une ouverture politique, encore moins à gauche. Nicolas Sarkozy et François Fillon ont avant tout choisi des personnalités et des compétences, chargées de mettre en place leur politique. Ils veulent montrer que les étiquettes comptent de moins en moins et que des rapprochements peuvent s'opérer. Les lignes bougent car la nouvelle génération de quinquagénaires n'a pas le même passé de querelles politiques. Et si Bernard Kouchner ou Jean-Pierre Jouyet ont accepté de faire équipe avec la droite, c'est surtout parce que leurs amis de gauche les ont déçus par leur manque de courage et d'audace.

Mais au-delà des personnalités, ce sont leurs responsabilités dans des périmètres ministériels bouleversés qui signent le "style" Sarkozy. Le nouveau chef de l'Etat déteste les lourdeurs héritées du passé. A cet égard, la séparation de Bercy en deux est emblématique. Comme cela se fait aux Etats-Unis, la gestion des comptes et la stratégie économique vont dépendre de deux ministres différents. Eric Woerth aura en quelque sorte en charge la "direction financière" de la France, à l'image de ce qui se fait dans les entreprises. L'élargissement de ce ministère à la Fonction publique ne devrait pas manquer de susciter des inquiétudes, notamment syndicales. Il illustre la promesse de campagne de Nicolas Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux. De son côté, Jean-Louis Borloo obtient gain de cause en voyant l'Emploi être rattaché à l'Economie. L'emploi passe de la sphère sociale à la sphère économique, un symbole de volontarisme. Xavier Bertrand gèrera lui la réforme du code du travail.

Alain Juppé hérite d'un gros ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables et annonce déjà un "Grenelle de l'Environnement". Avec son envergure politique, comment vont s'articuler ses rapports avec les ministères de Jean-Louis Borloo et d'Eric Woerth ? A surveiller de près.

Kouchner, ministère de la parole ? 

Autre illustration de la nouveauté des champs de compétences, la création d'un grand ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement. Le chef de l'Etat a maintenu l'association des termes qui avaient créé la polémique et confié toutes ces missions à Brice Hortefeux. Son ami de 30 ans prend des "morceaux" de l'Intérieur (les visas), des Affaires étrangères, de la Cohésion sociale, de la Justice et même de Bercy, avec l'agence qui gère les budgets de Développement. L'objectif est de faire disparaître les "doublons" administratifs dénoncés pendant la campagne.

Au-delà de sa portée médiatique, l'arrivée de Bernard Kouchner au Quay d'Orsay est une rupture qui soulève des questions. L'homme n'est ni un diplomate, ni un élu. A première vue, son ministère va plutôt être celui de la parole tant il paraît doublement encadré. A l'Elysée, par le très influent Jean-David Levitte, jusqu'à présent ambassadeur à Washington, et nommé conseiller diplomatique du chef de l'Etat. Dans la gestion des affaires européennes, par le deloriste Jean-Pierre Jouyet qui ne restera pas inerte dans son secrétariat d'Etat.

A la réflexion, ce gouvernement où l'énarchie perd son influence (deux énarques) présente un découpage qui se marche un peu sur les pieds. La publication prochaine des décrets d'attribution (qui fait quoi ?) apportera des réponses. Avec un président omniprésent, le Premier ministre va avant tout se consacrer à coordonner tout cela. Sarkozy le moteur, François Fillon l'amortisseur.

vendredi 18 mai 2007, a 14:38
gouvernement fillon,ouverture

  Le gouvernement nommé vendredi comporte une forte ossature UMP tout en respectant ouverture et parité Dans ce nouveau gouvernement, quatre viennent de la gauche: le ministre Bernard Kouchner (Affaires étrangères), deux secrétaires d'Etat (Jean-Pierre Joueyt, Eric Besson), Martin Hirsh comme Haut commissaire aux Solidarités actives.

En comparaison, l'ouverture au centre fait figure de parent pauvre, avec un seul représentant, l'UDF Martin Hirsh

"Chacun est libre" affirme le nouveau Premier ministre
François Fillon sera flanqué, en numéro deux, d'Alain Juppé, seul ministre d'Etat qui  hérite du portefeuille de l'Ecologie, du Développement et de l'aménagement durables, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac fait ainsi son retour au premier plan dans la vie politique française, dont les affaires politico-judiciaires de la mairie de Paris l'avait éloigné.

En marge de sa première sortie en tant que Premier ministre, une visite à un foyer de mères en difficulté dans le XVIIè arrondissement de Paris, François Fillon a affirmé que "chacun est libre" dans ce gouvernement. "Chacun a ses convictions, a-t-il poursuivi, on ne demande à personne d'y renoncer". Et de justifier que "dans un pays comme le nôtre, sur la question de l'exclusion, sur la question des retraites, sur la question de la politique européenne, on doit bien pouvoir rassembler des hommes et des femmes qui viennent d'horizons politiques différents".

Quoi qu'il en soit, Nicolas Sarkozy tient ainsi sa promesse de confier à une sorte de vice-Premier ministre le dossier du développement durable, dont il a dit vouloir faire une priorité.

Il ne tient en revanche pas tout à fait sa promesse de parité homme-femme. Sur les 15 ministres à part entière, on compte certes sept femmes, mais elles représentent à peine un tiers de la totalité des membres du gouvernement.

Au total, six membres du nouveau gouvernement ont fait partie de l'équipe sortante dirigée par Dominique de Villepin: Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux, Xavier Bertrand, Christine Lagarde et Dominique Bussereau.

Un de ses fidèles, Brice Hortefeux, prend la tête d'un des ministères les plus sensibles, celui de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement, dossiers dont Nicolas Sarkozy avait fait un thème central de sa campagne présidentielle.

Roselyne Bachelot (Santé, Jeunesse et Sports) est une proche du Premier ministre. Xavier Darcos (Education) est un ami d'Alain Juppé. Christine Boutin (Logement et Ville) s'était assez rapidement ralliée à la candidature de Nicolas Sarkozy.

Quant à Christine Albanel (Culture), qui sera porte-parole du gouvernement, elle a été comme Valérie Pécresse une conseillère de l'ex-président Jacques Chirac.

Le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, est un ami de 30 ans du chef de l'Etat, en même tant qu'un proche de François Fillon en tant qu'ancien "séguiniste". Il a lui aussi pris une part active, quoique souvent dans l'ombre, à la campagne du président.

Une façon également de remercier l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin en maintenant un de ses proches, Dominique Bussereau, au gouvernement

mardi 15 mai 2007, a 15:24
dominique de villepin,bilan

  Dominique de Villepin, Premier ministre depuis le 31 mai 2005, va servir la France "autrement"
Dominique de Villepin "Je tourne une page. Je vais en écrire une autre", confiait récemment ce Premier ministre atypique qui puise sa fortitude dans l'écriture.

Nommé par Jacques Chirac pour succéder à Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin, 53 ans, ambitionna à ce poste de "réconcilier l'inquiétude et l'impatience" françaises. Avec l'Elysée pour horizon inavoué.

Dès sa nomination, Dominique de Villepin qui s'imposa cent jours pour agir, met en oeuvre en août par ordonnances son plan pour l'emploi, qui inclut notamment le contrat nouvelles embauches (CNE).

Tout en se revendiquant d'un gaullisme social, il affirme n'"écarter aucune piste" pour venir à bout du chômage, semant les germes de la crise de 2006. 

L'opinion, d'abord sceptique, lui accorde sa confiance. L'état de grâce s'esquisse et avec lui l'image d'un présidentiable crédible pour 2007 face à l'insatiable Nicolas Sarkozy.

En janvier 2006, Dominique de Villepin est au faîte de sa popularité, semblant conjurer la "malédiction" de Matignon: 58% des Français jugent positivement son action, lui qui n'a jamais connu le baptême des urnes.

Dominique de Villepin, décide alors de faire un gros coup contre le chômage, et lance  le 16 janvier le contrat première embauche (CPE), sans concertation préalable avec les syndicats. Accusé d'institutionnaliser la précarité, il est confronté à la virulente opposition de la rue, avec la jeunesse pour fer de lance.

Inflexible, il refuse de retirer cette mesure contestée, provoquant une crise qui profite à la gauche et déstabilise une majorité inquiète. Il capitule le 10 avril. Le CPE est enterré. Les espoirs présidentiels du Premier ministre aussi.

Considérablement affaibli, Dominique de Villepin  ne connaît pas de répit dans l'épreuve. L'affaire Clearstream, qui le met en cause, éclate. L'opposition réclame sa démission, les rumeurs de remaniement fleurissent. Mais Jacques Chirac lui garde sa confiance.

Il finit par adouber du bout des des lèvres le candidat Nicolas Sarkozy, qu'il taraudait encore quelques mois auparavant.

Bilan économique

Les deux ans du gouvernement de Dominique de Villepin auront été marqués par la mise en oeuvre d'une vaste réforme fiscale alliée à un souci de plus grande maîtrise des comptes  publics, mais aussi par une croissance timide.

Entrée en application en 2007, la réforme fiscale est présentée comme une réponse à la demande des Français pour plus de pouvoir d'achat. Elle se traduit par une réduction du nombre de tranches de l'impôt sur le revenu, un "bouclier" plafonnant les impôts directs des ménages à 60% du revenu et un doublement de la prime pour l'emploi.

En attendant que son application produise ses effets sur le taux de prélèvements obligatoires, celui-ci atteint le niveau record de 44,4% du produit  intérieur brut en 2006, 0,6 point de plus qu'en 2005.

Le taux d'endettement de l'Etat reflue à 63,9% du PIB en 2006 après avoir  atteint un pic à 66,6% en 2005.

Alors que le chantier de la réduction de la dette est amené à se poursuivre, celui d'une fusion entre GDF et Suez pour en faire un des premiers groupes énergétiques d'Europe, âprement défendu par le Premier ministre, subit un coup d'arrêt, faute de publication du décret de privatisation de GDF.

Le passage de Dominique de Villepin aux affaires sera aussi marqué par un  nombre record de créations d'entreprises: 233.045 en 2006. 

Malgré une forte consommation, la croissance française n'aura pas réussi à décoller. Handicapée par les difficultés de l'industrie et du commerce extérieur, dont le déficit a atteint lui aussi un record en 2006 à 29 milliards d'euros, elle est restée bien en deçà de celle de la zone euro en 2006 à 2,1%,  après un creux à 1,2% en 2005.

mardi 15 mai 2007, a 08:30
les adieux de jacques chirac à la télévision à 20 heures

    La nouvelle a été annoncée par l'Elysée lundi.

Le président de la République effectuera mercredi à 11h la passation de pouvoirs à son successeur, Nicolas Sarkozy. Il lui transmettra notamment les clés de l'arme nucléaire.

La cérémonie aura lieu au palais de l'Elysée. Jacques Chirac aura été le chef de l'Etat français pendant 12 ans.

Nicolas Sarkozy a été officiellement proclamé président de la République jeudi par le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré. Le 6 mai, au 2e tour de scrutin, le 6 mai, le candidat de l'UMP a recueilli 18.983.138 voix (53,06% des suffrages exprimés) contre 16.790.440 (46,94%) à Ségolène Royal.

mardi 15 mai 2007, a 06:59
gourvernement annoncé vendredi

  Les spéculations continuent sur les membres du futur gouvernement qui sera annoncé vendredi La date de vendredi a été avancée par de bonnes sources UMP, citant des propos que le président élu aurait tenus dimanche soir.

Dès jeudi, Nicolas Sarkozy devrait annoncer le nom de son Premier ministre, qui sera selon toute probabilité François Fillon, son conseiller politique à l'UMP.

Il avait été au départ question que la composition du gouvernement puisse être connue un peu plus tard, jusqu'à lundi 21 mai.

Une volonté d'ouverture
Nicolas Sarkozy a prévenu qu'il préférerait "l'efficacité" à la "fidélité" pour constituer "la meilleure équipe de France" et ne pas rééditer l'erreur faite, selon lui, en 1995 et 2002 par le président Jacques Chirac, qui avait privilégié des fidèles.

Il a fait part à plusieurs reprises de sa volonté de constituer un gouvernement "ouvert" avec des personnalités de gauche et du centre. Une volonté d'"ouverture" qui fait grincer des dents à l'UMP, en particulier parmi ceux qui espèrent voir leur fidelité remerciée.

Lundi, Nicolas Sarkozy a enfoncé le clou, affirmant: "mon ambition, c'est que chaque Français, qu'il ait voté ou non pour moi, puisse se reconnaître dans des choix que j'assumerai au nom de notre pays."

Consultations à gauche
Pour ce faire, le nouveau président élu a consulté tout le week-end, et fait des appels du pied à une poignée de personnalités de gauche.

Il a notamment proposé à Bernard Kouchner, ancien ministre PS de la Santé, de devenir ministre des Affaires étrangères. Lundi, le fondateur de Médecins du Monde tenait la corde.

Il a également approché Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères sous Lionel Jospin, pour occuper ce même poste. Mais selon certains, il aurait trop demandé - oui au ministère des Affaires étrangères, mais avec Affaires européennes, Coopération et Commerce extérieur.

Anne Lauvergeon, ancienne proche du président socialiste François Mitterrand et actuellement à la tête du groupe nucléaire français Areva, a également été approchée pour occuper un ministère. Selon Le Figaro de samedi, elle aurait refusé. Mais selon Claude Guéant, elle "n'a pas dit non à tout".

L'ancien ministre de l'Education nationale Claude Allègre, qui n'a pas caché pendant la campagne son aversion pour Mme Royal, a été reçu samedi par Nicolas Sarkozy. Dans Le Parisien de dimanche, il dit approuver "totalement" la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy mais estime que son "destin n'est plus d'être ministre". En revanche, il se dit "prêt à accepter une mission limitée dans le temps pour aider l'université française à s'adapter au XXIe siècle et pour faire en sorte de la Recherche redevienne une des priorités nationales".

Si elles n'entrent pas au gouvernement, certaines de ces personnalités pourraient se voir confier des "missions".

Le président élu a également promis la parité au sein du nouveau cabinet. Il y aura huit ministres hommes et sept femmes, ou l'inverse. Quatre femmes semblent incontournables: Roselyne Bachelot, Michèle Alliot-Marie, Christine Boutin, Valérie Pécresse.

Des noms évoqués à l'UDF
Du côté de l'UDF, trois noms se détachent des "ministrables" éventuels : ceux du ministre sortant de l'Education Gilles de Robien, du président du groupe UDF à l'Assemblée nationale Hervé Morin et de l'ancien communiste Maurice Leroy, qui est devenu un des députés centristes les plus proches du président de l'UDF, François Bayrou et que l'on cite notamment pour l'Agriculture.

Juppé et Borloo pour l'UMP
Pour l'UMP, le maire de Bordeaux et fondateur de l'UMP Alain Juppé et le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo paraissent avoir de bonnes chances d'appartenir au prochain gouvernement. Selon Nicolas Hulot, Alain Juppé serait pressenti à l'Environnement. Pour les autres, l'incertitude prévaut.

Concernant Claude Guéant, l'ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, tout laisse penser qu'il deviendra secrétaire général de l'Elysée.

Exit le ministère de la Culture ?
Enfin, " Ouverture: grincements de dents à l'UMP

L'"ouverture" prônée par Nicolas Sarkozy pour le futur gouvernement ne passe pas bien au sein des fidèles de l'UMP.

Huit jours après son élection, il a rappelé lundi devant le conseil national de l'UMP qu'il avait voulu, pendant la campagne présidentielle, "dépasser les vieux clivages idéologiques", "privilégier les convictions sur les étiquettes" et faire en sorte que la droite élargisse son "socle de valeurs".

"C'est sur ces mêmes principes de tolérance et d'ouverture que je veux construire le gouvernement ", a ajouté le président élu.

Un peu plus tard, après le départ de Nicolas Sarkozy, un de ses plus fidèles lieutenants, Patrick Devedjian a déclaré tout haut à la tribune ce que certains cadres et élus de l'UMP, qui redoutent d'être les premières victimes de cette volonté d'ouverture, semblent penser tout bas.

"Je suis pour aller très loin dans l'ouverture (...), très loin, y compris jusqu'aux 'sarkozystes', c'est dire !" a lancé l'ancien ministre de l'Industrie.

"Parce que je pense que la fidélité n'est pas nécessairement le contraire de la compétence, parce que je pense aussi que la fidélité fait partie des valeurs qui sont fondamentalement celles de la droite et que nous les assumons avec les autres."

Il faisait allusion à des propos de Nicolas Sarkozy, qui a déclaré jeudi dernier aux parlementaires de l'UMP, selon un député : "La fidélité c'est pour les sentiments, l'efficacité c'est pour le gouvernement ."

En marge de la réunion, le député Pierre Lellouche avait auparavant évoqué la "réaction de surprise" de cadres de l'UMP à l'annonce que des personnalités venues de la "mitterrandie" étaient pressenties pour appartenir au prochain gouvernement.

La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, qui convoitait les Affaires étrangères que pourrait se voir confier Bernard Kouchner, aurait eu un accrochage avec Nicolas Sarkozy à ce sujet.

Tension et déception dimanche autour de Sarkozy
Des détails ont filtré lundi de la réunion dimanche des principaux responsables de l'UMP rue Saint-Dominique. 

"Sarkozy nous a dit avec force : +vous avez le choix entre la déception et l'échec, ou la déception et la réussite+. Autrement dit, il y aura  forcément des déçu(e)s", affirme l'un des participants.

Silence de mort. Un ancien ministre, rapporte le même, prend la parole: "l'ouverture, c'est bien, mais ce sera bon de s'appuyer sur les fidèles, sur les choses solides quand viendront les difficultés. Je me devais de te le dire. Je l'ai dit".

"Personne n'a pipé mot. Mais tous pensaient la même chose. C'est une semaine d'enfer qui nous attend", poursuit-il.

Ouverture: critiques au PS

Grincements de dents aussi dans le camp socialiste lundi, sur le ralliement de personnalités PS au nouveau gouvernement.

Dominique Strauss Kahn s'est montré lundi très réservé sur l'entrée d'anciens ministres de gauche dans le futur gouvernement de Nicolas Sarkozy, évoquant le risque d'"une trahison de soi-même".

Selon le député du Val d'Oise, "ou bien on a des  convictions - et les deux personnes évoquées (MM.Kouchner et Védrine) en ont - et c'est très difficile de dire qu'avec ces convictions là on va faire le contraire de ce qu'on a dit  avant. Ou bien on faisait de la politique sans convictions, et ce serait un peu dérisoire, je ne crois pas que ce soit le cas", a-t-il expliqué.

Pour le socialiste Claude Bartolone, "cela sent beaucoup plus le plat de lentilles que la politique." Il a prévenu que les personnalités de gauche qui accepteraient d'entrer dans le gouvernement  de Nicolas Sarkozy "auraient à assumer les politiques sociales, les politiques  économiques" de la nouvelle majorité.

"S'ils acceptent, c'est qu'ils arrivent à gérer des contradictions et ont la colonne vertébrale très souple", a-t-il ajouté avant d'ajouter: "c'est incompréhensible".

Le député PS européen Benoît Hamon a estimé que de tels ralliements à un gouvernement de droite porteraient "un sale coup" au PS et que "cela les amènerait à quitter la gauche".

Selon lui, "si Nicolas Sarkozy propose le même ministère" - celui des Affaires étrangères - "à Kouchner et à Védrine, qui défendent deux conceptions tout à fait opposées de la politique étrangère et de la politique européenne,  c'est qu'il veut faire un coup politique". "Son objectif est d'abord de réussir un débauchage d'un ancien ministre de gauche".

Le député européen a prévenu ces personnalités que si elles rejoignaient un gouvernement  de droite, elles "seraient comptables du bilan de ce gouvernement", y compris au plan social, économique et de l'immigration.

lundi 14 mai 2007, a 16:09
sarkozy a quitté la présidence de l'UMP

  Deux jours avant sa prise de fonctions à l'Elyséee, le Président élu a démissionné lundi de la présidence de l'UMP "Au moment où je viens d'être élu président de la République et à la veille de prendre mes fonctions, chacun comprendra que je ne puis demeurer à votre tête", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'un conseil national du parti à Paris.

Jean-Claude Gaudin assurera l'intérim de la présidence de l'UMP avec Pierre Méhaignerie et Brice Hortefeux.

Les adieux à l'UMP de Sarkozy
Lundi après-midi, dans un grand hôtel parisien, Nicolas Sarkozy a annoncé solennellement sa démission devant quelque 2000 conseillers nationaux."La haute idée que je me fais de la fonction présidentielle (...), la nécessité pour le président de la République d'incarner l'autorité de l'Etat, de parler pour tous les Français, de faire en sorte que chaque Français puisse se reconnaître dans ce qu'il dit et dans ce qu'il fait, la nécessité qu'aucun d'entre eux ne puisse douter de son impartialité, me font l'obligation morale de cesser d'exercer les fonctions de président de l'UMP", a-t-il expliqué.

"Je vais dans les jours qui viennent prendre des décisions importantes pour notre pays. Je le ferai dans un esprit de rassemblement, de justice et d'efficacité", a assuré le patron démissionnaire de l'UMP.

Nicolas Sarkozy avait été élu pour 3 ans le 28 novembre 2004, après le départ d'Alain Juppé, contraint de se démettre en raison de ses ennuis judiciaires.

L'intérim sera assuré par une présidence tricéphale, comme l'a annoncé Jean-Claude Gaudin après le discours de Nicolas Sarkozy. "Conformément aux statuts de l'UMP, en ma qualité de vice-président, avec le secrétaire général Pierre Méhaignerie et le secrétaire général adjoint Brice Hortefeux, nous assurerons ensemble l'intérim" de la présidence de l'UMP.

L'élection d'un nouveau président doit avoir lieu lors d'un congrès initialement prévu en novembre prochain.

lundi 14 mai 2007, a 07:22
sarkozy travail à son gouvernement

  M. Sarkozy, rentré dimanche de son week-end versaillais, peaufine son gouvernement avant d'entrer à l'Elysée mercredi   Il a rencontré les principaux responsables de l'UMP, à la veille d'un conseil national où il doit abandonner la présidence du parti. L'ancien ministre PS Bernard Kouchner, selon des sources concordantes, pourrait être nommé au Quai d'Orsay.

Nicolas Sarkozy doit annoncer le 17 mai le nom de son Premier ministre, presque certainement François Fillon.

Un proche de Sarkozy a d'ailleurs levé le "suspense" sur le nom du futur Premier ministre. A la question : "Y a plus de mystère, ce sera François Fillon le premier ministre?", M. Karoutchi a répondu : "oui".

Le nom du nouveau Premier ministre ne devrait être annoncé officiellement par M. Sarkozy que jeudi prochain, au lendemain de la passation de  pouvoir avec Jacques Chirac. Le gouvernement sera annoncé dans la foulée, "soit en fin de semaine, soit le lundi suivant".

Lors d'une rencontre avec les parlementaires de l'UMP, jeudi, le président élu a prévenu qu'il préférerait "l'efficacité" à la "fidélité" pour constituer "la meilleure équipe de France" et ne pas rééditer l'erreur faite, selon lui, en 1995 et 2002 par le président Jacques Chirac, qui avait privilégié des fidèles.

Consultations à gauche et au centre
Nicolas Sarkozy a proposé à l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine (PS) d'occuper à nouveau le même poste. Ce dernier y "réfléchit".

Anne Lauvergeon, ancienne proche du président socialiste François Mitterrand et actuellement à la tête du groupe nucléaire français Areva, a également été approchée pour occuper un ministère. Selon Le Figaro de samedi, elle aurait refusé. Mais selon Claude Guéant, elle "n'a pas dit non à tout".

L'ancien ministre de l'Education nationale Claude Allègre, qui n'a pas caché pendant la campagne son aversion pour Mme Royal, a été reçu samedi par Nicolas Sarkozy. Dans Le Parisien de dimanche, il dit approuver "totalement" la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy mais estime que son "destin n'est plus d'être ministre". En revanche, il se dit "prêt à accepter une mission limitée dans le temps pour aider l'université française à s'adapter au XXIe siècle et pour faire en sorte de la Recherche redevienne une des priorités nationales".

Bernard Kouchner, ancien ministre socialiste de la Santé fait également partie de la poignée de personnalités de gauche "consultées" ces derniers jours par le nouveau président élu.

Ce dernier a fait part à plusieurs reprises de sa volonté de constituer un gouvernement "ouvert" avec des personnalités de gauche et du centre. Si elles n'entrent pas au gouvernement, certaines de ces personnalités pourraient se voir confier des "missions".

Du côté de l'UDF, trois noms se détachent des "ministrables" éventuels : ceux du ministre sortant de l'Education Gilles de Robien, du président du groupe UDF à l'Assemblée nationale Hervé Morin et de l'ancien communiste Maurice Leroy, qui est devenu un des députés centristes les plus proches du président de l'UDF, François Bayrou et que l'on cite notamment pour l'Agriculture.

Pour l'UMP, le maire de Bordeaux et fondateur de l'UMP Alain Juppé et le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo paraissent avoir de bonnes chances d'appartenir au prochain gouvernement. Pour les autres, l'incertitude prévaut.

Concernant Claude Guéant, l'ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, tout laisse penser qu'il deviendra secrétaire général de l'Elysée.

Enfin, " Week-end à La Lanterne

Le président élu Nicolas Sarkozy  passe le week-end à la Lanterne, lieu de villégiature des premiers ministres situé à Versailles (Yvelines). Interrogé par la presse vendredi matin sur la venue du président élu dans cette résidence, le chef de gouvernement Dominique de Villepin a répondu :  "il m'a demandé si c'était possible, j'ai accepté, aucun problème".

La Lanterne est un ancien pavillon de chasse réservé à l'usage du chef du  gouvernement en fonction. Bâtiment d'un étage en forme de U, il possède un grand jardin avec piscine et tennis (rajouté par Michel Rocard lors de son passage à Matignon).

A en croire 
"Le Journal du dimanche", "le nouveau Président a décidé d'en faire son lieu de villégiature, préférant la proximité de Versailles à l'éloignement du château de Souzy-la-Briche, dans l'Essonne, pourtant dévolu au chef de l'Etat. C'est désormais celui du gouvernement, François Fillon, qui devra s'en contenter".

Sarkozy à Berlin le 16 mai

Le président français élu Nicolas Sarkozy se  rendra le 16 mai, après la passation de pouvoirs à l'Elysée, à Berlin pour  rencontrer la chancelière Angela Merkel, a annoncé vendredi le porte-parole  adjoint du gouvernement allemand, Thomas Steg.

"C'est un signe très marquant et exceptionnel de l'amitié franco-allemande  qu'il soit prêt à commencer sa première visite en Allemagne le jour même de la  passation de pouvoirs" à l'Elysée, a souligné M. Steg lors d'un point-presse.

Ceci montre "son intention de renforcer et développer les étroites relations  et l'amitié franco-allemande", a-t-il ajouté. Mme Merkel et M. Sarkozy dîneront ensemble à Berlin, mais il n'y aura pas de  conférence de presse, l'élu français préférant faire sa première grande  conférence de presse en France, a précisé M. Steg, qualifiant cette décision de  "compréhensible".

Il a rappelé que la chancelière chrétienne-démocrate (CDU) s'était rendue  elle aussi en France en novembre 2005 pour rencontrer le président Jacques  Chirac très peu de temps après son investiture.

vendredi 11 mai 2007, a 21:13
ségoléne royal dit avoir parlé d'éric besson à nicolas sarkozy

     
 

PARIS  - Ségolène Royal déclare avoir glissé un "commentaire" sur Eric Besson lors de son "coup de fil républicain" dimanche soir à Nicolas Sarkozy, peu avant l'annonce de la victoire présidentielle du candidat de l'UMP.

En cours de campagne, après une polémique sur le chiffrage du projet présidentiel de Ségolène Royal, le député de la Drôme avait démissionné du Parti socialiste pour rejoindre le camp de Nicolas Sarkozy. Il a pris la parole dans certains meetings du candidat de l'UMP et a été vu à son QG de campagne.

La candidate socialiste a expliqué avoir dit au président élu qu'elle avait fait interdire la distribution du "pamphlet" de l'ancien secrétaire national du PS sur le président de l'UMP en même temps que ses propres documents de campagne.

Dans ce document, publié en janvier, Eric Besson demandait si la France était prête à voter "pour un néo-conservateur américain à passeport français", doté "un égo largement plus dilaté que la moyenne" et dont la campagne était "une arme de dissimulation massive" après des passages "survoltés" mais "médiocres" dans différents ministères.

"Telle est ma conception de la politique", a rapporté Ségolène Royal avoir dit à son interlocuteur, lors d'une rencontre avec des journalistes à son QG de campagne.

Pendant cette brève conversation téléphonique, qui s'est tenue vers 19h45, la présidente de Poitou-Charentes a expliqué à Nicolas Sarkozy qu'elle trouvait "parfaitement déloyal" d'avoir "récupéré" Eric Besson pour porter la charge contre elle dans les meetings UMP.

En fin de campagne, la candidate socialiste avait inventé une formule pour résumer le passage d'Eric Besson à droite. "Ce n'est pas parce qu'on a Judas à sa table qu'on doit se prendre pour le Messie", prévenait-elle en petit comité.

Vendredi, elle n'a pas souhaité faire de commentaire sur la visite rendue dans la matinée par le socialiste Hubert Védrine dans les bureaux du président élu.

L'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères lui a apporté "ses contributions au cours de la campagne". "C'est donc un homme de qualité", a-t-elle déclaré.

Interrogée sur l'escapade maltaise de Nicolas Sarkozy, l'ex-candidate a fait valoir que l'Etat devait être "sobre, impartial et indépendant des pouvoirs d'argent".

"C'est tout ce que j'ai à dire", a-t-elle dit.

vendredi 11 mai 2007, a 10:03
royal ne sera pas candidate aux législatives

    "Bien que la loi l'autorise, l'avenir est au non-cumul des mandats, et je  m'applique à moi même le non-cumul dont j'avais défendu le principe lors de la  campagne présidentielle".

L'ex-candidate présidentielle avait annoncé pendant sa campagne son intention de ne pas se présenter pour respecter le non-cumul des mandats.



Ségolène Royal est présidente de la région Poitou-Charente).

Delphine Batho, la jeune secrétaire nationale du PS chargée des questions de sécurité, qui devait prendre la relève en Poitou-Charentes, sera en principe candidate dans la circonscription des Deux-Sèvres, fief électoral de Ségolène Royal depuis 1988.

"Le Figaro" et "Le Parisien" ont annoncé vendredi que Ségolène Royal se présentait en dépit de ses promesses, ce qu'elle vient de démentir.

Le  "Conseil national du PS - le Parlement du parti -doit entériner samedi les listes électorales pour les législatives et annoncer les candidatures.

jeudi 10 mai 2007, a 16:24
SARKOZY CONSULTE!!

  Le 17 mai, jeudi prochain, c'est confirmé, Nicolas Sarkozy nommera son Premier ministre, au lendemain de la passation de pouvoir. A une semaine de cette annonce, le président élu, fraîchement rentré de ses courtes vacances (lire notre article), consulte donc à tout-va. Jeudi matin, il s'est entretenu à huis clos à l'Assemblée nationale avec les parlementaires UMP qu'il n'avait pas vus depuis son élection. En plus d'être restreint (15 ministres) et paritaire (certainement 7 femmes et 8 hommes), le gouvernement sera "ouvert", leur a-t-il dit, y compris au centre et à gauche. Car "la fidélité, c'est pour les sentiments, l'efficacité pour le gouvernement", et "la fidélité" ne sera "pas le seul critère" pour être nommé ministre. Voir les réactions d'Eric Raoult et Bernard Accoyer.

Venant confirmer cette ouverture au PS, des sources proches ont indiqué que Nicolas Sarkozy aurait contacté dès mercredi soir l'ancien ministre PS des Affaires étrangères de Lionel Jospin, Hubert Védrine, pour lui proposer d'entrer au gouvernement. Une information qu'Hubert Védrine s'est refusé à commenter. Selon Le Parisien toutefois, Védrine "aurait réservé sa réponse". Une source proche affirme qu'il va refuser. En attendant, l'ex-PS rallié à Sarkozy, Eric Besson, travaille toujours aux relations avec les élus socialistes.

Morin, Robien et Santini reçus

Quant au centre, outre les quelque 22 députés UDF sur 29 à ce jour officiellement ralliés à Nicolas Sarkozy, le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, a été reçu jeudi matin, alors même que François Bayrou donnait sa conférence de presse annonçant son nouveau parti (lire notre article). Etaient également présents rue Saint-Dominique : le ministre de l'Education, Gilles de Robien, et le député centriste rallié André Santini (voir son interview).

Hervé Morin a assuré qu'aucun portefeuille ministériel ne lui avait été proposé. Selon le député UDF, Nicolas Sarkozy ne souhaite pas "l'absorption du pôle centriste par l'UMP", mais une "majorité de rassemblement" et veut que la question des circonscriptions sera réglée au cas par cas.

Sarkozy rencontre Blair vendredi

Auparavant Nicolas Sarkozy avait reçu à la chaîne les principaux ténors de l'UMP : François Fillon, favori pour Matignon, Jean-Claude Gaudin, Claude Guéant, Patrick Devedjian, Michèle Alliot-Marie, François Baroin, Brice Hortefeux, Pierre Méhaignerie, Eric Woerth, Pierre Méhaignerie, Christine Boutin, Rachida Dati, Laurent Wauquier, Luc Chatel, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Gérard Longuet et Roselyne Bachelot.

Autres rendez-vous au calendrier du futur président : les rencontres diplomatiques. Avant même la passation de pouvoir, dès vendredi, Nicolas Sarkozy doit s'entretenir avec le Premier ministre Tony Blair, en déplacement à Paris. Une rencontre est en outre prévue à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel la semaine prochaine. Entre temps, la passation de pouvoir devrait avoir eu lieu. Elle se fera le 16 mai, tandis que ce jeudi déjà Nicolas Sarkozy a été officiellement proclamé président de la République par le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré

vendredi 04 mai 2007, a 18:26
Important dispositif policier pour le soir du vote

    Les autorités préparent un dispositf policier spécial pour le soir de l'élection du nouveau président de la République, afin de prévenir d'éventuels troubles.

Toutefois, il n'y a aucun signe que des violences organisées se préparent.

Selon des sources policières, une quinzaine de CRS (Compagnies républicaines de sécurité) supplémentaires seront en "disponibilité", pour la plupart en région parisienne. Environ 1.200 policiers au total devraient être déployés dans le but de renforcer, en cas de besoin, les 25 CRS affectés en permanence à la surveillance des zones les plus sensibles de toute la France.

La surveillance habituelle des RG (Renseignements Généraux) et des policiers locaux dans les quartiers sensibles, n'a pas permis de conclure à l'existence de plans organisés, notamment en cas de victoire de Nicolas Sarkozy.

Important dispositif à Paris

Même si elles restent très discrètes sur le sujet, les autorités estiment nécessaire de prévenir une éventuelle vague de violences spontanée et doivent par ailleurs gérer les importants mouvements de foule et manifestations de joie prévisibles, quel que soit le résultat du 6 mai.

A Paris, la droite a pour habitude de fêter la victoire à la Concorde, tandis que la gauche choisit la place de la Bastille.

A Paris intra-muros, 19 escadrons de gendarmerie et un de CRS, soit environ 1.600 personnes, seront déployés en renfort. Quatre unités mobiles surveillent les transports publics dans le cadre du plan Vigipirate. Le dispositif est au total trois fois supérieur à celui d'un week-end ordinaire.

Un hélicoptère doté de moyens sophistiqués, comme une caméro thermique et un détecteur de mouvement, sera mis à la disposition de la police pour la surveillance de la région, a révélé le quotidien gratuit 20 minutes.

Toujours selon le quotidien, "les forces de l'ordre devraient se concentrer, dimanche soir, aux alentours de Matignon, de l'Assemblée Nationale, du Sénat, de l'Elysée mais aussi à Bastille et à République". Les Halles, gare de Lyon et gare du Nord auront également leur lot de forces de l'ordre "pour filtrer les arrivants de banlieues".

En cas d'élection de Nicolas Sarkozy, les syndicats policiers disent craindre de possibles dérapages en fin de soirée, notamment de la part de jeunes de banlieues et de militants d'extrême-gauche qui ont menés une campagne virulente contre le candidat UMP.

Les associations, quant à elles, ont assuré au journal que "au contraire le risque est faible

vendredi 04 mai 2007, a 15:04
Royal:"faisons mentir les sondages"

    A Lorient, Ségolène Royal a dénoncé "l'arrogance" de Nicolas Sarkozy et elle a mis en cause les groupes Bouygues et Lagardère qui relaient selon elle "des tracts électoraux" au service de son adversaire de l'UMP.

"Ne vous laissez pas démobiliser par les sondages, par les médias amis du pouvoir", "faisons mentir tous ces sondages et leurs relais".

Toujours à Lorient, la candidate a appelé les Français à "refuser tous les mensonges et toutes les haines" et à se "dresser contre tous les systèmes (...), contre tous les pouvoirs concentrés".

"Dressez-vous pour la morale publique, dressez-vous pour une France forte (...), dressez-vous pour la lumière ! Refusez l'esprit de revanche, refusez tous les mensonges et toutes les haines! En avant! Nous pouvons gagner, nous allons gagner!", a-t-elle ajouté.

Pour sa dernière journée de campagne, Ségolène Royal se rendait en Bretagne, où un meeting est prévu à Brest en fin de journée. Elle est également invitée du 19/20 de France 3, tandis que Dominique Strauss-Kahn lui apportera son soutien, en meeting vendredi soir à Grenoble.

A minuit, la campagne présidentielle pour le second tour de l'élection présidentielle sera close.

La candidate socialiste s'est également exprimée dans plusieurs médias vendredi.

Interviews tous azimuts
Vendredi matin sur RTL, elle a appelé au vote massif des Français pour faire "mentir les sondages" qui la donnent perdante face à Nicolas Sarkozy et pour qu'ils "ouvrent les yeux".

Ségolène Royal a ajouté que la candidature de Nicolas Sarkozy constitue un "risque" pour la France, précisant qu'en cas de victoire du"candidat de la droite dure", "il y aura des tensions très fortes dans le pays".

Interrogée par un journaliste sur ses projets en cas de défaite, Mme Royal l'a mis en garde : "Arrêtez de conditionner les électeurs sans arrêt ; arrêtez de vous laisser formater par les sondages, laissez les électeurs choisir !".

"Moi, je leur demande, a poursuivi la candidate, de venir voter massivement et aussi de se révolter contre cette façon de faire qui consiste à dire que puisque les sondages ont parlé, les urnes ont parlé". Pour Ségolène Royal, c'est l'évidence : "le seul sondage qui vaille", c'est le vote des Français.

Un message qu'elle a répété en fin de matinée à Lorient, lors de son dernier déplacement de campagne. "Les Français ne doivent pas se laisser matraquer par les sondages, a-t-elle insisté, il y encore 30% d'électeurs qui s'interrogent".

Une charge contre les médias
La candidate s'est aussi lancée, au micro de RTL, dans une diatribe contre les médias des groupes Bouygues et Lagardère, dont la couverture de la campagne électorale est, selon elle, influencée par les liens de leurs dirigeants avec Nicolas Sarkozy.

Et de souligner qu'elle-même n'est "liée à aucune puissance financière, à aucun système médiatique qui fonctionnent comme de véritables tracts".

"Je regardais hier les informations sur LCI (filiale de TF1-groupe Bouygues -ndlr). Le résumé qui était fait du débat que nous avons eu ensemble, à croire cette chaîne, c'est moi qui avais tout faux et Nicolas Sarkozy qui avait tout juste", a-t-elle déclaré, précisant que plusieurs erreurs du candidat de l'UMP, lors du débat de mercredi soir, n'avaient pas été évoquées. 

"Il a des relais extrêmement puissants dans les médias avec le groupe Bouygues, Bouygues qui est le parrain de son fils, le groupe Lagardère...", s'est indignée Ségolène Royal.

Au journaliste qui lui faisait valoir que les capitaux possédant les groupes de médias ne perturbent pas le travail journalistique, elle a répondu : "Si, ça affecte le travail, vous le savez très bien !".

On se souvient que le candidat centriste François Bayrou avait de la même manière dénoncé avant le premier tour, les relations entre le président de l'UMP et les principaux groupes de médias français.

"Sarkozy imite Bush" selon Mme Royal
Interviewée également par "Le Parisien" sur une double page, la candidate de la gauche affirme à la une : "Avec moi, il n'y a aucun risque ...". A propos du débat de mercredi soir, elle déclare qu'elle a trouvé Nicolas Sarkozy "désinvolte" à propos du viol des policières en Seine-Saint-Denis.

Et poursuit : Nicolas Sarkozy "imite George W. Bush dans cette technique du compassionnel conservateur. On pleure sur les gens. On utilise les faits divers et lorsqu'on est aux responsabilités, on n'agit pas pour le présent et on promet pour demain".

Ultime montée en ligne avant le verdict des urnes
Jean-Louis Bianco
, l'un des deux directeurs de campagne de Ségolène Royal, a estimé vendredi que la victoire de la candidate socialiste était encore possible", accusant Nicolas Sarkozy d'"incarner une France divisée".

Alors que l'écart dans les sondages se creuse au profit du candidat UMP, Jean-Louis Bianco a fait valoir sur Europe 1 que "les sondages indiquent la  réalité d'aujourd'hui, ils n'indiquent pas le vote de demain". Il a ajouté que si elle était élue présidente dimanche, Mme Royal aurait  "évidemment un rôle décisif pour avoir une majorité" lors des législatives des  10 et 17 juin.

Quant à Lionel Jospin, candidat socialiste malheureux en 2002, il appelle à faire barrage à Nicolas Sarkozy. Dans un meeting à Pessac en Gironde, l'ancien premier ministre a déclaré : "La seule suggestion que je puisse faire à François Bayrou et à ceux qui ont voté pour lui, est celle-ci : compte-tenu des dénonciations que vous avez formulées sur les méthodes de Nicolas Sarkozy, sur sa conception du pouvoir, je ne lui faciliterais pas l'accès à ce pouvoir".

vendredi 04 mai 2007, a 06:49
Royal:"la victoire à portée de main"

    Elle a dit sentir lors de son "dernier grand, immense rassemblement", à Lille, que "la victoire est à  portée de main".
"Je vous demande, encore pendant deux jours, de vous mobiliser", a ajouté Mme Royal.

Elle a aussi estimé que la responsabilité d'un chef d'Etat est de jamais se laiser aller à flatter ce qu'il y a de plus obscur dans l'être humain.

Fréquemment interrompue  par de bruyants "Ségolène présidente", elle a parlé devant quelque 20.000 personnes d'"une vague qui continue à monter et qui doit monter".

Mme Royal a lancé un appel à "l'audace" aux "électeurs qui ne sont pas encore décidés à voter pour elle.

"Il y en a qui hésitent encore", a noté la candidate socialiste. "Il y en a qui ont pris une autre décision, mais cette décision n'est  peut-être pas définitive", a-t-elle lancé dans un sourire.

"Il y en a que l'on peut encore convaincre, on peut les faire changer  d'avis, ils vont changer d'avis en nous voyant, ils ont envie de venir  participer à cet élan d'affection, de solidarité, d'amitié, ils ont envie de  faire partie de ce moment exceptionnel que nous espérons tous pour dimanche  prochain !", a-t-elle ajouté.

"Alors je leur tends la main : venez avec nous, venez partager ce bonheur,  ce désir d'avancer, de rendre à la France son sourire, son amour de la beauté, de la culture, venez construire la France de toutes les espérances, de toutes les joies !", a-t-elle dit.

Elle est également revenue sur les objections "de ceux qui pensaient et qui pensent encore  un peu 'mais au fond est-ce bien raisonnable de choisir une femme ?'".

Elle a  affirmé : "Le temps des femmes est venu, mais le temps pour le plus grand  bonheur des hommes et des femmes, parce que c'est le choix de l'audace !". "Je  vous le dis osez, osez, osez", car, a-t-elle assuré.

Une union nationale
Ségolène Royal s'est également élevée jeudi contre le  "jeunisme", affirmant vouloir "rassembler toutes les générations de France dans  leur diversité".

Elle s'est engagée à "farouchement lutter contre toutes les formes de  discrimination (...), liées à la couleur de la peau, à l'âge: Je ne veux pas  d'opposition entre les générations".

La candidate socialiste à la présidentielle a lancé: "Ne laissons pas la fracture républicaine se creuser".

Elle a également déclaré "nous n'acceptons pas de faire acclamer dans des réunion publiques des mots qui n'ont rien à voir avec la République", tels "Kärcher, liquider, reformater". Ces mots ont été évoqués lors du meeting de Nicolas Sarkozy, dimanche dernier à Bercy.

Le meeting s'est terminé, sous de très longs vivats, avec la formule: "Je vous invite à écrire avec moi une nouvelle page de l'histoire, belle et  lumineuse".  

Royal: "majorité la plus large impossible"

Ségolène Royal affirme que, si elle est élue, elle  "s'appuiera sur la majorité la plus large possible" et "tiendra compte du vote  des Français et notamment de celui qui s'est exprimé au premier tour" notamment  en faveur de François Bayrou.

Elle indique dans entretien au Parisien/Aujourd'hui en France à paraître  vendredi: "il faut sortir de l'affrontement bloc contre bloc". "Une  démocratie moderne, c'est aussi cette capacité à sortir de l'affrontement  systématique".

Comme on lui demande si son Premier ministre sera comme l'assure François  Hollande un socialiste, Mme Royal répond: "c'est l'hypothèse la plus probable,  mais je ne m'interdis rien".

Sa première décision, si elle est élue dimanche, sera "de constituer la  meilleure équipe gouvernementale pour la France et après d'agir vite".

Premier chantier auquel elle s'attelera: "celui des emplois tremplins pour les jeunes". A cet efet, elle réunira "tout de suite les présidents de région".  

mardi 01 mai 2007, a 22:06
ségoléne royal appelle "à faire gagner la france"

    "Je ne veux pas la victoire d'une France contre une autre. Ce que je veux c'est la victoire de la France présidente", a-t-elle dit devant 60.000 personnes, rassemblées mardi pour son dernier meeting parisien, selon les organisateurs.

"Je suis avec vous, libre, droite, pour dimanche prochain, faire gagner la France", s'est-elle exclamée.

Un discours rassembleur
 "Je vous salue peuple de France, peuple libre, peuple fier, peuple insoumis et qui veut la victoire", avait-elle commencé.

"Dans la France que je veux, il y a de la place pour tous et pour toutes'", a-t-elle lancé "Vous êtes là pour une France qui libère les énergies, crée des richesses et les répartit bien".

La foule, immense, scandait en arrière-plan "On va gagner" et "Ségolène présidente". Une forêt de drapeaux, des jeunes socialistes, tricolores ou arc-en-ciel étaient agitée par les militants présents.

"Notre réunion est ce soir un formidable signe d'espoir. C'est, nous le sentons, un événement à la hauteur d'une victoire espérée", a-t-elle dit.

Dimanche prochain, "la France ne se laissera pas abuser par des choix qui, même parés des plumes de la rupture ou des ramages de la nouveauté, sont marqués du sceau de l'échec et de l'amnésie des bilans", a-t-elle déclaré, attaquant son adversaire de droite, Nicolas Sarkozy, sans le citer nommément.

"Maquiller un bilan n'est pas tâche facile, et pour cela, sans vergogne, certains réécrivent l'histoire, captent celles des autres, en font un gadget médiatique pour brouiller les pistes et créer de la confusion dans les esprits",  a-t-elle souligné.

"Votre présence exceptionnelle, enthousiaste, conquérante mais aussi tolérante et fraternelle me va droit au coeur. Merci pour ce bonheur!", a poursuivi Ségolène Royal.

"J'ai pris beaucoup de coups pendant cette campage mais j'ai reçu aussi tellement, tellement, tellement de bonheur (...) Ce soir, tout le reste est oublié", a-t-elle ajouté.

"Nous voulons ensemble pour demain beaucoup de bonheur pour notre pays. Un pays apaisé, réconcilié avec lui-même pour vous avec vous et surtout pour celles et ceux qui en ont le moins", a-t-elle ajouté. "Ceux-là, je leur dis qu'il ne se découragent pas nous les prendrons aussi par la main".

"En 1968, la société voulait le dialogue et la participation et on lui a répondu par la force", a lancé à la tribune Ségolène Royal. "Doc Gynéco ce n'est pas André Malraux. Et M.Sarkozy ce n'est pas le général de Gaulle. Alors il faut garder son calme, son sang froid et réformer la France avant qu'elle ne se soulève."

"La voulez-vous cette France qui se relève ? La voulez-vous cette France optimiste ? La voulez-vous cette France qui tend la main ? La voulez-vous la liberté ? La voulez-vous l'égalité ? La voulez-vous la fraternité ? La voulez-vous la victoire ? Alors rassemblons-nous, prenons-nous par la main, aimons-nous les uns les autres. Vive la République et vive la France!", a conclu la candidate socialiste sous les acclamations de la foule.

Un "immense succès", selon le PS
"C'est un immense succès populaire que remporte le concert-meeting de la fraternité organisé pour la victoire de Ségolène Royal", font état les codirecteurs de campagne de Ségolène Royal.

Les forces de l'ordre ont du fermer les portes d'accès au stade Charlety, où se déroule la manifestation. Le stade contient 40.000 personnes et quelque 20.000 autres se pressaient à l'extérieur, massée sur le boulevard Kellermann.

Le premier secrétaire François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoë, Jack Lang, Elisabeth Guigou étaient présents à ce grand rassemblement,  parmi beaucoup d'autres responsables.

Avant son discours, de nombreux artistes se sont succédés sur la scène :  Benabar, Cali, Michel Delpech, Disiz la peste, Dyonisos, Leny Escudero, Indochine, Kery James, Juliette, Yvan le Bolloch, Mafia Kafri, Mokobe, Georges Moustaki, Yannick Noah, Renaud, Olivia Ruiz, Grand corps malade, Seyfu, les Têtes raides et Tiken Jah Fakoly...

Ce meeting était d'abord prévu au Palais Omnispoprts de Bercy, mais selon l'équipe de campagne de la candidate, ses 17.000 places ne pouvaient suffire.

"Ce sera simple, populaire et politique", pour "une France apaisée, énergique, où les Français ne sont pas dressés les uns contre les autres",  a affirmé Ségolène Royal en présentant ce meeting-concert.

Clin d'oeil à Mai 68
Georges Moustaki a estimé que Charléty était "un stade mythique, qui rappellera Mai 68". Pour lui, vouloir "occulter ou combattre" les libertés conquises en 68, comme le fait Nicolas Sarkozy, "c'est un crime de lèse-majesté".
   
Comme on demandait à Mme Royal si elle était héritière de Mai 68, elle a répondu : "En partie." "Mai 68 a apporté un souffle nouveau, avec des excès (...), mais c'était aussi le combat des ouvriers, des salariés", qui revendiquaient "du respect."
   
"En Mai 68, le système était bloqué un peu comme aujourd'hui", a-t-elle ajouté, estimant qu'il y a "une façon efficace de réformer la France pour que tout le monde y gagne". "Je ne veux pas qu'on ait à affronter des blocages dont on sortirait par la violence", a-t-elle dit.

Déclarations en marge du meeting

Dominique Strauss-Kahn : "On va gagner parce que les Français ont besoin de changement, a affirmé  l'ancien ministre des Finances. Depuis cinq ans, les problèmes de précarité ont augmenté, les problèmes de  pouvoir d'achat, le chômage n'a pas régressé. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy a un avantage dans les sondages, mais nous  aurons un avantage le jour du vote, il fallait choisir et nous avons choisi ça"

Michel Rocard, ancien Premier ministre PS : "C'est la réconciliation à  gauche, et ça c'est un vrai progrès par rapport à 1968. Il est fréquent que des mouvements significatifs s'opèrent dans les  derniers moments".

Robert Hue (PCF) : "Les jeunes m'ont dit qu'ils n'ont pas envie que la banlieue soit triste dimanche (jour du 2nd tour). Il faut que les gens soient nombreux à voter. Sur les "propos haineux" de Nicolas Sarkozy à propos de "l'héritage de mai 68" : "Décidément cette  bourgeoisie de l'argent-roi n'a pas changé, elle veut annuler les conquêtes sociales de mai 68".

Philippe Torreton, acteur : "Elle mène une campagne cohérente, c'est une femme en accord avec ses convictions. Elle ne fait pas son marché, elle ne dit pas aux gens ce qu'ils veulent entendre". "Je ne pense pas que le FN soit à 11%,  il y a des gens qui blanchissent l'argent, d'autres qui blanchissent des idées politiques et Nicolas Sarkozy en fait partie".

lundi 30 avril 2007, a 18:21
un 1er mai syndical tourné vers les candidats

    Toutes les organisations syndicales confondues ont décidé de faire de ce 1er mai 2007, un moment décisif dans cette campagne de second tour de la présidentielle.
Les manifestants des cortèges syndicaux défileront pour leurs salaires, retraites et emplois, espérant que les duellistes de l'élection à l'Elysée sauront les entendre.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault a appelé cette semaine à "un grand 1er mai " pour que les manifestations  marquent le débat présidentiel de leur empreinte.
Le premier syndicat de France, avec la CFDT, a alerté les salariés à plusieurs reprises sur la "vision ultralibérale" d'un candidat, Nicolas Sarkozy (UMP), pour ne pas le nommer.

Les 250 manifestations organisées par la CGT partout en France, autour des questions de salaires, retraites et emplois, voudront 
mettre tout leur poids dans la balance, à la veille du débat entre l'ancien ministre de l'Intérieur et la candidate socialiste Ségolène Royal.

Des revendications convergentes mais peu de défilés unitaires
Même si ces cortèges seront ici ou là intersyndicaux, les autres
confédérations n'abordent cependant pas l'échéance sur la même longueur d'onde.

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, voit dans les initiatives cégétistes une "démarche partisane" et n'a pas lancé d'appel national à manifester, à l'instar de FO et de la CFTC. Ce qui n'empêchera pas ces syndicats, localement, de s'associer parfois aux défilés unitaires ou d'organiser leurs propres rassemblements.

Le leader cédétiste manifestera à Metz dans un cortège "traditionnel" pour "exprimer les revendications des salariés", au premier rang desquelles "pouvoir d'achat et emploi".

Son homologue de FO, Jean-Claude Mailly, a pour sa part renvoyé dos à dos MM. Thibault et Chérèque, à qui il reproche, pour le numéro un de la CGT, "une consigne de vote" implicite en faveur de Ségolène Royal, et au leader CFDT, de "pencher pour Nicolas Sarkozy". M. Mailly, qui met en avant "l'indépendance syndicale", manifestera à Lille.

De quoi alimenter les regrets de M. Thibault, qui déplore que les cortèges du 1er  mai  ne soient pas "plus systématiquement unitaires" sur le plan national, et brandit en exemple "le réflexe d'unité" des syndicats de nos voisins européens.

M. Thibault défilera à Paris, de la République à la Nation, dans un cortège associant, outre la CGT, le syndicat étudiant Unef, la FSU(enseignants), l'Unsa (autonomes) et Solidaires (syndicats Sud), trois syndicats dont les militants battront aussi le pavé sur l'ensemble de l'hexagone.

De son côté, la CFTC organisera son propre rassemblement Place de la République, alors que la CFE-CGC se tiendra, comme à l'accoutumée, à l'écart des défilés du 1er mai.

lundi 30 avril 2007, a 14:40
royal:DSK ferait un "trés bon premier ministre"

    Ségolène Royal fait cette déclaration dans un entretien au "Monde" publié lundi : "Dominique...est un homme talentueux et imaginatif. Il pourrait être un très bon premier ministre, si tel est mon choix".

A la question "pourriez-vous prendre François Bayrou comme Premier ministre",elle répond:"Je l'ai déjà dit: par définition, je ne m'interdis rien."

 Jusqu'où avec Bayrou ?
Interrogé sur le "bout de chemin" qu'elle pourrait faire avec François Bayrou ("ce chemin va jusqu'où ? Jusqu'au second tour, au-delà des législatives?", demandent les journalistes du "Monde"), elle répond : "il faut respecter les étapes. Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi".

 Interrogée sur les valeurs communes au PS et à l'UDF, la candidate socialiste à l'élection présidentielle déclare: "je ne parle pas de recomposition  politique ou d'appareils politiques. Je ne me pose pas, pour l'instant, la  question des coalitions". Selon elle, "si nous sommes dans des affrontements permanents 50-50, la  France ne peut pas s'en sortir, se remettre en mouvement".

"Sur certains thèmes fondamentaux, je réussirai à sortir de cet affrontement  bloc contre bloc, quel que soit le choix définitif de l'UDF en tant que parti",  promet-elle. Elle met en avant "une vision commune" avec François Bayrou "sur la réforme  des institutions, l'Etat impartial". "Je suis la seule à avoir une vision de la  réforme institutionnelle complète", estime Mme Royal, jugeant que "ce n'est pas  le cas de la droite".

Priée de dire si, à ses yeux, le Parti socialiste est prêt à de tels accords, Ségolène Royal répond : "C'est la dynamique politique qui va le définir. Là, je construis une majorité présidentielle dans la cohérence, la clarté, le respect des partenariats et les valeurs du progrès économique, social et écologique."

Sarkozy, l'homme du passé et du passif
"La bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan désastreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif", déclare aussi la candidate à la présidentielle.

Ségolène Royal associe par cette formule deux phrases-choc prononcées lors des débats d'entre-deux tours ayant opposé en 1974 et 1981 Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand. (En 1974, Valéry Giscard d'Estaing, qui allait emporter l'élection présidentielle, avait lancé à François Mitterrand : "Vous êtes un homme lié au passé par toutes vos fibres". Sept ans plus tard, lors de leur second débat d'entre-deux tours, le candidat socialiste, qui allait prendre sa revanche sur le président sortant, déclarait : "Vous avez tendance un peu à reprendre le refrain d'il y a sept ans : L'homme du passé ... C'est quand même ennuyeux que dans l'intervalle vous soyez devenu, vous, l'homme du passif!".)

(Voir l'interview complète sur le site du "Monde").

lundi 30 avril 2007, a 09:27
royal denonce "la brutalité"du discours sarkozy

    Invitée des 4V sur France 2, la candidate à la présidentielle qualifiait ainsi l'allocution de son adversaire à Bercy dimanche.

Faisant allusion à la violente charge de Nicolas Sarkozy contre l'héritage de mai 68, elle a rappelé que mai 68 avait permis les accords de Grenelle, donc des augmentations de salaires.

Elle a rappelé aussi que mai 68 avait permis d'accélérer les droits des femmes, notamment l'accès à la contraception.

Sarkozy cherche "à capter les voix du FN"
Ségolène Royal a aussi affirmé que Nicolas  Sarkozy "cherche surtout à capter les voix du Front national" en proposant dimanche  d'introduire "un peu de proportionnelle au Sénat ou à l'Assemblée nationale". Elle a  observé que Nicolas Sarkozy avait "une nouvelle fois changé d'avis"  sur ce sujet.

 "Il y a quelques jours, il n'en était pas question. Aujourd'hui, je crois  qu'il cherche surtout à capter les voix du Front national. C'est une perche  tendue vers le Front natioanel", a jugé la candidate socialiste.

"Changer le paysage des relations sociales"
Enfin, Ségolène Royal a estimé que la France était en proie à un "système archaïque" dans le domaine du dialogue social et a promis de "changer le paysage des relations sociales" si elle accédait à l'Elysée. "La façon dont hier Nicolas Sarkozy a parlé des syndicats est brutale, violente et injuste. Une société a besoin d'organisations syndicales et la France aujourd'hui est dans un système très archaïque", a déclaré la candidate socialiste au lendemain du discours de Bercy de son adversaire de l'UMP.

"La droite pendant cinq ans n'a rien fait. Moi, je propose le chèque syndical, le crédit d'impôt, l'encouragement à l'adhésion syndicale et en contrepartie les syndicats, parce qu'ils seront informés en amont des décisions pour l'entreprise, vont accepter de nouer des compromis sociaux. J'ai rencontré les responsables syndicaux, tous les responsables. Et la conférence salariale que je réunirai dès mon élection, si les Français me font confiance, va permettre de changer le paysage des relations sociales dans l'entreprise et de concilier la performance économique et le progrès social. C'est ça, un pays moderne", a-t-elle dit.

Meeting à Charléty mardi
La candidate socialiste, qui n'a pas prévu de déplacement en région lundi,  donne un meeting mardi à Paris, au  stade Charléty . Cette réunion donnera lieu à un grand concert auquel  participeront Benabar, Cali, Yannick Noah, Georges Moustaki, Olivia Ruiz, Michel  Delpech, Renaud ou encore Leny Escudero.

Voir l'émission Les 4 Vérités

jeudi 26 avril 2007, a 19:23
ROYAL ET BAYROU DEBATTENT SAMEDI

    L'organisation de cet événement a donné lieu à quelques couacs et provoqué quelques grincements de dents dans les rangs de l'UMP et des sarkozystes de l'UDF.

Ségolène Royal avait proposé de débattre avec François Bayrou dans le cadre d'un forum de la presse quotidienne régionale vendredi, mais le Syndicat de la PQR a refusé ce débat.

La candidate socialiste avait proposé mercredi à François Bayrou "un débat public" pour "éclairer" les électeurs, suggérant qu'il ait lieu lors de ce forum, ce qu'avait accepté François Bayrou à condition qu'il soit télévisé.

Jacques Camus, l'un des responsables du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), a démenti avoir subi des pressions de la part de l'entourage de Nicolas Sarkozy, comme l'avait laissé entendre Ségolène Royal. "Si quelqu'un a voulu faire pression, c'est plutôt Ségolène Royal", a-t-il déclaré.

Quant au candidat de l'UMP, qui refuse un débat mais se dit prêt à rencontrer les parlementaires UDF et François Bayrou "pour l'écouter, dialoguer avec lui", il s'est gaussé d'"une tragédie un petit peu ridicule". "On n'a jamais vu une finale de la Coupe du monde où c'est ceux qui arrivent troisième ou quatrième qui exigent de jouer la finale. Ça s'appelle contester le choix du peuple", a-t-il déclaré.

Sarkozy et Royal devant la PQR
Le duel télévisé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal est prévu le mercredi 2 sur TF1 et France 2. Auparavant, vendredi, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal doivent successivement débattre devant la presse quotidienne régionale. "Cela avait été organisé comme cela dès lundi", a précisé le syndicat. Interrogé jeudi sur une éventuelle évolution, le SPQR a déclaré: "Non. A l'heure d'aujourd'hui, on a M. Sarkozy et ensuite Mme Royal".

L'élaboration du débat Bayrou-Royal
Mercredi soir, sur France 2, Ségolène Royal avait maintenu sa proposition de débat devant la presse régionale avec s'il le faut la présence des caméras de télé.

Avec ce débat, qu'elle a rappelé avoir proposé et souhaité avant le premier tour, Mme Royal souhaite apporter "des éclaircissements sur un certain nombre de points de (son) pacte présidentiel" qu'il ne s'agit pas pour autant de modifier. "Ce serait ne pas respecter les électeurs", a-t-elle dit.

Réponse de François Bayrou, sur la même chaîne au 20h: "Je veux que, c'est normal, ce débat (entre lui et Mme Royal) ait lieu devant vous, à la télévision, sur les écrans, que tous les Français puissent y accéder".

Déclaration de François Hollande
François Hollande a affirmé jeudi matin qu'il n'y avait "pas de négociations" entre Ségolène Royal et François Bayrou, mais un  "dialogue normal en République" et "Ségolène Royal a eu raison de le  proposer à ceux qui veulent discuter avec elle de son engagement et de son pacte  présidentiel".

Interrogé sur un éventuel débat vendredi matin entre la candidate socialiste et le patron de l'UDF, il a répondu qu'il s'agirait d'un "dialogue", mais "ce n'est pas le débat du second tour" qui, lui, "aura lieu entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy

jeudi 26 avril 2007, a 12:48
villepin exclut d'être candidat aux législatives

     Le chef du gouvernement s'est déclaré "merveilleusement serein" au moment où, pour lui, "une autre vie commence". "Je veux continuer à servir mon pays, à servir mes passions", a-t-il expliqué sur France-Info.

Il a cependant admis qu'il pourrait peut-être, un jour, affronter une élection au suffrage universel.

 Interrogé sur d'éventuelles ambitions à l'Onu, il a remarqué que "l'ensemble  des postes sont aujourd'hui remplis" dans l'institution.

Dominique de Villepin devrait quitter Matignon autour du 16 mai, dernier  jour du mandat du président sortant Jacques Chirac.

Il avait évoqué début avril son désir de recommencer à enseigner

jeudi 26 avril 2007, a 06:54
MME ROYAL SUR FRANCE 2

   Lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2, la candidate socialiste a estimé que tendre la main à François Bayrou "est une démarche responsable, respectueuse des électeurs et utile pour la France".

Elle a par ailleurs accusé Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine" pour draguer "les voix populistes".

Sarkozy "père fouettard" des chômeurs
Le candidat UMP, dit-elle, est dans "le mépris des gens, les suspicions sur la fraude". "Je vois beaucoup de personnes qui n'ont pas de travail et qui aimeraient  bien se lever tôt", a-t-elle encore affirmé. Si elle est élue, a-t-elle poursuivi, les chômeurs ne refuseront pas d'emplois parce que leur retour à l'emploi sera "accompagné".

"Quand j'entends une espèce de discours tonitruant "y'a qu'à", "vous allez voir ce que vous allez voir", de père fouettard (...) alors qu'il y a tellement d'abus de l'autre côté, parmi les amis du pouvoir, je me dis que ce n'est pas bon pour la France", a déclaré la candidate socialiste sur France 2, après avoir évoqué le "parachute doré" de Noël Forgeard.

Contre la délinquance
"Aujourd'hui, il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore délinquants, ceux qui sont à l'école primaire et au collège, en repérant ceux qui ont des difficultés pour bien les recadrer", a déclaré Ségolène Royal.

Elle suggère également "des internats scolaires de proximité, pour que les  enfants soient à l'abri des influences du quartier" et maintient son idée d'encadrement militaire pour les jeunes délinquants.

François Bayrou a "bougé" au cours de la campagne
Concernant François Bayrou, elle a affirmé: "Je crois qu'il a, au cours de cette campagne, compris un certain nombre de choses" et en particulier "des valeurs inscrites dans mon pacte présidentiel" telles que "l'Etat impartial", "l'efficacité écologique" ou "la priorité éducative".

Elle a cité au crédit du candidat centriste "le constat qu'il fait sans concession de la situation de la France et des propositions de Nicolas Sarkozy.

"Je ne cherche pas à séduire", "je n'ai pas soif de pouvoir", a déclaré Ségolène Royal, "je cherche à rassembler", a-t-elle expliqué, revendiquant le droit de piocher des "bonnes idées (...) partout pour que la France se redresse".

Le Darfour et pressions sur la Chine
Ségolène Royal n'exclut pas un boycott des Jeux olympiques de Pékin pour faire pression sur la Chine, qui s'oppose à des sanctions contre le Soudan, accusé de graves atteintes aux droits de l'homme au Darfour.

"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde, je pense qu'il faut qu'il y ait là aussi des menaces de sanctions très fermes. Il faut ouvrir des corridors humanitaires. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable".

Les otages en Afghanistan

Ségolène Royal a refusé d'évoquer dans la campagne la situation des Français enlevés en  Afghanistan, afin d'éviter de leur nuire.

"Je demande que cette affaire-là ne soit pas utilisée (...) dans cette  campagne, et je demande que M.Sarkozy ne l'utilise pas non plus", a-t-elle déclaré. "Les sujets de cette gravité ne peuvent pas être abordés de cette façon là. Cela met les otages en danger", a-t-elle ajouté.

Mme Royal a par ailleurs estimé que "les troupes françaises (...) ont toute leur place aujourd'hui en Afghanistan".

mardi 24 avril 2007, a 14:46
SARKOZY/ROYAL face à face le 2 mai à la télé

    Le débat, sous la forme d'un face à face, sera diffusé simultanément sur France 2 et TF1, et les images seront mises gratuitement à la disposition des autres télévisions et radios.

Les deux chaînes ont proposé respectivement, pour animer le débat, Patrick Poivre d'Arvor et Arlette Chabot.

Réunion au CSA
Les représentants de TF1, de France 2 et des candidats se sont réunis vers midi mardi au Conseil supérieur de l'audiovisuel pour discuter de ce débat.

Le PS était représenté par l'ex-ministre de la Culture Jack Lang, conseiller  spécial de la candidate Ségolène Royal, et l'UMP par Claude Guéant, directeur de campagne du  candidat et Franck Louvrier, son responsable de communication.

France 2 est représenté par Arlette Chabot, directrice de l'information, et Patrice Duhamel, directeur général de France Télévisions, TF1 par Etienne Mougeotte, vice-président de la chaîne, et Robert Namias, directeur de l'information.

Un décor à fabriquer
Côté logistique, les chaînes et les représentants des candidats discutent ensemble du décor. Il faut choisir et décider "du fond du décor, de la table, de sa forme, de la distance entre les deux candidats, du nom du réalisateur...", a expliqué à l'AFP Robert Namias (TF1). "Nous proposons et on en discute ensemble",  ajoute-t-il.

"Nous devons fabriquer un décor. Ce serait pas mal si c'était moins sinistre  que d'habitude, mais en même temps on est dans un ensemble très formel", a  souligné Arlette Chabot (directrice de l'information de France 2).

Traditionnellement, ce débat se déroule dans un studio de la Maison de la  Radio, mais ce studio est indisponible car il est en train d'être désamianté.  Les deux chaînes ont donc loué un studio de la SFP à Boulogne, dans la banlieue proche de Paris.

Les chaînes multiplient les émissions politiques
Cette semaine, TF1 et France 2 pourraient proposer deux émissions politiques chacune, mercredi et jeudi soir.

France 2 diffusera deux "A vous de juger" à 20h50, mercredi et  jeudi soir (après "Face à la Une"), l'un avec Nicolas Sarkozy et l'autre avec Ségolène Royal.

De même, TF1 pourrait programmer "Face à la Une" mercredi et jeudi soir, dans le prolongement du journal télévisé de 20h, avec là aussi l'un des deux candidats chaque soir. 

vendredi 20 avril 2007, a 19:45
Un premier tour suspense

    Le résultat apparaît très ouvert entre les quatre candidats en tête des sondages, même si, à croire les instituts, le candidat UMP Sarkozy semble assuré d'être au second tour et la socialiste Ségolène Royal la mieux placée pour l'y accompagner.

Ils se trouvent devant l'UDF François Bayrou et le candidat du Front National Jean-Marie Le Pen.

Premières
Sur bien des points, la campagne du premier tour aura été celle des
premières.

C'est en effet la première fois qu'aucun Premier ministre, ancien ou en fonction, ou président sortant, ne se présente au suffrage des Français. C'est également la première fois depuis 1969 que les candidats des deux principales formations en lice, le PS et l'UMP, se présentent pour la première fois à la fonction suprême.

C'est enfin non pas la première fois que se présente une femme à une présidentielle, Arlette Laguiller l'ayant fait six fois depuis 1974, mais une première concernant la possibilité de son accessibilité à la présidence. Ces élections marquent également un renouvellement générationnel des principaux candidats, Nicolas Sarkozy ayant 52 ans, Ségolène Royal 53, François Bayrou 55 ans, alors que pour la première fois aucun n'a connu la guerre.

Participation
Ce tournant a imprégné la campagne, les candidats voulant afficher un renouvèlement du rapport entre la politique et les citoyens. Les candidats ont ainsi plus proposer un dialogue direct, voire "participatif" pour Ségolène Royal, sur les problèmes concrets et le quotidien des Français.

Les frontières traditionnelles se sont donc brouillées, chacun n'hésitant pas à aller dans le jardin du concurrent pour picorer des thématiques qui ne sont pas traditionnelles dans leur camp. Nicolas Sarkozy a ainsi évoqué Jaurès, voire Blum, et Ségolène Royal s'est référé au drapeau tricolore.

De ce fait, aucun thème majeur ne se sera vraiment imposé dans cette campagne, débutée depuis de longs mois, à la différence de 1995, avec la fracture sociale, ou en 2002, avec la sécurité. Du logement social à la fiscalité, de l'identité nationale au pacte
écologique, d'Airbus aux problèmes des banlieues, jusqu'au au déterminuisme, la campagne aura été celle du "zapping", avec chaque jour un thème émergeant, et la course entre les candidats pour y répondre. Donc, sans réelle cristallisation sur un enjeu.

Il émane alors un sentiment mitigé, comme si l'on avait pas abordé les vrais problèmes, malgré la volonté de proximité des candidats. D'où le nombre important d'indécis (37% d'après les derniers sondages) qui n'ont pas choisi pour qui ils allaient voter dimanche.

Primaires contre candidature unique
Portée par un vent de confiance par les militants du PS lors de la primaire interne, Ségolène Royal est parvenue à rassembler autour de sa candidature la gauche modérée. Elle a réussi ainsi à éviter la dispersion des voix qui manquèrent cruellement à Lionel Jospin. Elle n'a toutefois pas pu pu éviter la multiplication des candidats sur sa gauche.

Pour sa part, Nicolas Sarkozy, sans rival à l'UMP, a réussi à n'avoir personne de son camp face à lui, notamment du côté chiraquien, même si le suspense a été un temps ntretenu. Silencieux durant la campagne, Jacques Chirac s'est contenté d'un soutien du bout des lèvres à son ancien ministre de l'Intérieur, passé un temps à l'Economie et aux Finances.

Le troisième homme
Le scénario d'un duel au second tour entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s'est maintenu jusqu'à la fin janvier. Si Jean-Marie Le Pen a été envissagé comme trouble fête, c'est la montée surprise dans les sondages du centriste François Bayrou qui s'est imposé dans le rôle du troisième homme. Refusant l'alternative droite-gauche qu'on voulait, selon lui, imposer aux Français, la stratégie s'est montrée payante. Le candidat UDF s'est ainsi attiré les faveurs d'électeurs de gauche, déçus par la campagne de Ségolène Royal.

Nicolas Sarkozy, a, lui, tenté de faire du pied à l'électorat du FN en "droitisant" son discours plus la campagne avançait. Mais il n'est pas parvenu à rogner les intentions de vote en faveur de Jean-Marie Le Pen, restées au niveau de celles de 2002 à la veille du scrutin.

Les électeurs suivront-ils les appels au vote utile ou, à l'inverse, se disperseront-ils ? Quelle sera la participation, que l'on prédit massive ? La complexité d'un scrutin inédit par nombre de facteurs fera-t-elle à nouveau mentir les sondages ? Résultat des courses : dimanche à 20H00.

vendredi 20 avril 2007, a 06:32
Ségoléne Royal défend "les valeurs humaines"

    Jeudi soir dans "Question ouverte" sur France 2, la candidate PS a estimé que la candidature de Nicolas Sarkozy était "inquiétante sur la France". Notre pays "ne veut pas de ce modèle qui dresse les Français les uns contre les autres", selon elle.

Auparavant, en meeting à Toulouse, Ségolène Royal a tenté de rallier les électeurs indécis à sa cause.

Les enjeux du 1er tour selon Royal
"Plus mon score sera élevé au premier tour, plus il y aura une dynamique de victoire pour le second tour", a plaidé la candidate socialiste jeudi soir sur le plateau de "Question ouverte". "Je veux dès le premier tour rassembler tous ceux qui pensent que les valeurs humaines doivent toujours l'emporter sur les valeurs boursières ou les valeurs financières, qui pensent que si la loi du plus juste remplace la loi du plus fort, alors la France sera plus solide."

Selon Ségolène Royal, "la France ne veut pas de ce modèle qui dresse les Français les uns contre les autres (...) Il est temps que l'Etat échappe à l'emprise d'un seul parti, l'UMP", a-t-elle ajouté. Considérant que son élection à la présidence de la République serait "une vraie mutation, une vraie révolution", Ségolène Royal a jugé qu'il "faut avoir de l'audace" pour voter pour elle, mais que "cette audace, les Français ne la regretteront pas".

Royal défend "un modèle"
A trois jours du premier tour, Ségolène  Royal a résumé son programme présidentiel, estimant que les Français auraient à choisir dimanche entre plusieurs modèles de société. La candidate du PS, du MRC et du PRG a dit vouloir "inventer le nouveau modèle économique, social, écologique français" en préservant "le meilleur" tout en s'inspirant des voisins de la France.

Dans le registre du "meilleur", Ségolène Royal a insisté sur les "fondamentaux qu'il faut absolument préserver", tels que la Sécurité sociale et l'investissement dans l'éducation. Parmi les défis qui l'attendaient, elle a mis l'accent sur le chômage des jeunes, la lutte contre la précarité, l'"amélioration immédiate des bas salaires" et l'"efficacité économique" permise par une rénovation du dialogue social et une "nouvelle donne" avec les entreprises. Elle a revendiqué la défense de l'écologie, s'est dite "altermondialiste" par son souhait de "réinventer complètement les politiques de développement" et, "pas d'accord avec tout" avec l'extrême gauche, elle a fait sien le principe selon lequel "il est temps de faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital".

jeudi 19 avril 2007, a 06:35
Primo-votants:sondage

    Selon un sondage Ifop publié par Le Parisien mercredi, ils sont 23% à voter pour François Bayrou et 22% pour Ségolène Royal.

Jean-Marie Le pen arrive en quatrième position, avec 9% des intentions de vote des primo -votants  au premier tour de l'élection présidentielle dimanche.

"Parmi les petits candidats, Olivier Besancenot bénéficie d'un attrait certain auprès des jeunes qui votent pour la première fois (6% des intentions de vote) et distance largement Marie-George Buffet (2%), José Bové (2%) et Arlette  Laguiller (1%)", précise ce journal.

Dans l'hypothèse d'un second tour entre Sarkozy et Royal, le candidat de  l'UMP l'emporterait de peu (51%). Si Bayrou se retrouvait face à Royal, le candidat centriste la battrait avec 59 %.

Le sondage révèle néanmoins l'indécision élevée des jeunes de moins de 30  ans, un électeur sur deux déclare qu'il peut encore changer d'avis.

Le nombre d'inscrits sur les listes électorales cette année est en hausse de 1,6 million par rapport à 2006, selon le ministère de l'Intérieur, une augmentation de 4,2%.

mercredi 18 avril 2007, a 21:13
que pensez vous de ces élections présidentielles?

 



vendredi 13 avril 2007, a 12:40
Législatives:Hortefeux propose la proportionnelle

    "Sans abandonner le scrutin majoritaire, pourquoi ne pas réfléchir à l'introduction, dans le mode de désignation des parlementaires, d'une dose de proportionnelle. Cela peut concerner le Sénat (...) mais aussi l'Assemblée nationale", déclare le ministre délégué aux Collectivités territoriales.

Il s'agit là d'une des principales revendications du FN.

Nicolas Sarkozy était jusqu'à maintenant le seul des grands candidats à  l'élection présidentielle à ne pas proposer l'introduction de la proportionnelle aux législatives. Une mesure qui permettrait aux partis extrêmes, comme le FN, d'entrer à l'Assemblée nationale. La socialiste Ségolène Royal et le centriste François Bayrou ont déjà pris cet engagement, visant à avoir un Parlement plus représentatif de la diversité politique française. "Une formation importante, dès lors qu'elle est légale, doit pouvoir y participer", souligne Brice Hortefeux.

Cette prise de position intervient alors que les observateurs notent un certain rapprochement de discours entre Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen. Le premier se "droitise" en évoquant par exemple le lien entre immigration et identité nationale. Tandis que le second cherche une certaine respectabilité en évitant de donner prise à toute  accusation de xénophobie ou de racisme lorsqu'il évoque ces questions. Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, avait affirmé samedi qu'il "se préparait en coulisses et même de façon de plus en plus ouverte un  accord entre le Front national et la droite dure de M.Sarkozy".

Les prises de positions de Jean-Marie Le Pen n'ont pas dissipé cette impression. Certes, ce dernier a échangé ces derniers jours quelques coups à distance avec Nicolas Sarkozy. Il a ainsi cherché par exemple à décrédibiliser sa posture de défenseur de l'identité nationale, en rappelant son origine hongroise.

Mais le leader d'extrême droite répète aussi depuis quelques temps qu'il tient le candidat UMP pour quelqu'un de "rationnel", avec qui il est possible de discuter. A la différence de Jacques Chirac qui avait, estime-t-il, "une hostilité viscérale" à son égard.

Dans une interview au "Figaro" de jeudi, Jean-Marie Le Pen explique qu'il pourrait y avoir des "points possibles d'accord et de convergence" avec Nicolas Sarkozy. Il cite notamment "l'école, la réforme fiscale, la réforme des retraites". Sans cacher toutefois que les questions de l'immigration et de l'Europe rendraient les discussions "extrêmement difficiles". De plus, jeudi soir, interrogé sur i-Télé/France Info, le président du Front national a affirmé qu'il ne "s'interdirait" pas éventuellement d'appeler le candidat de l'UMP entre les deux tours de  l'élection présidentielle.

De son côté, le président du conseil général des Hauts-de-Seine prend soin d'éviter tout emballement de la  machine: dans une interview au "Figaro Magazine", il explique qu'il est "exclu" que des membres du FN puissent entrer dans son gouvernement. "M. Le Pen a dit qu'on est différents. Il a raison, il y a une très grande différence entre nous", ajoute-t-il.

Au sortir d'une rencontre avec les syndicats d'Airbus à Toulouse jeudi, il avait ironisé sur "l'ouverture d'esprit" de Jean-Marie Le Pen, qui "accepte de parler avec un immigré comme moi". Un rival que le candidat de l'UMP n'a pas cité une seule fois lors de son meeting dans la ville rose.

mercredi 28 mars 2007, a 08:14
Paris:affrontements gare du nord

    A la suite de l'interpellation d'un voyageur sans billets, une centaine de personnes ont fait face aux forces de l'ordre durant plusieurs heures dans le sous-sol de la gare et dans la station de métro.

La police les a ensuite délogées en chargeant à plusieurs reprises et à grand renfort de gaz lacrymogènes. Le calme est revenu vers 1 h du matin.

Les forces de l'ordre ont fini par disperser le dernier noyau de manifestants qui ont joué pendant un temps au chat et à la souris avec elles dans les rues autour de la gare.

Selon la préfecture de police, neuf personnes ont été interpellées, dont l'usager sans billet, un homme de 33 ans accusé d'avoir frappé les agents de la  RATP qui l'avaient vu sauter un portique et avaient tenté de le contrôler.

Il avait été rapidement maîtrisé par une patrouille de gendarmes passant non loin de là. Mais quelques dizaines de témoins, parmi lesquels de nombreux jeunes, ont estimé que l'interpellation avait été brutale. Ils ont alors commencé à se masser devant le local de la RATP dans lequel le suspect avait été dans un premier temps retenu, avant d'être évacué vers un commissariat.

Des renforts de policiers et de gendarmes sont rapidement intervenus. La gare SNCF et la station de métro ont été fermés, les métros et les RER ne marquant plus l'arrêt. Sous
les regards de centaines de témoins et d'usagers du métro coincés sur place, une  foule de plus en plus hostile, vite motivée par la présence de caméras de  télévision, a commencé à jeter des projectiles (surtout des bouteilles de soda en plastique et des fruits) sur les forces de l'ordre. Les policiers ont répondu par de courtes charges et des jets de gaz lacrymogène, dont les effluves se sont répandues dans les couloir et dans la gare, faisant tousser et pleurer tous les gens alentour.


Armés de caddys ou de poteaux métalliques utilisés dans le  métro pour délimiter les files d'attente, certains jeunes ont tenté de casser des vitrines de commerces, des distributeurs automatiques de boissons et de friandises, des panneaux d'affichage et des vitres de séparation. Un début d'incendie a été allumé dans un stand d'accueil de la RATP, mais a  été rapidement maitrisé par les pompiers.

Dans la station de métro, le rideau de fer d'une boutique a été tordu, dans une tentative
pour l'ouvrir. Mais les lieux ont été vite gardés par un cordon de police. Aux cris de "Sarkozy, enc...!", "Police partout, justice nulle part!" ou "A bas l'Etat, les flics et les patrons !", les jeunes émeutiers ont insulté policiers et gendarmes, dont certains en tenue anti-émeute.

La réaction du parti socialiste
Le porte-parole du parti socialiste, Julien Dray, a estimé que ces affrontements "illustrent le climat de tension, le fossé et la violence désormais installés entre la police et la population". Le PS "demande que toute la lumière soit faite sur ces incidents", a souligné Julien Dray.

dimanche 25 mars 2007, a 20:34
L'adieu de Chirac à l'europe

    Jacques Chirac a jugé que les trois priorités pour l'Union européenne étaient les négociations de l'OMC, les discussions climatiques avec les Etats-Unis et le partenariat avec la Russie.

Le président français rencontrait ses pairs pour la dernière fois de ses 12 ans de présidence lors d'un déjeuner des 27 dirigeants européens.

"L'Europe doit assumer pleinement ses responsabilités dans les négociations  à l'OMC" (Organisation mondiale du commerce), selon son entourage qui rendait  compte des propos du président français au déjeuner qui avait lieu à l'occasion des cérémonies du  50ème anniversaire du traité de Rome.

M. Chirac a jugé qu'"il faut garder à l'esprit que tout mouvement de la Commission européenne doit être conditionné par un mouvement équivalent notamment des Etats-Unis, ce qui n'était pas le cas auparavant", et que le cycle de Doha doit avant tout servir aux pays en développement, selon cette source.

La deuxième priorité européenne doit être à ses yeux "le sujet climatique qui doit être en tête des priorités du dialogue transatlantique, non seulement  avec le gouvernement américain mais aussi avec les Etats, les entreprises et l'opinion qui évolue positivement", selon son entourage.

M. Chirac a recommandé également que l'UE établisse un partenariat  stratégique avec la Russie et "trouve le moyen d'inciter la Russie à s'engager pleinement dans ce partenariat".

Une chope de bière en guise d'adieu
Jacques Chirac s'est déclaré ému mais pas nostagique à la fin de son tout dernier sommet européen, dimanche à Berlin, où il a reçu des mains d'Angela Merkel une choppe de bière ancienne en guise de cadeau d'adieu.

"Je n'ai pas le coeur sensible, du moins pas de ce point de vue", a déclaré le chef de l'Etat. "Les choses sont ce qu'elle sont. J'ai décidé que ce serait effectivement mon dernier Conseil européen", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à l'ambassade de France.

Deux semaines après avoir officiellement renoncé à briguer un troisième mandat à l'Elysée, le président, qui est âgé de 74 ans, a dit avoir eu "beaucoup de plaisir de voir (s)es collègues une dernière fois officiellement".

"Ils m'ont chaleureusement salué et amicalement serré la main en partant. J'en garde un très bon souvenir, et voilà. C'est un moment agréable que j'ai passé ici", a-t-il ajouté sans plus d'emphase.

jeudi 22 mars 2007, a 06:53
Cesare Battisti:Fred Vargas accuse Sarkozy

    "Concernant l'arrestation, je tiens à dire qu'elle eût pu intervenir dès 2006 et que la date choisie par le  ministre n'est en aucun cas une coïncidence, contrairement à ses  dires", écrit-elle.

"Que le ministre ait attendu durant des mois l'échéance des élections , afin d'en tirer un bénéfice personnel, est  un fait avéré", ajoute l'écrivain.

Arrêté dimanche au Brésil, Cesare Battisti, 52 ans, avait pris la fuite en  2004 alors qu'il risquait d'être expulsé de France vers l'Italie, où il a été  condamné en 1993 à la réclusion à perpétuité pour sa participation à quatre  meurtres durant les "années de plomb".
   
Fred Vargas affirme par ailleurs que, contrairement à la version de la  police brésilienne, la Française Lucie Abadia, arrêtée puis relachée dimanche à  Rio, "n'a pas été arrêtée alors qu'elle rencontrait Battisti et lui donnait de  l'argent". "Elle était seule au moment de son arrestation et ne rencontra pas  Battisti. Les preuves de la réalité de ces faits sont inscrites dans les  procès-verbaux de la police brésilienne", écrit-elle. 

Fred Vargas avait pris en 2004 la tête du mouvement de soutien à Battisti,  devenu lui-même auteur de romans policiers.
   
Elle souligne dans son texte que son implication "n'a strictement rien à  voir avec une quelconque 'indulgence pour la lutte armée de l'extrême gauche'"  et qu'elle "n'a jamais eu la moindre inclination pour la violence de quelque  bord que ce soit".
   
"Mon unique combat est de faire en sorte que soit respectée la loi  fondamentale des grandes démocraties, selon laquelle aucun homme ne peut être  emprisonné sans avoir eu le droit - et l'obligation - de s'exprimer en personne  devant ses juges. Un droit dont Battisti n'a jamais bénéficié et qu'il demandait  à l'Italie depuis la France avant son extradition", écrit-elle

mercredi 21 mars 2007, a 10:11
Le croyez-vous!!!!!!!!!

 

mercredi 14 mars 2007, a 16:03
PS:haro sur Bayrou

    Les socialistes ont déclenché une offensive sur le candidat de l'UDF qui talonne Ségolène Royal dans les sondages par Laurent RIBADEAU-DUMAS Dominique Strauss-Kahn estime ainsi que ce dernier est "une illusion". Il est "majoritairement, historiquement, idéologiquement un homme de droite et donc un adversaire pour les socialistes", a-t-il ajouté.

De son côté, Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, a déclaré qu'"aucune sorte d'alliance n'est imaginable" avec l'UDF.  

Le porte-parole de la candidate, Arnaud Montebourg, accuse François Bayrou d'"opportunisme". 

Ces attaques contre le Béarnais n'en traduisent pas moins un certain embarras dans le camp socialiste: les sondages placent désormais le candidat UDF et la candidate socialiste dans un mouchoir et selon les analystes, Bayrou grignote dans l'électorat de gauche. 

Au-delà, l'affaire révèle une ligne de fracture entre droite et gauche du parti.

L'attitude à adopter vis-à-vis du candidat centriste a été au centre de la réunion, mardi soir, du conseil politique du parti et a mis au jour "une divergence tactique", a reconnu Dominique Strauss-Kahn, chef de file de l'aide sociale-démocrate du PS. L'aile gauche du PS (Laurent Fabius, Henri Emmanuelli...) prône la priorité au rassemblement à gauche, tandis que DSK, à qui François Bayrou a fait des appels du pied, est plus favorable à une certaine ouverture.

La semaine dernière, ce dernier avait a exprimé son "estime" et son "respect" pour le candidat UDF, l'appelant à "rejoindre le pacte présidentiel" de Royal. Laurent Fabius avait alors réagi en évoquant "un flottement" du PS vis-à-vis des centristes. Pour éviter de de braquer les électeurs tentés par un vote Bayrou, le PS n'entend pas devenir "sectaire", a assuré mercredi Laurent Fabius. Il doit "rester ouvert, courtois, rassembleur", mais "le PS est un parti de gauche et François Bayrou est un homme de droite".

Les responsables socialistes sont toutefois tombés d'accord sur la nécessité de recadrer la campagne de Ségolène Royal, qui n'assistait pas à la réunion : il faut, selon eux, replacer François Bayrou clairement à droite et ne pas laisser imaginer que le PS pourrait gouverner avec lui. A moins de six semaines du premier tour, François Hollande a défini l'enjeu: Ségolène Royal doit obtenir "le score le plus haut au premier tour pour construire la dynamique" du deuxième tour.

mardi 13 mars 2007, a 06:50
Borloo propose un programe de gouvernement

    Le ministre de la Cohésion sociale propose dans un livre des objectifs de gouvernement à Nicolas Sarkozy "J'ai fait cet effort de mettre noir sur blanc les objectifs et la méthode d'un programme de gouvernement. Je le propose à Nicolas Sarkozy" parce que je fais partie de sa "famille politique", a déclaré Jean-Louis Borloo lundi sur France 2.

"Mon engagement est très lié" à ce que le programme de l'UMP "applique" mes idées, a-t-il dit en substance.

"Je souhaite qu'on ait avec le candidat de l'UMP un programme qui soit compatible, parfaitement clair et que je sois absolument certain qu'on l'appliquera. Moi mon engagement , c'est très lié à cela", a bien souligné le ministre qui n'a toujours pas fait part de son ralliement au candidat de l'UMP.

"Je l'adresse à Sarkozy demain. On se verra dans les jours qui viennent", a ajouté ean-Louis Borloo, coprésident du Parti radical, formation associée  à l'UMP.

A propos de François Bayrou qui lui a fait un appel du pied dimanche, Jean-Louis Borloo a affirmé: "François Bayrou fait une bonne campagne. Deuxièmement c'est quelqu'un de parfaitement estimable". Mais, a ajouté le ministre, "le problème que j'ai, c'est quels candidats il soutiendra aux législatives." "Ce sera forcément un camp ou un autre et je ne suis pas moi dans l'hésitation", a-t-il précisé.

Le livre de Jean-Louis Borloo, "L'architecte et l'horloger" (Editions du Moment), se divise en quatre chapitres: emploi, formation, équité, logement.

"Le nouveau rôle de l'Etat, c'est de mobiliser les forces vives de la  nation", a-t-il dit. "Je suis convaincu qu'avec cette méthode, on peut  parfaitement y arriver."

lundi 12 mars 2007, a 06:23
Chirac ne se représente pas

  Chirac ne se représente pas Le président de la République a annoncé dimanche soir qu'il ne solliciterait pas de nouveau mandat présidentiel par A quelques semaines du scrutin présidentiel, le chef de l'Etat a indiqué dans une allocution radio-télévisée qu'il s'exprimerait plus tard sur ses "choix personnels" à ce sujet.

Jacques Chirac, qui, à 74 ans, termine deux mandats à l'Elysée, a exprimé son "amour" pour la France et les Français et délivré six messages à leur intention. 

"Au terme du mandat que vous m'avez confié, le moment sera venu pour moi de vous servir autrement. Je ne solliciterai pas vos suffrages pour un nouveau mandat", a déclaré Jacques Chirac après s'être dit "fier" de son bilan et du "travail accompli" avec les Français.

Il a ensuite indiqué qu'il s'exprimerait plus tard sur ses "choix personnels" pour l'élection d'avril-mai et il n'a fait aucune référence au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, dont la candidature s'est imposée dans son camp.

Le chef de l'Etat, qui achève 12 ans à l'Elysée, a adressé six messages aux Français sur les valeurs démocratiques, le rôle et les responsabilité de la France, l'Europe et l'écologie.

"Le vrai combat de la France, le beau combat de la France, c'est celui de l'unité, c'est celui de la cohésion", a-t-il dit, après une mise en garde contre "le poison" de l'extrémisme, qui "divise, pervertit, détruit".

"Deuxième message" a-t-il poursuivi, "vous devez toujours croire en vous et en la France (...). Nous ne devons pas craindre les évolutions du monde".

Le "troisième message" du chef de l'Etat concernait l'Europe: "Il est vital de poursuivre la construction européenne", a-t-il dit. "La France doit affirmer l'exigence d'une Europe puissance. D'une Europe politique. D'une Europe qui garantisse notre modèle social".

Le "quatrième message" de Jacques Chirac, s'appliquait aux "responsabilités particulières" de la France. "Ainsi, face au risque d'un choc des civilisations, face à la montée des extrémismes notamment religieux, la France doit défendre la tolérance, le dialogue et le respect entre les hommes et entre les cultures. L'enjeu c'est la paix, c'est la sécurité du monde".

Le président Chirac a encore jugé "immoral et dangereux de laisser, sous l'effet d'un libéralisme sans frein", se creuser le fossé entre une partie du monde de plus en plus riche et des milliards d'hommes, de femmes et d'enfants abandonnés à la misère et au désespoir".

Il a enfin appelé les Français à prendre leur part de "la révolution écologique qui s'engage", afin de "concevoir un nouveau mode de relation avec la nature et inventer une autre croissance".

jeudi 08 mars 2007, a 18:33
Simone Veil s'engage aux côtés de Sarkozy

    Le candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, a annoncé jeudi l'engagement de Simone Veil à ses côtés "Simone Veil  m'a dit sa volonté de soutenir ma candidature et de prendre toute sa part à la campagne électorale" a déclaré Nicolas Sarkozy.

Simone Veil  a déclaré qu'elle n'avait pas envisagé de soutenir le candidat UDF François Bayrou: "il ne représente pas du tout le centre, il ne représente que lui-même".

Nicolas Sarkozy a écarté pour l'instant la création d'un comité de soutien à  sa candidature, dont l'équipe du candidat UMP avait envisagé de confier la  présidence à Mme Veil . "Ce que nous voulons, c'est parler au peuple français dans son ensemble, sans intermédiaire", a-t-il dit.

Mme Veil  a expliqué son soutien tout d'abord par son "admiration" et son "amitié" pour Nicolas Sarkozy, dont elle a salué la "capacité de travail et l'intérêt pour les autres". "En outre, je continue à appartenir au centre, mais à un centre qui existe au sein de l'UMP. Le véritable centre, il est là", a-t-elle poursuivi.

L'ancienne présidente du Parlement européen s'est montrée particulièrement critique envers le président de l'UDF, qui la "considérait comme un peu trop sociale, un peu trop verte". "Le jour où François Bayrou m'a dit que je faisais  fuir ses électeurs, j'ai compris que je n'avais plus rien à faire" à l'UDF.

Interrogée sur le score élevé de M. Bayrou dans les récents sondages, Mme Veil  a répondu: "il propose quelque chose qui n'est pas viable, son projet c'est de prendre les gens de tous les partis pour faire ensemble un gouvernement (...)  Mais il faut l'alternance de projets, sans cela on est voué à avoir une crise nécessairement".

mercredi 07 mars 2007, a 17:15
ASSEMBLEE:Patrick Ollier élu président.

    Le député UMP des Hauts-de-Seine a été élu à la présidence de l'Assemblée nationale pour trois mois Patrick Ollier, compagnon de Michèle Alliot-Marie, 62 ans, président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée, était le seul candidat, issu d'une "primaire" à trois postulants réalisée dans la matinée au sein de l'UMP, parti majoritaire.
Il succède à Jean-Louis Debré, nommé le 23 février à la tête du Conseil constitutionnel.

Les députés ont suspendu leurs travaux le 22 février pour cause de campagne électorale. La XIIe législature, commencée en juin 2002, prendra officiellement fin le 19 juin.

L'opposition n'avait pas présenté de candidat et n'a pas participé au scrutin.

Mercredi matin, lors du vote au sein du groupe UMP, Patrick Ollier a obtenu 188 voix sur 330 votants, devançant Claude Gaillard, premier questeur, et Yves Bur, premier vice-président de l'Assemblée.

Avant le début de cette primaire, les trois candidats s'étaient engagés à renoncer aux différents avantages liés à la fonction de président de l'Assemblée s'ils étaient élus, notamment les avantages à vie qui consistent en une voiture avec chauffeur, un secrétariat et un bureau dans l'enceinte du Palais-Bourbon

lundi 05 mars 2007, a 11:35
Airbus au coeur de la campagne électorale

    Nicolas Sarkozy et François Bayrou se rendent aujourd'hui à Toulouse où ils rencontreront des syndicalistes d'Airbus De son côté, Ségolène Royal se rend à Berlin où elle a l'intention d'aborder la question du plan de restructuration (qui prévoit 10.000 suppressions de postes, dont 4300 dans l'Hexagone) avec la chancelière Angela Merkel.

L'Allemagne est le premier partenaire avec la France du groupe aéronautique.

Accusé d'inertie par la gauche, le premier ministre, Dominique de Villepin, doit tenir ce lundi une réunion à Matignon sur la situation d'Airbus avec les ministres concernés et les présidents des groupes parlementaires de l'Assemblée et du Sénat. La semaine dernière, il avait affiché son soutien au plan de redressement (dit "Power 8"),

"La France et l'Allemagne doivent se battre ensemble et ne pas entrer en compétition l'une contre l'autre", a déclaré Ségolène Royal dont les propos sont rapportés par "Le Monde", daté de dimanche et lundi. La candidate socialiste, pour qui l'Etat "peut et doit intervenir", a réaffirmé son intention de décréter un moratoire sur le plan "Power 8" en cas de victoire à la présidentielle et d'intervenir pour recapitaliser l'entreprise Airbus. Elle a également proposé que les huit régions françaises qui accueillent des activités aéronautiques puissent "entrer au capital d'Airbus comme le font les Länder allemands" (régions).

De son côté, le candidat de l'UDF, François Bayrou, a estimé que les Etats européens devaient soutenir l'avionneur. "Comme pour Boeing, lorsque les grandes entreprises aéronautiques sont en difficulté, elles doivent trouver les Etats comme soutien", a-t-il dit.

Quant au candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, il a annoncé qu'il ferait un "certain nombre de propositions" à Toulouse. Pour le ministre de l'Intérieur, l'Etat "peut parfaitement intervenir" car il est actionnaire d'EADS et d'Airbus.

Thierry Breton défend le plan de restructuration
Pour le ministre de l'Economie, le plan de restructuration est "indispensable". Thierry Breton a affirmé que les 10.000 suppressions d'emplois prévues sur quatre ans chez Airbus et ses sous-traitants se feraient "progressivement et  sans aucun licenciement".

"Airbus doit faire ce que Boeing a fait il y a quatre ans", mais "de façon beaucoup moins violente", a-t-il dit, en rappelant que Boeing avait procédé à "20.000, 30.000 licenciements secs". "Il s'agit de faire en sorte qu'Airbus puisse se préparer aux grands défis devant elle et faire qu'à l'horizon Airbus soit le leader mondial", a-t-il ajouté.

Il s'est ensuite élevé avec vigueur contre la proposition de la  candidate socialiste à la présidentielle de faire entrer huit régions dans le capital d'EADS. "J'ai été extrêmement choqué d'entendre Mme Royal indiquer qu'Airbus traversait une séisme industriel sans précédent", a accusé Thierry Breton, jugeant ces propos "irresponsables".

"Mme Royal propose comme solution miracle que les régions françaises prennent 10 %, soit 2 milliards d'euros, puis finalement entre 150 et 200 millions. Or je rappelle que le budget d'investissement de la région Poitou-Charentes est de 193 millions d'euros. On va demander au contribuable d'investir pour prendre 0,6 % du capital d'EADS, et cela va tout changer ?", a-t-il lancé. La faible participation des Etats régionaux allemands dans EADS "ne leur donne aucun droit ni de près ni de loin" sur la gestion d'Airbus, a-t-il ajouté.

Le ministre a aussi défendu le pacte d'actionnaires d'EADS qui confère le pouvoir de décision aux industriels, le français Lagardère et l'allemand DaimlerChrysler. A ses yeux, ce pacte protège l'avionneur d'un rachat  hostile.

Tout en estimant que ce pacte "ne donne pas assez de pouvoir à l'Etat", Thierry Breton a jugé qu'il avait "un mérite: aujourd'hui, grâce à ce pacte, personne ne  peut réaliser une OPA sur Airbus. Ce pacte est aussi défensif".

Le capital d'EADS est partagé entre actionnaires français et allemands  (22,5 % du capital chacun), privés et publics, notamment l'Etat français (15 %) et des Länder allemands au sein d'un consortium. Mais en vertu du pacte d'actionnaires signé lors de la création du groupe en 2000, ce sont Lagardère et DaimlerChrysler qui ont le pouvoir de gestion.

samedi 03 mars 2007, a 08:24
Ségo et Sarko sont dans un bateau

 



lundi 26 février 2007, a 08:00
Stéphane Lherbier,détenu en iran,libéré

    Détenu en Iran depuis novembre 2005, le Français Stéphane Lherbier a été libéré à la faveur d'une mesure de clémence Après avoir bénéficié de cette mesure du guide suprême iranien Ali Khamenei, il se trouvait dimanche dans les locaux de  l'ambassade de France à Téhéran, selon une source diplomatique.

Stéphane Lherbier et l'Allemand Donald Klein ont été condamnés à 18 mois de prison pour entrée illégale dans les eaux territoriales iraniennes le 29 novembre 2005.

Tous deux avaient été condamnés le 24 janvier 2006 par un tribunal de Bandar Abbas. Ils étaient entrés dans les eaux territoriales iraniennes au cours d'une partie de pêche au gros.

Le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy a dit espérer que la libération de l'Allemand Donald Klein intervienne "dans les tout prochains jours".

M.Douste-Blazy s'est réjoui que Stéphane Lherbier puisse "retrouver sa famille et ses proches".

"Nous restons solidaires des autorités allemandes et espérons que M.Donald Klein, qui a subi la même peine que notre compatriote, bénéficiera de la même mesure de clémence dans les tout prochains jours", a conclu M.Douste-Blazy.

Pour sa part, Stéphane Lherbier, qui devrait rejoindre sa famille à Dubaï, s'est dit "surpris mais content" d'avoir été libéré.

Sa libération intervient à la veille de la réunion à Londres des six grandes puissances (Etats-Unis, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Chine et Russie) sur le dossier nucléaire iranien

samedi 24 février 2007, a 13:04
ROUEN:le corps d'un diplomate israélien

    Le corps retrouvé mercredi dans la Seine près de Rouen est bien celui du diplomate israélien David Dahan Ce dernier, chef de la mission du ministère israélien de la Défense en France, disparu le 22 janvier, a pu être reconnu grâce à une anlyse génétique. "Aucun élément suspect n'a été retrouvé sur le corps", selon une source policière.

Selon le quotidien israélien "Maariv", il souffrait de dépression à la suite d'une demande de divorce de son épouse.

Depuis, les enquêteurs français privilégient l'hyopthèse d'un suicide de David Dahan, en raison de son état psychologique et d'écrits qu'il avait laissés avant de disparaître. Il avait notamment rédigé une lettre dans laquelle il "demandait pardon" pour ses actes. Selon Reuters, il avait déjà eu dans le passé des périodes de dépression et il était considéré comme fragile psychologiquement.

La mission qu'il dirigeait a pour tâche l'achat en Europe de matériel militaire. Elle était basée à Paris jusqu'à un attentat à la voiture piégée la visant en 1982. Elle est depuis implantée dans la banlieue de la capitale.

vendredi 23 février 2007, a 19:04
Debré président du coneil constitutionnel

    Jean-Louis Debré a été nommé vendredi à la tête du Conseil constitutionnel par Jacques Chirac   Jean-Louis Debré succède à Pierre Mazeaud. En outre, en tant que président de l'Assemblée, il a nommé Guy Canivet, premier président de la Cour de cassation, au Conseil.

De son côté, le président du Sénat Christian Poncelet a nommé Renaud Denoix de Saint-Marc, ex-vice-président du Conseil d'Etat, au Conseil constitutionnel à la place de Simone Veil.

Vendredi matin, Jean-Louis Debré, Président de l'Assemblée nationale, a remercié les députés lors de la dernière séance de questions de la XIIe législature. Prenant ensuite la parole pour défendre son propre bilan, le Premier ministre Dominique de Villepin a rendu hommage à Jean-Louis Debré "pour la hauteur de son exigence républicaine".

Parmi les députés interpellant le gouvernement, deux d'entre eux, Muguette Jacquaint (PCR) et Bruno Bourg-Broc (UMP), qui ont décidé de ne pas se représenter, intervenaient pour la dernière fois dans l'hémicycle. L'Assemblée a suspendu jeudi soir ses travaux pour la campagne électorale pour la présidentielle des 22 avril et 6 mai et les élections législatives des 10 et 17 juin.

vendredi 23 février 2007, a 06:57
Lionel Jospin dans l'équipe Royal

    La candidate PS, Ségolène Royal, a fait appel à Lionel Jospin pour son "équipe du pacte présidentiel"   Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn en feront également partie.

Mme Royal a également appelé à la rescousse: Pierre Mauroy, Henri Emmanuelli, Bertrand  Delanoë, Martine Aubry, Bernard Kouchner, Gérard Collomb, Yvette Roudy, les présidents des groupes parlementaires Jean-Pierre Bel et Jean-Marc Ayrault, et le 1e secrétaire François Hollande.

"Tout le monde est rassemblé dans cette phase décisive de la campagne", a ajouté la candidate en présentant son nouveau dispositif qui compte 13 personnes.

Ce groupe des 13 est chargé d'"animer et de tenir des réunions de campagne à  travers le pays", a indiqué Mme Royal en précisant que ses membres pourront se  réunir "à leur convenance". 

En réponse à une question, la candidate socialiste a indiqué qu'elle n'avait  pas opté pour la création d'un "conseil stratégique", contrairement à ce que son  entourage avait laissé prévoir. "Ce rôle appartient au Bureau national" du PS,  a-t-elle dit.

Lionel Jospin, une surprise
L'ancien Premier ministre qui avait sévèrement combattu la candidature de la députée des Deux-Sèvres lors de la primaire interne au PS, lui avait depuis exprimé son soutien, indiquant en substance qu'il le ferait à nouveau à sa manière pendant la campagne présidentielle proprement dite.

En revanche, la présence, dans cette équipe, de Laurent Fabius et Dominique  Strauss-Kahn, challengers malheureux de Ségolène Royal pour le choix du candidat  PS à l'Elysée, était attendue, tout comme celle de François Hollande.

La présidente de Poitou-Charentes avait annoncé dimanche son intention de réorganiser son équipe afin d'entrer dans la "nouvelle phase" de la campagne, après la présentation de son "pacte présidentiel", le 11 février à Villepinte.

jeudi 22 février 2007, a 12:46
Envois aux élus des formulaires de parrainage

    Les élus, qui reçoivent dès jeudi les formulaires de parrainage des candidats, ont jusqu'au 16 mars 18h pour les remplir
AFP Hormis les candidats du PS, du PCF, de l'UMP et de l'UDF, certains autres, comme Jean-Marie Le Pen ou José Bové, disent batailler pour atteindre le seuil des 500 signatures.

Les promesses devront se concrétiser en signatures lorsque les formulaires parviendront chez les quelque 47.000 maires, députés, sénateurs, conseillers généraux,  régionaux...

Presque tous les candidats, ont dénoncé les pressions subies par de très nombreux petits maires, de la part des partis, voire de l'administration, afin qu'ils n'accordent pas leur parrainage.

La peur d'une dispersion des voix au premier tour, comme en 2002, a incité PS et UMP à donner des consignes strictes aux élus pour qu'ils réservent leur signature au seul champion de leur camp.

A droite, Jean-Marie Le Pen, finaliste en 2002, et Philippe de Villiers ont lancé lundi "un appel solennel" aux élus pour qu'ils leur accordent les parrainages qui leur manquent encore.

Outre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Marie-George Buffet, Arlette Laguiller (LO) assure avoir dépassé la barre des 500 promesses: 510 exactement, selon son entourage.

Olivier Besancenot en est à 460. Toujours à gauche, José Bové, candidat de fraîche date, est encore loin du compte (260). Aucun candidat écologiste n'est sûr de concourir, ni Dominique Voynet  (441 au 20 février), ni France Gamerre (GE), ni Antoine Waechter (MEI), ni Corinne Lepage (Cap 21).

Au final, il pourrait y avoir beaucoup moins de candidats qu'il y a cinq ans, où on avait atteint le chiffre record de 16.

Le Conseil constitutionnel se réunira en principe le lundi 19 mars pour établir la liste des candidats ayant recueilli les 500 signatures  nécessaires.

Par ailleurs, le conseil des ministres a adopté mercredi le décret de convocation des électeurs pour l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai. Le texte permet également d'adapter une disposition du code électoral autorisant les préfets à modifier les heures de fermeture et d'ouverture des bureaux de vote, en fonction de l'élection.

Les préfets pourront ainsi moduler ces horaires par commune pour la présidentielle, jusqu'à 20 heures au plus tard.

mardi 20 février 2007, a 08:03
LE GRAND ORAL DE SEGOLENE ROYAL

Le grand oral de Ségolène Royal
Ségolène Royal - Photo france2 Ségolène Royal a annoncé son intention d'augmenter de 5% les "petites retraites" inférieures ou égales au smic, et promis de sécuriser les parcours salariés et d'oeuvrer à ce qu'il n'y ait plus "un seul jeune au chômage plus de 6 mois".

La candidate PS était face à 100 personnes représentatives de la population française sélectionnées par la Sofres.

Veste blanche sur robe noire, comme souvent, la candidate socialiste à la  présidentielle a dit, lors de l'émission "J'ai une question, à vous poser" son souci de "remettre debout la maison France", assurant  qu'elle serait "la présidente de la République qui se battra avec acharnement  contre le chômage des jeunes".

 "Je pense être prête", a déclaré Ségolène Royal en réponse à une femme qui  lui demandait si elle pensait avoir les qualités d'un chef d'Etat.

"Le moment est venu en France pour une femme d'être présidente de la  République", a-t-elle ajouté.

Elle a assuré qu'elle pouvait "faire tenir à la France son rang dans le  monde". "Je réformerai en profondeur l'aide au développement", grâce notamment à  la multiplication des "aides directes", a dit la candidate.

"Je veux que les gens puissent être heureux dans leur pays", a ajouté la  candidate socialiste qui s'est prononcée contre les régularisations massives de  sans-papiers. "L'immigration doit être maîtrisée", a-t-elle insisté. 

Elle a d'abord dû répondre à une batterie de questions très sociales,  réitérant que les petites retraites -inférieures à 984 euros- seraient  revalorisées de 5% dès son élection, et refusant l'idée de repousser la retraite à 70 ans.

"Il faut que la santé revienne vers les gens", a-t-elle estimé, prônant la  création de dispensaires et s'engageant à des "Etats généraux sur la santé". En ce qui concerne, la hausse du SMIC à 1.500 euros bruts, elle a indiqué qu'il atteindrait ce niveau "en cinq ans" car il faut "être réaliste".

"Je ne veux promettre que ce que je peux tenir". "Si nous  pouvons aller plus vite, nous irons plus vite", a dit Ségolène Royal . La candidate a rappelé qu'elle organiserait une "conférence salariale" dès son élection, qui servirait aussi à "discuter de la façon dont on maintient la  hiérarchie des salaires".

Aide aux entreprises qui investissent

"Il y aura un pacte avec les entreprises dans le cadre  conférence salariale, (...) je veux réconcilier la France avec ses entreprises",  a-t-elle assuré. 

Souvent accusée de ne pas être en phase avec la vie des entreprises, Ségolène Royal, a affirmé lundi qu'elle voulait être "la présidente de la France qui entreprend,  qui réhabilite l'esprit d'entreprise" Refusant "d'opposer entreprises et salariés", a estimé qu'il y a en  France "un potentiel considérable dans la capacité d'entreprendre".

Il faut "faire du sur mesure" car "les aides uniformes, qui sont les mêmes  pour les grosses et les petites entreprises, ne sont pas justes", selon elle. Elle entend "affecter en priorité" les aides publiques "aux entreprises qui emploient, qui innovent, qui  sont soumises à la concurrence internationale".

En réponse à de petits entrepreneurs se disant accablés par les charges sociales, Mme Royal a déclaré vouloir être "la présidente de la France qui  entreprend, qui réhabilite l'esprit d'entreprise".

Elle a également préciser son système d'"emplois tremplins" qui permettrait aux  petites entreprises qui n'en ont pas les moyens de bénéficier pendant six mois  de jeunes cadres ou de jeunes chercheurs, grâce aux financements publics.

Mme Royal réconforte un handicapé
Confrontée durant l'émission à un malade de la sclérose en plaques en larmes qui évoquait les épreuves de sa vie, Ségolène Royal a quitté le pupitre où elle était placée pour venir le réconforter d'un geste de la main sur l'épaule.

Mme Royal a ensuite regretté que cet homme en fauteuil roulant n'ait pas pu être placé de la même façon que les 99 autres intervieweurs.

"Il n'y a pas d'accessibilité pour les handicapés, ici non plus, et vous n'êtes pas placé comme les autres", a reproché la candidate socialiste en se tournant vers Patrick Poivre d'Arvor, journaliste-animateur de l'émission.

Toujours sur le thème du handicap, Mme Royal, interrogée par le père d'une jeune fille mal-entendante, a affirmé avoir demandé "que l'émission soit sous titrée" et a rappelé qu'elle demandait régulièrement la présence à ses côtés d'une personne maîtrisant le langage des signes durant ses interventions en public.

Des ministères en banlieue
Répondant à un Parisien de 21 ans, Yacine, qui lui proposait d'installer  "durant six mois ou un an la présidence de la République ou des institutions  importantes comme des ministères dans des quartiers en difficulté type  Clichy-sous-Bois", Mme Royal a qualifié sa proposition de "très bonne idée".

"Mais derrière la présence symbolique, il y a la présence des services  publics dans ces quartiers, et là je pense que c'est ce qu'il faut renforcer,  notamment par l'éducation, car la première prévention contre toutes les formes  de violence, c'est l'éducation", a poursuivi Mme Royal.

La France traverse une crise profonde
Ségolène Royal, a également estimé qu'elle était "la seule à pouvoir  réaliser le profond changement dont la France a besoin". Selon Mme Royal, "il y a des fractures profondes, des quartiers en  déshérence, il y a une crise profonde, une colère, de la violence qui montent". 

"Cette colère-là, je la ressens", a-t-elle dit. Interrogée sur la restructuration de son équipe de campagne qu'elle doit  annoncer jeudi, Mme Royal a justifié ce changement en affirmant qu'elle est "en écoute permanente", ce qui "est une façon moderne de gouverner".

Interrogée sur  la place qu'aurait son compagnon François Hollande si elle était élue à  l'Elysée, a répondu que "tous les talents" seraient "utilisés. Mais elle a jugé  "indécent de commencer à distribuer des places".

Elle affirmé que l'allocation de rentrée scolaire "sera doublée à  la rentrée 2007-2008, à 540 euros", ajoutant que cette allocation restera allouée "sous condition de  ressource".

Environnement: visionnaire mais pas écoutée
Estimant avoir été  "un peu visionnaire" en matière d'écologie, quand elle a été  ministre de l'Environnement en 1992, dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, elle a indiqué que "si on l'avait écouté à l'époque, on n'aurait  pas le retard que l'on a aujourd'hui " en matière "d'énergies renouvelables" .

"Je disais à EDF: investissez ne serait-ce que 5% de votre  chiffre d'affaires dans les énergies renouvelables pour que la France soit la  première au monde", a-t-elle confié.

"Un de sept piliers de ce pacte présidentiel, c'est que je veux faire de la  France le pays de l'excellence environnementale", a-t-elle dit, ajoutant que  cela permettrait de créer des "centaines de milliers d'emplois qui ne sont pas délocalisables".

Ecole jusqu'à 16 ans
La candidate socialiste à la  présidentielle, s'est dite lundi hostile à l'apprentissage à 14 ans,  estimant qu'il fallait "tenir bon sur les progrès fondamentaux" de la République  comme l'école jusqu'à 16 ans. "Il ne faut jamais en rabattre sur  des progrès sociaux qui ont demandé beaucoup d'énergie, beaucoup de courage,  beaucoup de service public", a-t-elle déclaré.

Cependant, pour ceux "qui s'ennuient à l'école", elle est "favorable à la  liberté pédagogique pour permettre à ces enfants de faire des stages en  entreprise, de leur donner une formation différente".

"Ma vision de la Nation et de la République, c'est de ne laisser personne  sur le bord du chemin", a-t-elle ajouté.


Etat moderne, non dépensier
Interrogée à la fin de l'émission sur une certaine gabegie de dépenses de la République, elle a été applaudi lorsqu'elle a promis de réduire le train de vie de l'Etat si elle est élue et que "par exemple, il n'y aura plus un seul ministre qui pourra habiter avec femme et enfants aux frais du ministère, nourris, logés, blanchis. Je ne l'ai jamais fait quand j'ai été ministre et je trouve cela scandaleux".

"Je pense que l'Etat doit devenir un Etat modeste, que le budget de l'Elysée doit sans doute être diminué, le nombre de ministères aussi", a déclaré la candidate présidentielle socialiste

Nicolas Sarkozy avait inauguré l'émission
Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy avait inauguré la formule de "J'ai une question à vous poser" (TF1) au début du mois, prestation suivie par huit millions de téléspectateurs.

Au PS, après les critiques de la droite sur le coût budgétaire du programme, on relativise une éventuelle comparaison d'audimat en arguant des vacances scolaires d'hiver de nombreuses académies, dont celle de Paris.

Réaction

 "L'indigestion de bien pensance ne peut pas tenir lieu de politique. Ce soir, Ségolène Royal a inventé la langue de bois compassionnelle", a affirmé M.Wauquiez, secrétaire général adjoint de l'UMP.

lundi 12 février 2007, a 19:26
Le médiateur a recu 33.824 réclamations en 2006

    Le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, a rendu aujourd'hui son rapport annuel L'an dernier, son institution, que chaque citoyen peut saisir par l'intermédiaire d'un parlementaire, a reçu 33.824 réclamations (+ 4,7 %).

Le médiateur veut faire preuve d'une "vigilance accrue" pour défendre les libertés individuelles face aux nouveaux "moyens défensifs" mis en place par le gouvernement comme les fichiers de police.

Jean-Paul Delevoye, ancien ministre et sénateur chiraquien, estime qu'il "convient d'améliorer les fichiers jumeaux de la police (STIC) sur les infractions constatées et de la gendarmerie (JUDEX). Ceux-ci sont accusés de servir de "casier judiciaire parallèle".

Consultables avant l'attribution d'emplois de sécurité ou de défense, de titres de séjour ou de la nationalité française, ces fichiers sont mis à jour (non-lieu, relaxe, acquittement, condamnation...) de manière "très défaillante", relève le médiateur. Ses services ont "reçu un nombre croissant de réclamations relatives à (leur) fiabilité".

Assurance-vie
Le médiateur dénonce la "situation inacceptable" des milliards d'euros de contrats d'assurance-vie en déshérence. "Chaque année, plusieurs milliards d'euros restent ainsi captés par les compagnies d'assurance alors qu'ils auraient dû être, conformément à la volonté des défunts, reversés à des bénéficiaires. C'est une situation inacceptable sur le plan de l'éthique", écrit Jean-Paul Delevoye. Il propose une réforme "instaurant une obligation générale d'information et de recherche des bénéficiaires à la charge des
assureurs".

Autre "chemin à baliser": l'immigration choisie, mise en place par la loi du 24 juillet 2006. Le médiateur a notamment bataillé contre les critères "indûment limitatifs" de régularisation des entrées et séjours d'enfants d'immigrés, obtenant un nouveau dispositif législatif sur les octrois de prestations familiales aux étrangers séjournant en France. Mais il met "en garde" le ministère de l'Intérieur de ne pas en réduire la portée dans les règles d'application.

Autre domaine dans lequel le gouvernement devra faire des efforts: le contrôle de la vitesse sur les routes. Certes, il est à "encourager" mais "la contestation des amendes
reste mission impossible".

Jean-Paul Delevoye intervient par ailleurs sur le surendettement: il demande un "débat national" sur cette "nouvelle urgence sociale". Il souhaite un "meilleur équilibre" en faveur du débiteur face aux professionnels comme les sociétés de crédit en cas de contentieux, et une limitation à 5 ans de l'inscription des surendettés au fichier national des incidents de paiement.

Face à l'évolution des moeurs, le médiateur prêche une adaptation plus rapide de la loi. Il demande par exemple "une harmonisation de la notion de couple". Notion qui varie d'une prestation sociale à l'autre, ne permet pas aux concubins ou pacsés de représenter leur partenaire devant un tribunal d'instance, ou réserve aux seuls mariés la reconnaissance de leurs enfants nés sans vie. Plus généralement, il déplore toujours "la complexité des textes et le labyrinthe des procédures élevant des barrières souvent infranchissables", surtout "par les citoyens les plus démunis".

En matière de bilan, le rapport note qu'en 2006, 13 propositions de réforme du médiateur ont été satisfaites: permis de construire près des sites classés, lutte contre le mariage forcé, indemnisation logement en cas de garde alternée, réforme des tutelles...

lundi 12 février 2007, a 06:45
Procés de l'Erika:une premiére

    Le procès du naufrage de l'Erika en 1999, le premier sur une catastrophe écologique en France, s'ouvre aujourd'hui Le procès de la catastrophe du pétrolier s'ouvre devant le  tribunal correctionnel de Paris. Les armateurs, l'affréteur Total et les secours expliqueront leur responsabilité dans cette marée noire qui a ravagé  les côtes bretonnes.

Dix particuliers et sociétés de Bretagne et une dizaine d'associaitions écologistes se sont portés parties civiles.

Reconnaître le "préjudice écologique"  
Le but des associaitions est de sensibiliser "les députés européens" aux conséquences d'une marée noire, a annoncé leur avocat. Il est nécessaire d'intégrer le "préjudice écologique", ce qui n'est pas encore le cas dans les législations en vigueur

"Tout se passe au niveau de l'Europe (...). Le procès va permettre aux députés européens de prendre conscience de certains enjeux", a ajouté Me Alexande Faro,  qui défend entre autres Greenpeace France, France Nature Environnement, WWF, Eaux et Rivières de Bretagne...

Il faut "démocratiser tout un tas de débats", a-t-il continué, soulignant que la durée prévue d'un procès de 4 mois et sa médiatisation allait en faire une "tribune" idéale.

L'avocat compte faire témoigner des spécialistes du droit maritime américain. Ils expliqueront selon lui que les Etats-Unis, depuis la  catastrophe de l'Exxon Valdez (en 1989 en Alsaka), ont "déplafonné les indemnisations" pouvant être réclamées aux pollueurs.

Pour l'avocat, "Il faut que le transport maritime intègre dans son coût le coût de dépollution totale en cas de sinistre". "On ne peut avoir une politique écologique responsable sans reconnaître que l'atteinte à un coût".

Dix parties civiles bretonnes en quête d'une aide
Particuliers ou sociétés, dix parties civiles de Bretagne ont d'autre part assigné l'agent judiciaire du Trésor, pour une audience en référé au tribunal de grande instance de Paris, dont la tenue est prévue lundi 19 février.

Le procès de l'Erika , prévu pour durer jusqu'en juin, "nécessite une lourde  préparation et des moyens substantiels", expliquent les plaignants. Chacune de ces parties civiles "ne dispose pas de moyens financiers suffisants  pour assumer la charge d'un tel procès", ajoutent-t-elles.

Elles estiment que, par manque de moyens, leur droit à "un procès équitable" est "éminemment entamé", faute de pouvoir "faire convoquer, interroger les  témoins", "assister à chaque jour d'un procès long" ou "obtenir en toute sécurité l'assistance d'un avocat".

L'aide juridictionnelle est insuffisante, car "le mécanisme  d'indemnisation de l'avocat désigné ne permet pas de retenir sa présence dans un  procès pendant trois mois", ajoutent ces parties civiles.

Elle se sentent tel le pot de terre face au pot de fer : la société Total qui "bénéficie de très gros moyens financiers pour lui permettre d'assurer sa défense, notamment par voie d'expertises, de témoins", plaident-elles, invoquant un "grave déséquilibre".

vendredi 09 février 2007, a 20:57
Le parlement convoqué en congrés le 19 février

    Le président Jacques Chirac a convoqué vendredi le parlement en Congrès le 19 février Une convocation qui a pour objectif d'inscrire dans la constitution l'abolition de la peine de mort, la réforme du statut pénal du chef de l'Etat et le gel du corps électoral néo-calédonien.

Ce sera la troisième fois de la législature que les parlementaires se retrouveront à Versailles.

Les députés et sénateurs se réuniront en Congrès à Versailles quelques jours avant la fin des travaux des deux assemblées, en principe fixée au 22 février.

Texte du communiqué:
"Le président de la République a décidé de soumettre au parlement convoqué en Congrès le 19 février prochain:
 - le projet de loi constitutionnel modifiant l'article 77 de la Constitution et relatif au corps électoral en Nouvelle-Calédonie
- le projet de loi constitutionnel modifiant le titre IX de la Constitution et relatif à la  réforme du statut pénal du chef de l'Etat
- le projet de loi constitutionnel relatif à l'inscription dans la Constitution de l'interdiction de la peine de mort en vue de leur approbation définitive dans les conditions prévues par l'article 89 de la Constitution".

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