| mardi 05 juin 2007, a 18:41 |
| revenu de solidarité fin 2008 |
Martin Hirsch souhaite créer le "revenu de solidarité active" (RSA) fin 2008 Le "père" de ce dispositif, Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs-France, a confirmé mardi privilégier cette date , correspondant au vingtième anniversaire du RMI, le 1er décembre 1988, auquel le RSA devrait se substituer.
Actuellement deux départements, l'Eure et la Côte d'or, ont été autorisés à lancer le RSA dans un cadre limité.
A l'heure actuelle, outre les deux départements cités, quinze autres se sont montré intéressés par ce dispositif. Ils devaient boucler leur dossier d'ici au 15 juin. Il n'est possible aujourd'hui de proposer ce dispostif d'aide qu'aux RMistes reprenant un emploi, en jouant sur le montant et la périodicité des primes de retour à l'emploi et primes forfaitaires attribuées aux personnes qui retournent à l'emploi.
Au-delà de l'instauration d'un dispositif proche du RSA, d'autres initiatives sont prises par les départements, comme la création de plate-formes, sur deux sites de Normandie par exemple, où le Rmiste se voit proposer l'ensemble des démarches administratives et de retour à l'emploi. Aujourd'hui, 20% des Rmistes n'ont pas la CMU (couverture maladie universelle) faute de savoir qu'ils peuvent en être bénéficiaires.
D'autres initiatives sont en cours. Le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté devrait déposer un projet de loi autorisant les départements à "faire plus et mieux".
Il devrait s'agir d'étendre le bénéfice du RSA aux autres bénéficiaires de minima sociaux (Allocation spéciale de solidarité, de parent isolé, d'aide au handicapé) ainsi qu'aux "travailleurs pauvres", cette catégorie mal définie de personnes dont le travail ne permet pas de sortir de la pauvreté.
Le coût du dispositif Selon Benoît Genuini, président de l'Agence nouvelle des solidarités actives, chargée d'accompagner les expérimentations, certains départements restent "timides" en raison de l'aspect financier du projet.
Le coût du RSA est estimé, dit-il, à environ 2.000 euros par personne et par an, soit environ un million d'euros par département, à raison de 500 personnes environ en moyenne par département.
"Si cela fonctionne, il s'agit à terme d'une économie, car le RSA coûte moins cher que le RMI", explique Benoît Genuini, "le coût pour la collectivité sera deux fois moins élevé pour quelqu'un qui reprend un travail à mi-temps et à qui on verse le RSA, que pour un Rmiste".
Quant au coût d'un dispositif global, concernant également les travailleurs pauvres (dont le nombre est estimé de 851.000 à 2.210.000 selon les critères), il pourrait s'élever à 8 milliards d'euros, selon Christophe Fourel, directeur délégué de l'Agence. Travailleurs pauvres: le point
Le nombre de pauvres en France fluctue entre 850.000 et 2,2 millions, selon les critères retenus pour définir une catégorie difficile à cerner et longtemps oubliée, soulignent plusieurs experts.
Le concept de "travailleur pauvre" est venu des Etats-Unis et s'est développé tardivement en France.
Sa définition est complexe, car elle mêle deux notions différentes, notait Sophie Ponthieux, économiste à l'INSEE, lors d'une table-ronde de l'Ajis (Association des journalistes d'information sociale): le travail et donc l'individu, et la pauvreté qui est fonction de l'ensemble des revenus du ménage.
Est pauvre une personne qui vit dans un ménage dont le revenu est inférieur à un seuil de pauvreté défini par rapport au revenu médian de la population.
La France compte entre 1 et 2 millions de pauvres selon que le seuil de pauvreté retenu qui est de 50% du revenu médian (657 euros/mois pour une personne seule) ou de 60% (788 euros/mois). Le seuil de 60%, choisi par Eurostat, est de plus en plus couramment utilisé.
Définir le "travailleur" est également difficile et il n'y a pas de critère internationalement retenu.
Aux Etats-Unis, il faut être présent sur le marché du travail (en emploi ou au chômage) au moins la moitié de l'année et vivre dans une famille pauvre pour être un "travailleur pauvre".
En France, selon l'INSEE, un "travailleur pauvre" doit être depuis au moins la moitié de l'année sur le marché du travail et avoir travaillé au moins un mois. Cela exclut les chômeurs de longue durée.
Enfin, Eurostat a la définition la plus stricte puisqu'il faut avoir travaillé au moins 7 mois sur 12.
Le nombre de travailleurs pauvres en France varie donc de 850.000 (définition Eurostat du travailleur et seuil à 50%) à 2.210.000 (définition américaine et seuil à 60%).
Les comparaisons internationales sont à prendre avec prudence car un pays peut compter un faible nombre de travailleurs pauvres, mais un chômage élevé.
Un tiers des actifs pauvres travaillent à temps plein, et un quart à temps partiel subi sur l'ensemble de l'année (caissières, personnel d'entretien...) selon un rapport de l'OCDE de 2005.
Un autre groupe concerne ceux qui alternent périodes de travail et chômage. Enfin, les jeunes, certaines personnes âgées (les femmes ayant une faible pension de reversion) et les familles monoparentales sont particulièrement concernés. |
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| lundi 14 mai 2007, a 08:21 |
| tracts lancés d'avion pour ingrid betancourt |
 Juan Carlos Lecompte a survolé une bande située entre les localités de Planadas et Bota Caucana, le long de la cordillère des Andes au sud du pays, zone de forte influence pour la guérilla marxiste.
On y découvre les visages de Melanie et Lorenzo Delloye, les enfants de l'otage franco-colombienne aux mains des FARC depuis plus de cinq ans.
Le vol, qui a duré quatre heures, a été offert par le chanteur français Renaud, mobilisé de longue date en faveur de la libération de l'ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée le 23 février 2002.
"Comme c'est le jour de la fête des mères (célébré dimanche en Colombie), l'idée était de lui faire parvenir ce cadeau afin qu'elle puisse voir comment ont grandi les enfants", a-t-il déclaré.
M. Lecompte avait effectué des vols similaires les deux années précédentes. "C'est comme un rendez-vous annuel que j'ai avec elle. Tout ce que je souhaite, c'est que la guérilla ait la gentillesse et le geste humanitaire de remettre à Ingrid ce cadeau", a-t-il ajouté.
Ingrid Betancourt , 45 ans, fait parti d'un groupe de 57 otages dont les FARC, première guérilla du pays avec 17.000 combattants, proposent la libération en échange de celle de 500 rebelles détenus par le gouvernement colombien.
Botota propose de faire un geste
Le gouvernement colombien de Alvaro Uribe a créé la surprise vendredi soir, en annonçant un "geste de bonne volonté" envers les FARC, soit "une libération massive" des rebelles actuellement en prison.
Après les déclarations de M. Uribe, le commissaire du gouvernement pour la paix Luis Carlos Restrepo a confirmé avoir été chargé de trouver une "procédure juridique adaptée pour relâcher les personnes emprisonnées", évoquant une libération "par phase et sous le contrôle de l'Eglise catholique".
Les proches de Ingrid Betancourt ne cachaient pas leurs doutes devant cette initiative. "Je veux l'entendre avec espoir, mais je souhaite savoir si vraiment le président veut obtenir un accord humanitaire (pour un échange)", a déclaré sa mère, Yolanda Pulecio.
Quant au mari de Mme Betancourt, Juan Carlos Lecompte, il n'a pas hésité à accuser le gouvernement de Bogota de mettre en oeuvre un "plan diabolique". "Les FARC ne lâcheront pas les otages parce qu'il va libérer quelques personnes qui ne sont mêmes pas des guérilleros", a-t-il affirmé.
Selon lui, le président colombien a juste inventé ce "plan diabolique pour montrer aux gringos (les Américains, ndlr), aux Colombiens et à la France qu'il fait des choses pour les otages". |
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| vendredi 06 avril 2007, a 20:47 |
| Les don quichotte quittent le canal saint martin |
 Jean-Baptiste Legrand, le président de l'association Les Enfants de Don Quichotte, qui avait lancé cette action pour mobiliser l'opinion sur le sort des sans-logis, a annoncé la fin du campement vendredi.
Le campement ne permettait "plus aucune avancée importante avant les élections", estime l'association dans un communiqué.
"Aujourd'hui, quelques tentes ont été reposées sur le canal, quai de Valmy", que "nous ne cautionnons pas puisque nous pensons qu'un gouvernement qui fait ses cartons ne peut prendre de décisions importantes", ajoute le communiqué.
"Certes tout n'a pas été réglé, des milliers de sans-abris continuent à dormir dans nos rues dans des conditions indignes. (...) Le pas qui a été franchi cet hiver est cependant un pas majeur dans l'accueil des SDF, et la loi sur le droit au logement opposable permet d'espérer un avenir meilleur", poursuit le communiqué.
Quelques tentes demeurent Deux camps d'une douzaine de tentes chacun, abritant des irréductibles non rattachés à l'association, étaient toujours sur place vendredi soir, selon l'AFP.
"Le canal Saint-Martin n'appartient pas à la famille Legrand", a déclaré Pascal Goussard, un militant associatif qui avait répondu, fin décembre, à l'appel à la solidarité des Don Quichotte et dit parler aujourd'hui "au nom du dernier groupe de résistants".
"On refuse de lever le camp, explique Pascal Goussard, parce que l'on juge que les résultats obtenus sont dérisoires", a-t-il expliqué.
Selon lui, "sur les 280 sans-abris recensés, poursuit-il, on n'a finalement eu que 15 relogements définitifs, 48 hébergements dans des structures d'accueil, sans compter les 94 qui ont accepté d'aller au Fort de Nogent où ils ne pourront pas rester".
Les Enfants de Don Quichotte s'étaient installés mi-décembre avec plusieurs centaines de tentes le long du canal Saint-Martin. La forte médiatisation du mouvement avait entraîné l'ouverture de 27.100 places pour les SDF et le vote d'une loi sur le droit au logement opposable.
Le mouvement avait gagné de nombreuses villes de province |
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| mercredi 21 mars 2007, a 07:00 |
| Un rapport sur les violences racistes |
Les violences racistes sont en baisse de 10% en 2006 par rapport à 2005 mais le racisme est important
Selon le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH), une forte proportion de Français (48%) continue à estimer qu'il y a trop d'immigrés en France, voire à se déclarer raciste (30%).
En 2006, la CNCDH a dénombré 885 actions et menaces racistes, xénophobes et antisémites (contre 974 en 2005).
Néanmoins, "les chiffres fournis par le ministère de l'Intérieur révèlent que le nombre des violences et menaces antisémites était de 541 en 2006 contre 508 en 2006, soit une hausse de 6%", souligne la CNCDH qui relève "une inquiétante progression des actes antisémites à caractère violent (+ 35%), notamment à l'encontre des personnes physiques".
En ce qui concerne le rejet de l'immigration (il y a trop d'immigrés en France) formulé dans un sondage réalisé pour ce rapport (48% des personnes interrogées, soit 7 points de moins que l'année précédente), une majorité (54%) estime que "ce sont avant tout les personnes d'origine étrangère qui ne se donnent pas les moyens de s'intégrer". 37% des sondés jugent que c'est "la société française qui ne donne pas les moyens aux personnes d'origine étrangère de s'intégrer".
En outre, 58% (-5) des personnes interrogées estiment que "certains comportements peuvent parfois justifier des réactions racistes", contre 39 % pour qui "rien ne peut les justifier".
Toutefois, l'opinion reconnaît la contribution positive des immigrés à l'économie et à la culture française. Pour 79 % (+9), "les travailleurs immigrés doivent être considérés comme chez eux puisqu'ils contribuent à l'économie française" et pour 64% (+16) la présence d'immigrés en France est nécessaire pour assurer certaines professions".
Ce sondage a été réalisé en face à face par l'institut CSA, du 6 au 9 novembre 2006, auprès de 1.026 personnes âgées de 18 ans et plus résidant en France, d'après la méthode des quotas. |
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| mercredi 14 mars 2007, a 08:37 |
| Violences conjugales:un numéro d'urgence |
Un numéro d'urgence, le 3919, destiné aux femmes victimes de violences conjugales, a été lancé mercredi
Ce numéro, qui garantit une qualité de réponse uniforme, anonyme et personnalisée, est accessible du lundi au samedi de 8h à 22h et les jours fériés de 10h à 20h, a annoncé le gouvernement.
Des écoutantes formées à l'accueil et l'écoute des femmes victimes de violences conjugales repondent en plusieurs langues (français, anglais, arabe, espagnol).
Sous l'intitulé "violences conjugales: parlez avant de ne plus pouvoir le faire", ce numéro, qui a le coût d'un appel local, est destiné à améliorer l'écoute, l'information et l'orientation des femmes victimes de violences, a indiqué le ministère délégué à la Cohésion sociale et à la parité.
Il est destiné aux victimes mais aussi aux témoins.
Pour faire connaître le 3919, un spot de pub choc sera diffusé sur la plupart des chaînes de télévision. Une voix off rappelle: "En France, tous les trois jours, une femme meurt victime de violences conjugales. Parlez-en avant de ne plus pouvoir le faire: appelez le 3919." |
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| jeudi 08 mars 2007, a 06:56 |
| Jeudi,journée des femmes |
La Journée internationale des femmes, jeudi, met l'accent en France sur les inégalités persistantes hommes-femmes
Emploi, salaires, tâches familiales, responsabilités éducatives ou violences conjugales: malgré les avancées enregistrées depuis 50 ans, plusieurs études récentes témoignent d'une stagnation de la marche vers l'égalité hommes-femmes dans l'hexagone.
En cause notamment, la persistance des stéréotypes sur les rôles de chacun dans la société.
Engagées de longue date dans ce domaine, les féministes du Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) organisent aux côtés d'associations, mouvements pour les droits de l'Homme, syndicats et partis de gauche, un défilé à Paris jeudi à 18h, du métro Père-Lachaise à la Place de la Bastille.
La Journée des femmes prend une couleur particulière cette année en France, avec en toile de fond l'élection présidentielle où une femme, Ségolène Royal, est pour la première fois dans l'histoire en situation d'être élue à la magistrature suprême.
"Les revendications concernant les droits des femmes doivent trouver toute leur place dans la campagne, celle des droits fondamentaux sans lesquels aucune société ne peut être considérée comme juste et égalitaire", affirme le CNDF.
Si elles constituent 53% de l'électorat, les Françaises sont encore peu dans les assemblées représentatives. La France est ainsi au 21è rang des Etats membres de l'Union européenne pour la proportion de femmes parlementaires.
Les féministes vont aussi mettre en avant la lutte contre les violences exercées contre les femmes. La France en ce domaine est loin de donner l'exemple, avec une femme tuée tous les trois jours dans la sphère domestique.
De son côté, le mouvement de femmes de banlieue Ni Putes Ni Soumises (NPNS), met à l'honneur les mères des cités, avec un "appel des 343 mamans des cités" (référence au manifeste des "343 salopes" déclarant avoir subi un avortement en 1971). Les violences exercées contre les jeunes femmes dans certaines cités viennent d'être mises en lumière par une enquête réalisée en Seine-Saint-Denis en 2006.
Un peu partout en France, les associations ou municipalités s'appuient sur cette journée pour mettre en valeur les réussites de femmes ou dénoncer les discriminations, par des débats, théâtre-forum, expositions, notamment en milieu scolaire.
Côté syndical, la Confédération syndicale internationale (CSI), créée en novembre 2006, appelle les gouvernements, les employeurs et les organisations syndicales à donner une priorité d'action au respect des droits des femmes enceintes ou ayant de jeunes enfants, souvent discriminées. |
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| lundi 05 mars 2007, a 17:14 |
| Violences faites aux femmes:enquête dans le 93 |
23% des femmes de 18 à 21 ans disent avoir subi dans leur vie des violences physiques et 14% des agressions sexuelles C'est ce qui ressort d'une enquête publiée lundi et réalisée en 2006 sur commande de l'Observatoire départemental des violences envers les femmes et le Conseil général, auprès de 1.600 filles en Seine-Saint-Denis.
Il s'agit de la première étude quantitative sur les comportements sexistes et les violences envers les filles réalisée en France.
Elle a été réalisée par Maryse Jaspard, chercheuse à l'Institut national d'études démographiques (Ined) et auteur de l'enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff), menée en 2000 auprès des femmes de 20 à 59 ans.
Les taux de violences physiques (gifles, coups, menaces avec armes) et sexuelles obtenus sont "deux à cinq fois supérieurs que pour la classe d'âge 19-24 ans de l'enquête Enveff", constate cette fois Maryse Jaspard.
Au cours des douze derniers mois - catégorie distincte de l'enquête -, 30% des jeunes filles interrogées ont relaté avoir été victimes de violences physiques et 5% de violences sexuelles. Les auteurs de harcèlement ou d'agressions sexuelles sont des hommes adultes dans plus de deux tiers des cas. Les auteurs de violences physiques sont l'un des parents ou beaux-parents (37% des cas, dans lesquels ne sont pas comptées les "gifles éducatives") ou le petit ami (10%).
Les agressions physiques sont intervenues dans la famille (11%), dans le couple (12%), au travail (11%), dans l'espace public (11%) et au lycée (10%). Sur la même période, 60% des filles affirment avoir subi dans l'espace public (hors travail et écoles) une forme de harcèlement sexuel (suivies avec insistance, "pelotage", propositions sexuelles, exhibitionnisme).
L'enquête a été réalisée entre avril et décembre 2006 auprès d'un échantillon de 1.600 jeunes filles de 18 à 21 ans vivant, travaillant ou étudiant en Seine-Saint-Denis.
Les jeunes filles (8% de nationalité étrangère) ont été interrogées en tête-à-tête par des enquêtrices dans les universités (41%), la rue ou les centres commerciaux (31%), les lycées (19%), les missions locales, centres de formation ou foyers de jeunes travailleurs (8%).
Une enquête similaire sera réalisée en 2007 auprès des garçons, a annoncé lundi le vice-président du Conseil général Gilles Garnier. Les résultats complets attendus pour novembre analyseront notamment les origines sociales des jeunes filles (dont 8% de nationalité étrangère, 62% des pères nés hors de la France métropolitaine).
La présidente de l'Observatoire, Ernestine Ronai, réclame une enquête nationale "car il n'y a pas de raison de penser qu'il s'agisse d'une caractéristique spécifique de la Seine-Saint-Denis". |
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| dimanche 18 février 2007, a 19:31 |
| Canal saint martin:la situation se dégrade |
Le fondateur des enfants de Don Quichotte ne se sent pas responsable de la situation actuelle sur le canal Saint Martin Questionné sur la radicalisation du campement des sans-abris du canal Saint Martin, Augustin Legrand a déclaré au Parisien: "Je ne suis pas l'abbé Pierre. L'Etat ne doit pas se défausser sur la famille Legrand".
Samedi 120 tentes étaient lignées quai de Jemmapes et de Valmy et les relations avec le voisinage deviennent de plus en plus tendues.
Le fondateur de l'association a déclaré "Ma mission, en lançant l'opération, il y a deux mois, c'était d'aider les sans-abri à témoigner, à sensibiliser l'opinion publique. Moi, j'ai juste dénoncé un état de fait. Depuis le 8 janvier, depuis que le gouvernement s'est engagé à trouver une solution à chacun des campeurs, c'est à l'Etat de prendre ses responsabilités".
Pour apaiser les tensions, selon lui, l'Etat "doit immédiatement mandater sur le terrain des travailleurs sociaux. Je l'ai dit à Borloo: Pourquoi tu n'envoies pas 5 ou 6 mecs pour encadrer le campement ? Sans cette présence, c'est normal si ça part à vau-l'eau".
Selon Le Parisien, il règne aujourd'hui une certaine anarchie dans le campement. La violence est latente, la drogue du pauvre (le crack) commence à circuler, l'alcool fait davantage de ravages. Epuisés physiquement, relôgés, les forces vives des Don Quichotte qui assuraient la surveillance et le maintien de l'ordre sont désormais en retrait. Afin d'éviter les débordements la mairie de Paris a envoyer des vigile. Tous les jours de nouveaux venus viennent occuper les tentes laissées vides.
Selon un riverain: "jusqu'a 2 ou 3 heures du matin, ça braille dans la rue. Il y a des embrouilles... et puis la moitié des tentes sont vides. Ca amène toute une population de toxicos ou des zonards". |
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| jeudi 15 février 2007, a 12:15 |
| Droit au logement:le texte devant les députés |
Jean-Louis Borloo a présenté jeudi aux députés son projet de loi sur le droit au logement
par Hélène GRUMBACH
Le projet de loi, que le Sénat a adopté le 1er février, crée un droit du logement opposable à partir du 1er décembre 2008 pour les personnes les plus prioritaires et à partir du 1er janvier 2012 pour tous les mal-logés.
L'examen de ce texte par les députés devrait s'achever mardi ou mercredi prochains.
Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat se réunira immédiatement pour mettre au point un texte commun aux deux assemblées qui sera soumis le 22 février aux votes des députés et des sénateurs pour son adoption.
Ce texte donne la possibilité à toute personne, dans l'incapacité de trouver un logement décent, d'engager un recours devant les tribunaux, le droit au logement, déjà inscrit dans la loi française, devenant ainsi un droit "opposable" comme ceux à la scolarité ou à la protection de la santé.
Cinq catégories de "demandeurs les plus prioritaires" sont prévues: les personnes dépourvues de logement, celles menacées d'expulsion sans relogement, hébergées temporairement, logées dans des locaux impropres à l'habitation, insalubres ou dangereux, et les ménages avec enfants mineurs ne disposant pas d'un logement décent ou trop petit.
Le texte a été largement étoffé par les sénateurs qui ont porté à 591.000 le nombre de logements sociaux à construire sur la période 2005-2009, soit 91.000 de plus que prévu par le plan de cohésion sociale de 2005. Le ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, a annoncé jeudi le déblocage de 850 millions d'euros pour financer cette 'augmentation de logements sociaux à construire.
Une obligation pour les communes situées dans un bassin de plus de 50.000 habitants de se doter d'une place d'hébergement d'urgence par tranche de 2.000 habitants a aussi été ajoutée.
Ils ont aussi décidé d'étendre l'obligation de construire 20% de logements sociaux, prévue dans la loi SRU pour les communes "comprises dans une agglomération de plus de 50.000 habitants", à celles qui sont "membres d'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre de plus de 50.000 habitants", soit quelque 250 communes supplémentaires.
Une modification qui a provoqué des remous chez les députés UMP, au point que la commission des Affaires économiques, saisie pour avis de ce texte, a adopté un amendement repoussant à 2017 l'extension du quota de 20%, contre 2014 fixé par les sénateurs.
Réaction des Enfant de Don Quichotte
Les Enfants de Don Quichotte ont proposé mercredi plusieurs améliorations au projet de loi.
En premier lieu, l'association demande dans un communiqué "l'augmentation des possibilités concrètes de relogement des personnes reconnues prioritaires par la commission de médiation". En effet, remarque-t-elle, "si le texte est voté en l'état, il risque de ne permettre aucune avancée concrète car le contingent préfectoral est très limité - 20% des droits de réservation - et sert déjà aux publics défavorisés".
Ils demandent, par ailleurs, d'"inscrire dans la loi le principe, applicable immédiatement, de non-remise à la rue" ainsi que "l'accroissement du dispositif d'accueil". |
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| vendredi 02 février 2007, a 10:31 |
| Ingrid Betancourt:des artistes se mobilisent |
Des écrivains et artistes ont appelé la France à un "engagement plus ferme" pour obtenir la libération de l'otage La manifestation a eu lieu au théâtre Marigny à Paris, avec Mélanie Betancourt, fille de la députée enlevée par la guérilla le 23 février 2002.
Renaud, Alain Chamfort, Alain Delon, Jean-Claude Brialy, Philippe Torreton, Marc Lévy et Alain Decaux étaient réunis pour soutenir l'appel de "100 artistes et écrivains contre la mort d'Ingrid Betancourt".
La manifestation était organisée par l'association Artistes et écrivains contre la mort d'Ingrid Betancourt, dont le président est le journaliste écrivain Pierre Martial.
Un portrait de l'otage, accroché pour soutenir l'opération, restera affiché sur la façade du théâtre "aussi longtemps qu'Ingrid Betancourt ne sera pas libre", a déclaré à l'AFP, de son côté, le maire PS de la capitale Bertrand Delanoë.
"Maman est devenue une otage éternelle", a déclaré Mélanie Betancourt lors d'un discours prononcé dans le foyer du Théâtre. Le 23 février, "cela fera un quinquennat que ma mère et son amie Clara Rojas ont été enlevées et quatre ans que l'on est sans nouvelle ni preuve de vie", a-t-elle dit. "Il n'est pas acceptable que la France laisse un pays détenir une de ses ressortissantes et ne se donne pas tous les moyens, notamment auprès de l'Onu et de l'UE pour obtenir sa libération", a-t-elle expliqué à l'AFP après le rassemblement.
Notant que sa mère détient le "triste record de l'otage français le plus longtemps détenu", la jeune femme a regretté que les médias "ne se mobilisent pas autant que pour les autres otages, comme la journaliste Florences Aubenas".
"Il faut que le gouvernement tape du poing sur la table et menace s'il le faut de rompre ses relations diplomatiques avec la Colombie", a déclaré à l'AFP le chanteur Renaud.
La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et Clara Rojas ont été enlevées par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) pendant la campagne présidentielle où elle se présentait comme candidate indépendante, alors en lutte ouverte contre la corruption.
Des sites de soutien:
http://www.betancourt.info
Un comité de soutien canadien Le site dédié des Latin Reporters
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| vendredi 02 février 2007, a 07:13 |
| Logement:des besoins non satisfaits |
Pour la Fondation abbé Pierre, il y a un gros décalage entre la production de logements et les besoins de la population "On construit 76 % des logements pour le tiers de la population le plus aisé", résume la Fondation Abbé Pierre, à l'occasion de la sortie aujourd'hui de son rapport 2007 sur le mal-logement.
Le rapport accuse les pouvoirs publics d'avoir été "myopes aux besoins sociaux" au cours des dernières années.
"Société et logement connaissent des évolutions inverses", souligne la Fondation dans son 12e rapport annuel: d'un côté la demande se fragilise, de l'autre le logement connaît un renchérissement et devient inaccessible au plus grand nombre. "Les classes moyennes sont dupées et les classes populaires sont oubliées", souligne le document.
En 2006 comme en 2005, les mises en chantier ont atteint des chiffres record depuis 25 ans (respectivement 430.000 et 410.000). Pour autant, la part des logements qui seront attribués sous conditions de ressources ou à des loyers inférieurs à ceux du marché ne représente que 41 % de la production, contre 67 % en 2000. La Fondation souligne par ailleurs que la progression globale du nombre de logements sociaux financés depuis 2004 "tient essentiellement à l'augmentation de l'offre locative intermédiaire (...) inaccessible à la grande majorité des 1.300.000 demandeurs de logements sociaux".
A l'inverse, le nombre de logements construits destinés à des ménages qui peuvent se loger sans aide a plus que doublé, passant de 100.000 en 2000 à 260.000 unités en 2006. "Il ne faut donc pas s'étonner du décalage considérable entre l'appréciation favorable de la situation, émanant des responsables de la politique du logement, et celle des Français préoccupés par la rareté des logements proposés à des prix abordables", souligne le rapport.
Que ce soit dans le secteur locatif public ou privé, la dérive est la même. A titre d'exemple, la Fondation cite le cas de Lyon : aujourd'hui, seulement 6 % des logements privés ont un loyer de niveau HLM, contre 50 % en 1990. A cet égard, son rapport accuse l'Etat d'avoir affecté, ces dernières années, les ressources publiques à promouvoir des produits immobiliers qui ont contribué à l'affaiblissement du rôle social du parc privé. Ainsi, le dispositif "Robien" a-t-il contribué à la hausse des loyers privés, affirme le documents.
La dégradation des situations sur toute la chaîne du logement, ajoute le rapport, a "des effets dévastateurs pour les plus fragiles" contraints de se loger dans toutes sortes d'habitations "indignes" : squats, bidonvilles, campings, caves... Adoption par le Sénat du droit opposable
Le Sénat a adopté jeudi le projet de loi sur le droit au logement opposable , réponse du gouvernement à l'action engagée le mois dernier par "Les Enfants de Don Quichotte", avec l'installation de tentes pour les sans-abri dans plusieurs grandes villes.
Annoncé par Jacques Chirac dans ses voeux du 31 décembre, le texte définit cinq catégories de "demandeurs les plus prioritaires" qui pourront, à partir du 1er décembre 2008, présenter un recours administratif si leur demande de logement n'a pas reçu une réponse adéquate.
Il s'agit des personnes dépourvues de logement, menacées d'expulsion sans relogement, hébergées temporairement, logées dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux, et des ménages avec enfants mineurs ne disposant pas d'un logement décent ou vivant en suroccupation.
Ce droit sera étendu, à partir du 1er janvier 2012, aux "autres personnes éligibles au logement social dont la demande de logement a été laissée sans réponse durant un délai anormalement long".
Les sénateurs ont musclé le dispositif en portant à 591.000 le nombre de logements sociaux à construire sur la période 2005-2009, soit 91.000 de plus que prévu par le plan de cohésion sociale de 2005.
Ils ont également étendu le champ d'application de l'article 55 de la loi SRU, qui impose aux communes de construire 20% de logements sociaux. Ils y ont fait entrer celles qui sont "membres d'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre de plus de 50.000 habitants", soit quelque 250 communes de plus.
En outre, les aides au logement ont été à l'unanimité indexées sur "l'évolution de l'indice de référence des loyers" (IRL). Cet amendement vise l'aide personnalisée au logement, l'allocation de logement social, et l'allocation de logement familial, dont le barème sera révisé chaque année au 1er janvier.
Dans une deuxième partie, le projet prévoit également la création d'une prestation d'aide à la réinsertion familiale et sociale des immigrés, et l'extension du "crédit d'impôt services à la personne" aux ménages non imposables qui travaillent.
Un "comité de suivi de la mise en oeuvre du droit au logement opposable" a égament été instauré.
Jeudi soir, Jean-Louis Borloo, s'est réjoui de cette adoption. "Ce texte souhaité par tous permet des avancée considérables: il rend le droit au logement opposable et prévoit de nombreuses mesures institutionnelles et financières pour en faciliter la mise en oeuvre", dont un calendrier "précis", a estimé le ministre de l'Emploi, de la cohésion sociale et du logement. Oui à 100.000 logements très sociaux
Les représentants de cinq candidats à la présidentielle ont promis jeudi la construction de plus de 100.000 logements très sociaux par an.
Il s'agit de Dominique Voynet, candidate Verts à la présidentielle, Thierry Repentin, sénateur PS, Jean-Jacques Jégou, sénateur UDF, Marc-Philippe Daubresse, député UMP du Nord ainsi que Nadine Garcia, pour le PCF.
Actuellement, même si la construction de ce type de logements très sociaux a été multiplié par 1,6 entre 2000 et 2006, le niveau est d'environ 60.000 par an.
Thierry Repentin (PS) a déclaré que "l'on pouvait aller à 120.000, hors cadre du programme démolitions-constructions de l'ANRU" (Agence nationale pour la rénovation urbaine).
Pour lui, "Il faudra revenir au fondamental qui est l'aide à la pierre", a-t-il notamment ajouté.
Dominique Voynet, Nadine Garcia et Jean-Jacques Jégou se sont eux aussi prononcés pour 120.000 logements de ce type.
Les représentants des partis politiques se sont aussi déclarés en faveur d'un triplement des amendes pour les communes qui n'appliquent pas la loi SRU. Cette loi Solidarité et Renouvellement Urbains rend obligatoire un quota de 20% de logements sociaux dans les communes de plus de 3.500 habitants (1.500 habitants en Ile-de-France). |
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| vendredi 29 décembre 2006, a 08:50 |
| Enfants de Don Quichotte:extension du mouvement |
Le mouvement des Enfants de Don Quichotte va s'étendre dans les jours à venir à plusieurs villes de France
C'est ce qu'a annoncé jeudi Augustin Legrand, président de l'association, précisant que des tentes vont être montées notamment à Lyon, Lille, Toulouse ou Rennes.
Jeudi soir, 18 tentes ont été montées sur les quais de la Loire à Orléans par des militants de l'association dont certains ont passé la nuit avec les SDF.
Il s'agit, selon M.Legrand, venu soutenir l'opération orléanaise, de la "première opération du genre en province" depuis l'installation de 200 tentes au bord du canal Saint-Martin à Paris le 19 décembre.
Une autre du même type avait lieu simultanément à Aix-en-Provence, a-t-il affirmé.
Plan grand froid en vigueur dans 55 départements Le niveau 2 du plan grand froid est désormais en vigueur dans 55 départements, dont Paris, selon un dernier bilan du ministère de la Cohésion sociale, établi mercredi.
Le niveau 2 est activé par les préfets lorsque les températures sont négatives le jour et comprises entre -5 ° et -10° la nuit. Il prévoit l'ouverture de lieux d'hébergement supplémentaires. Le froid a fait au mois six victimes en France depuis le mois de novembre. |
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| mercredi 27 décembre 2006, a 10:55 |
| SDF,association recue par le gouvernement |
SDF: association reçue par le gouvernement
Après la mort d'un SDF, la ministre Catherine Vautrin a reçu mardi des représentants des "Enfants de Don Quichotte"
Selon l'association, la ministre est d'accord sur le bien-fondé de sa Charte mais le gouvernement ne veut pas fournir de moyens supplémentaires.
Les "Enfants de Don Quichotte" défendent les sans-abri et réclament des mesures permettant "l'accès de tous à un logement décent". Ils ont installé près de 200 tentes le long du canal Saint-Martin.
Catherine Vautrin reçoit les Enfants de Don Quichotte Une délégation de cinq "campeurs" du canal Saint-Martin, dont deux SDF, a été reçue mardi après-midi par la ministre déléguée à la Cohésion sociale Catherine Vautrin. Aucune annonce précise n'a été faite après la rencontre.
"Nous avons regardé leur Charte", a déclaré la ministre à la sortie de l'entrevue. "Nous avons également pris point par point l'action du gouvernement. (...) L'association a reconnu que le gouvernement depuis 2002 a fait beaucoup de choses."
Les Enfants de Don Quichotte réclament, dans leur "Charte du canal Saint-Martin", l'ouverture des structures d'hébergement "24 heures sur 24 et 365 jours par an", la création "immédiate d'une offre de logements temporaires", la création de "plus de logements sociaux", le développement de "formes alternatives de l'habitat". L'association demande également que tout accueil en hébergement mène à "une solution stable" pour éviter "le renvoi à la rue" et que le droit au logement soit "opposable" sur tout le territoire.
Catherine Vautrin a visité mardi un centre d'hébergement d'urgence géré par Emmaüs à Vincennes et un espace "solidarité-insertion" à Paris, avant d'accompagner les équipes du Samu social de Paris en maraude dans la soirée.
Les Enfants de Don Quichotte ont installé 200 tentes le long du canal Saint-Martin dans le Xe arrondissement de Paris depuis le 19 décembre. Ils y invitent les "biens logés" à venir passer une nuit avec les sans-abris. "C'est devenu un petit village avec beaucoup de solidarité et d'humanité", selon un voisin qui a passé la nuit sur place. Chaque matin de nouveaux sans-abris rejoignent le campement du Canal Saint-Martin. Venu soutenir le mouvement, le comédien Jean Rochefort a dit sa "honte" de voir une telle situation perdurer en France. "Avant de ranger mes affaires, j'aimerais voir cette situation réglée", a-t-il dit par allusion à son âge (76 ans).
L'association appelle désormais la population à venir signer au canal Saint-Martin la charte "pour l'accès de tous à un logement" ou à la signer sur leur site internet.
Mort d'un SDF à Belfort Un homme sans abri a été trouvé mort mardi dans le centre de Belfort. Il avait sans doute passé la nuit dehors, selon la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales).
A Paris, un sans domicile fixe est décédé samedi à Paris d'une crise cardiaque. Son état de santé général était fragilisé notamment par sa consommation d'alcool, a indiqué la Préfecture de police.
Ce décès est survenu alors que le niveau 2 du plan grand froid était activé dans la capitale. Le niveau 2 est activé par les préfets lorsque les températures sont négatives le jour et comprises entre -5 ° et -10° la nuit. Il prévoit l'ouverture de lieux d'hébergement supplémentaires.
Le froid a fait au mois six victimes en France depuis le mois de novembre. |
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| jeudi 30 novembre 2006, a 20:35 |
| Polemique autour du téléthon |
Des responsables catholiques contestent les recherches sur l'embryon et l'utilisation des fonds collectés L'affaire est partie du Var, le 9 novembre, quand le diocèse de Toulon a estimé qu'il n'était "plus possible" de participer au financement du Téléthon qui aide la recherche sur les embryons humains.
L'Association française contre les Myopathies (AFM) dit respecter la loi sur la bioéthique et souligne les progrès obtenus pour les maladies orphelines.
Les catholiques, qui ont émis des réserves, parlant de "stratégie eugéniste" du Téléthon , s'élèvent en particulier contre le diagnostic préimplantatoire (DPI). Il s'agit de vérifier, en cas de fécondation in vitro, que les embryons à implanter sont bien exempts d'une maladie génétique.
Selon des sources médicales, une centaine de DPI sont effectués chaque année, et aboutissent à 10 ou 20 naissances environ, après accord des donneurs et des receveurs d'embryons.
"Le DPI", insiste Mme Tiennot-Herment dans une interview au Pèlerin, "permet la naissance d'enfants en bonne santé dans des familles à risque" et "cela n'a rien à voir avec la recherche de l'enfant parfait".
Reste que pour les catholiques, le principe fondamental est que "l'homme ne doit pas être l'objet de manipulation", et qu'il n'y a pas lieu de financer des recherches qui vont à l'encontre de ce principe.
L'archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois a ainsi résumé l'affaire : "ce n'est pas parce que le Téléthon est une oeuvre généreuse qu'on doit signer un chèque en blanc", pour financer notamment des recherches permettant le tri d'embryons.
La présidente de l'AFM se déclare prête à parler d'éthique avec l'évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Rey. En revanche, elle n'est pas prête à mettre en place des procédures permettant aux donateurs de choisir ce qu'ils veulent financer. "Donner à l'AFM, c'est adhérer à un projet global", déclare-t-elle.
"98,6% des fonds vont à la recherche de thérapies innovantes, qui ne suscitent pas d'objection éthique". Le Téléthon fête cette année sa 20e édition, les 8 et 9 décembre.
"Il ne faut pas se priver de faire ces recherches", a affirmé pour sa part jeudi le ministre délégué aux Personnes handicapées, Philippe Bas, qui a ajouté que "la loi sur la bioéthique est très réglementée".
Les embryons concernés par la recherche "n'ont pas été fabriqués pour cela", a-t-il insisté au micro de la radio "Vivre FM". En cas de fécondation in vitro pour un couple infertile, "on est obligé de constituer des embyons et on tente le transfert. Quand le transfert est réussi, il reste quelques embryons appelés embryons surnuméraires. Si on veut faire des recherches sur ces embryons, les conditions sont draconiennes", a-t-il expliqué. |
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| mardi 14 novembre 2006, a 17:08 |
| Tout celà est bien triste!!!! |
Le 14 novembre 1996, peu après midi, Marion Wagon, 10 ans, se volatilise en quelques minutes entre son école et son domicile, situé à seulement 400 mètres, à Agen, dans le Lot-et-Garonne. Dix ans après, sa disparition reste un mystère. Les enquêteurs cherchent toujours une piste sérieuse. "Le dossier n'a jamais été clôturé. Il n'y a pas de risque de prescription", a indiqué lundi le procureur de la République d'Agen Pierre Nalbert. "La prescription est de dix ans mais elle repart à la fin de chaque acte" de procédure, a-t-il ajouté.
Malgré d'intenses recherches des forces de l'ordre, qui ratissent Agen et ses environs, allant jusqu'à vider le canal du Midi sur 14 km, la petite fille blonde aux yeux bleus ne donnera plus signe de vie. Un chien policier perd sa trace à 50 mètres de chez elle, laissant supposer que cette élève décrite comme "souriante et décontractée" est montée dans un véhicule. Dix ans après, les enquêteurs, d'abord de la police judiciaire puis de la gendarmerie, ne semblent pas tenir de piste sérieuse après des milliers de témoignages et l'abandon de diverses "pistes", notamment en Nouvelle-Calédonie, en Catalogne, en Pologne ou à la Martinique.
"Tout est possible même dix ans après"
En 1998, un portrait scientifiquement "vieilli" de la fillette est diffusé en même temps qu'un numéro vert d'appel gratuit. En vain. La disparition de Marion a pourtant suscité une forte mobilisation en France et en Belgique. Des milliers d'affichettes, avec sa photo, sont apposées dans des lieux publics et des magasins. Le visage rond et rieur de l'enfant est même imprimé sur 4 millions de packs de lait. "Il y a eu un travail monstrueux dans la France entière et pas une affaire de pédophilie pour laquelle il n'y a pas eu des vérifications", a souligné le procureur d'Agen. La cellule Marion, toujours active, accumule aujourd'hui plus de 15 tonnes de documents et procès-verbaux. A plusieurs reprises, l'espoir renaît brièvement, comme en 2003, quand un travesti entendu dans le cadre de l'affaire du tueur en série Patrice Alègre affirme, avant d'avouer une manipulation, avoir aperçu Marion dans des soirées sado-masochistes. L'hypothèse du tueur en série présumé Michel Fourniret, évoquée un temps, a elle aussi été "totalement écartée", selon le parquet.
Pendant ce temps, les parents de Marion continuent d'espérer malgré la souffrance, ravivée à chaque nouvelle affaire de pédophilie. "On veut savoir la vérité et punir celui qui s'est emparé de notre bonheur", a déclaré lundi le père, Michel Wagon, se disant aussi meurtri par le manque de communication des magistrats qui l'ont reçu "à peine huit fois en dix ans". "Tout est possible même dix ans après", a-t-il toutefois estimé en citant l'exemple de Natascha Kampusch, cette jeune Autrichienne qui a réussi à échapper à son ravisseur huit ans après son enlèvement, à l'âge de 10 ans.
En attendant, les habitants d'Agen ont été appelés à se mobiliser mardi en portant un ruban blanc ou en accrochant un mouchoir blanc aux cartables des enfants. "C'est un message collectif pour qu'on n'oublie pas Marion et pour donner un peu d'espoir aux parents", expliquait l'association de défense et protection de l'enfance "La Mouette", à l'origine de l'opération. |
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| vendredi 10 novembre 2006, a 20:31 |
| Un viol commis youtes les deux heures |
Un viol (déclaré) est commis toutes les 2h en France en moyenne, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur
Selon "Le Figaro" publié vendredi, 4.412 faits de viols ont été enregistrés l'an dernier.
Le phénomène est en pleine explosion depuis une dizaine d'années mais cela ne signifie pas qu'il y a davantage d'agressions de ce type, explique un responsable policier; cela témoigne plutôt "d'une certaine libération de la parole chez les victimes."
En outre, dans les commissariat, des "policiers référents", en général des femmes", se sont spécialisés dans l'accueil des victimes et le recueil de leur déposition. Si cela aide à libérer la parole, la déclaration du viol n'en reste pas moins taboue: le collectif féministe contre le viol estime que seule une victime sur dix porte plainte.
Chiffre encourageant: 70% des viols déclarés sont élucidés à l'échelon national, selon Le Figaro. L'apparition des analyses génétiques a largement facilité le travail des magistrats même si la certitude qu'apporte la preuve ADN peut parfois désservir les victimes qui ne disposent pas de cette preuve.
Un portrait robot du violeur type établi par les enquêteurs nous apprend qu'il est âgé de 20 à 40 ans, marginal ou issu des couches défavorisées, et "passe à l'acte plus volontiers dans les quartiers populaires. Parkings, porches, squats et caves d'immeubles et appartements des victimes constituent leurs terrains de chasse favoris."
Actuellement, "24 violeurs en série potentiels écument la province", croit savoir le quotidien. A Paris, le moteur de recherche Corail aurait permis cet été d'en appréhender plusieurs, dont "le violeur mélomane |
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| commentaire(s) | tenue d'ete vvvvvvv (19/11/2009 07:45)tu est trop sexy c... |
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