| jeudi 02 avril 2009, a 16:07 |
| Un suicide reconnu comme accident du travail |

Le suicide d'un cadre du Cera de Reims a été reconnu par la Sécurité sociale comme un accident du travail
Dépressif, Jean-Pierre Crevet, salarié du Centre d'étude et de recherche pour l'automobile, a mis fin à ses jours en mai 2008 à son domicile.
Selon le quotidien L'Union, qui a révélé l'affaire, la décision de la Sécurité sociale a été rendue "il y a trois ou quatre semaines", nouvelle confirmée à l'AFP par l'avocat de sa veuve, Me Gérard Chemla.
"C'est une histoire très banale, celle d'un cadre, dans une entreprise qui resserre son personnel: il avait une équipe importante sous ses ordres, et après le plan social, il se retrouve quasiment seul à devoir assurer le même travail", a déclaré Me Chemla. Après le plan social mis en place dans la filiale du groupe Trêves, M.Crevet "a essayé de faire face, mais a quand même expliqué (à sa hiérarchie) que ce n'était pas possible", a ajouté Me Chemla.
C'est plusieurs mois plus tard, qu'il tombe malade, dépressif. "Son épouse prend conscience de la situation, explique au médecin - qui ne s'inquiète pas vraiment - qu'il faut faire quelque chose. Sur son insistance, on les adresse à un psychiatre, qui ne s'inquiète pas trop non plus", toujours d'après l'avocat qui ajoute: "Mme Crevet insiste pour le rencontrer après la consultation et lui dit que ça ne va pas du tout: il lui assure que ça va aller, qu'il faut que son mari prenne son traitement. Deux jours après, celui-ci se suicide."
La démarche de la veuve n'est "ni vindicative, ni intéressée", a précisé Me Chemla, ajoutant que deux procédures étaient désormais envisagées par la famille: une pour "faute inexcusable" contre l'entreprise, qui doit "assurer la sécurité de ses salariés", et une autre "sur la qualité du diagnostic du psychiatre". |
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