| mardi 24 mars 2009, a 06:26 |
| Un groupe de chimie US ferme son usine de Pardies |
Le géant américain de la chimie Celanese a annoncé lundi la fermeture de son usine de Pardies (Pyrénées-Atlantiques)
Le site, qui emploie 350 personnes, "n'est plus viable économiquement" en raison de ses "coûts très élevés", selon un communiqué du groupe chimique basé à Dallas, qui avait annoncé un examen de rentabilité en janvier.
Cette annonce a causé de vives réactions chez les élus, ainsi que la crainte d'une contagion de perte d'emplois dans la région.
La direction de Celanese assure avoir étudié "avec la plus grande attention" les propositions d'aide au maintien de l'usine qui lui ont été faites par les élus locaux et régionaux, ajoutant avoir "apprécié l'implication des représentants politiques locaux". Ceux-ci ont dénoncé dans un communiqué commun "l'attitude inacceptable" du groupe chimique américain qui, selon eux, n'a "pas joué le jeu de la transparence", et craignant une réaction en chaîne de difficultés pour les entreprises du bassin de Lacq.
Le président du Conseil régional d'Aquitaine Alain Rousset (PS), le président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques Jean Castaings (UMP) et le député PS des Pyrénées-Atlantiques David Habib, également président de la communauté de communes de Lacq, ont regretté "l'annonce brutale" de la fermeture du site. Ces élus, auxquels Martine Lignières-Cassou (PS), maire de Pau, s'est "pleinement associée", ont dénoncé "la méthode utilisée de décider ainsi dans l'urgence la fermeture de ce site sans concertation avec les autres acteurs de ce bassin d'emplois alors même que les activités de Yara et Air Liquide sont mises en péril".
Yara, une entreprise chimique norvégienne et le groupe français Air Liquide, qui emploient au total quelque 200 salariés sur place, dans des productions étroitement tributaires de celles de Celanese, ont toutes deux fait savoir qu'elles devront mettre à l'étude les conditions de survies de ces deux unités.
Les représentants CGT et CFDT de Celanese, qui ne croyaient plus guère à la pérennité de l'usine, ont fait savoir qu'ils lutteraient désormais pour obtenir un maximum de mesures de reclassement et d'accompagnement social.
Pour sa part, la direction a annoncé dès lundi ses propositions comportant notamment un plan de préretraites pour les salariés âgés de 55 ans et plus, un congé de reclassement de 9 mois pour tous les salariés et des aides pour la formation et le reclassement. "Mais la reconversion des personnels de Celanese sera extrêmement longue et compliquée", a souligné Alain Masse, responsable CGT, soulignant la "très grande spécificité" des métiers concernés et la moyenne d'âge "assez élevée" des salariés de l'entreprise. Selon lui, quelque 2000 emplois sont menacés, dans les entreprises du bassin mais aussi dans les transports routiers et ferroviaires concernés par leurs productions et jusque dans les activité de fret du port de Bayonne. |
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