| lundi 23 mars 2009, a 21:48 |
| Retraite complémentaire: statu quo jusqu'en 2011 |

Patronat et syndicats ont conclu lundi leurs négociations sur l'avenir des retraites complémentairesIls soumettront à leurs instances un texte d'accord prévoyant de reconduire jusqu'à la fin 2010 les règles actuelles, qui arrivaient à expiration le 31 mars, ont annoncé les syndicats. Cette prolongation lèvera l'incertitude qui pesait sur le financement de la retraite complémentaire entre 60 et 65 ans, enjeu le plus immédiat de la négociation.
Le projet d'accord prévoit en effet la reconduction du dispositif (AGFF) qui permet de bénéficier d'une retraite complémentaire avant 65 ans sans pénalités. Une non-reconduction, que le patronat n'avait pas exclue, aurait entraîné une baisse de jusqu'à 22% des pensions complémentaires pour les salariés liquidant leur pension après le 1er avril. "On a sauvé l'AGFF", a dit Danièle Karniewicz (CFE-CGC), "mais il manque plein de choses" dans ce projet d'accord, selon elle.
"On a écarté le casus belli" En annonçant qu'il renonçait à relever l'âge minimum exigé pour toucher une retraite complémentaire complète, "le Medef a fait preuve pour une fois de sagesse", a déclaré à la presse Jean-Louis Malys (CFDT), précisant que la CFDT prendrait dans la semaine sa décision sur la signature du projet d'accord.
Après avoir renoncé à obtenir cette mesure "structurelle", l'organisation patronale a proposé aux syndicats, lors de la dernière séance de négociation sur l'avenir du régime des retraites complémentaires des salariés du privé, de prolonger jusqu'à fin 2010 la validité de l'actuel accord, qui expire à la fin du mois.
Sa prolongation impliquerait un maintien du niveau actuel des cotisations et une poursuite de la baisse relative des pensions par rapport aux cotisations, alors que les syndicats souhaitaient une augmentation de cotisations et une stabilisation du "rendement" (ce que rapportent en termes de pensions les cotisations versées).
Elle impliquerait également de ne pas toucher aux avantages familiaux que le Medef voulait revoir à la baisse. "Ce n'est pas glorieux", a déclaré de son côté Bernard Devy (FO), "mais on a écarté le casus belli" du recul de l'âge minimum de la retraite. La retraite complémentaire représente en moyenne deux tiers de la retraite globale des cadres et un tiers de celle des autres salariés. |
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