| jeudi 26 février 2009, a 15:56 |
| Deux témoignages favorables à Yvan Colonna |
Deux personnes qui ont vu l'assassinat affirment que le berger de Cargèse n'est pas le tireur du 6 février 1998
Marie-Ange Contart, témoin de l'assassinat de Claude Erignac a assuré jeudi qu' Yvan Colonna n'était pas l'homme qu'elle avait vu tirer sur le préfet de Corse.
Mercredi, un haut fonctionnaire corse, Jospeh Colombani, a affirmé que Colonna n'a pas déclenché de "déclic" dans sa mémoire. Il était pourtant à une vingtaine de mètres de la scène.
"Jamais je ne l'oublierai" Marie-Ange Contart, 32 ans, est une employée du casino d'Ajaccio. Entendue jeudi comme témoin, elle a dit avoir vu le visage et l'arme du tireur, et croisé son regard, ce qui l'a "traumatisée". "Jamais je ne l'oublierai, on pourra me présenter l'assassin dans dix ans, je le reconnaîtrai", a-t-elle dit. "J'ai eu le temps de le regarder, j'en suis sûre et certaine, ce n'est pas lui."
Ce témoignage s'additionne au témoignage favorable de Joseph Colombani. Ce dernier a affirmé mercredi qu' Yvan Colonna n'a pas déclenché de "déclic" dans sa mémoire.
Joseph Colombani : un "témoin idéal" Jospeh Colombani a restitué avec minutie le "guet-apens" dressé par les deux agresseurs. "Tout ce que j'ai vu et entendu est resté gravé dans ma mémoire comme fer rouge", a-t-il expliqué avec un ton posé et empreint d'émotion.
Le 6 février 1998, il attendait Claude Erignac à l'entrée du théâtre Kallisté d'Ajaccio, où le préfet devait assister à un concert de musique classique. Deux hommes "d'une froideur totale" et d'une "taille normale" ont surgi alors qu'il était à une distance de "20 à 25 mètres". Le premier était vêtu "d'une parka jaunâtre" et avait des "cheveux foncé, plats et mi-longs encadrant un visage émacié". Le second portait "un couvre-chef bleu marine" sur un "visage plein" et une taille "massive".
"Lorsque j'ai vu Yvan Colonna, je n'ai pas vu l'homme dont j'ai gardé le souvenir en train d'assassiner le préfet Erignac", a-t-il affirmé mercredi devant la cour d'Assises de Paris.
C'est la troisième fois Joseph Colombani témoigne dans cette affaire. Le président Didier Wacogne l'a qualifié de "témoin idéal". Une remarque peu appréciée par la défense.
Ces deux témoignages favorables à Yvan Colonna s'ajoute aux révélations de Didier Vinolas qui ont entraîné un supplément d'informations. Cet ancien proche collobarateur de Claude Erignac avait affirmé le 13 février que deux membres présumés du commando à l'origine du crime étaient "peut-être" encore en liberté. |
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