| mercredi 31 décembre 2008, a 09:44 |
| Réveillon : sécurité renforcée à Paris |

7.000 policiers, gendarmes, pompiers et militaires assureront la sécurité de la Saint-Sylvestre à Paris
4.500 policiers et gendarmes avaient été mobilisés en 2007 la même nuit. Le passage à la nouvelle année attire traditionnellement plusieurs centaines de milliers de personnes sur les Champs-Elysées et sous la Tour Eiffel.
François Fillon, lors d'une réunion à Matignon, a par ailleurs souhaité qu'aucune demande d'hébergement de SDF ne soit refusée.
"Le Premier ministre a donné un mot d'ordre très simple, qui est : Zéro refus d'hébergement", a déclaré Martin Hirsch, Haut-Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, à l'issue d'une réunion à Matignon pour préparer le dispositif de sécurité du réveillon de la Saint-Sylvestre.
Selon Martin Hirsch, vingt personnes se sont vu refuser une place d'accueil au cours de la nuit de Noël à Paris. Le chiffre est ensuite allé décroissant.
François Fillon a donné instruction pour qu'aucune demande d'hébergement ne soit refusée", a indiqué ensuite Matignon dans un communiqué. Deux SDF, sans doute victimes du froid, ont été découverts morts dans le Val-d'Oise lundi.
Selon le collectif "Les morts de la rue", ces décès portent à 360 le nombre de sans-abri morts dans la rue ou à l'hôpital en 2008.
Dans un communiqué diffusé après la réunion, Matignon précise que François Fillon a demandé que les préfets "se mobilisent" sur le problème. Il assure que 10.714 places d'hébergement supplémentaires sont proposées par rapport aux 99.600 déjà ouvertes.
Concernant la sécurité, des consignes de fermeté ont été données "pour dissuader et réprimer tous actes de violence qui viendraient gâcher l'esprit de fête devant prévaloir tout au long de la soirée dans la capitale", précise la préfecture de police.
Michèle Alliot-Marie a expliqué que le gouvernement prenait en compte le "contexte international", une allusion au conflit dans la bande de Gaza, qui est propice selon les spécialistes à des attaques terroristes.
"Notre pays est effectivement sous une menace constante, qui n'est pas plus importante que dans d'autres pays, mais qui existe et qui implique par conséquent que nous soyons vigilants", a-t-elle dit lors de cette réunion s'est tenue à Matignon présidée par François Fillon.
Outre Michèle Alliot-Marie, la ministre de la Justice, Rachida Dati, sa collègue de la Santé, Roselyne Bachelot, et le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, y participaient. |
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