| mardi 28 octobre 2008, a 14:31 |
| progrès!!! |
Mise au point d'un coeur artificiel
Un chercheur français a mis au point le premier coeur artificiel qui pourrait être évalué sur l'homme d'ici deux ans
Le professeur Carpentier, directeur du laboratoires d'études des greffes cardiaques à l'hôpital Pompidou à Paris, "a combiné des matériaux biocompatibles avec une électronique embarquée de pointe pour imiter l'organe humain", explique Les Echos.
L'engin, qui pèse 900 grammes, fonctionne comme un vrai coeur.
Déjà protégé par des brevets, il est le "fruit de vingt ans de recherche et de développement".
Le cardiologue chercheur a travaillé en collaboration avec EADS. La société Carmat, issue du groupe d'aéronautique et de défense, "vient de lever une quarantaine de millions d'euros" pour financer l'opération, révèle le quotidien économique. A ce jour, celle-ci, qui bénéficie par ailleurs du soutien de la banque publique d'aide aux PME Oséo, a déjà coûté 55 millions d'euros.
Selon le Pr Carpentier, les prototypes expérimentaux mis au point par son équipe ont été testés chez l'animal mais "surtout par simulation numérique". "Le coeur artificiel est prêt, il a besoin d'être fabriqué industriellement", explique-t-il. I note que "tous les composants de la prothèse" n'ont fait apparaître aucune "complication d'usure". Il estime que son projet résout le problème essentiel que rencontrent les coeurs artificiels existants, à savoir "la formation de caillots".
Il utilise des matériaux mieux tolérés, "bioprothétiques". Alain Carpentier indique avoir inventés ces matériaux pour la mise au point de prothèses de valves cardiaques vendues aujourd'hui dans le monde entier. Ceux-ci sont fabriqués à partir de "tissus animaux traités chimiquement pour éviter le rejet immunologique". Ce coeur artificiel reproduit en outre la physiologie d'un coeur normal, avec les mêmes flux sanguins, la même "hémodynamique".
Plusieurs équipes dans le monde travaillent à la mise au point d'un coeur artificiel total, qui se substituerait au coeur naturel et permettrait de pallier la pénurie de greffons. |
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