16 personnes ont été hospitalisées après l'atterrissage d'urgence à Limoges d'un avion de la compagnie low cost
L'appareil, qui effectuait la liaison Bristol-Barcelone Girone "a été victime" dans la nuit de lundi à mardi "d'un problème de dépressurisation qui a provoqué le déploiement des masques à oxygène", a expliqué Ryanair.
Il a fait une chute de 8000 mètres en cinq minutes, selon la police française.
Un rapide examen de l'appareil n'a pas laissé apparaître de défaillance particulière.
Le directeur général de Ryanair, Michael O'Leary, a assuré que les procédures de sécurité avaient été respectées. "Tout le monde à bord, passagers et équipage, a dû enfiler les masques à oxygène et l'appareil a dû descendre jusqu'à 8.000 pieds et se détourner vers l'aéroport disponible le plus proche", a-t-il déclaré sans se prononcer sur l'origine de l'incident.
Selon la compagnie, tous les masques étaient en état de fonctionnement. Mais un passager a affirmé que certains de ces équipements ne se remplissaient pas d'oxygène.
"Des gens croyaient qu'ils allaient mourir, c'était terrifiant", a expliqué ce passager, l'explorateur polaire Pen Hadow. "Il y a eu une chute soudaine de la température et un courant d'air froid. On aurait dit que quelqu'un avait ouvert la porte... Et les masques à oxygène sont tombés... Le mien ne se remplissait pas d'oxygène, celui de mon fils non plus", a-t-il ajouté. "Pour moi, c'était évident qu'il y avait une dépressurisation de la cabine mais aucune annonce n'a été faite... Pourquoi n'ont-ils pas dit quelques mots rassurants?", s'est demandé l'explorateur.
Vers 03h30 mardi, un avion du même type, affecté par Ryanair depuis l'aéroport de Bristol, est reparti avec 127 passagers à son bord. Les autres touristes, qui ne souhaitaient pas réembarquer à la suite de l'incident, devraient être acheminés vers Girone mardi vers 12h00.