| lundi 11 août 2008, a 06:28 |
| suicide à la prison! |
Un détenu de 21 ans se suicide à Fleury-Mérogis

Un détenu de 21 ans en détention provisoire s'est suicidé samedi dans sa cellule de Fleury-Mérogis (Essonne)
Le jeune homme s'est pendu avec un drap au support mural de la télévision, selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP, alors que son co-détenu était en promenade, a-t-on précisé de source judiciaire.
Le corps a été découvert vers 15H30. Une autopsie doit être pratiquée lundi.
Il avait été placé sous mandat de dépôt dans une affaire de "destruction de biens par substance incendiaire", remontant au mois d'avril.
Une surpopulation carcérale record Les détenus dans les prisons françaises étaient au nombre de 64.250 le 1er juillet, en hausse de 0,6% par rapport à juin (63.838), établissant un nouveau record dans un contexte de surpopulation carcérale. Pour le deuxième mois consécutif, le nombre des personnes incarcérées dans les quelque 200 prisons françaises dépasse le pic historique de juillet 2004 (63.652 détenus). La population carcérale compte 17.495 prévenus en attente de jugement.
Le nombre des places disponibles en prison était de 50.807 en juin, ce qui donne un taux de densité carcérale de plus de 126%, plaçant la France largement au-dessus de la moyenne des Etats-membres du Conseil de l'Europe qui s'élève à 102%. Selon des chiffres du mois de juin, près des deux tiers (63%) des établissements pénitentiaires sont en surpopulation et, parmi ceux-ci, 7% ont une densité de 200%, c'est-à-dire une moyenne de deux détenus pour une place.
Les maisons d'arrêt (comme celle de Fleury-Mérogis), où sont enfermés les prévenus en attente de leur jugement ainsi que les condamnés à de courtes peines, sont de loin les plus touchées par le surpeuplement.
Jusqu'à présent, la France profitait de la période estivale, souvent tendue dans les cellules, pour désemplir les prisons au moyen des grâces collectives du 14 juillet. Depuis son élection en 2007, Nicolas Sarkozy a décidé de ne plus user de ce droit présidentiel, "quasi-monarchique" selon lui. La réforme des institutions, adoptée lundi en Congrès, entérine la disparition du droit de grâce collectif. |
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