| lundi 17 mars 2008, a 06:46 |
| la gauche évoque une sanction contre le pouvoir |
Les cadres du PS ont appelé dimanche soir le gouvernement à tenir compte de son revers et à "rectifier" sa politique
Ségolène Royal a a estimé sur France 2 que le résultat des municipales et cantonales exprimait une "sanction de l'hyper-personnalisation du pouvoir" et "du non-respect des Français".
François Hollande a considéré pour sa part que la gauche "sera dans une certaine mesure au pouvoir" dans les villes et les départements à l'issue des élections locales.
Le chef du PS a souligné sur France 2 que son parti avait dépassé "l'objectif" que lui-même avait fixé, en l'occurrence de conquérir "30 villes de plus de 20.000 habitants".
"Le président de la République est obligé d'entendre le message des Français", a ajouté le premier secrétaire du PS. Auparavant, il avait jugé sur TF1 que Nicolas Sarkozy devrait "corriger la politique qu'il a conduite". Concernant son parti, François Hollande a souligné que le premier devoir du PS était d'"être à la hauteur du résultat de ce soir".
"Le gouvernement a dit après le premier tour qu'il entendrait le message, eh bien, qu'il le fasse et qu'il change sa politique et son comportement", a rappelé pour sa part Ségolène Royal. L'ex-candidate à la présidentielle a considéré que la gauche devrait "réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit" dans les derniers mois. Puis, faisant allusion à l'avenir du PS, elle a affirmé vouloir, "avec d'autres", "présenter aux Français un projet crédible, solide, cohérent" dans la perspective du prochain Congrès du Parti socialiste.
 Jack Lang avait tenu auparavant à souligner sur France 2, en guise d'allusion à l'actuelle désunion au sein du PS, que "nulle faction, nulle personnalité (...) au sein du Parti socialiste n'est en mesure de revendiquer une telle conquête" après les succès de la gauche au second tour des municipales. "C'est une victoire collective des Français. C'est une belle victoire mais nous devons l'aborder avec humilité", a souligné l'ancien ministre de la Culture.
 Julien Dray, porte-parole du PS, ouvrant les hostilités du débat peu après 20h00, a considéré les résultats des élections comme "un signe, un avertissement", "une sanction incontestable". "C'est d'autant plus une sanction que le gouvernement s'est beaucoup mobilisé dans la semaine. Le Premier ministre a circulé, les ministres ont été faire campagne", a-t-il rappelé. Fort du constat de la victoire de la gauche aux municipales et cantonales, il a réclamé "un débat" au parlement "sur le pouvoir d'achat". |
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