La Fédération nationale des artisans taxis organise un mouvement de protestation à partir du 30 janvier
Ils protestent contre les projets de "dérèglementation" de la profession contenus dans le rapport Attali.
"Si on dérèglemente le nombre de taxis, 3 ans plus tard il n'y a plus de taxi parce qu'ils ne gagnent plus leur vie. C'est une mauvaise solution.", a déclaré Alain Estival, le président de la Fédération nationale des artistans taxi.
Le 30 janvier, les artisans taxi organiseront des arrêts de travail à Paris et des manifestations dans la capitale et en province, a dit M. Estival. Le mouvement sera "reconductible", a-t-il ajouté.
"Aucun taxi au monde n'est déréglementé", a assuré Alain Estival, en citant comme exemple Londres ou New York. Il a affirmé que Paris avait une plus grande densité de taxi que les villes d'Europe ou d'Amérique du Nord.
La Fnat accepte l'augmentation du nombre de taxis à Paris, mais de façon "mesurée et rationnelle". "On ne va pas créer 7.000 licences alors qu'on n'en pas besoin", a dit M. Estival.
Le nombre, fixé par arrêté préfectoral en fonction des besoins estimés (activité commerciale, nombre d'habitants, fréquentation touristique), augmente modestement chaque année. Il a été porté à 15.900 en début d'année.
Pour la Fédération, le vrai "problème" à Paris, c'est la circulation. M. Estival a notamment indiqué que "tous les jours, de 700 à 1.000 taxis sont bloqués" sur l'autoroute du Nord et qu'il y a "250 à 300 km de bouchons" dans la capitale. "Mais la commission Attali n'en a pas parlé".
M. Estival a jugé que le rapport Attali contient une "seule chose intéressante: la redescente de Roissy en voie dédiée". "C'est une revendication depuis 25 ans, mais ce n'est pas suffisant", a-t-il dit. |