La Française des Jeux "n'a pas été mise en examen" après des soupçons de trucage
C'est ce qu'a affirmé Me Thierry Herzog, un des avocats du PDG de la Française des Jeux (FDJ), Christian Blanchard-Dignac. Ce dernier a été entendu vendredi matin par un juge d'instruction du tribunal de grande instance de Nanterre
Un joueur contestant l'intégrité des jeux de grattage avait porté plainte début 2005.
L'auteur de la plainte déposée au tribunal de Nanterre, Robert Riblet, affirme que les gains des jeux de grattages de la FDJ ne sont pas distribués "au hasard" comme le voudrait la loi. Pour certains jeux, un seul ticket gagnant représentant une forte somme se trouve dans chaque lot de tickets. Selon lui, certains buralistes et des "accros" des jeux, informés de cette particularité, augmentent leurs chances de gagner en ne piochant pas dans les lots qui ont déjà fourni un ticket gagnant.
Pour Robert Riblet, un ingénieur à la retraite, l'absence de mise en examen n'était "pas normale, compte tenu du dossier". "Au cours de la procédure, la FDJ a reconnu qu'elle intervenait pour répartir géographiquement sur le territoire les petits et les gros lots. Cela démontre bien que ce ne sont pas des jeux de hasard mais des jeux programmés", a-t-il expliqué.
Me Thierry Herzog s'est au contraire félicité que "la justice ne se soit pas laissée égarer par les allégations du seul plaignant Robert Riblet, dont la thèse a été battue en brèche par les explications et les documents fournis par le président de la Française des Jeux ".
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