Xavier Darcos a confirmé jeudi soir la suppression du samedi matin travaillé en maternelle et au primaire en 2008
"Dès la rentrée prochaine, dans toutes les écoles de France, nous n'aurons plus cours le samedi matin et j'espère qu'ensuite très vite on pourra étendre le dispositif aux collèges", a déclaré le ministre de l'Education sur TF1.
"Les trois heures" ainsi libérées seront dédiées "à ceux qui sont en échec scolaire",a-t-il ajouté.
Il a cité "ces 15% d'élèves qui sont en très grande difficulté scolaire, ceux qui disent 'pour moi, il n'y a pas d'avenir, no future'".
Ces heures d'accompagnement seront prises "dans l'ensemble de l'emploi du temps de la semaine, ces élèves seront pris séparément par les professeurs qui leur permettront de travailler de manière plus soutenue, plus personnelle", a-t-il détaillé, sans préciser ce que feraient les élèves ne présentant pas de difficulté pendant ces trois heures.
"Sans aucun doute, nos élèves travaillent trop", a-t-il estimé, en rappelant que "nos élèves à l'école primaire font en gros 936 heures dans l'année", alors que "la moyenne européenne" est "inférieure à 800 heures".
"Ce que je propose ici, ce que le gouvernement propose, c'est ce que la plupart des pays font et je n'ai pas l'impression que les enfants soient particulièrement traumatisés", a-t-il argumenté. Il a promis d'en discuter "avec les représentants des syndicats, les représentants des familles".
Quant aux samedis matins, il a estimé qu'ils deviendraient "majoritairement le temps de la famille". Mais, si "les enfants se sentent livrés à eux-mêmes" ou si les parents ont "des dispositions à prendre", il a souhaité qu'"on fasse l'école ouverte, c'est-à-dire que l'école puisse s'ouvrir à des activités de type culturel ou de type sportif", organisées par des enseignants "volontaires".
"Il faudra que nous en parlions avec mes collègues maires qui sont engagés dans le dispositif, nous allons en parler dans les jours qui viennent mais je sais bien que nous trouverons une fois de plus un écho favorable, et de l'opinion, et des décideurs", a-t-il assuré.
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