La demande de libération conditionnelle du chanteur Bertrand Cantat sera examinée jeudi en Haute-Garonne
Jugé à Vilnius en mars 2004, l'ancien chanteur de Noir Désir a été condamné à huit ans de prison pour avoir porté des coups mortels à sa compagne Marie Trintignant en juillet 2003 en Lituanie.
Sa requête fera l'objet d'un "débat contradictoire" à la prison de Muret (sud de Toulouse), où Bertrand Cantat, 43 ans, est détenu depuis septembre 2004.
Nadine Trintignant écrit au juge Nadine Trintignant, la mère de victime Marie Trintignant, a envoyé ces jours-ci une lettre au juge d'application des peines, jugeant "prématurée" l'éventuelle libération anticipée du chanteur.
"Je crains que (sa) libération très anticipée n'apparaisse comme tristement significative pour tous ceux qui luttent pour que soient enfin justement sanctionnées les violences faites aux femmes", écrit-elle dans ce courrier dont Le Figaro a publié jeudi des extraits.
La réalisatrice rappelle qu'elle n'a pas fait appel du jugement "dont la sentence (lui) paraissait appropriée, à la condition que la durée d'emprisonnement ordonnée soit respectée".
Selon un proche du chanteur qui a requis l'anonymat, "Mme Trintignant met la pression, elle essaie une fois encore de changer le cours de la justice". "N'importe quel détenu peut bénéficier d'une liberté conditionnelle. La loi doit s'appliquer pour tout le monde".
Rappel des faits Lors de son procès à Vilnius, Bertrand Cantat avait reconnu avoir donné quatre violentes gifles à Marie Trintignant pendant une dispute, au cours de la nuit du 26 au 27 juillet 2003, dans les derniers jours de tournage du téléfilm "Colette" réalisé par Nadine Trintignant. L'actrice était décédée le 1er août.
Le chanteur, d'abord détenu à Vilnius, a été condamné le 29 mars 2004 à huit ans de prison pour le meurtre de sa compagne. Les juges lituaniens ont estimé que "la culpabilité de l'accusé est incontestable", mais que Bertrand Cantat "n'avait pas voulu les conséquences" de ses actes.
Bertrand Cantat avait été transféré six mois plus tard en Haute-Garonne.
Faisant figure de détenu modèle, il a bénéficié de plusieurs permissions de sorties de quelques jours, la dernière remontant à la mi-juillet. Elles se sont toutes effectuées dans la plus grande discrétion.
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