N. Sarkozy a reçu mardi matin les représentants des partis politiques à propos du nouveau traité simplifié européen
Le chef de l'Etat français avait déjà reçu les représentants des partis avant le début du sommet, il réitère aujourd'hui afin de leur rendre compte des résultats des négociations entre les 27.
La réunion a duré une heure et les participants se sont divisés sur la question de la ratification future du traité.
Même si le traité n'est pas ratifié par référendum, il exigera certainement une révision de la Constitution. Un tel procédé nécessite une majorité des 3/5ème du Parlement, la majorité présidentielle aura donc besoin du soutien des autres partis, notamment le PS.
Ont participé à cette discussion : François Bayrou, fondateur du MoDem, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, François Hollande, premier secrétaire du PS, François Sauvadet pour le Nouveau Centre, Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian pour l'UMP et Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France. Etaient également présents Bernanrd Kouchner, chef de la diplomatie, et Jean-Pierre Jouyet secrétaire d'Etat aux affaires européennes.
Lors de la rencontre, François Hollande a souhaité que soit organisé un débat au Parlement : "ne nous plaignons pas qu'il y ait des rencontres informelles avant les sommets ou après les sommets entre le président de la République et les chefs de parti, mais s'il doit y avoir débat - et il doit y avoir débat- c'est au Parlement et seulement au Parlement".
Plusieurs partis (PCF, Verts et MPF) ont quant à eux réclamé un référendum pour ratifier le traité simplifié, tandis que Nicolas Sarkozy a réitéré qu'il le serait par voie parlementaire. "On dit : c'est un nouveau traité, il faut que le peuple soit de nouveau consulté" a souligné Marie-George Buffet.
Selon Patrick Devedjian, il est justifié que ce nouveau traité soit ratifié par voie parlementaire et non référendaire car comme son nom l'indique "c'est bien un nouveau traité et non plus un projet de Constitution".
Quant à François Bayrou, il a jugé qu'il fallait "attendre le texte définitif pour savoir" quoi en penser et définir l'attitude qui sera celle du MoDem au moment de la ratification. |