Le Premier secrétaire du PS a mis en garde dimanche contre les sondages pour la désignation du candidat PS
Il a estimé qu'il fallait "prendre en compte plusieurs critères". "Les sondages ne peuvent pas être le seul indicateur pour désigner un candidat ou une candidate" à la présidentielle", a dit le numéro un du PS au grand Jury LCI/RTL/Le Figaro.
Il a également affirmé qu'il n'avait "aucune compétition avec Ségolène Royal"
L'une des critiques faites à la désignation de Ségolène Royal comme candidate du PS pour la présidentielle de 2007 était que les militants avaient choisi en fonction des sondages qui la donnaient favorite. "Il faut être capable de prendre plusieurs critères", a-t-il ajouté.
Commentant l'intention de l'ex candidate du PS à la présidentielle de se présenter en 2012, il a relevé qu'elle "ne sera sans doute pas la seule et c'est normal que certains y songent". "Mais, a-t-il dit, moi je veux mettre les socialistes au travail sur les idées, pas sur les personnes".
Le Premier secrètaire du PS a également répondu aux propos de Ségolène Royal sur le Smic à 1.500 euros et sur les 35H, déclarant qu'il aurait fallu "de la cohérence" entre le projet du PS et celui de son candidat à la présidentielle.
Mercredi, Ségolène Royal avait affirmé que le SMIC à 1.500 euros brut et la généralisation des 35 heures étaient "des idées qui ne sont pas crédibles" et qu'elle avait "dû reprendre dans son pacte présidentiel".
M.Hollande a pris l'engagement d'oeuvrer à ce que "le candidat" ou "la candidate socialiste"soit désigné un peu plus tôt et "de l'associer à l'élaboration de notre projet pour qu'il n'y ait pas de doute là-dessus".
S'agissant des causes de l'échec du PS aux élections, M. Hollande a souligné que "deux causes immédiatement surgissent: un défaut de cohérence, notre dispositif pas suffisamment rasssembleur" et l'absence de "clarté sur notre vision d'ensemble de la société". |