Un adolescent de 14 ans, Nelson, renversé samedi par un véhicule de police qui l'a fauché, est décédé dimanche
Selon des témoins, les policiers seraient passé au rouge sans avoir actionné ni leur sirène, ni leur gyrophare pour prévenir. Depuis samedi, l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille avait indiqué que "le pronostic vital est engagé".
Avant le décès de l'adolescent, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait déclaré que si les policiers "sont dans leurs torts, il y aura des sanctions".
La collision s'est produite à un carrefour dans le quartier Saint-Joseph, dans le quatorzième arrondissement, alors que l'adolescent traversait le passage piéton, son vélo à la main.
Selon de premiers témoignages, le véhicule de police a grillé le feu rouge, doublant sur sa gauche un autre véhicule arrêté au feu, et heurté de plein fouet l'adolescent. Sous la violence du choc, il a été projeté à une vingtaine de mètres.
Des témoins affirme que les policiers n'avaient pas actionné leur sirène et d'autres disent ne pas se souvenir de bruit de freinage. Le chauffeur de la voiture a assuré qu'il avait mis le gyrophare avant de passer.
Le conducteur du véhicule, sous-brigadier au commissariat du 15e arrondissement de Marseille, a vu sa garde à vue prolongée jusqu'à lundi soir. Le parquet décidera alors de la nature des faits qui lui sont reprochés, a-t-on précisé de source judiciaire.
Le policier a réaffirmé pendant son audition avoir bien utilisé le gyrophare afin d'arriver rapidement sur le site de l'hôpital Nord. Selon un haut responsable policier, "l'utilisation du gyrophare n'exonère cependant en rien la responsabilité du mis en cause quant au strict respect du code de la route comme tout conducteur".
Les bandes d'enregistrement des conversations entre la salle de commandement de l'hôtel de police et cette patrouille ont été récupérées par l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN), saisie conjointement avec la sûreté départementale.
Bernard Squarcini, préfet délégué à la sécurité et à la défense, également préfet par intérim des Bouches-du-Rhône s'était rendu dimanche "au chevet de la victime et de ses parents".
Le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, avait exprimé dimanche matin sa compassion aux parents après ce "tragique accident", selon un communiqué de la mairie.
Garo Hovsépian, le maire des 13ème et 14ème arrondissements, qui s'est rendu sur place samedi, a souligné que ce carrefour était "très accidentogène", rappelant qu'un jeune homme de 20 ans y avait trouvé la mort en 2003.
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