Onze candidats ont déjà annoncé disposer des 500 signatures nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle
Le dernier à avoir annoncé qu'il avait ses 500 signatures est Frédéric Nihous (Chasse, Pêche, Nature, Traditions). José Bové a affirmé disposer de 492 parrainages.
La date limite de dépôt des signatures est fixée à vendredi 18h00 . Après vérification, le Conseil constitutionnel communiquera lundi la liste officielle des candidats.
Depuis dix à quinze jours, les "petits" postulants à la fonction suprême se sont lancés dans une chasse aux derniers paraphes, accusant les "grands" candidats d'empêcher les élus de leur parti de les parrainer.
Cette stratégie a apparemment permis depuis samedi à Gérard Schivardi, Philippe de Villiers, Jean-Marie Le Pen, Arlette Laguiller, Dominique Voynet, dans l'ordre, puis jeudi soir Olivier Besancenot d'annoncer détenir les 500 paraphes nécessaires, certains se rendant en personne au Conseil constitutionnel déposer les formulaires manquants.
La présence de 16 candidats en 2002, un record, avait contribué à l'éparpillement des voix des électeurs de gauche et à l'élimination de Lionel Jospin au premier tour.
"Aucun choix n'a été imposé aux élus divers gauche non membres du Parti socialiste, chacun étant libre de son propre choix", précise le PS dans un communiqué diffusé jeudi.
Résistance ou non des élus, la participation de José Bové, Nicolas Dupont-Aignan et Rachid Nekkaz apparaît incertaine.
José Bové en rechercherait une vingtaine. Inquiètes de voir le candidat altermondialiste peut-être absent du premier tour, des personnalités ont signé un texte en appelant à la conscience démocratique des élus.
"Plusieurs courants de pensée ayant une réalité dans la vie de notre pays risquent d'être écartés du débat présidentiel. Il en est ainsi de la candidature de José Bové qui est précisément celle qui veut permettre à ces millions de personnes qui désespèrent de la politique de faire irruption dans la campagne électorale", écrivent, entre autres, l'actrice Juliette Binoche le cinéaste Robert Guédiguian et le navigateur Eugène Riguidel.
Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) a déclaré jeudi qu'il était "dans la plus totale incertitude" quant à sa capacité à rassembler les 500 parrainages d'élus pour se présenter à la présidentielle. "J'ai beaucoup de promesses qui ne se concrétisent pas, mais j'ai aussi des nouveaux engagements qui arrivent, que je dois arriver à rapatrier" à Paris pour qu'ils soient validés, a-t-il déclaré.
Avec une dizaine de candidats, la présidentielle de 2007 serait comparable à celles de 1981 (10), 1988 (9) et 1995 (9). En 1974, il y avait eu 12 postulants. En 2002, on avait atteint le record de 16. |