Pour le Premier ministre, 2006 a été "la meilleure année depuis 2000" pour l'emploi Dominique de Villepin espère désormais que le chômage atteindra "autour de 8%" dans "les mois à venir", a-t-il déclaré mardi matin à Rambouillet (Yvelines) lors de sa conférence de presse mensuelle.
Il a dénoncé au passage une "polémique aberrante sur les chiffres du chômage", affirmant que ces chiffres "sont bâtis sur un outil qui ne peut changer".
Le Premier ministre a déclaré en outre que "les chiffres du dernier mois de l'année confirment la très bonne tendance qu'est celle de la baisse du chômage". Fin novembre, le taux de chômage atteignait 8,7%.
Vers une "amélioration" du CNE Le contrat nouvelle embauche, objet de controverses dans la campagne présidentielle, va être "amélioré" dans les prochaines semaines. Dominique de Villepin a annoncé l'ouverture d'un "droit à un reclassement personnalisé en cas de rupture du contrat".
"Les instruments que nous avons mis en place donnent leur pleine mesure: près de 800.000 CNE notamment ont été signés" jusque-là, a précisé le Premier ministre. Le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher avait déjà évoqué en mai 2006 l'amélioration du "volet sécurisation" du CNE.
Interdiction du tabac: des mesures Dominique de Villepin a évoqué mardi matin "l'esprit constructif" dans lequel l'interdiction de fumer dans les lieux publics va être mise en place le 1er février, et confirmé qu'"une partie significative du coût des substituts au tabac sera prise en charge".
"Je souhaite que les fumeurs qui voudraient profiter de cette décision pour arrêter de fumer soient aidés : une partie significative du coût des substituts au tabac sera donc prise en charge. Je rencontrerai demain des professionnels de santé pour évaluer avec eux l'impact de cette mesure et les éventuelles dispositions complémentaires à prendre."
Le gouvernement avait annoncé une prise en charge des substituts nicotiniques pour accompagner cette interdiction de fumer dans les lieux publics, l'assurance maladie précisant le 16 janvier que ce remboursement serait à hauteur de 50 euros maximum par an |