Trafic de bébés bulgares: réquisitions Des peines de 3 à 7 ans de prison ferme ont été requises lundi au procès des trafiquants de nouveaux-nés bulgares Concernant la quarantaine de prévenus français poursuivis pour avoir acheté les bébés, le procureur a aussi demandé des peines de 4 à 6 mois de prison avec sursis et deux peines de travail d'intérêt général.
Quatre ans de prison ont été requis dont une partie avec sursis contre un Français considéré comme pivot du trafic, Henri Salva.
"C'est laid, c'est très laid, c'est insupportable de parler de vente d'enfants. Qu'on le veuille ou non, quel que soit l'amour qui a pu leur être prodigué par la suite, ces enfants ont commencé leur vie comme des choses", a dit le représentant de l'accusation Samuel Gillis.
Il a estimé que les parents acheteurs, tous issus de la communauté des gens du voyage, n'étaient "ni des sauveurs ni des bourreaux", mais des "personnes avec un désir d'enfant, qui comblent ce désir au mépris des lois et des règles morales".
Les faits sont reconnus par les prévenus français, qui ont acheté 23 bébés en 2004 et 2005 aux suspects bulgares.
Contre les cinq Bulgares "se détachant comme les organisateurs principaux" du trafic, accusés de "traite d'être humain", le procureur a requis 6 à 7 ans de prison pour avoir démarché en Bulgarie des femmes enceintes et les avoir convoyées en France pour qu'elles y accouchent en vendent leur bébé.
Trois à 5 ans de prison ont été requis contre six autres intermédiaires présumés, dont une prostituée et proxénète bulgare et un Français ex-chef d'un campement de caravanes à La Courneuve.
Contre le sixième intermédiaire, Henri Salva, 73 ans, dit "Vocho", personnalité connue du monde gitan et de la communauté évangélique et considéré comme le "pivot" du trafic, 4 ans de prison ont été requis, dont une partie avec sursis.
Le procureur a souhaité pour tous les Bulgares impliqués une interdiction définitive du territoire français.
Après les plaidoiries de la défense, le tribunal correctionnel rendra son jugement vendredi. |