Ségolène Royal: un mauvais sondage Seulement 25 % des personnes interrogées par CSA jugent sa campagne "solide" Celle du candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, est jugée "solide" par 57 % des sondés, selon l'enquête parue dimanche dans "Le Parisien".
Seules 23 % des personnes interrogées trouvent Mme Royal "précise" (52 % pour Sarkozy) et 31 % "crédible" (45 % pour Sarkozy). 40 % des sondés la trouvent "plus proche de (leurs) préoccupations" (38 % pour Sarkozy).
Autre point positif dans le sondage CSA: 42 % des personnes interrogées jugent la candidate socialiste plus moderne que son adversaire de droite (38 %).
Pour "Le Parisien", Ségolène Royal "paie le prix de la stratégie qu'elle a choisie". En l'occurence "cette campagne participative aux 5000 réunions dont elle tirera l'essentiel pour présenter son programme présidentiel le 11 février".
Quoiqu'il en soit, le sondage intervient après une période de turbulences: les discours divergents sur la fiscalité entre elle et le premier secrétaire du PS, François Hollande, son compagnon dans la vie; ses "maladresses" verbales sur la justice chinoise, le Québec, la Corse... D'où le terme "trou d'air" qui revient fréquemment ces jours-ci dans la bouche de ceux qui analysent les actuelles difficultés du camp socialiste. "Ce n'est pas un trou d'air, c'est pire !", pense le publicitaire Jacques Séguéla, "gourou" des campagnes de François Mitterrand (l'auteur des fameux slogans "La force tranquille" et "génération Mitterrand", c'est lui) et Lionel Jospin. "Elle n'est pas dans un avion qui plonge: son avion n'a pas décollé", analyse-t-il dans "Le Parisien".
Pour le publicitaire, "les choses vont se cristalliser en février quand Royal va entrer véritablement en campagne". En l'occurence, le 11 février, quand elle présentera son programme."Si elle n'est pas à la hauteur des enjeux" à ce moment-là, "elle risque de passer du trou d'air au dévissage !", explique de son côté (toujours dans "Le Parisien") un autre publicitaire, Thierry Saussez, réputé proche du candidat de l'UMP.
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