La tempête qui a traversé la France hier a fait un mort et plusieurs blessés et privé 400.000 foyers d'électricité
A Paris, un homme a été tué et deux autres piétons blessés par la chute d'une enseigne publicitaire à cause de vents violents, boulevard de Strasbourg (10e arrdt). Ailleurs, dans le Rhône et la Sarthe, on dénombre une dizaine de blessés.
Jusqu'à 400.000 foyers ont été privés d'électricité, les services d'EDF restant à pied d'oeuvre tout le week-end.
La dépression s'étant décalée sur les Pays-Bas et la Belgique, les vents ont soufflé vendredi en France jusqu'à 148 kilomètres/heure sur l'île de Ré, 144 km/h à l'île d'Yeu, 130 km/h à Noirmoutiers et 137 km/h au sommet de la Tour Eiffel.
La circulation des trains entre Paris et Strasbourg a été interrompue dans les deux sens après une rupture de caténaire dans le département de l'Aisne, avant de reprendre progressivement en fin d'après-midi.
Rien à voir avec la tempête de 1999 Cette tempête n'a cependant "rien à voir avec celle de 1999", a précisé à l'AFP Patrick Galois, prévisionniste à Météo France. "On n'est pas au même niveau. En 1999, on avait enregistré des vents avec des pointes à 170 km/h en région parisienne et dans l'ouest, et des rafales entre 140 km/h et 170 km/h sur l'intérieur des terres dans pratiquement tout le pays", rappelle-t-il.
"C'est une tempête comme il peut s'en produire chaque automne et chaque hiver", commente-t-il. Sur le long terme, il n'y a d'ailleurs "pas de tendance à l'augmentation de la fréquence des tempêtes", observe-t-il.
Le phénomène n'est "pas directement" lié à l'extrême douceur de l'automne cette année, fait-il également observer, mais "on a la conjonction des deux, avec, à la fois la douceur, liée à des dépressions assez creuses qui circulent sur le nord de l'Europe et qui déversent des flux de sud-ouest, donc doux, et un temps agité".
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