Le procès du président socialiste de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche s'est ouvert jeudi en son absence
Il comparaît devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour "injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse".
Il est poursuivi pour des propos sur les harkis tenus en février dernier: "Mais vous n'avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur".
Devant la justice, son avocat, Me André Ferran, a indiqué à l'AFP qu'il plaiderait la relaxe de son client, M. Frêche s'étant adressé non pas à une communauté mais à deux individus: M.Frêche "n'a pas attaqué la communauté ou un groupe de harkis, mais seulement deux individus, dans un contexte particulier, venus faire pression pour parler d'appartements ou de villas qu'on ne leur donnait pas", a déclaré l'avocat.
"Quand M. Frêche a su qu'ils s'étaient rendus le matin même à la manifestation de l'UMP à laquelle assistaient des membres du Front national, il leur a reproché d'être allés chez des gens qui ont abandonné leurs pères au massacre des nouveaux gouvernants" en Algérie, a-t-il ajouté.
Déclaration du premier secrétaire du PS François Hollande a déclaré jeudi que Georges Frêche "ne sera plus membre du PS", "si la preuve est apportée" qu'il a bien tenu des propos sur la proportion de "blacks" dans l'équipe de France de football.
M.Hollande a précisé sur RTL que la commission des conflits du parti, saisie à la suite de propos du président de la région Languedoc-Roussillon, allait "se réunir mi-décembre".
"Les instructions sont en cours et nous allons vérifier s'il a tenu ces propos. Si la preuve est apportée, il ne sera plus membre du PS", a assuré M.Hollande.
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