Nicolas Sarkozy a déclaré que les associations de supporters ne condamnant pas les actes racistes seront dissoutes Les "associations de supporters qui ne se désolidariseront pas de mouvements racistes ou d'actions violentes seront dissoutes", a annoncé N.Sarkozy mardi.
Après les critiques exprimées à l'Assemblée contre le ministre de l'intérieur,le préfet de police a annoncé que la tribune du kop de Boulogne sera interdite dimanche pour le match contre Toulouse.
Il répondait à une question sur la mort d'un supporter du PSG tué par un policier à l'issue du match qui opposait jeudi le PSG au Hapoël Tel Aviv.
Comme un avant-goût de campagne présidentielle, les élus PS sont partis lors de la séance des questions à l'assaut du ministre de l'Intérieur, qui doit déclarer jeudi sa candidature à l'Elysée. La confrontation était attendue, les socialistes réclamant à cors et à cris depuis vendredi la venue dans l'hémicycle de M. Sarkozy, largement absent du débat sur son projet de loi de prévention de la délinquance. L'irritation de la gauche s'était accentuée avec le drame du PSG. C'est donc dans une ambiance électrique, où des "allez Le Rouge" fusaient des rangs de l'UMP, que Bruno Le Roux (PS) a amorcé la charge en accusant M. Sarkozy de s'être "immiscé" dans les élections professionnelles de la police et de les avoir "politisées", avant qu'Arnaud Montebourg ne reprenne le flambeau en l'attaquant sur "la dérive du fichage" des Français. Christophe Caresche est à son tour monté au créneau, sur les violences d'après-match de jeudi soir où un supporteur du PSG a trouvé la mort. Il a accusé M. Sarkozy de ne pas avoir "pris la mesure de ce qui s'est passé" et d'avoir reçu des représentants de supporteurs "interdits de stade", exigeant la dissolution des clubs violents.
Les mesures de dissolution d'associations de supporters interviendront conformément à la loi de 2006 destinée à réprimer les violences dans les stades et prévoyant plus particulièrement la dissolution des groupes de supporteurs. Les décrets d'application destinés seront publiés d'ici au 1er décembre.
Nicolas Sarkozy a confirmé que seuls ceux qui auront acheté leur billet "par l'intermédiaire d'une association de supporters agréée et dont la responsabilité sera engagée" pourront pénétrer dans le stade. "Et donc la tribune Boulogne [du parc des Princes] sera partiellemement vide", a-t-il poursuivi.
Il a enfin souligné qu'en accord avec le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, "les clubs qui ne se conformeront pas à ces obligations seront condamnés par la Ligue à faire jouer leurs matches à huis clos". PSG: le blessé exige la vérité
Le supporteur du Paris SG blessé par balle jeudi par un policier, lors de violents incidents aux abords du Parc des Prince durant lesquels un autre supporteur a été tué, a exigé "la vérité", par l'intermédiaire de son beau-père. Le blessé, apparemment tiré d'affaire, "revient de loin", a souligné M. Vigier, en précisant que la balle qui l'a traversé pour aller se loger dans le coeur d'un autre supporteur, mort presque sur le champ, était "passée très près de l'aorte". Selon M. Vigier, Mounir Douchaer, chauffeur-livreur international âgé de 26 ans, marié à sa fille, française, père d'un enfant de 2 ans et qui sera à nouveau père dans quelques mois, "ne connaissait personne du groupe" de fans du PSG qui s'en est pris au policier en le traitant notamment de "sale nègre" et en le frappant avant qu'il ne tire. "Mon gendre a vu ce groupe et des altercations", a-t-il dit, en estimant qu'il s'était trouvé mêlé aux incidents malgré lui et que l'on avait "noirci son image". Né au Maroc et arrivé en France à l'âge de 11 ans, il "a lui-même souffert du racisme", a affirmé M. Vigier, en précisant qu'il avait été membre du club des Gavroches, des "ultra" du kop (tribune de supporteurs, ndlr) Boulogne, mais qu'il n'appartenait plus à aucun groupe depuis plusieurs années. Le racisme, "ce n'est pas son style", a-t-il insisté. "Nous avons dit à l'IGS (police des polices, ndlr) que nous porterions plainte et on ira jusqu'au bout. On veut la vérité", a-t-il ajouté, sans cependant vouloir évoquer "une bavure". "Je laisse le soin aux scientifiques" d'établir la vérité, a-t-il ajouté |