| mardi 28 novembre 2006, a 10:00 |
| le parrainage |
On entend de plus en plus parler du "parrainage" des candidats à l'Elysée. Surtout de la part de Jean-Marie Le Pen qui, comme à chaque candidature, joue les victimes et crie à qui veut l'entendre qu'il n'obtiendra jamais les signatures nécessaires. Mais de quoi s'agit-il exactement ?
Depuis 1976, tout candidat à l’élection présidentielle doit obtenir 500 parrainages pour pouvoir se présenter officiellement. Cette barre a pour but d’empêcher des candidats fantaisistes de se présenter à l’élection présidentielle.
Concrètement, ces 500 signatures doivent provenir d’au moins 30 départements ou territoires d’outre-mer différents, et un candidat n'est autorisé à en rassembler plus de 50 par département (pour éviter les plébiscites locaux).
Tous les parlementaires français peuvent parrainer des candidats (députés, sénateurs, membres français du Parlement européen), ainsi que les conseillers régionaux et généraux, les maires, et des mandataires d’Outre-mer, soit l'équivalent d'un peu plus de 47.000 parrains possibles. Les maires sont les plus courtisés (36 700 maires en France – il n'existe aucun équivalent en Europe), ce qui explique aussi pourquoi le Congrès des maires, la semaine dernière, a drainé tant de monde. Mais statistiquement, dans la pratique, 1 élu sur 3 seulement parraine un candidat. Point important : un élu ne peut parrainer qu'un seul candidat.
L’échéance pour déposer les parrainages est fixée en 2007 au vendredi 16 mars à 18 heures, soit 37 jours avant le premier tour du scrutin présidentiel, ce qui laisse le temps au Conseil Constitutionnel de vérifier la validité des parrainages.
Le nom des parrains est rendu public par le Conseil constitutionnel au plus tard une semaine avant le premier tour de scrutin, mais uniquement dans la limite des 500 nécessaires : pour les candidats qui obtiennent plus de 500 signatures, le Conseil Constitutionnel publie 500 signatures tirées au sort. |
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