Le policier qui a tué jeudi un supporteur du PSG en portant secours à un spectateur juif a été laissé libre samedi soir Antoine Granomort, 32 ans, a été entendu comme "témoin assisté", statut pénal impliquant un degré de mise en cause moins important que la mise en examen, et le parquet a retenu la légitime défense.
Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a annoncé samedi une série de mesures pour éradiquer la violence au PSG.
Nicolas Sarkozy: "Le football ce n'est pas la guerre" Mesure la plus spectaculaire: le club de football du PSG ne pourra vendre désormais qu'aux associations de supporters "officielles" des billets dans les virages où se rassemblent généralement les fanatiques du club parisien."Le restant des places ne sera pas mis en vente", a précisé Nicolas Sarkozy.
"Nous préférons tous voir certaines tribunes vides que de les voir remplies de gens indésirables", a dit le ministre de l'Intérieur, à l'issue d'une réunion de crise qu'il avait convoquée samedi en fin de matinée.
Y assistaient le président du PSG , Alain Cayzac, celui de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, des représentants de six associations de supporters du club, dont les "Boulogne Boys" impliqués dans des incidents jeudi soir près du Parc des Princes, le ministre des Sports, Jean-François Lamour, et le préfet de police de Paris, Pierre Mutz.
Le ministre de l'Intérieur a annoncé d'autres mesures pour endiguer la violence détaillées plus bas. "Nous voulons la paix dans nos tribunes. Le football, ce n'est pas la guerre.", a conclu Nicolas Sarkozy, assurant avoir "pris la mesure de la gravité de la situation".
"Nous voulons éradiquer la présence d'éléments racistes dans les stades et les tribunes", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Nous ne voulons plus de racistes dans les stades, nous ne voulons plus de saluts nazis, plus de cris de singes quand des joueurs de couleur touchent le ballon".
La "légitime défense"est retenue pour le policier Le parquet de Paris a annoncé samedi avoir ouvert une information judiciaire pour "coups mortels" et "violences avec armes" en retenant la "légitime défense" à l'encontre du policier qui a tué jeudi soir un supporteur du PSG, alors qu'il portait secours à un spectateur juif.
Le juge d'instruction parisien qui l'a entendu samedi a suivi le parquet qui demandait une audition comme "témoin assisté" du policier Antoine Granomort, 32 ans. Granomort ne devrait pas être mis en examen, ce statut pénal de témoin assisté impliquant un degré de mise en cause moins important. Il a d'ailleurs été laissé libre samedi soir.
Antoine Granomort avait fait usage de son arme de service jeudi soir et tué un supporteur du Paris SG, Julien Quemener, 25 ans, et blessé un autre, Mounir Douchaer, 26 ans. Les jours de ce dernier ne sont pas en danger. Il était en train de porter secours à un spectateur juif, agressé par une centaine de partisans ultras du PSG hurlant des injures racistes et antisémites.
Samedi, M.Granomort, agent en civil de la police régional des transports d'origine antillaise, était toujours en garde à vue à l'Inspection générale des services (IGS), la "police des polices".
Information judiciaire visant un supporteur du PSG Le parquet de Paris a également ouvert une information judiciaire à l'encontre de l'un des trois (bien trois) supporteurs du PSG qui ont été interpellés et placés en garde à vue.
Il lui est reproché des faits de violences à caractère antisémite, des violences sur agent de la force publique et des dégradations contre le restaurant McDonald's où s'était réfugié le policier.
Les deux autres gardés à vue ont été relâchés avec une date de convocation ultérieure devant la justice |