| mardi 23 juin 2009, a 18:32 |
| Cassez devra purger 60 ans de prison au Mexique |
"Pour moi, c'est la mort", a réagi Florence Cassez quand elle a appris qu'elle devra purger sa peine au Mexique
"La France exprime sa profonde déception" devant ce rejet "unilatéral" par Mexico, a déclaré dans un communiqué le ministère français des Affaires étrangères.
La Française, âgée de 34 ans, détenue depuis décembre 2005, a toujours clamé son innocence. Elle a été condamnée à 96 ans de prison, ramenée en appel à 60 ans.
C'est le président mexicain Felipe Calderon qui a annoncé officiellement sa décision.
Florence Cassez a été accusée de participation à des enlèvements en compagnie de son compagnon mexicain de l'époque, Israel Vallarta, présenté comme le chef d'une bande de ravisseurs. Il a avoué avoir commis des enlèvements, et affirmé que la jeune femme n'avait rien à voir avec ces agissements.
Des victimes supposées de la bande, qui avaient affirmé sitôt leur libération ne pas reconnaître Florence Cassez , sont revenues sur leurs déclarations plusieurs semaines plus tard.
Le gouvernement mexicain "est arrivé à la constatation que les conditions ne sont pas réunies qui lui permettraient de donner son consentement au transfert de Florence Cassez en France", a déclaré M.Calderon.
Le président français Nicolas Sarkozy avait évoqué le dossier de Florence Cassez avec M.Calderon lors de sa visite d'Etat au Mexique en mars dernier. Initialement, "les autorités mexicaines avaient exprimé leur disponibilité à examiner la possibilité d'un transfert" selon les dispositions de la Convention de Strasbourg, traité international prévoyant le transfert des détenus dans leur pays d'origine, a rappelé le ministère français des Affaires étrangères.
Mais l'éventualité d'un transfert avait suscité de vives protestations dans la presse mexicaine et de la part des organisations de victimes d'enlèvements, dans un pays où les enlèvements font chaque année plus de 8.000 victimes.
Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a déclaré mardi sur France Info que "la France continuera à utiliser, à exploiter toutes les procédures internationales" pour obtenir le transfert de Florence Cassez.
De son côté, Frank Berton, avocat de Florence Cassez , a estimé mardi que sa cliente était devenue "un otage politique" après l'annonce "en personne" par le président Felipe Calderon du refus du transfèrement de sa cliente. "Que le président Calderon annonce en personne cette décision est quelque chose de très surprenant. C'est la démonstration que Florence était devenue un otage politique", a affirmé Me Berton sur RTL.
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| mercredi 17 juin 2009, a 06:46 |
| priceminister |
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| mardi 09 juin 2009, a 11:20 |
| La prime à la casse coûtera plus cher que prévu |

En raison de son succès, le coût de la prime à la casse sera supérieur aux 220 millions d'euros prévus
En décembre dernier, pour soutenir le secteur automobile, le gouvernement avait annoncé un mécanisme de prime à la casse prévoyant le versement de 1.000 euros pour tout achat de véhicule émettant moins de 160 grammes de dioxyde de carbone. Le dispositif court jusqu'à fin 2009.
"Aujourd'hui, on estime l'engagement de l'Etat à environ 190 millions d'euros sur un budget initial qui était de 220 millions d'euros. Ça veut dire que la prime à la casse marche, et c'est tant mieux", a déclaré Luc Chatel sur BFM.
D'ici la fin de l'année, a-t-il estimé, "on sera probablement au-dessus des 220 millions d'euros". La prime à la casse, qui a bénéficié en France à 175.000 véhicules, a permis d'éviter un effondrement du marché automobile français, qui n'a reculé que de 1,4% sur les cinq premiers mois de l'année. Le marché européen a pour sa part reculé de 15,9% à fin avril, selon les dernières statistiques officielles disponibles.
Luc Chatel a précisé qu'il étudierait à l'automne avec les professionnels de l'automobile un dispositif de sortie de la prime à la casse, afin d'éviter un trou d'air début 2010. |
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| mardi 09 juin 2009, a 09:05 |
| non à l'UMP de gauche |
Cohn-Bendit: non à une "UMP de gauche"
Grand vainqueur des européennes, la tête de liste d'Europe-Ecologie veut "construire une majorité" pour 2012
Mais pas une "UMP de gauche" pour barrer la route à Nicolas Sarkozy, parce qu'il est "important de maintenir l'autonomie" politique de l'écologie.
"Il faut que l'écologie essaye de s'incruster dans le paysage politique", a déclaré lors d'une conférence de presse le co-président sortant du groupe Verts au Parlement européen.
"L'idéologie du chef" Pour Daniel Cohn-Bendit "rien ne sera plus comme avant". Selon lui, "l'erreur" serait de "faire un nouveau parti socialiste écologiste anticapitaliste" : une "UMP de gauche" serait la "mauvaise solution" car "l'UMP ne peut fonctionner que parce qu'il y a l'idéologie du chef".
"Attendons ce que disent les socialistes qui doivent se transformer, attendons ce que disent les gens du MoDem, de l'extrême-gauche, les communistes et posons la question : en fin de compte, qu'est ce que ça veut dire pour nous tous ? La fin ce sera ou une victoire de Sarkozy ou une victoire d'une alternative crédible" en 2012, a-t-il ajouté.
Cependant, l'ancien leader de Mai 68 insiste : "il est important de maintenir l'autonomie, c'est la seule possibilité d'un partenariat décomplexé avec tous ceux qui veulent se battre contre la majorité actuelle".
Conserver son autonomie tout en s'expliquant "Autonomie ne veut pas dire refuser l'alliance ni les discussions", "autonomie veut dire qu'on n'arrivera vraiment à changer la donne au niveau politique face à Sarkozy (...) que si on donne une autre réponse", selon M. Cohn-Bendit.
Pour lui, "c'est évident qu'on doit se retrouver : il y a une force autonome de l'écologie politique, il y a une force autonome du centre (...), des socialistes, à gauche des socialistes". "Il faut construire cette majorité", a-t-il lancé, estimant qu'"on ne rassemble pas en gommant les différences" mais "en s'expliquant".
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