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Lamiralpascal
mardi 31 mars 2009, a 14:11
Les syndicats préparent un 1er mai historique

 

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Les syndicats défileront main dans la main le 1er mai prochain pour la première fois

Les syndicats, qui manifestaient jusqu'alors en ordre dispersé pour la Fête du Travail, entendent en faire un nouveau "temps fort" de la mobilisation.

Les 8 organisations (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA, CGC), qui ont fait descendre dans la rue de 1,2 à 3 millions de personnes le 19 mars, ont pris cette décision lors d'une réunion lundi.

Ce 1er mai unitaire sera une première. "Depuis la Libération, il n'y a jamais eu de 1er mai avec tous les syndicats dans le même cortège", assure René Mouriaux, chercheur en sciences sociales spécialiste des syndicats.

Les syndicats maintiennent la pression 
"Dans (un) contexte exceptionnel, les organisations syndicales s'entendent pour faire du 1er mai un nouveau temps fort de  mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat", écrit l'intersyndicale qui réclame des mesures en faveur des salariés touchés par la crise.

Mais d'ici au 1er mai, les syndicats entendent maintenir la pression. Ils ont décidé de "faire du mois d'avril un mois de mobilisations ponctué d'initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités".

Les Huit se retrouveront le 27 avril pour évaluer "les réponses du  gouvernement et du patronat" à leurs exigences et prendre le cas échéant de "nouvelles initiatives" telles qu'une "grève interprofessionnelle ou une "mobilisation un samedi", précise la déclaration commune.

Lundi, reçus par le président Nicolas Sarkozy à l'Elysée, les syndicats ont réclamé "des mesures plus concrètes, plus favorables aux salariés" et déploré que "des annonces qui ont été faites le 18 février au sommet social, il n'y ait quasiment rien de mis en oeuvre".

La majorité des Français soutient le mouvement
Alors que les annonces de suppressions d'emplois se multiplient et que le chômage s'accroît (79.900 demandeurs en plus en février), le gouvernement a maintenu qu'il n'irait pas au-delà des 2,8 milliards débloqués après le sommet social du 18 février. Selon un sondage BVA publié mardi, 59% des Français souhaitent la poursuite du mouvement.

Le 29 janvier, 800.000 à 2,5 millions de personnes sont descendues dans la rue pour défendre l'emploi, les salaires et les services publics. Deux mois plus tard, la journée de mobilisation du 19 mars, qui a rassemblé entre 1,2 à 3 millions de manifestants, a battu un record depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

lundi 30 mars 2009, a 16:33
La France est passée à l'heure d'été dans la nuit

 

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La France a avancé sa montre d'une heure pour le passage à l'heure d'été: dimanche à 2h00, il était 3h00

Cette heure de sommeil perdue, instaurée en France après le choc pétrolier de 1974, vise à économiser l'énergie en réduisant l'éclairage nécessaire en fin de journée.

La France est donc passée de GMT+1h à GMT+2h. Depuis 1998, le passage à l'heure d'été et le retour à l'heure d'hiver sont harmonisés au sein des 27 Etats membres de l'Union européenne.


Ces changements se font toujours le dernier dimanche de mars à 2h00 du matin et le dernier dimanche d'octobre à 3h00 du matin. La Commission européenne a arrêté en 2001 le calendrier du régime d'été jusqu'en 2011.

Toutefois, chaque pays demeure libre de choisir comme heure d'hiver une heure calée sur le méridien de son fuseau horaire, comme le Portugal, la Grande-Bretagne et l'Irlande qui ont une heure de moins que la France, tandis que la Grèce, la Finlande et les pays baltes sont en avance d'une heure sur l'Hexagone.

L'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) estime qu'1,3 milliard de KWh est épargné en France, soit 4% des consommations d'éclairage, ce qui équivaut à la consommation totale d'électricité en une année d'une ville de 200.000 habitants. Pour économiser la même quantité d'électricité, il faudrait remplacer 24 millions d'ampoules à incandescence par des lampes basse consommation, selon l'Ademe.

Plusieurs associations - l'Association contre l'heure d'été double (Ached)  et l'Association pour le retour à l'heure méridienne notamment - dénoncent ces changements d'heure annuels, en pointant leurs effets nocifs sur la santé (somnolence, consommation abusive de somnifères et autres calmants...) et les perturbations qu'ils provoquent sur les comportements des animaux.

lundi 30 mars 2009, a 16:28
Moins d'un Français sur deux en vacances cet été

 

- La plage à Saint-Malo - F2 - 

51% des Français ne partiront pas en vacances cet été, selon un sondage Ipsos pour France Bleu

Outre les 40% des Français disent ne jamais partir en vacances d'été, 11% des personnes interrogées affirment avoir décidé de renoncer aux vacances qu'ils prennent habituellement, indique cette enquête publiée lundi.

Et seuls 22% des sondés déclarent ne pas envisager de diminuer leur budget vacances.

Interrogés sur les coûts à réduire en priorité, 34% de ceux qui vont partir citent les dépenses sur leur lieu de vacances  (restauration, loisirs), devant les frais liés à l'hébergement (31%). Un Français sur cinq envisage de diminuer la durée de son séjour ou les dépenses liées au transport.

82% des foyers disposant d'un revenu mensuel net inférieur à 1.200 euros ne partiront pas cet été, une proportion qui tombe à 25% pour les ménages qui gagnent 3.000 euros et plus.

L'incertitude liée à la crise incite près d'un sondé sur trois (31%) à réserver plus tard que d'habitude en fonction des promotions (15%), voire à la dernière minute (16%).

23% des futurs vacanciers ont l'intention de comparer les prix et marchander davantage cet été.

lundi 30 mars 2009, a 11:03
Colonna condamné: manif et incidents à Ajaccio

 

- A Ajaccio, des manifestants réclament justice pour Yvan Colonna condamné à perpétuité - France 2 - 

Quelques heurts ont suivi la grande marche de soutien au berger de Cargèse, organisée samedi après-midi à Ajaccio

Malgré les doutes qui avaient surgi durant les débats, vendredi, la cour d'assises spéciale de Paris a condamné Yvan Colonna à la perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, un verdict plus lourd que lors du premier procès en 2007.

Samedi, ils étaient 3.500 (selon la police) à 15.000 (selon les organisateurs) à défiler pour le soutenir.

Ils ont manifesté dans le centre-ville d'Ajaccio, pour témoigner de leur colère après la condamnation en appel d'Yvan Colonna. Le défilé s'est déroulé sous une pluie fine et en silence sur le cours Napoléon, principale artère de la ville. Bon nombre des magasins bordant l'artère avaient fermé leurs portes. "C'est par solidarité. Il n'y a aucun mot d'ordre en ce sens", a précisé une commerçante à l'AFP. En tête de cortège, une grande banderole proclamait en langue corse "Justice pour Yvan", avec de chaque côté un portrait du berger. Des manifestants brandissaient aussi un grand drapeau à tête de Maure, l'emblème de l'île.

Dans les premiers rangs du cortège figuraient Christine Colonna, la soeur du condamné, le représentant de la Ligue des Droits de l'Homme en Corse, André Paccou, les élus autonomistes Jean-Chistophe Angelini et Edmond Simeoni, ainsi que Me Antoine Sollacaro, l'un des avocats d'Yvan Colonna. "Ce procès a été une pantalonnade, une mascarade, une parodie de justice", a-t-il déclaré.

Quelques échauffourées en fin de manifestation
Peu avant 17h00, sous une pluie battante, Edmond Simeoni a annoncé la fin de la manifestation dans le calme. La foule a commencé à se disperser mais quelques groupes de jeunes ont lancé, près de la préfecture, des "marrons de terre", gros pétards utilisés parfois dans les stades.

Certains groupes ont lancé des projectiles en direction des forces de l'ordre, lesquelles ont riposté par des jets de grenades lacrymogènes. Sur la place des Palmiers et dans la rue Fesch, à proximité de la mairie d'Ajaccio, des manifestants ont incendié des conteneurs d'ordures ménagères. Les affrontements ont duré plus d'une heure avant un retour au calme.

Colonna se pourvoit en Cassation
Vendredi aux assises de Paris, la cour d'appel a suivi les réquisitions aggravant la peine infligée en première instance fin 2007, qui ne comprenait pas de peine de sûreté incompressible pour Yvan Colonna, accusé du meurtre du préfet de Corse Claude Erignac en février 1998.

L'affaire Yvan Colonna commence", a commenté samedi matin sur Europe 1 l'un de ses avocats, Me Patrick Maisonneuve. Plus de 11 ans après le crime politique le plus grave commis depuis le début des violences politiques en Corse, l'affaire n'a pas fini de secouer la justice, la police et le pouvoir politique.

Patrick Maisonneuve a confirmé que la défense d'Yvan Colonna se pourvoirait en cassation dès lundi et qu'elle saisirait si besoin la Cour européenne des droits de l'homme. "Il ne faut pas réduire cette manifestation au milieu nationaliste (...) Bien évidemment, nous la soutenons, elle touche l'opinion publique en général", a de son côté affirmé samedi Me Pascal Garbarini, autre défenseur d'Yvan Colonna, sur France Info.

Yvan Colonna et ses défenseurs avaient quitté l'audience le 11 mars pour protester contre Yvan Colonna (archives)un procès qu'ils jugeaient biaisé.
Le verdict a donc été rendu en leur absence. Immédiatement, le camp de la défense a annoncé un pourvoi en cassation. "Cette décision est injuste, cette cour refusait par principe d'envisager toute autre hypothèse que celle de la culpabilité", a estimé vendredi Me Antoine Sollacaro, un des avocats de la défense. Celle-ci en a appelé "solennellement aux représentants du peuple" et compte aussi, une fois que la Cour de cassation se sera prononcée, saisir la Cour européenne des droits de l'Homme pour procès "inéquitable", estimant que ses droits ont été bafoués.

"La justice est passée", a commenté en revanche Me Philippe Lemaire, l'avocat de la veuve et des deux enfants du préfet. Jeudi, l'avocat général Christophe Teissier avait estimé que "tous les éléments du dossier convergent vers la culpabilité d'Yvan Colonna" dans l'assassinat du préfet Erignac, lors de son réquisitoire à la cour d'assises d'appel de Paris. L'accusé est un "assassin et un fuyard", avait-il aussi déclaré dénonçant vivement le refus de Colonna de comparaître.

Le berger corse et ses avocats avaient quitté le procès pour dénoncer le refus de la cour de faire une reconstitution de l'assassinat du préfet, et plus généralement pour dénoncer un "simulacre" de justice. "Est-ce qu'on avait peur que la reconstitution vienne infirmer les déclarations des accusateurs d'Yvan Colonna? Est-ce qu'on a peur qu'elle vienne dire le contraire de ce qu'a dit le procureur ?", s'est interrogé samedi Me Maisonneuve, l'avocat de l'accusé.

De fait, depuis son ouverture le 9 février, le procès en appel a été émaillé de nombreux incidents avec des mises en cause répétées du président Wacogne, accusé de partialité par les défenseurs d'Yvan Colonna.

Stupeur, indignation, mais détermination en Corse
Les partisans d'Yvan Colonna en ont appelé samedi à l'opinion publique, et ont décidé d'utiliser tous les recours judiciaires après sa condamnation vendredi en appel à la réclusion à perpétuité, avec 22 ans de sûreté, pour l'assassinat de Claude Erignac en 1998. Un pourvoi en cassation doit donc être déposé pour être tranché d'ici six mois à un an. En cas d'échec, Yvan Colonna saisira la Cour européenne des droits de l'homme pour dénoncer un procès selon lui "non équitable".

Dès vendredi soir, Cargèse, village natal d'Yvan Colonna, semblait "sonné" par la condamnation en appel à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans prononcée contre l'enfant du pays. Les nationalistes corses n'ont pas caché leur indignation. Sur la placette de Cargese, un drapeau corse a été noué, "en signe de deuil", a expliqué un habitant aux journalistes qui l'entouraient. "Nous avons le sentiment d'une profonde injustice, d'autant que la peine prononcée est aggravée par rapport au premier procès, mais nous sommes sûrs de le sortir de là au troisième procès, et nous espérons que la mobilisation s'étendra", a déclaré un villageois.

"Je suis indigné, Yvan Colonna a été victime d'une exécution judiciaire annoncée, sur l'autel de la raison d'Etat", a déclaré Jean-Philippe Antolini, porte-parole de la Commission anti répression (CAR) du pôle indépendantiste Corsica Libera.

A Bastia, quadrillée par une importante présence policière, le calme a régné vendredi soir après l'annonce du verdict. Le comité de soutien à Yvan Colonna avait demandé à ce qu'aucun rassemblement n'ait lieu à l'annonce du verdict.

Consternation de Jean-Guy Talamoni
Jean-Guy Talamoni
, élu indépendantiste à l'Assemblée de Corse, s'est déclaré vendredi "consterné" par cette condamnation. "Je suis consterné, encore que compte tenu du déroulement du procès, le pire était à craindre", a-t-il déclaré par téléphone à l'AFP. "Nous avons assisté à un simulacre de justice, il est maintenant tout à fait nécessaire d'appeler à la mobilisation, notamment en manifestant samedi après-midi à Ajaccio, pour montrer que les Corses refusent ce verdict", a-t-il ajouté. Selon le dirigeant nationaliste, Yvan Colonna a été "victime d'une vengeance transversale: il fallait condamner un Corse, nationaliste de préférence."

lundi 30 mars 2009, a 06:22
Quatre morts dans un accident de la route

 

- lieu de l'accident de la route qui à fait 4 morts près de Blaye - France 2 - 

Trois jeunes hommes et une jeune femme d'environ 20 ans ont péri dans une collision dans la nuit de samedi à dimanche

Leur voiture (ils étaient 5 à bord au total) en a percuté une autre (dont le conducteur était seul à bord) vers 3h40 sur une route départementale de Mazion, près de Blaye.

Le choc pourrait avoir été causé par un refus de priorité de l'auto des 5 jeunes. Le 5e passager de la première voiture et le conducteur de la seconde sont hospitalisés.

La collision s'est produite à une intersection, ont précisé les gendarmes de Gironde. La violence du choc a projeté le véhicule des 5 jeunes contre un poteau EDF.

Les trois jeunes hommes décédés, âgés de 20 à 23 ans, étaient des habitants de la région alors que la jeune femme décédée était toujours en cours d'identification dimanche matin, selon les gendarmes.

Les deux blessés, également âgés d'une vingtaine d'années, sont jugés dans un état "grave" mais leurs jours ne sont "a priori" pas en danger. L'un, le conducteur qui circulait seul dans sa voiture a été évacué vers Blaye et l'autre, qui se trouvait dans l'autre véhicule avec ses quatre compagnons, vers Bordeaux.

D'après les premières constatations, les cinq jeunes gens qui circulaient dans le même véhicule "revenaient d'une soirée", selon un gendarme. Le contrôle d'alcoolémie du conducteur circulant seul est négatif, a-t-il précisé. Les autres résultats - alcoolémie pour le conducteur décédé de l'autre véhicule et stupéfiants pour les deux véhicules - n'étaient pas encore connus.

lundi 30 mars 2009, a 06:16
Une fillette de 6 ans tuée par des chiens

 

- dogue allemand - France 2 - 

L'enfant est morte samedi après avoir été mordue près de chez elle par deux dogues allemands appartenant à sa famille

Le drame s'est produit aux Grandes-Loges, village de 300 habitants proche de Châlons-en-Champagne (Marne), a-t-on appris dimanche.

La petite fille aurait échappé à la surveillance de ses parents qui avaient donné l'alerte, recherchant vainement leur enfant. Quand elle a été retrouvée, il était trop tard.

"La fillette était sortie de la maison aux alentours de 16h00 et les parents, ne la voyant pas revenir, se sont inquiétés. Elle a été retrouvée près des deux dogues allemands de la maison, décédée", a indiqué à l'AFP la directrice de cabinet du préfet de la Marne, Sylvaine Astic. L'enfant a été "a priori égorgée par les deux chiens, alors qu'elle se trouvait dans un lieu qui leur était réservé", a-t-elle ajouté.

"Les parents pensaient qu'elle s'était perdue ou qu'elle était allée se promener sans leur dire", selon Mme Astic. Ils "sont très choqués et ont été pris en charge par une cellule d'urgence médico-psychologique pour qu'on puisse en savoir un petit peu plus", selon la directrice de cabinet.

L'enquête
"On ne sait pas si c'est arrivé en jouant avec les chiens. Les chiens étaient bien dans un chenil clôturé, avec des protections de type chantier d'environ 2 mètres. La gamine est passée par le garage. Est-ce qu'elle est passée par un interstice entre deux plaques, deux parapets ? On n'en sait pas plus", a indiqué Jean-Pierre Chauvet, adjoint au maire de Grandes-Loges.

Les chiens de la famille étaient "toujours au domicile, il n'y a jamais eu de souci avec les chiens", selon Jean-Pierre Chauvet, également voisin de la famille. "La mère était prudente vis-à-vis des chiens. C'est un accident. Comme beaucoup de propriétaires de chiens, elle avait confiance en ses animaux", a-t-il souligné.

L'enquête a été confiée à la gendarmerie de Chalons-en-Champagne.

Le dogue allemand n'est pas classé dans la catégorie des chiens dangereux. Mais à l'âge adulte, il pèse au moins 80-85 kg et dépasse souvent les 85 cm au garrot.

vendredi 27 mars 2009, a 06:22
Peine maximale requise contre Colonna

 

- Yvan Colonna (archives) - France 3 - 

La perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté a été requise contre Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998

La peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté incompressible de 22 ans, a été requise contre Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, jeudi devant la cour d'assises spéciale d'appel de Paris.

Le verdict sera rendu vendredi.

L'avocat général Christophe Teissier a estimé que "tous les éléments du dossier convergent vers la culpabilité d'Yvan Colonna" dans l'assassinat du préfet Erignac en 1998, lors de son réquisitoire à la Cour d'assises d'appel de Paris.

L'accusé est un "assassin et un fuyard", a-t-il aussi déclaré dénonçant vivement le refus de Colonna à comparaître.

L'accusé a refusé d'assister au réquisitoire, ayant décidé de ne plus participer à l'audience depuis le 11 mars.
Le berger corse et ses avocats ont quitté le procès pour dénoncer le refus de la cour de faire une reconstitution de l'assassinat du préfet, et plus généralement pour dénoncer un "simulacre" de justice. Comme tous les jours depuis le 11 mars, le président de la cour, Didier Wacogne, a fait constater par huissier le refus du berger corse de quitter sa cellule.

Le réquisitoire des deux avocats généraux Christophe Teissier et Jean-Claude Kross devait durer toute la journée de jeudi. Premier à s'exprimer, Christophe Teissier a affirmé que "tous les éléments du dossier convergent vers la culpabilité d'Yvan Colonna" dans l'assassinat du préfet Claude Erignac, commis le 6 février 1998 à Ajaccio.

Premier à s'exprimer, Christophe Teissier a fustigé les "bancs de la défense désertés" et le "fuyard" Colonna : "Yvan Colonna  n'a pas voulu que le débat  judiciaire puisse se tenir". Pour le représentant de l'accusation, le refus de la reconstitution réclamée, invoqué par Yvan Colonna, n'a été qu'un "alibi" pour l'accusé, "un alibi qui va lui permettre de faire ce qu'il sait faire le mieux: être un fuyard, fuir ses responsabilités". Selon Christophe Teissier, l'objectif de la défense, qui "n'a eu de cesse de placer le débat sur le terrain politique", était de "discréditer" la cour afin que sa décision "apparaisse comme entachée d'un soupçon", adoptant une attitude "toujours à la limite de l'outrage".

Depuis son ouverture, le 9 février, le procès a été émaillé de nombreux incidents avec des mises en cause répétées du président Wacogne, accusé de partialité par les défenseurs d'Yvan Colonna.

La journée de vendredi, en l'absence de plaidoiries de la défense et de dernière parole à l'accusé, devrait être consacrée aux délibérations de la cour, qui devrait rendre son verdict en fin de journée.

En première instance, fin 2007, Yvan Colonna avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité sans la période de sûreté incompressible de 22 ans qu'avait réclamée le parquet.

 
Un avocat fustige "la nouvelle fuite" de Colonna

L'avocat de la veuve et des deux enfants du préfet Claude Erignac, Me Philippe Lemaire, a dénoncé mercredi la "nouvelle fuite" d'Yvan Colonna et sa "stratégie de rupture multipliant ou faisant multiplier les invectives pour aboutir à un départ en fanfare si souvent annoncé que nous avions fini par ne  plus y croire". Les plaidoiries des parties civiles se sont achevées le jour même devant la cour d'assises spéciale de Paris.

Mercredi, un autre avocat des parties civiles, Me Benoît Chabert, a dénoncé la "ridicule lâcheté" de l'accusé et de ses avocats, qui ont quitté l'audience depuis le 11 mars, pour protester contre un refus d'organiser une reconstitution et, plus largement, pour dénoncer un "simulacre" de justice. Il s'agit, selon Me Lemaire, d'une "erreur grossière et sans fondement qui ressemble à s'y méprendre à une nouvelle fuite dont Yvan Colonna a le secret". "Un triste aveu de culpabilité", selon Me Chabert.

"Est-ce qu'un innocent s'en va ?", a demandé ce dernier qui n'a "aucun doute sur la culpabilité d'Yvan Colonna", mis en cause par quatre des six membres du  commando d'assassins, déjà condamnés et qui se sont par la suite rétractés.

Désormais, "l'absence (d'Yvan Colonna) cache mal, très mal, l'inquiétude de son sort" car "fuir c'est bien la plus mauvaise méthode pour se faire entendre", a insisté de son côté Me Lemaire.

Le berger corse, accusé d'être le tireur au sein du commando d'assassins du préfet de Corse, a été arrêté en juillet 2003 après une cavale de quatre ans. D'ailleurs, l'avocat de Mme Erignac et ses enfants "ne comprend pas comment on peut justifier une cavale pendant quatre ans alors qu'on est innocent".

mercredi 25 mars 2009, a 16:47
Hausse du nombre de bénéficiaires des "Restos"

 

- Entrepôt des Restos du Coeur à Bruges (33) - France3 Aquitaine - 

Les bénéficiaires de la campagne d'hiver des Restos du Coeur en France ont augmenté de 12,5% cet hiver

Les "restos" ont accueilli cet hiver 800.000 personnes, doit 90.000 de plus que l'an dernier, a indiqué l'association. Dans 17 départements ruraux ou semi-ruraux, l'augmentation a dépassé les 20%.

Au total, les "Restos du coeur" ont servi 100 millions de repas.

Les associations caritatives ont toutes noté au cours de l'hiver 2008-2009 une augmentation des demandes d'aide de 10% à 20%, une situation liée en grande partie liée à la crise économique.
 
Les Restos du Coeur soulignent que la générosité des donateurs s'est renforcée. "Ils ont été plus nombreux à soutenir l'association et le don moyen a progressé, passant de 91 à 97 euros", souligne l'association.

mardi 24 mars 2009, a 19:14
Lutte contre la cybercriminalité renforcée

 

- Michèle Alliot-Marie  - France 3 - 

Des moyens supplémentaires vont être affectés à la lutte contre la cybercriminalité en France

Celle-ci a explosé ces dernières années et créé de nouvelles menaces, a déclaré mardi la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie au 3e forum international sur la cybercriminalité à Lille.

La ministre a annoncé que le "nombre de cyber-enquêteurs passera de 200 à 300 à la fin de l'année 2009 dans la police et à 214 dans la gendarmerie".

Près de 12.500 cas d'escroqueries ou malversations sur internet ont été  enregistrés sur la plate-forme nationale de signalement des sites et contenus  illicites lancée en janvier, a-t-elle indiqué. Jusqu'alors, le signalement  automatique n'était possible que pour les sites à caractère  pédopornographiques.

Michèle Alliot-Marie a également annoncé une nouvelle législation prévoyant des  "sanctions pour l'usurpation d'identité sur internet", "le blocage des contenus  à caractère pédopornographique par les fournisseurs d'accès à internet, ainsi  que la possibilité de captation de données numériques à distance par des  enquêteurs".

Pour Jean-Philippe Bichard, responsable de la communication chez le  fabricant de programmes de sécurité pour les ordinateurs Kaspersky même des activités légales dans certains pays peuvent servir des  mauvais intérêts. "Le poker en ligne sur internet est un merveilleux moyen de  blanchir de l'argent sale", estime-t-il.

En matière de pédophilie, le commandant de gendarmerie Alain Permongeat, chef de la division de lutte contre la cybercriminalité  à Rosny-sous-Bois, a  indiqué que ses services identifiaient et poursuivaient environ 500 individus  par an pour diffusion d'images pédopornographiques.

Mais le pire est peut-être à venir, estime Michel Riguidel, professeur à  l'école nationale supérieure des télécommunications à Paris. "Avec la  progression des puissances de calcul, on devrait voir arriver des machines  fabriquant des milliards de virus différents, il faudra bien un jour poser la  question d'une autorité, d'une police sur internet".

mardi 24 mars 2009, a 12:31
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Troisième journée de l'allergie aujourd'hui

- France 3 -

Les allergies alimentaires, qui ont doublé en 5 ans, touchent quelque 2 millions de personnes dont 5% de moins de 15 ans

Selon l'association Asthme et allergie, qui organise avec d'autres associations la 3e journée de l'allergie, les principaux responsables sont le blanc d'oeuf, l'arachide, le lait de vache chez l'enfant. 

Et les fruits du groupe rosacées (abricot, cerise, fraise, framboise, noisette...) puis du  groupe latex (banane, avocat, kiwi...) chez l'adulte.

Des variations d'un pays à l'autre sont à noter: ainsi, les produits de la mer sont les plus allergisants en Chine.

2% de la population est concernée par les allergies croisées, où le système de défense de l'organisme réagit à des allergènes différents mais se ressemblant au niveau de la structure biochimique: certains pollens et des fruits, plumes d'oiseau et oeufs...

Selon Asthme et allergies, l'augmentation des allergies alimentaires pourrait s'expliquer par une meilleure connaissance alimentaire et aussi par une diversification trop précoce (avant six mois) de l'alimentation des nourrissons et un terrain génétique favorable.

Aucun traitement à ce jour n'existe contre les allergies alimentaires, en dehors de la non-consommation de l'aliment, après bilan allergique. Pour les enfants, il existe dans les écoles le Projet d'accueil individualisé qui permet de parer à l'urgence allergique qui pourrait survenir.

Des conférences sont organisées mardi dans plus de 50 villes par des allergologues qui apporteront informations et conseils pratiques sur les allergies alimentaires et les allergies croisées, et sur la manière de diminuer leurs effets.

L'association mettra à la disposition des participants aux réunions une brochure, et proposera des recettes sur son site. La Journée française de l'allergie avait eu pour thème l'an dernier les pollens

mardi 24 mars 2009, a 06:26
Un groupe de chimie US ferme son usine de Pardies

 

- L'usine de Celanese à Pardies - 

Le géant américain de la chimie Celanese a annoncé lundi la fermeture de son usine de Pardies (Pyrénées-Atlantiques)

Le site, qui emploie 350 personnes, "n'est plus viable économiquement" en raison de ses "coûts très élevés", selon un communiqué du groupe chimique basé à Dallas, qui avait annoncé un examen de rentabilité en janvier.

Cette annonce a causé de vives réactions chez les élus, ainsi que la crainte d'une contagion de perte d'emplois dans la région.

La direction de Celanese assure avoir étudié "avec la plus grande attention" les propositions d'aide au maintien de l'usine qui lui ont été faites par les élus locaux et régionaux, ajoutant avoir "apprécié l'implication des représentants politiques locaux". Ceux-ci ont dénoncé dans un communiqué commun "l'attitude inacceptable" du groupe chimique américain  qui, selon eux, n'a "pas joué le jeu de la transparence", et craignant une réaction en chaîne de difficultés pour les entreprises du bassin de Lacq.

Le président du Conseil régional d'Aquitaine Alain Rousset (PS), le président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques Jean Castaings (UMP) et le député PS des Pyrénées-Atlantiques David Habib, également président de la communauté de communes de Lacq, ont regretté "l'annonce brutale" de la fermeture du site. Ces élus, auxquels Martine Lignières-Cassou (PS), maire de Pau, s'est  "pleinement associée", ont dénoncé "la méthode utilisée de décider ainsi dans l'urgence la fermeture de ce site sans concertation avec les autres acteurs de ce bassin d'emplois alors même que les activités de Yara et Air Liquide sont  mises en péril".

Yara, une entreprise chimique norvégienne et le groupe français Air Liquide, qui emploient au total quelque 200 salariés sur place, dans des productions étroitement tributaires de celles de Celanese, ont toutes deux fait savoir qu'elles devront mettre à l'étude les conditions de survies de ces deux unités.

Les représentants CGT et CFDT de Celanese, qui ne croyaient plus guère à la pérennité de l'usine, ont fait savoir qu'ils lutteraient désormais pour obtenir un maximum de mesures de reclassement et d'accompagnement social.

Pour sa part, la direction a annoncé dès lundi ses propositions comportant notamment un plan de préretraites pour les salariés âgés de 55 ans et plus, un congé de reclassement de 9 mois pour tous les salariés et des aides pour la formation et le reclassement. "Mais la reconversion des personnels de Celanese sera extrêmement longue et compliquée", a souligné Alain Masse, responsable CGT, soulignant la "très grande spécificité" des métiers concernés et la moyenne d'âge "assez élevée" des salariés de l'entreprise. Selon lui, quelque 2000 emplois sont menacés, dans les entreprises du bassin mais aussi dans les transports routiers et ferroviaires concernés par leurs productions et jusque dans les activité de fret du port de Bayonne.

lundi 23 mars 2009, a 21:48
Retraite complémentaire: statu quo jusqu'en 2011

 

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Patronat et syndicats ont conclu lundi leurs négociations sur l'avenir des retraites complémentaires

Ils soumettront à leurs instances un texte d'accord prévoyant de reconduire jusqu'à la fin 2010 les règles actuelles, qui arrivaient à expiration le 31 mars, ont annoncé les syndicats.

Cette prolongation lèvera l'incertitude qui pesait sur le financement de la retraite complémentaire entre 60 et 65 ans, enjeu le plus immédiat de la négociation.

Le projet d'accord prévoit en effet la reconduction du dispositif (AGFF) qui permet de bénéficier d'une retraite complémentaire avant 65 ans sans pénalités. Une non-reconduction, que le patronat n'avait pas exclue, aurait entraîné une baisse de jusqu'à 22% des pensions complémentaires pour les salariés liquidant leur pension après le 1er avril. "On a sauvé l'AGFF", a dit Danièle Karniewicz (CFE-CGC), "mais il manque plein de choses" dans ce projet d'accord, selon elle.

"On a écarté le casus belli"
En annonçant qu'il renonçait à relever l'âge minimum exigé pour toucher une retraite complémentaire complète, "le Medef a fait preuve pour une fois de sagesse", a déclaré à la presse Jean-Louis Malys (CFDT), précisant que la CFDT prendrait dans la semaine sa décision sur la signature du projet d'accord.

Après avoir renoncé à obtenir cette mesure "structurelle", l'organisation patronale a proposé aux syndicats, lors de la dernière séance de négociation sur l'avenir du régime des retraites complémentaires des salariés du privé, de prolonger jusqu'à fin 2010 la validité de l'actuel accord, qui expire à la fin du mois.

Sa prolongation impliquerait un maintien du niveau actuel des cotisations et une poursuite de la baisse relative des pensions par rapport aux cotisations, alors que les syndicats souhaitaient une augmentation de cotisations et une stabilisation du "rendement" (ce que rapportent en termes de pensions les cotisations versées).

Elle impliquerait également de ne pas toucher aux avantages familiaux que le Medef voulait revoir à la baisse. "Ce n'est pas glorieux", a déclaré de son côté Bernard Devy (FO), "mais on a écarté le casus belli" du recul de l'âge minimum de la retraite.
La retraite complémentaire représente en moyenne deux tiers de la retraite globale des cadres et un tiers de celle des autres salariés.

lundi 23 mars 2009, a 19:51
Heuliez: Nicolas Sarkozy va s'en occuper

 

- L'usine Heuliez, équipementier automobile, de Cerizay (Deux-Sèvres) - France 2 - 

Nicolas Sarkozy fera "très prochainement des propositions" concernant l'équipementier automobile Heuliez

Selon l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le chef de l'Etat, avec qui il s'est entretenu lundi, s'est saisi lui-même du dossier.

Heuliez, premier employeur industriel des Deux-Sèvres, risque une cessation de paiement en avril, qui menacerait 1.000 emplois, selon la CFDT. Sans compter un millier d'emplois induits.

"Nicolas Sarkozy m'a confirmé son attachement à la défense de nos capacités  industrielles, notamment dans les secteurs d'avenir tel que le véhicule électrique, technologie qu'Heuliez possède depuis au moins 9 ans", écrit le sénateur de la Vienne, ex-président de la région Poitou-Charentes où est installé Heuliez.

L'entreprise, installée à Cerizay, est le premier employeur industriel des Deux-Sèvres, avec 1.000 emplois directs et un millier d'autres indirects.

Pour sa part, Christine Lagarde doit recevoir "dans les prochains jours" Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes à laquelle appartiennent les Deux-Sèvres.Basé à Cerizay, l'équipementier assemble notamment le cabriolet Tigra du groupe Opel.


"On avait trouvé un repreneur potentiel, un industriel indien [le groupe Argentum Motors, NDLR] qui, malheureusement, a fait faux bon et on est actuellement (...) en train de mettre sur pied des propositions. C'est un temps de travail et de coopération dans lequel tous les acteurs sont les bienvenus", a expliqué la ministre de l'Economie. Interrogée sur une intervention du Fonds stratégique d'investissement (FSI), réclamée par Ségolène Royal, Christine Lagarde a jugé que ce n'était "pas si simple que cela".

Heuliez  est "une entreprise prometteuse", a assuré Christine Lagarde.

Un plan de refinancement d'Heuliez est en cours de négociation. Il repose notamment sur un apport de 10 millions d'euros par l'Etat via le Fonds stratégique d'investissement (FSI) mis en place par le gouvernement pour soutenir des entreprises stratégiques confrontées à la crise.

La société, propriété de la famille Queveau, cherche des partenaires financiers depuis plus d'un an pour assurer son développement mais la crise économique a compliqué le projet. 
Heuliez a développé des projets de modèles de véhicules électriques, notamment soutenu par le Conseil régional. Le groupe Véolia serait intéressé par un partenariat avec lui pour participer aux futurs appels d'offres de grandes villes françaises pour ce type de véhicules.

La production du modèle Opel Tigra, en fin de vie, doit s'achever en juillet. Actuellement, seules 20 voitures sont assemblées chaque jour sur le site de Cerizay, contre une centaine il y a deux ans. Selon la CFDT, le personnel est en chômage technique un tiers du temps.

lundi 23 mars 2009, a 17:42
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20 éme édition de la Semaine de la presse à l'école

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La "Semaine de la presse et des médias dans l'école" se tient, pour sa 20e édition, du 23 au 28 mars

Un nombre croissant d'établissements scolaires et de médias participent à l'événement et plusieurs opérations sont organisées par les médias.

L'objectif est toujours le même, "apprendre aux élèves une pratique citoyenne des médias", cette édition 2009 réunit 1.944 médias et 15.265 écoles, pour 4,78 millions d'élèves et plus de 423.000 enseignants.

Au fil des années, la Semaine de la  presse est ainsi devenue "le plus important événement d'éducation aux médias organisé dans le monde", selon le ministère de l'Education nationale qui en est à l'origine.

 
Nombreuses initiatives de médias français

Les médias français s'investissent. Les écoles inscrites auront accès gratuit à l'Agence France-Presse (AFP), lemonde.fr, le MediaSig, PresseEdu, Cambodge-Soir hebdo, Arrêts sur images et Mediapart. Le Monde met aussi à disposition 10.000 exemplaires du numéro daté du 19 mars, avec un supplément de huit pages, "Le Monde, portrait d'un quotidien".

Parmi les autres initiatives, qui ne peuvent pas toutes être citées : deux films sont mis en ligne, "Une journée au Figaro" et "24 heures à Ouest France", l'Institut national de l'audiovisuel (INA) propose sur son site un dossier spécial "Décryptage" sur l'entrée en fonction de Barack Obama vue par 21 chaînes de télévision, Milan Jeunesse met en ligne des fiches pédagogiques.

En province, France 3 Lorraine Champagne Ardenne accueille les 23, 24, 26 et 27 mars 2009, une classe par jour pour visiter ses locaux. La rédaction régionale a d'ailleurs réalisé un reportage sur des lycéens de la ville de Revin (Ardennes) qui a préparé la Semaine de la presse en s'essayant au métier de journaliste.

A Paris, France Info monte un "atelier radio" au coeur de Radio France, pour des écoliers de CM1 et CM2. Dans les conditions du direct, ils pourront réaliser un journal d'environ 10 minutes.

D'ores et déjà, le numéro de Télé Loisirs en kiosque lundi 23 a été réalisé par des élèves de seconde du lycée Paul Lapie de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Avec, à la Une, Sophie Marceau et les jeunes acteurs de "Lol", film que les "ados adorent", et en pages intérieures une interview du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.

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L'Europe à l'honneur

Des documents sont proposés aux participants, parmi lesquels un "Dossier pédagogique" spécial et un cédérom réalisé avec Courrier international sur "100 Unes d'Europe" datées du 1er octobre 2008.

L'Europe est aussi à l'honneur avec, pour la première fois, la présence de la presse étrangère qui a offert 3.000 exemplaires de journaux : l'Allemagne avec le Frankfurter Allgemeine Zeitung, Die Welt, le Sueddeutsche Zeitung et Deutschland, le Royaume-Uni avec The Economist et The Financial Times, l'Espagne avec El Pais et ABC et la Suisse avec Le Temps.

lundi 23 mars 2009, a 11:47
Rémunération des patrons: Lagarde prépare une loi

 

- Christine Lagarde - France 3 - 

Alors que Mme parisot rechigne à encadrer les rémunérations patronales, Mme Lagarde prépare une loi sur le sujet

Mme Parisot a dit lundi que le Medef n'a pas le pouvoir d'imposer un encadrement des rémunérations des patrons.

Après que 4 dirigeants de SocGen ont renoncé à leurs stocks-options, la ministre des Finances a prévenu, selon Le Figaro lundi: sans accord avec les partenaires sociaux, avec qui une "concertion" doit être engagée, "on passera par la loi".

"Le Medef n'a pas le pouvoir d'imposer quoi que ce soit. Mais nous sommes conscients de notre autorité morale. C'est pourquoi nous allons répondre dans la semaine", a lancé la patronne des patrons dans un entretien publié dans Le Parisien-Aujourd'hui de lundi. Laurence Parisot a annoncé qu'elle va rappeler aux dirigeants d'entreprises "les valeurs de responsabilité et de solidarité" mais, dit-elle, en allant plus loin dans l'action, on risquerait de buter "sur des difficultés pratiques, voire des risques d'incohérences ou d'injustices". La présidente du Medef a dit accueillir avec "soulagement" "l'annonce des quatre dirigeants de la Société générale de renoncer à leurs stock-options. "Les Français n'auraient pas compris", dit-elle.

En réponse,  Frédéric Lefebvre a indiqué sur LCI: "Le Medef ne veut pas réagir (...) Comme il n'y a ni le désir ni les moyens, on va nous leur donner les moyens et on va légiférer". Selon le porte-parole de l'UMP, il faut empêcher que les patrons puissent augmenter la part variable de leurs rémunérations sans que les salariés bénéficient aussi de gratifications. Il se dit convaincu que la majorité pourra changer les choses. "Quand les politiques mettent les conditions, que l'opinion publique est prise à témoin, les gens ne peuvent pas faire n'importe quoi".

En revanche, Frédéric Lefebvre exclut toujours de revenir sur le "bouclier fiscal", dispositif permettant aux contribuables payant plus de 50% de leurs revenus en impôts et contributions sociales, et qui a permis à moins de 800 contribuables très aisés de recevoir un chêque moyen de 368.000 euros en 2008. Ce "bouclier" est "en lui-même un élément de justice", a-t-il conclu.

Le président Nicolas Sarkozy avait jugé "inadmissibles" vendredi les bonus et autres stocks-options pour les dirigeants des entreprises bénéficiant d'un plan social ou d'aides publiques, en pleine polémique autour de la banque Société générale. "Visiblement, certains ont du mal à comprendre ce qu'on a dit. Quand il y a un plan social, des aides publiques, les bonus, plans, stock-options, rémunérations exceptionnelles ne sont pas admissibles", avait-il lancé à la presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. "On ne peut pas solliciter de l'argent public et faire un plan généreux de distribution d'actions et de bonus", avait-il pécisé.

Il faisait ainsi allusion à la Société générale, dont plusieurs dirigeants, notamment son président Daniel Bouton, avaient reçu mercredi des dizaines de milliers de stock-options avant d'y renoncer à la demande de la ministre de l'Economie Christine Lagarde. L'Etat a déjà prêté 1,7 milliard d'euros à la Société générale et lui permet de bénéficier de la Société de financement de l'économie française pour emprunter sur les marchés.

Les propos du chef de l'Etat sur les rémunérations des dirigeants d'entreprises bénéficiant d'aides publiques se rapportent à la situation française. Mais ils interviennent alors que les Etats-Unis sont en plein scandale des primes versées à des cadres de l'assureur nationalisé AIG.

lundi 23 mars 2009, a 06:29
Pécresse candidate en Ile-de-France

 

- Valérie Pécresse lors de son élection aux primaires de l'UMP en Ile-de-France pour les régionales de 2010 (22/03/2009) - AFP - 

Valérie Pécresse a remporté dimanche la primaire UMP en Ile-de-France en vue des élections régionales de 2010

La ministre de l'Enseignement supérieur était face à son collègue du gouvernement, Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement.

Elle a été élue chef de file de l'UMP avec 59,9% des voix contre 40,1% l'ex-sénateur des Hautes-Seine, qui a été même battu dans son propre département.

Sitôt après l'annonce des résultats au siège du parti à Paris, elle a lancé le mouvement de la "reconquête dans l'unité", invitant le perdant, qui était absent, à rejoindre son équipe.

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, qui avait apporté son soutien à Valérie Pécresse  dans la dernière ligne droite de la campagne, a aussitôt salué sa "victoire exemplaire" et annoncé qu'il présiderait son comité de soutien.

En Ile-de-France, présidée depuis 1998 par le socialiste Jean-Paul Huchon (PS), les adhérents ont, au terme d'une campagne difficile choisi la conseillère régionale des Yvelines au détriment du chef de file de l'opposition au Conseil régional, qui subit là une défaite cuisante après avoir déjà dû céder la place à Jean-François Copé en 2004.

Si ces primaires étaient focalisé sur le duel Pécresse/Karoutchi, des résultats sont parvenus d'autres régions : Le ministre Hervé Novelli a gagné dans le Centre dans une primaire très tendue face à l'ancien ministre valoisien Serge Lepeltier, Alain Lambert a vaincu Nicole Ameline en Basse-Normandie, et un autre valoisien Laurent Hénart mènera la liste UMP en Lorraine.

Jean Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, a "pris acte" dans un communiqué de la désignation de Valérie Pécresse, soulignant qu'elle a été élue "par moins d'un militant UMP sur
deux" (48,8% de participation) pour mener la liste UMP aux régionales.

dimanche 22 mars 2009, a 20:44
Une centaine de moines tibétains interpellés

Une centaine de moines ont été interpellés dans une ville à forte population tibétaine du nord-ouest de la Chine

Ces interpellations sont intervenues après l'attaque d'un poste de police, a rapporté l'agence Chine nouvelle.

Les incidents, les premiers d'une telle ampleur survenus cette année dans l'ouest de la Chine, surviennent deux semaines après le 50e anniversaire d'une rébellion tibétaine au cours de laquelle le dälaï lama s'était enfui en exil.

Pékin fait actuellement tout pour empêcher des commémorations des évènements de 1959, dans un contexte de forte tension au Tibet et dans les provinces voisines.

La police a arrêté six personnes ayant participé à l'attaque. 89 se sont rendues. "Sur les 95 personnes (interpellées), toutes sauf deux sont des moines du monastère de Rabgya", situé à côté de la ville où s'est produite l'attaque, dans les montagnes du Qinghai, a précisé Chine nouvelle.

Toujours selon l'agence, plusieurs centaines de personnes, dont une centaine de moines, ont participé à l'émeute contre un poste de police. Des manifestants ont attaqué des policiers et des responsables officiels, en blessant certains légèrement, affirme Chine nouvelle.

Pour le 50e anniversaire de l'insurrection de mars 1959, la sécurité a été largement renforcée ces dernières semaines, selon des témoins, au Tibet et dans les zones avoisinantes peuplées de minorités tibétaines. Ces régions sont de facto interdites à la presse étrangère.

En 2008, la commémoration du 49e anniversaire, qui avait débuté par des manifestations pacifiques, avait dégénéré le 14 mars 2008 en émeutes à Lhassa, la capitale du Tibet. Les troubles, meurtriers, s'étaient ensuite étendus aux régions à population tibétaine.

samedi 21 mars 2009, a 07:03
A la gauche de la gauche: pas de trêve des grèves

 

- Olivier Besancenot - 

Le NPA et LO veulent poursuivre la mobilisation sans attendre alors que les syndicats n'ont pas fixé de nouvelle date

Les dirigeants d'extrême gauche sont clairs: pas question de relâcher la pression. Olivier Besancenot se dit favorable à une "grève générale illimitée", Arlette Laguilliers souhaite "tout de suite organiser la suite" face à "un gouvernement et un patronat qui ne veulent rien céder".  Le PCF appelle pour sa part au respect des choix syndicaux.

En bon connaisseur du terrain syndical et fin tacticien, Olivier Besancenot avait anticipé et déploré la position des syndicats. Leurs huit représentants ont en effet décidé ce vendredi matin, de reporter au 30 mars leur décision sur une éventuelle nouvelle action. La division est patente entre ceux qui souhaitent programmer rapidement une nouvelle journée de grèves et de manifestations et ceux qui optent pour le 1er mai.

Pas du tout du goût du jeune leader du NPA. "Toutes les organisations de la gauche sociale et de la gauche politique" doivent "se rassembler" et "être capables de donner une direction aux mobilisations locales en cascade qui existent dans le public et le privé", a déclaré Olivier Besancenot. 

"Il faut un mouvement prolongé pour la semaine qui vient", car attendre le 1er mai, "c'est endormir les gens", avait poursuivi Pierre-François Grond (NPA), déplorant qu'"on soit toujours dans le monde de la Charte d'Amiens" qui avait consacré l'indépendance des syndicats vis-à-vis des partis politiques en 1906.

Même tonalité du côté d'Arlette Laguiller qui craint d'être débordée et perdre le contrôle de la lutte. Saluant "le manque de préjugés des syndicats" guadeloupéens associés aux  politiques dans le collectif LKP, elle a estimé qu'en métropole, ils "craignent non pas l'influence du PS, mais l'influence de l'extrême-gauche".

Regrettant d'être laissée "sur le bord" des cortèges par les syndicats, la  figure historique de LO a jugé que le rôle des partis est "d'être avec les organisations syndicales", à condition "de ne pas faire lanterner les  travailleurs de deux mois en deux mois".

Autre son de cloche au PCF

"Ne cherchons pas à remplacer les syndicats", a lancé de son côté Marie-George Buffet  (PCF). Selon elle, l'écart entre deux manifestations "n'est pas un problème" car "entre-temps, les luttes continuent" dans les entreprises, dans l'Education, à l'hôpital.

"Il faut laisser les salariés décider de leur lutte. La démocratie sociale, ça existe, il faut la respecter", juge-t-elle, appelant au rassemblement des forces politiques de gauche dans le "front de gauche" pour les européennes de  juin.

samedi 21 mars 2009, a 06:38
Les tarifs du gaz baisseront de 11,3% en avril

 

- France 3 Aquitaine -

Cette baisse des tarifs réglementés du gaz naturel fourni par GDF Suez reflète le recul du prix du baril de pétrole

Effective le 1er avril prochain, elle sera d'abord soumise à la Commission de régulation de l'énergie, ont précisé les ministères de l'Ecologie et de l'Economie.

Les tarifs du gaz naturel vont baisser de 0,528 centime d'euro le kilowattheure.

Les tarifs réglementés du gaz naturel, qui concernent 93% des consommateurs français, sont fixés par le gouvernement après avis de la Commission de régulation de l'énergie.
Ils sont calculés selon une formule prenant en compte les prix du pétrole, le cours du dollar ainsi que les coûts d'acheminement, de stockage et de commercialisation.

Les tarifs réglementés du gaz pour les particuliers avaient augmenté à trois reprises en 2008 : 4% le 1er janvier, 5,5% le 30 avril et 5,3% le 15 août.
Les ministres rappellent que "depuis août 2008, environ 1 million de ménages modestes peuvent bénéficier du tarif spécial de solidarité du gaz naturel à leur demande".
"Il s'agit d'une réduction forfaitaire pouvant atteindre 118 euros quel que soit le fournisseur de gaz. Si les tarifs réglementés baissent, le montant de la  réduction forfaitaire ne sera pas réduit pour autant", ajoutent-ils.

vendredi 20 mars 2009, a 19:35
Tollé contre les stock-options des dirigeants

 

- Daniel Bouton, président de la Société Générale - F3 - 

L'attribution de stock-options à 4 dirigeants de la Société générale a suscité l'indignation de Nicolas Sarkozy

"Les bonus, les stock-options, les rémunérations exceptionnelles, ce n'est pas admissible quand il y a des aides publiques", a dit le chef de l'Etat vendredi, lors d'une conférence de presse à l'issue d'un conseil européen à Bruxelles.
Sans nommer la banque, il a estimé que de tels dispositifs pour un "mandataire social, ce serait un scandale".

"Je suis sûr que les responsables vont comprendre ce que je dis"
"Visiblement, certains ont du mal à comprendre ce qu'on dit. Quand il y a un plan social, des aides publiques, les bonus, plans, stock-options, rémunérations exceptionnelles ne sont pas admissibles", a-t-il déclaré à la  presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles.
"Si vous pensez que je vise un établissement bancaire dans l'actualité, c'est exactement cela. On ne peut pas solliciter l'argent public pour passer un  moment décrit unanimement comme difficile et faire un plan généreux de distribution d'actions ou de bonus. Je suis sûr que les responsables vont comprendre ce que je dis et pour être sûr que le message soit bien reçu, je vais le préciser : quand on est mandataire social, ce serait un scandale", a insisté le chef de l'Etat.

Les stock-options seront distribuées mais pas converties tout de suite

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, avait lui parlé d'un geste "indécent" et Xavier Bertrand, patron de l'UMP, le parti majoritaire, avait évoqué une mesure "bizarre" et demandé des éclaircissements.

Depuis, les dirigeants banque ont effectué un recul sur la question en acceptant de ne pas convertir en actions leurs stock-options tant que la Société Générale bénéficiera de l'aide de l'Etat qui lui a déjà prêté 1,7 milliard d'euros et lui permet de bénéficier de la Société de financement de l'économie française (SFEF) pour emprunter sur les marchés, après le désastre de l'affaire Kerviel (coût : 4,9 milliards d'euros) et la crise des "subprimes".

Cependant, les dirigeants n'ont pas renoncé à recevoir ces stock-options. Ils pourront les convertir en actions lorsque la banque n'aura plus besoin du soutien de l'Etat.
L'établissement a pris cette décision "afin de favoriser un retour à une  plus grande sérénité dans le débat sur la rémunération à long terme des dirigeants", précise-t-il dans son communiqué. Le renoncement temporaire ne porte que sur les stock-options attribuées en 2009 et annoncées mercredi.

Ces stock-options concernent Frédéric Oudéa, directeur général, Daniel Bouton, président de la banque, qui devaient recevoir respectivement 150.000 et 70.000 titres, Didier Alix et Séverin Cabannes, directeurs généraux délégués, 50.000 titres.
Le prix d'exercice était fixé à 24 euros, proche des bas niveaux actuels du cours de l'action. Le principe des stock-options permettrait aux quatre dirigeants d'empocher la différence éventuelle entre ce chiffre et la valeur du titre dans trois ans, délai fixé par la SocGen pour leur exercice.

Le débat sur la rémunération des patrons
Dans l'annonce de jeudi, l'exercice des stock-options était en théorie soumis à la performance de l'action Société générale par rapport à celles de ses principaux concurrents.
L'action SocGen a perdu 61% l'an dernier et 20% encore depuis le début de l'année. Les titres concurrents BNP Paribas et Crédit agricole ont légèrement progressé en 2009.
"J'ai trouvé cela indécent parce que dans le contexte actuel où on a une crise d'une violence absolument inouïe (...) chaque acteur, chaque partenaire social se doit d'envoyer des messages qui soient constructifs," a dit Luc Chatel sur Europe 1.
Xavier Bertrand a jugé cette annonce "bizarre". "On a besoin aujourd'hui que cette banque soit exemplaire, comme toutes les banques qui ont été aidées pour faire face à la crise financière", a-t-il dit sur Canal+.

La Société générale a été frappée d'une amende de quatre millions d'euros en 2008 par la Commission bancaire pour un défaut de contrôle dans l'affaire visant son trader Jérôme Kerviel, qui a pu miser jusqu'à 50 milliards d'euros sur les marchés sans que les dirigeants, disent-ils, l'aient réalisé.

Depuis le début de la crise financière, la question de la rémunération des patrons français est au coeur des débats. Le gouvernement et l'Elysée ont assuré vouloir encadrer les "parachutes dorés" et limiter les rémunérations.
Des mesures législatives ont été prises mais elles ne concernent ni les stock-options, ni le versement de dividendes, ni les autres éléments de rémunération comme les primes ou "retraites-chapeau" (rémunérations additionnelles aux versements normaux des caisses de retraite).
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé dernièrement que l'encadrement des salaires des dirigeants ne relevait pas du rôle de l'Etat.  

vendredi 20 mars 2009, a 18:01
Alerte enlèvement après le rapt d'une fillette

 

- Elise a été enlevée le 20 mars à Arles dans les Bouches-du-Rhône - DR - 

La voiture dans laquelle la petite Elise a été enlevée vendredi a été repérée sur l'autoroute entre Nîmes et Arles

Le véhicule, une Renault Modus, a été flashé par un radar à 16H35 sur l'autoroute entre Nîmes (Gard) et Arles et est suivi par un hélicoptère, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Le plan alerte enlèvement a été déclenché après que deux hommes et une femme se sont emparés de l'enfant après avoir agressé son père en pleine ville.

La fillette a été enlevée par deux hommes et une femme alors qu'elle se promenait avec son père, qui a été violemment frappé et hospitalisé, a-t-on  appris de source judiciaire.
Née d'un père français et d'une mère russe, elle avait été enlevée une première fois par sa mère après une procédure de divorce très conflictuelle courant 2007, selon une source judiciaire. Elle avait été emmenée de France en Russie où le père était récemment allé la chercher. La mère fait l'objet depuis début 2008 d'un mandat d'arrêt international pour cet enlèvement.

La procédure du plan alerte enlèvement
Mis en place en février 2006 en France, le plan "alerte enlèvement" s'inspire de dispositifs existant aux Etats-Unis et au Canada. Déclenché vendredi pour la septième fois, il a déjà permis de retrouver plusieurs enfants, notamment des nourrissons enlevés à la maternité par des déséquilibrés ou le petit Enis, 5 ans, enlevé et violé par un pédophile à Roubaix en août 2007.

Pour mettre en place ce plan, l'enlèvement doit être avéré et concerner un mineur, il faut que la vie de la victime ou son intégrité physique soient en danger, que la justice ait des informations susceptibles de localiser les ravisseurs et que les parents de la victime aient donné leur accord.

Le message d'alerte est diffusé dans les médias qui ont souscrit au dispositif et sur les panneaux autoroutiers. Il contient une description de l'enfant, éventuellement sa photo, la date et le lieu de l'enlèvement, et des informations sur le ou les suspects.

Le site alerte enlèvement du ministère de la Justice

vendredi 20 mars 2009, a 14:42
Le dernier adieu à Alain Bashung

Les obsèques du chanteur ont débuté ce matin à Paris en présence d'un millier de personnes, célèbres et anonymes

Débutée à 11h30, la cérémonie religieuse se déroule en l'église Saint-Germain-des-Prés,  à l'extérieur de laquelle a été installé un écran vidéo géant pour permettre aux fans de suivre l'office célébré par le curé de la paroisse, Benoît de Cinety.

Cette cérémonie sera suivie de l'inhumation du chanteur au cimetière du Père Lachaise, à partir de 15h.

Alain Bashung, qui luttait depuis deux ans contre un cancer du poumon,  est mort samedi dernier à l'hôpital Saint-Joseph (Paris) à l'âge de 61 ans. Ces dernières semaines, il avait dû annuler plusieurs concerts d'une tournée au long cours. Il était apparu en public pour la dernière fois aux Victoires de la musique, le 28 février, où il avait remporté trois nouveaux trophées.

La cérémonie à l'église Saint-Germain-des-Prés
La famille a choisi de ne diffuser aucune chanson d'Alain Bashung, mais des
standards folk, sa musique préférée et sa source d'inspiration.

Près d'un millier d'anonymes, tenus à distance derrière des barrières de sécurité, de l'autre côté de la rue Bonaparte, fermée à la circulation, ont applaudi à l'entrée du cercueil dans l'église.

Parmi les personnalités venues assister aux obsèques figurent notamment les
chanteurs Jean-Louis Aubert, Matthieu Chedid, Raphaël, Yves Simon, Françoise
Hardy, Laurent Voulzy, les comédiennes Jane Birkin et Catherine Deneuve, les
comédiens Claude Rich, Jean-Pierre Kalfon et Patrick Bouchitey, le président
d'Universal Music France, qui produisait les disques d'Alain Bashung sous le
label Barclay, Pascal Nègre ou le patron de l'Olympia Arnaud Delbarre. La
ministre de la Culture Christine Albanel est également présente.

Depuis l'annonce de la mort du chanteur, poète rock dont les impérissables "Gaby", "Vertige de l'amour", "Sos Amor", "Ma Petite entreprise", "La nuit je mens" ou "Résidents de la République" restent gravés dans la mémoire collective, les hommages du monde de la musique mais aussi de la politique et du public se sont multipliés.

Depuis samedi, proches, personnalités et anonymes lui ont rendu un hommage ému. Certains d'entre eux ont déposé des gerbes de fleurs, dans une ruelle de la Goutte-d'Or, quartier populaire du XVIIIe arrondissement de Paris, où vivait le chanteur.

Dès dimanche 15 mars, des fans de sa génération mais aussi quelques jeunes gens sont venus déposer des gerbes de fleurs, au coude à coude avec les voisins et riverains qui évoquaient un chanteur "gentil" et "discret", et une poignée de proches, visiblement marqués par sa disparition. 

A côté des fleurs multicolores, on pouvait lire des mots de sympathie comme sur ce bout de papier collé sur la porte, où un admirateur a écrit à l'intention du disparu: "Vous chantiez +Un âne plane+, aujourd'hui le dernier des géants plane en nous laissant une oeuvre magnifique".

> Lire notre dossier sur Bashung avec réactions de personnalités et vidéos

vendredi 20 mars 2009, a 10:47
Mobilisation record dans les rues

 

- Manifestation à Lyon - France 2 - 

Un nombre record de manifestants depuis l'élection de Nicolas Sarkozy sont descendus dans la rue jeudi

3 millions de personnes selon la CGT, 1,2 million selon la police, ont manifesté à l'appel de huit syndicats (CGT,  CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Solidaires, FSU, Unsa), soit mieux que le 29 janvier (1 million selon la police, 2,5 millions selon les syndicats).

Les syndicats se réunissent dès vendredi pour envisager les suites à donner au mouvement.

 Les syndicats ont salué la "réussite" de la mobilisation, mais le Premier ministre François Fillon a exclu un nouveau plan de relance.

François Chérèque, secrétaire général de la  CFDT, a qualifié cette mobilisation nationale de "journée réussie".

La CGT a salué une mobilisation qui a rassemblé "des millions de salariés du privé et du public, des jeunes et des retraités". Le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a déclaré vendredi sur RTL qu'il y avait "une détermination  de l'ensemble des syndicats à maintenir la pression. Mettre à profit le 1er mai est "une des pistes" envisagées, a-t-il indiqué.Les manifestations de jeudi égalent les pics atteints par la mobilisation de 2006 contre le Contrat première embauche (CPE) et montrent l'ampleur de l'inquiétude et du mécontentement, dans un contexte de crise et d'aggravation du chômage.

Le cortège parisien a rassemblé 350.000 personnes selon la CGT, 85.000 selon la police (les chiffres étaient de 300.000 et de 65.000 le 29 janvier). Le cortège des étudiants et des enseignants-chercheurs, au nombre de 100.000 dans toute la France (selon  Unef et FSU), était particulièrement impressionnant. Il s'agit de la plus grosse mobilisation  depuis le début de leur mouvement.

Le secteur privé était présent dans les manifestations, avec notamment, à Compiègne (Oise), un millier de salariés de l'usine Continental de Clairoix, dont la fermeture a été annoncée. Des salariés de Carrefour, Dassault, Air France, Total, Thomson, de Lucent-Alcatel ont défilé au côté des fonctionnaires.

Alors que plus de monde est descendu dans la rue, la grève a été moins bien suivie que le 29 janvier, notamment dans l'éducation.     Les perturbations dans les transports ont été globalement limitées. En région parisienne, les transports en commun  ont circulé légèrement mieux que le 29 janvier, mais ont été très affectés à  Bordeaux, Reims, Strasbourg et Nice.

Dans les écoles, la plupart des grandes villes avaient décidé de mettre en oeuvre, au moins en partie, le service minimum d'accueil, mais à Paris seuls 2.400 écoliers sur  136.000 en ont profité, selon la mairie.

 
219 manifestations dans toute la France

A Paris, la CGT estime à 350.000 le nombre manifestants quand la préfecture de police en dénombre 85.000 (contre 65.000 lors du 29 janvier). Le cortège a commencé à battre le pavé peu après 14h place de la République avant de rejoindre Nation par Bastille, derrière une banderole proclamant : "Ensemble face à  la crise, défendons l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics."

Quelques incidents se sont produits place de la Nation en fin de manifestation. 300 personnes ont été interpellées, dont 49 vont faire l'objet d'une procédure judiciaire. Neuf policiers ont été blessés par des jets de projectiles.

La manifestation de Marseille, qui a eu lieu dans la matinée sur le Vieux-Port, a donné le ton de la mobilisation. La participation était, selon la CGT, supérieure à celle du 29 janvier avec 320.000 personnes. Le 29 janvier, les organisateurs avaient compté 300.000 personnes, la police 23.000.

Sous le soleil de Bordeaux de 36.000 personnes selon la police à plus de 100.000 selon les organisateurs ont manifesté dans une ambiance bon enfant. La précédente journée d'action, le 29 janvier, avait rassemblé de 34.000 à 80.000 personnes dans la capitale de Gironde.
Des pancartes et banderoles ont donné un ton politique à la manifestation : "Stop à l'UMP" ou "Prolo vs. Sarko". Tracté sur un chariot, un mannequin représentant le chef de l'Etat portait une pancarte : "Je serai le président de MON pouvoir d'achat".
Nombre de personnels du secteur public de la santé, de la Sécurité sociale et surtout de l'enseignement ont défilé. "Entre la LRU et la rue, il n'y a qu'un pas", pouvait-on lire sur une banderole, en allusion à la loi réformant les universités.
Des salariés du secteur privé ont manifesté en nombre plus réduit.

A Nantes, environ 70.000 manifestants ont défilé selon le syndicat CFDT, 40.000 selon la police, une mobilisation légèrement inférieure à la première journée d'action sociale du 29 janvier dernier. Il y a six semaines, ils étaient 60.000 selon les syndicats, et 35.000 d'après la police.
"L'augmentation de la participation tient essentiellement à la plus forte mobilisation des salariés du privé", estime Yvan Ricordeau, secrétaire général de la CFDT en Loire-Atlantique.

La manifestation à Rennes a rassemblé entre 14.000 personnes selon la police et 35.000 selon les syndicats, soit moins que lors de la précédente journée d'action du 29 janvier. De nombreux étudiants et personnels de l'Education nationale étaient présents dans le cortège qui comptait aussi des délégations de salariés de Peugeot-Citroën, Veolia, Motorola ou Thomson, plus importantes selon les syndicats que lors du précédent mouvement. Si la participation était en baisse à Rennes ou quasiment équivalente à Lyon (24.000 à 50.000) et Toulouse  (45.000 à 90.000), les manifestants étaient plus nombreux dans les petites villes.

En Seine-Maritime, les syndicats ont dénombré 35.000 manifestants au Havre et la police 10.000, un chiffre supérieur à celui du 29 janvier.

A Orléans (Loiret), le cortège de 18.000 personnes, selon les organisateurs, était composé pour moitié de salariés du secteur privé.

Les manifestations étaient 60.000 selon les syndicats (34.000 selon la police à Grenoble, 60.000 (13.000 à 15.000) à Lille, 30.000 (25.000) à Tarbes, 70.000 (25.000) à Clermont-Ferrand, 40.000 (24.000) à Caen, 50.000 (23.000) à Rouen, 50.000 (21.000) à Montpellier, 27.000 (19.000) à Nancy, 32.000 (15.000 à 20.000) à Toulon, 35.000 (15.000) à Poitiers, 32.000 (14.000) à Pau, 45.000 (13.000) au Mans, 35.000 (11.000) à Strasbourg, 35.000 (10.000) à Nîmes.

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Les partis de gauche mobilisés contre Sarkozy

Présents en nombre à la manifestation jeudi, les partis de gauche, PS en tête, ont appelé Nicolas Sarkozy à ne pas rester sourd  aux revendications de la rue, l'extrême-gauche souhaitant une "grève générale  illimitée".

Après avoir salué les leaders syndicaux en tête de cortège, les dirigeants  du PS - Claude Bartolone, Harlem Désir, Benoît Hamon- ont rejoint leur "point  fixe" au Cirque d'hiver avec d'autres ténors dont Bertrand Delanoë. La première  secrétaire Martine Aubry défilait à Lille.

"La colère est profonde et justifiée. Le rassemblement populaire est solide.  Il est important que le gouvernement l'entende et change sa politique  économique, sociale et fiscale", a affirmé le maire de Paris, dénonçant le  bouclier fiscal.

M. Désir a jugé "insensé et inconcevable qu'à l'issue de cette journée, le  pouvoir refuse de rouvrir le dialogue avec les organisations syndicales".

M. Bartolone a mis en garde le président Sarkozy "d'aller à une épreuve de  force avec les salariés". "Il devrait se méfier, c'est ce qui a été tenté dans  le passé : souvenez-vous d'Alain Juppé droit dans ses bottes".

Le PS est "immergé dans les mobilisations sociales", affirme M. Hamon. "Nous  sommes aux côtés des organisations syndicales, nous sommes à notre place",  renchérit M. Bartolone.

"Le débouché politique", précise M. Delanoë, "c'est les élections, nous ne  sommes pas des putschistes".

Plus loin, l'extrême-gauche - Nouveau parti anticapitaliste et Lutte  ouvrière - appelle à la "grève générale illimitée". "Ce succès appelle à des  suites", a déclaré Olivier Besancenot qui prend exemple sur la Guadeloupe.

 "Quand on tape sur le même clou avec le même marteau, on peut faire  augmenter les salaires et baisser les prix", a-t-il dit, comprenant "la  radicalisation du mouvement social parce qu'en face, on a un mur".

Arlette Laguiller (LO) trouverait "idéal qu'il y ait de plus en plus de  monde de journée en journée". Selon elle, "les salariés ont la haine, la rage"  mais "la vraie violence est du côté des patrons".

Au côté de Marie-George Buffet (PCF) au "point fixe" du "front de gauche",  Jacques Généreux (Parti de Gauche) a appelé à "l'unité dans les urnes" aux  européennes de juin "puisqu'il y a l'unité dans la rue".

Pour Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie), de retour sur le pavé parisien au  côté de José Bové, Nicolas Sarkozy doit "symboliquement retirer le bouclier  fiscal, la législation sur les heures supplémentaires et dire on met tout à  plat".

jeudi 19 mars 2009, a 13:21
La France ouvre les bras aux indiens qualifiés

Pour pallier au manque de salariés dans l'informatique, la France veut accueillir un maximum de travailleurs

Jean-Yves Lavoir, un responsable du ministère de l'Immigration, a invité mercredi tous les Indiens qui avaient un projet professionnel à venir travailler dans l'hexagone.

En marge d'une visite en Inde visant à faire connaître la politique française d'immigration économique "choisie", M. Lenoir a encouragé les indiens à "essayer la France".

Il a détaillé les dispositifs du permis de séjour "compétences et talents" et de "la carte salarié en mission", d'une durée de trois ans et destinés aux  travailleurs étrangers non européens et très qualifiés, "l'élite du travail que  forment les cadres, ingénieurs, chefs d'entreprises".

Interrogé sur le nombre d'Indiens que la France souhaite accueillir, M.  Lavoir a répondu: "Le plus grand nombre possible. Il n'y a pas de limite". "La France n'est pas un pays fermé, surtout pour l'Inde", a insisté ce  responsable sans pouvoir dire combien de citoyens de ce pays résidaient  légalement ou illégalement sur le territoire français.

Il a souligné que la France souffrait d'une pénurie de salariés dans  l'informatique et les hautes technologies, des secteurs qui ont fait justement  la renommée mondiale de l'Inde.

"Nous voulons être compétitifs sur le marché international du travail. Ceux  qui veulent venir en France sont les bienvenus, mais seulement pour travailler ou pour étudier", a encore dit M. Lavoir qui a par ailleurs souligné que "30.000 étrangers venus illégalement en France seront renvoyés dans leurs pays en 2009".

jeudi 19 mars 2009, a 06:30
Bandes organisées: Sarkozy annonce 16 mesures

Le président a annoncé mercredi au commissariat de Gagny (Seine-Saint-Denis) 16 mesures policières et judiciaires

Elles entendent combattre le phénomène des bandes violentes, dont les membres s'exposeront à une peine de 3 ans de prison.

C'est à Gagny qu'une bande avait fait, le 10 mars, une incursion violente dans un lycée. Samedi soir une vingtaine de policiers avaient été blessés aux Mureaux (Yvelines), pris selon eux dans un "guet-apens".

Le chef de l'Etat était accompagné de Mme Alliot-Marie, à qui il avait demandé un "plan d'action contre les bandes organisées".

Huit des mesures présentées concernent l'action de la police, trois la justice et cinq la protection des personnels et établissements de l'Education nationale.

L'appartenance à une bande "en connaissance de cause", ayant des visées agressives sur les biens et les personnes, sera punie d'une peine de 3 ans d'emprisonnement. Egalement, un fichier des violences urbaines sera créé et les 100 à 200 établissements scolaires les plus touchés devront être identifiés sous 10 jours.

Au commissariat de police de Gagny, l'Unité territoriale de quartier a été présentée au chef de l'Etat. Auparavant, il a participé à une réunion de travail à huis clos sur le thème des bandes organisées, à la préfecture de police de Paris en présence des directeurs généraux de la police et de la gendarmerie et des préfets, des procureurs généraux et des recteurs d'Ile-de-France.

L'intrusion violente, au lycée Jean-Baptiste Clément de Gagny, d'une vingtaine de personnes encagoulées et armées de barres de fer, de bâtons et de couteaux avait fait 12 blessés légers. Trois jeunes de 15 à 19 ans ont été mis en examen.

mercredi 18 mars 2009, a 14:24
Polémique autour des propos de Mme Parisot

Bernard Thibault et d'autres leaders syndicaux et politiques ont réagi mercredi aux propos de Laurence Parisot mardi

Le secrétaire général de la CGT a estimé sur Europe1 que la présidente du Medef faisait preuve d'un "archaïsme d'un autre temps" et contribuait à "tendre la situation sociale".

Laurence Parisot a attaqué la CGT qu'elle accuse de créer des "illusions", de faire de la "démagogie". Selon elle, la journée de jeudi est "une facilité", "pas une réponse".

La patronne des patrons a également accusé la centrale syndicale d'avoir provoqué des fermetures d'entreprises et des destructions d'emplois, notamment à Marseille.

"Mme Parisot est dans une extrême difficulté pour justifier ce qui se passe dans les entreprises, pour justifier les aides publiques dont bénéficient le grandes entreprises qui restructurent aujourd'hui et tentent pour s'en sortir de porter le discrédit sur les syndicats de salariés", a fait valoir Bernard Thibault mercredi sur Europe 1. "Si par là Mme parisot (...) laisse entendre qu'il n'y a plus de place pour la revendication, je crois qu'elle va être déçue. Elle fait preuve d'un archaïsme d'un autre temps et elle contribue à sa manière à tendre un peu plus la situation", a-t-il estimé. "Il ne faudra donc pas s'étonner que cela provoque un peu plus de participation dans les manifestations de jeudi avec singulièrement le Medef comme cible", a-t-il prévenu.

A la veille de la journée d'action interprofessionnelle, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a, lui, souligné que "ces propos, dans les oreilles des salariés licenciés", pouvaient être ressentis comme "insupportables".

De son côté, la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, s'est dite mercredi sur Canal + "excessivement choquée" par les propos de la présidente du Medef. "J'ai trouvé ses propos indécents et je dirais même peut-être indignes lorsqu'elle s'attaque à une organisation syndicale qui défend, soutenue par les Français, la situation actuelle, c'est-à-dire des Français inquiets face à l'arrivée massive des licenciements, face à un pouvoir d'achat qui baisse", a lancé la maire de Lille.

mercredi 18 mars 2009, a 08:31
Journée du 19 mars: les prévisions

 

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Près de 215 manifestations et rassemblements sont prévus à travers le pays, contre 195 le 29 janvier, selon la CGT

Pour la CGT, "la mobilisation s'annonce aussi importante, voire plus que le 29 janvier".

Côté SNCF, le trafic des TGV sera assuré à 65 %, celui des TER à 45 % et celui des "transiliens" à 40 %. Côté RER, entre 35 % et 50 % des rames devraient circuler. Côté RER, trafic quasi normal pour les bus et le métro, service perturbé dans les RER A et B.

SNCF
Tous les syndicats appellent à une grève de mercredi 20h00 à vendredi 8h00 contre les réorganisations et suppressions d'emplois en cours au sein de l'entreprise et pour exiger l'ouverture de négociations salariales. 

En Ile-de-France, le trafic sur la ligne A du RER sera normal, celui des lignes B, C et D sera assuré à 35 % et celui de la ligne E à 50 %.

Pour les trains de grandes lignes, la circulation sur la ligne Paris-Est sera assurée à 65 %, celle de Paris-Nord, Paris-Saint-Lazare et Paris-Lyon à 35 % et celle de Paris-Montparnasse à 50 %.

Renseignements
www.sncf.com pour tous les trafics 
www.abcdtrains.com pour le Transilien
Numéros verts: 0805 90 36 35 (Grandes lignes et TER) et 0805 700 805 (Transilien)
Téléphone portable:
http://transilien.mobi


RATP
Quatre syndicats (CGT, CFDT, FO et Sud) de la RATP ont appelé à la grève.

L'entreprise table, selon une première prévision, sur un trafic quasi normal pour les bus et le métro et un service perturbé pour les parties des RER A et B qu'elle exploite.

Numéro vert: 0800 15 11 11 et www.ratp.fr
 
Transports urbains
Des préavis de grève de 55 minutes à 24 heures ont été déposés dans 90 réseaux de transports urbains sur 135.

Lors de la précédente grève du 29 janvier, des préavis avaient été déposés dans 77 entreprises de transport. Mais plus de 80 % des réseaux avaient fonctionné à plus de 50 %, selon l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP).
 
Air France
Huit syndicats ont appelé à la grève. L'entreprise précise dans un communiqué qu'elle assurera 100 % de son programme long courrier. Concernant son programme court et moyen-courrier, la compagnie prévoit d'assurer tous ses vols à Roissy-Charles de Gaulle et environ 70 % à Orly. Des retards seront également possibles.

Le 29 janvier, la grève d'une partie des aiguilleurs du ciel avait conduit à l'annulation de nombreux vols.

Fonction publique
L'intersyndicale demande aux 5 millions d'agents des fonctions publiques d'Etat et territoriales de manifester pour réclamer "l'arrêt de la politique aveugle de suppressions d'emploi et un moratoire immédiat sur celles contenues dans le budget 2009".
 
Education nationale
Les sept fédérations syndicales appellent les personnels à faire grève de la maternelle à l'université pour demander l'arrêt des réformes lancées par le gouvernement et l'arrêt des suppressions de postes prévues cette année.

En théorie, le "service minimum d'accueil" (SMA) dans les écoles doit s'appliquer partout. Mais la Ville de Paris demande aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en classe le 19 mars.

Toutes les coordinations d'universitaires, le syndicat étudiant UNEF et l'Union nationale lycéenne appellent à manifester aux côtés des salariés.
 
Audiovisuel
L'intersyndicale appelle à la grève dans toutes les catégories de l'audiovisuel public, de Radio France à France Télévisions, pour exiger un "financement pérenne", le maintien de l'emploi et le respect de l'indépendance.

Des mouvements sont prévus à La Poste et à EDF.
 
Secteur privé
Les syndicats s'attendent à voir nombre de salariés du privé inquiets des futures restructurations, personnes victimes de plans sociaux et jeunes sans emploi se joindre à la journée intersyndicale. Les fédérations syndicales ont lancé des appels à la mobilisation dans les banques et dans le secteur automobile.

Des mouvements sont prévus à France Télécom et à GDF-Suez.

Chez Total, les syndicats CGT et CFDT seront présents dans les cortèges, notamment en raison des 555 suppressions d'emplois en France récemment annoncés. La CGT appelle à une grève de 24 heures dans les raffineries.

Des appels ont été également lancés dans le secteur médico-social privé et celui des services.

mercredi 18 mars 2009, a 06:19
Xavier Fortin, condamné mais libre

Ce père de famille, qui avait fuit pendant 11 ans avec ses deux fils, a été condamné mardi à 2 mois de prison ferme

La condamnation a été prononcée par le tribunal correctionnel de Draguignan qui a décidé de ne pas maintenir Xavier Fortin en détention. Il a été libéré dans la soirée. 

Depuis l'arrestation de leur père fin janvier en Ariège, ses deux fils, enlevés à la garde de leur mère, ont à plusieurs reprises déclaré l'avoir suivi de leur plein gré.

"Il n'y a ni vainqueur ni vaincu, la justice a ouvert les yeux et l'a condamné comme il le fallait, sans excès, et c'est l'essentiel. Elle a fait ce qu'il fallait faire", a déclaré après le jugement l'aîné des fils, Shahi Yena, 18 ans, au côté de son frère, Okwari, 17  ans. Les deux jeunes gens ont défendu leur père tout au long du procès.

Pour l'avocate de ce dernier, "c'est une bonne décision puisque la juridiction a couvert sa détention, c'est ce qu'on demandait". Pour autant, "cela ne règle pas le problème de fond entre un père et une mère quand ils se séparent. Il faudrait toujours avoir droit à ses deux parents", a-t-elle dit.

La mère, Catherine Martin, à l'origine des poursuites, avait décidé de ne pas venir à l'audience et de ne pas se constituer partie civile par souci d'apaisement, selon ses fils.

"Je suis un père"
"Quand je les ai enlevés, j'étais en situation de légitime défense de mes enfants. A chaque fois que je les récupérais chez leur mère, je les trouvais dans un état épouvantable, chaque fois j'avais de plus en plus de mal à les retaper", a dit Xavier Fortin au tribunal. Il risquait 2 ans de prison ferme, peine à laquelle il avait été condamné par défaut en 2005. "Si je n'avais pas pris la décision de partir avec eux, j'aurais pu être poursuivi pour non-assistance à enfants en danger", a-t-il ajouté.

Grand, pâle, les cheveux longs coiffés en queue de cheval, le visage traversé de tics nerveux, Xavier Fortin a explosé de colère lorsque la présidente du tribunal a critiqué la vie qu'il avait offerte à ses enfants. "Moi, je suis un père de famille. J'avais une obligation d'éducation de mes enfants, notre cavale, ce n'était pas un choix délibéré, il n'y avait aucun plan, aucune préméditation. Je l'ai fait parce qu'il y avait un risque d'aliénation évident de mes enfants s'ils restaient chez leur mère", a-t-il dit.


Des Cévennes au Gers, de la Haute-Garonne à l'Ariège, l'homme a vécu avec ses deux fils dans des maisons ou caravanes isolées, sans les scolariser mais, selon le dossier présenté au tribunal, sans jamais les maltraiter. Titulaire d'une maîtrise de Sciences, il leur aurait fait la classe lui-même et explique avoir observé avec eux une vie en marge de la société, sur des principes de proximité avec la nature.

 

La rupture du couple
Xavier Fortin a vécu en concubinage avec Catherine Martin de 1987 à juin 1996. A ce moment-là, lasse d'une vie en marge de la société, cette dernière est partie dans le Var chez ses parents avec les enfants du couple et un troisième né d'une première union. Un enfant que Xavier Fortin avait reconnu.

 

Dans un premier temps, M. Fortin avait obtenu la garde des enfants. Une décision non respectée par la mère qui a été condamnée à six mois de prison avec sursis par le tribunal de Draguignan en novembre 2006, a rappelé la présidente du  tribunal. Puis la garde avait été confiée à Mme Martin. "J'étais prêt à tous les
arrangements mais j'ai été rejeté", a dit M. Fortin, qui décide à Noël 1997 de ne pas ramener ses deux fils chez leur mère.

 

Au moment de son arrestation , il vivait sous une fausse identité avec ses fils dans une grange qu'il louait depuis un an à un Allemand. Auparavant, il s'était occupé pendant sept ans d'une ferme pédagogique dans le département.

mardi 17 mars 2009, a 14:34
Nicolas Sarkozy défend son bouclier fiscal

 

- Nicolas Sarkozy - 

Alors qu'un débat s'est ouvert, y compris dans la majorité, sur le bouclier fiscal, Sarkozy a dit stop

Le chef de l'Etat a voulu couper court mardi au débat sur une éventuelle remise en cause du bouclier fiscal apparu au sein de sa propre majorité en déclarant qu'il n'avait pas été élu pour augmenter les impôts" lors d'une allocution devant les ouvriers de l'usine Alstom d'Ornans (Doubs).

"Je veux que les gens viennent dépenser leur argent en France"
"Si on veut augmenter  les impôts dans notre pays, il y a tellement de candidats pour les augmenter, vous aurez l'embarras du choix aux prochaines élections ! Moi, j'ai été élu pour réconcilier la France avec l'entreprise et avec l'usine", a lancé M. Sarkozy.
"S'il y en a que ça démange d'augmenter les impôts, ils oublient qu'on est dans une compétition. Mon but, c'est de faire venir en France, faire investir en France des gens qui ont de l'argent dans nos usines et dans nos entreprises, ce n'est pas de les faire partir", a-t-il poursuivi.

"Je ne veux pas enrichir Monaco, moi. Je ne veux pas enrichir la Suisse, je ne veux pas enrichir l'Autriche. Je veux que les gens viennent dépenser leur argent en France et investir en France", a insisté le chef de l'Etat.

Plusieurs élus et personnalités de la majorité se sont interrogés à haute voix sur l'opportunité de suspendre le "bouclier fiscal" ou d'instaurer une contribution exceptionnelle sur les hauts revenus en temps de crise, selon la proposition du président UMP de la commission des Affaires sociales à l'Assemblée visant les revenus supérieurs à 300.000 euros par an. Mais l'UMP a désapprouvé la création d'une tranche d'impôts supplémentaire.

Le coût du bouclier fiscal
Selon Bercy cité par Les Echos et Le Figaro mardi, 14.000 foyers fiscaux ont eu un remboursement en 2008 au titre du bouclier fiscal plafonnant l'impôt à 50% des revenus, dispositif qui a coûté 458 M d'euros.

Le gain moyen par foyer a bondi à 33.000 euros par foyer l'an dernier, contre 16.000 euros en 2007, notent les deux quotidiens se référant à un bilan de Bercy. Le nombre de bénéficiaires, environ 14.000, est resté stable sur les deux années alors que le plafonnement fixé à 60% des revenus initialement a été ramené à 50% par Nicolas Sarkozy, soulignent Les Echos.

Le coût global de cette mesure, votée en juillet 2007, dans le cadre de la  loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat, dite "paquet fiscal", avait été estimé à l'époque à 625 millions d'euros par la ministre de l'Economie  Christine Lagarde.

Le rapport du ministère, transmis aux parlementaires qui vont examiner le  projet de loi de finances rectificative mercredi et jeudi à l'Assemblée, intervient alors que des voix s'élèvent au sein de la majorité pour demander une  suspension de ce bouclier fiscal.

Une fin de non-recevoir
Cette demande d'une "contribution exceptionnelle" à l'effort national est un "aménagement du bouclier fiscal", une mesure "anti-économique", selon le porte-parole du parti majoritaire. "Il n'est pas question pour nous de nous lancer dans des mesures qui seraient anti-économiques, qui iraient à contresens de ce dont notre pays a besoin aujourd'hui", a déclaré Frédéric Lefebvre. "Le bouclier fiscal est un principe sur lequel nous n'entendons pas  transiger", a-t-il dit.

"Aujourd'hui, il n'y aurait rien de pire que de désigner un certain nombre  de nos compatriotes comme des boucs émissaires de la crise", a-t-il jugé.

Le bouclier fiscal a permis "environ 15% de baisse des expatriations" de contribuables redevables de l'ISF [Impôt Sur la Fortune, NDLR] et "dans le même temps une hausse de 9% des  gens qui s'étaient expatriés et sont revenus dans notre pays", a-t-il affirmé, en citant des chiffres de Bercy pour l'année 2007.


"Sur la justice sociale, c'est notre majorité qui bouge", a également estimé M. Lefebvre, en citant le plafonnement global des niches fiscales et la lutte contre les paradis fiscaux.

Villepin et Martine Aubry sur la même ligne
La première secrétaire du PS Martine Aubry s'est  "réjouie" mardi que l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin demande la  suspension du bouclier fiscal, dont les socialistes réclament l'abrogation  depuis son adoption l'été 2007. "Nous nous étions opposés au bouclier fiscal. Nous en demandons incessamment  depuis des mois l'annulation, voire même la mise entre parenthèses si le  président de la République ne veut pas se déjuger", a ajouté Mme Aubry, dont le  groupe à l'Assemblée --elle-même n'est pas députée-- devrait de nouveau défendre  cette position mercredi lors de l'examen du collectif budgétaire.

mardi 17 mars 2009, a 09:47
Accident de canyoning : mort de trois pompiers

 

 

Trois sapeurs-pompiers sont morts vendredi soir dans un accident de canyoning dans la cascade de la Fouge à Cerdon

Un des trois hommes, âgé de 46 ans, est mort après une chute d'une trentaine de mètres, alors qu'il participait aux recherches des deux autres victimes, âgées de 30 et 40 ans.

Les corps ont été hélitreuillés par la sécurité civile. "Nous venons d'évacuer le dernier corps", a déclaré le colonel Philippe Pathoux, samedi vers 14h.

L'alerte avait été donnée par les familles des deux premières victimes, inquiètes de ne pas les voir revenir vers 19h.

Les deux hommes étaient partis en cordée, semble-t-il à titre privé, dans cette cascade réputée "très difficile", ayant informé leurs familles de l'endroit où ils allaient.

Une quarantaine de pompiers et une quinzaine de gendarmes se trouvaient sur place samedi matin. Les corps des trois pompiers ont pu être hélitreuillés samedi peu après midi, par un hélicoptère de la sécurité civile. Une chapelle ardente devait être organisée à Ambérieux-en-Bugey sous accord des familles.

La ministre de l'Intérieur a fait part samedi "de son émotion" à la suite de l'accident. Dans un communiqué,  Michèle Alliot-Marie a présenté "ses sincères condoléances aux familles des victimes et à leurs proches, ainsi qu'à l'ensemble de leurs collègues sapeurs-pompiers". La ministre a également annoncé "des renforts" venus des départements de l'Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie "pour participer à la recherche des corps des deux victimes".

mardi 17 mars 2009, a 07:39
74% des Français approuvent la grève

 

- Manifestation interprofessionnelle parisienne du 29 janvier - France 3 - 

Trois Français sur quatre approuvent la journée de grève et de manifestations prévue jeudi prochain

Selon un sondage BVA-BPI pour les Echos et France Info publié lundi, 32% des sondés estiment que le mouvement est "tout à fait justifié" et 42% l'estiment "justifié".

Les syndicats appellent à une vaste mobilisation interprofessionnelle jeudi sur l'emploi et les salaires, comme le 29 janvier dernier.

Mécontents des résultats du "Sommet social" du 18 février, et jugeant les mesures annoncées trop "parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale",  la CGT, la CFDT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, la FSU, l'Unsa et Solidaires (dont Sud) appellent à manifester.

Selon le sondage BVA-BPI réalisé par téléphone les 13 et 14 mars, 62% des personnes interrogées jugent mauvaise la politique économique du gouvernement, soit une hausse de deux points en un mois, contre 34% qui s'en disent satisfaits.

Dans le détail, les sympathisants de droite approuvent la journée du 19  mars à 55%, ceux de gauche à 92%. Avec ce score, le gouvernement revient au niveau de septembre dernier et de l'annonce de la crise économique après la faillite de la banque Lehman Brothers.

Jeudi, outre une forte participation attendue à la SNCF et dans le milieu enseignant, les appels à des arrêts de travail concernent des fleurons du secteur privé comme Total, Saint-Gobain, Auchan et Carrefour et des secteurs comme les banques, la chimie, la métallurgie mais aussi les professionnels de la vente.

mardi 17 mars 2009, a 06:25
Retour à l'Otan: débat à l'Assemblée

 

- Assemblée Nationale - 

Débat et vote à l'Assemblée mardi concernant le retour complet de la France dans le commandement intégré de l'Otan

A droite, les députés opposés au retour devraient s'abstenir, François Fillon ayant engagé la responsabilité du gouvernement.

Amorcée à son arrivée à l'Elysée, la décision de Nicolas Sarkozy de réintégrer les instances militaires atlantiques sera ensuite soumise aux 25 autres pays de l'Alliance au sommet de Strasbourg et Kehl (3 et 4 avril).

Le débat intervient sept jours après l'officialisation par Nicolas Sarkozy  d'un retour de Paris dans le commandement militaire intégré de l'Alliance atlantique. Si le non l'emportait, le gouvernement serait renversé, mais le vote devrait aboutir sans surprise à un oui majoritaire.

Les Etats-Unis et plusieurs pays d'Europe ont applaudi ce retour, mais en France, la question reste controversée: plusieurs ténors de droite, dont les ex-Premiers ministres Dominique de Villepin et Alain Jupé, criant à la trahison de l'héritage gaulliste, manifestent leur hostilité à une décision qui, selon eux, va mettre la France sous tutelle américaine.

A gauche, certains déplorent le coup, fatal porté à la défense européenne. Avant le débat dans l'hémicycle, le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, le président du groupe, Jean-Marc Ayrault, Lionel Jospin et Laurent Fabius défendront, lors d'une conférence de presse, le refus du Parti socialiste de suivre la "rupture atlantiste" du chef de l'Etat après 43 ans de consensus entre la gauche et la droite.

Réactions à gauche
Pour Jean-Pierre Chevènement, cette réintégration "a une portée politique, symbolique, très forte (...) mais ça ne changera pas beaucoup notre influence". "L'Otan  est une organisation qui est très largement tributaire des orientations de la diplomatie américaine (...) on ne pèse pas du tout et on perd cette distance qui permet de dire non. On ne peut pas dire non tout le temps quand on est intégré", a déclaré l'ancien ministre socialiste de la Défense, lors de l'émission Le Talk Orange/Figaro.

"Si cette décision se veut symbolique, alors le symbole est très mauvais", jugent de leur côté les Verts. "Mauvais pour les peuples de la planète qui attendaient de la France qu'elle porte une autre voix: celle des droits de l'homme, du respect, de la justice et mauvais pour l'Europe car les pays de l'UE n'investiront pas dans une politique de défense commune", ajoutent les écologistes dans un communiqué.

Pour la CGT, l'Otan "demeure un vestige de la guerre froide" et elle en demande la dissolution. "Ce n'est pas en renforçant l'Otan qu'une Europe pleinement indépendante des Etats-Unis tant que le plan politique que militaire émergera avec une conception du monde fondée sur le progrès social, le co-développement et la paix", ajoute-t-elle.

Réactions à droite
Dans un entretien publié par Le Monde, Dominique de Villepin s'oppose à nouveau à cette "rupture" avec la tradition gaulliste. "Le risque qui nous guette, c'est un rétrécissement de notre ambition et une banalisation de la voix de la France". Sans jamais le nommer, Nicolas Sarkozy a multiplié la semaine dernière les allusions à Dominique de Villepin, coupable à ses yeux de "mensonges honteux" sur le dossier Otan.

"En dehors d'un déroulement heureux de carrière des officiers français, il est illusoire de croire que nous serons capables d'influencer cette machine qui demeure une machine à concepts politico-militaires nord-américains", écrit le député UMP des Yvelines, le souverainiste Jacques Myard.

lundi 16 mars 2009, a 17:19
La TVA sera abaissée à 5,5 %

 

- France3 -

Le taux de la TVA sur la restauration sera bien abaissée à 5,5 %, a indiqué le chef de l'Etat aux professionnels

L'Union professionnelle artisanale (UPA) a été reçue lundi à l'Elysée. Nicolas Sarkozy a toutefois assorti la mesure de conditions. Certes il souhaite "aller vers 5,5%" mais "en  prenant en compte les fortes contreparties qui devront être apportées par la  profession" de la restauration lors des états-généraux prévus avant fin avril.

Pour sa part, Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a elle aussi répété lundi à la presse que "c'est au moment des états généraux de la restauration fin  avril, et en fonction des différentes contreparties et des différents engagements pris par la profession, notamment dans le domaine de l'emploi, des grilles de salaire, des baisses de prix, qu'on pourra déterminer utilement le taux réduit de la TVA applicable dans la restauration".

"S'agissant du taux, il n'est pas logique qu'il soit à 5 % pour la restauration rapide et plus élevé pour la restauration traditionnelle. Ce sera donc 5,5 %, à condition que la profession prenne des engagements forts sur les prix et sur l'emploi", a précisé de son côté Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.


"Nous avons toujours dit qu'avec un taux de TVA  à 5,5 %, il y aurait du grain à moudre. Il y aura quelque chose à faire sur les conditions d'emploi et les prix", a commenté le Syndicat des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs, deuxième organisation du secteur. "Un taux à 10 ou 12 % aurait été un coup d'épée dans l'eau. Alors qu'avec 5,5 %, vous avez la possibilité de faire quelque chose.

La politique du donnant donnant nous va très bien", a poursuivi son responsable, Didier Chenêt.

lundi 16 mars 2009, a 14:43
Josef Fritzl plaide coupable de viols

 

- Josef Fritzl - AFP  - 

L'Autrichien Josef Fritzl a plaidé coupable de viols, séquestration et inceste lors de son procès qui s'est ouvert lundi

Le père incestueux a reconnu avoir violé et séquestré pendant 24 ans sa fille Elisabeth dans sa cave à Amstetten mais plaidé non coupable du meurtre d'un des sept enfants nés de cet inceste, à l'ouverture de son procès lundi à Sankt-Pölten.

Selon les expertises psychiatriques, Fritzl  a été déclaré pénalement responsable de ses actes.

"Etes-vous coupable d'inceste? Oui", a répondu Fritzl à la présidente du tribunal. "Est-vous coupable de séquestration ? Oui. Etes-vous coupable de viols  ? Oui en partie", a-t-il dit devant les trois juges et huit jurés de ce tribunal  à 60 km à l'ouest de Vienne.

En revanche, l'accusé, âgé de 73 ans, a récusé sa responsabilité dans la mort dans la cave-cachot d'un nourrisson en 1996 peu après sa naissance car il lui aurait refusé des soins extérieurs, selon sa fille Elisabeth. L'accusation de meurtre est passible de la prison à vie. Fritzl a également rejeté l'accusation d'esclavage, passible de 10 à 20 ans de détention et jugée pour la première fois en Autriche.
Le cumul des peines n'est pas prévu par le Code pénal autrichien qui ne retient que la peine la plus lourde.

La Procureure, Christine Burkheiser, a qualifié de "martyre inimaginable" ce que Fritzl a infligé pendant 24 ans à sa fille et ses enfants dans la cave, avant de dénoncer "l'absence de remords" chez l'accusé.

Vêtu d'une veste gris clair et d'un pantalon gris foncé, celui-ci a maintenu un grand classeur bleu devant son visage pendant la vingtaine de minutes durant lesquelles les caméramen et photographes étaient autorisés à travailler dans la salle 119 du tribunal.
Lorsque l'audience s'est poursuivie sans l'équipe de télévision, mais devant 95 journalistes autorisés à suivre le début des débats, Josef Fritzl a répondu calmement, d'une voix douce, aux questions de la présidente, Andrea Humer, une spécialiste des délits sexuels.
Elle a précisé d'entrée, avant que le procès ne se poursuive à huis clos, qu'il s'agissait du crime "d'une personne seule" et non du "crime d'une ville ou  d'une région". A Sankt-Pölten, nombre d'habitants se montraient irrités par l'invasion médiatique autour de ce que les tabloïds ont qualifié de "procès du  siècle". Beaucoup d'Autrichiens sont ulcérés que le drame ait été présenté dans une partie de la presse internationale comme typique d'une société autrichienne conservatrice et adepte du secret.

Au procès qui doit, a priori, durer jusqu'au vendredi 20 mars, les victimes  ne viendront pas témoigner en personne. La déposition d'Elisabeth, la fille de Fritzl âgée aujourd'hui de 42 ans, a été enregistrée et les onze heures de cette  vidéo seront diffusées par morceaux au tribunal durant les jours à venir.

L'enquête judiciaire de près de sept mois a établi qu'Elisabeth a été enlevée à l'âge de 18 ans le 29 août 1984 par son père, alors âgé de 49 ans. Il a fait croire à une fugue de l'adolescente qui aurait rejoint une secte. En réalité, il voulait constituer une seconde famille entièrement à sa merci, enfermée dans un cachot d'une quarantaine de m2 sans  fenêtres ni ventilation dans le sous-sol de sa maison.
Pendant 24 ans, il a mené une double vie à l'insu de son épouse, de ses sept autres enfants et de tout son entourage

lundi 16 mars 2009, a 13:45
Le nouveau Code pénal des mineurs

- D.R. -

La ministre de la Justice présente lundi les orientations du futur Code pénal des mineurs

Rachida Dati annoncera "les grandes lignes du projet de Code de la justice pénale des mineurs" découlant du rapport remis fin 2008 par une commission présidée par l'universitaire André Varinard, selon la Chancellerie.

L'objectif est une "refondatrion complète" de l'ordonnance de 1945 sur l'enfance délinquante.

Cette ordonnance est un texte fondateur déjà remanié une soixantaine de fois. L'objectif est de "sortir" des actuels Codes pénal et de procédure pénale tout ce qui concerne les mineurs et d'en faire un "Code spécifique". Aucun calendrier n'est toutefois avancé pour sa mise en oeuvre alors que Rachida Dati quittera son poste au moment des élections européennes.

"Une réponse systématique à chaque acte de délinquance"
Le nouveau texte devrait inscrire dans le marbre le besoin d'une "réponse systématique à chaque acte de délinquance d'un mineur", avait déclaré Rachida Dati en recevant le rapport Varinard le 3 décembre 2008. Elle le justifie par le "constat objectif", statistiques à l'appui, d'une augmentation exponentielle de la délinquance juvénile. Un point de vue  contesté par le sociologue Laurent Mucchielli: il estime que "la part des mineurs dans l'ensemble des personnes mises en cause n'a au contraire cessé de baisser depuis dix ans".

Conséquence: devrait être instauré un "tribunal correctionnel pour mineurs" jugeant ensemble jeunes majeurs et mineurs récidivistes de plus de 16 ans.

Pour autant, le nouveau Code ne proposera pas d'abaisser l'âge de l'incarcération de 13 à 12 ans. Le rapport Varinard proposait de fixer à 12 ans l'âge de la responsabilité pénale en France (elle est de 7 ans en Suisse, 10 ans en Angleterre et au Pays de Galles, 12 ans aux Pays-Bas, 16 ans en Espagne et au Portugal) avec la  possibilité d'envoyer en prison les mineurs de cet âge auteurs des faits les plus graves. Cette idée, de "bon sens" selon Rachida Dati, avait provoqué un tel tollé  que le premier ministre, François Fillon, l'avait définitivement enterrée en se déclarant dès décembre 2008 "totalement hostile à ce qu'on mette en prison des enfants de 12 ans".

"Mineur délinquant, mineur en danger"
"Le principe selon lequel le mineur délinquant est aussi un mineur en danger ne doit pas être remis en cause", avait ajouté la garde des Sceaux le 3 décembre. Les grands principes énoncés en 1945 comme l'atténuation de la responsabilité pénale en fonction de l'âge, la priorité donnée à l'éducation sur la répression ou encore la prise en charge des mineurs par des juridictions spécialisées devraient donc être réaffirmés. 

Les syndicats dénoncent les accents répressifs du nouveau texte même si l'idée un temps envisagée d'une incarcération possible dès l'âge de 12 ans a été abandonnée. Pour la  CGT, le projet énonce "une ligne sécuritaire" avec, pour le SNPES (Syndicat National des personnels de l'éducation et du social, lié à la FSU) "des mesures essentiellement répressives contredisant un habillage éducatif". Ce qui représenterait des "régressions paradoxales" aux yeux de la présidente de l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille (AFMJF).

lundi 16 mars 2009, a 06:11
Lagarde veut encadrer le crédit à la consommation

 

- Christine Lagarde (archives) - France 3 - 

Christine Lagarde soumettra lundi son plan destiné à encadrer le crédit à la consommation

Dans le JDD, la ministre de l'Economie précise qu'elle espère soumettre un projet de loi au conseil des ministres à la mi-avril, pour une entrée en vigueur dès 2010.

"Les prêts ne seront plus signés à la sauvette", explique-t-elle. "Dans le contexte actuel, c'est essentiel de protéger des abus les foyers qui vont être fragilisés par la crise."

Le projet s'attaque aux excès de certains organismes et à la publicité trop agressive, "par exemple quand le consommateur est harcelé de tracts dans sa boîte aux lettres." Toute formule suggérant qu'un crédit améliore la situation financière de l'emprunteur sera ainsi prohibée. Une mention légale "Un crédit vous engage et doit être remboursé", sera imposée sur toutes les publicités.
 
Les consommateurs ayant souscrit un crédit disposeront en outre de 14 jours, au lieu de 7 aujourd'hui, pour se rétracter, en application d'une directive européenne de 2008. En outre, les établissements prêteurs devront s'assurer que leurs clients ne sont pas déjà écrasés par les dettes et seront tenus de consulter le fichier qui recense les incidents de remboursement. Enfin, prêteurs et clients devront enfin remplir un document en commun, précisant le niveau de revenus et d'endettement.
 
En revanche, Christine Lagarde ne suivra pas le sénateur Philippe Marini, qui souhaitait interdire l'offre de crédit renouvelable dans les grandes surfaces. "Je ne serai pas le ministre qui a interdit le crédit. Ce que je veux, c'est créer des garde-fous à l'entrée dans le crédit pour un crédit responsable", explique la ministre.

dimanche 15 mars 2009, a 21:20
Manifestations contre les expulsions locatives

 

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Les associations de défense des mal-logés ont manifesté dimanche pour réclamer l'arrêt des expulsions locatives

A la veille de la fin de la trêve hivernale (1er novembre-15 mars), une vingtaine d'associations et de partis politiques appellaient à manifester pour également réclamer la baisse des loyers, l'amélioration des aides personnelles au logement et la réalisation "massive de logements sociaux".

Les expulsions locatives peuvent reprendre le 16 mars à 6h.

A Paris, une manifestation partie dimanche en début d'après-midi de la place de la République a réuni entre 1.100 et 5.000 personnes (selon les sources), avec le professeur Albert Jacquard à sa tête. 

Les manifestants, qui scandaient "locataire, mal logés, solidarité" ou "Un toit c'est la loi", répondaient à l'appel de différentes organisations, dont la CNL (Confédération nationale du logement), le Dal (Droit au logement), Attac, la Coordination anti-démolition HLM, la Ligue des Droits de l'Homme, la CGT, le Collectif pas touche au livret A, FSU, Verts,  PCF et NPA, entre autres.

A Toulouse, une centaine de personnes ont déposé dimanche des matelas devant la préfecture pour s'y allonger symboliquement afin de réclamer l'arrêt des expulsions locatives.

Emmaüs prévoit une opération lundi à Paris
Pour lundi matin, le mouvement Emmaüs annonce une "opération coup de poing", appelant à empiler des matelas place de la République, à l'aube, pour symboliser la violence des expulsions. Le mouvement Emmaüs fait partie du collectif des 32 associations s'occupant du mal-logement qui a réclamé la semaine dernière "un moratoire des expulsions locatives".

Selon Emmaüs, "500.000 ménages sont en situation d'impayés de loyers" (et donc menacés d'expulsion), une situation qui concerne "majoritairement des ménages modestes ou très modestes qui perçoivent pourtant une aide au logement".

Les promesses de la ministre dénoncées par des associations
La ministre du Logement Christine Boutin a dit jeudi que "désormais, il n'y aurait plus de personnes mises à la rue, plus d'expulsions sans une solution de remplacement". Promesse qui n'a pas convaincu les associations militant pour le logement social.

Elles pensent que parmi  les "solutions de remplacement" proposées, il y aura davantage d'hébergement  (solution provisoire en hôtel ou foyer) que de logements stables, faute d'un  nombre suffisant de logements sociaux disponibles.

Pour le président de la Confédération nationale du logement (CNL),  Jean-Pierre Giacomo, le discours de la ministre "n'est pas crédible", citant le cas d'une famille expulsée dans l'Allier qui s'est vu proposer "trois nuits d'hôtels".

"Les propos de Mme Boutin sont révoltants, si elle veut arrêter les  expulsions, il faut un moratoire et l'application de la loi de réquisition (des logements vides, NDLR)", a dénoncé dimanche le porte-parole de Droit au Logement, Jean-Baptiste Eyraud. Il a ajouté à l'adresse des personnes menacées "vous devez rester dans les lieux jusqu'au bout de la procédure et n'hésitez pas à sortir de la honte".

11.000 expulsions l'an passé
Près de 220.000 personnes occupent un logement sans droit et sans titre à la suite d'une décision d'expulsion. L'an dernier, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, ce sont plus de 11.000 expulsions de personnes sans solution de relogement qui ont été faites avec le concours de la force publique (+ 5,58% par rapport à l'année précédente). Le monde associatif dénonce comme absurdes ces expulsions alors même que la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) fait obligation au gouvernement de reloger prioritairement ces personnes expulsées.

Les associations soulignent aussi que le gouvernement, loin de favoriser les mesures de préventions des expulsions a, au contraire, réduit la durée des procédures d'expulsion de trois ans à un an.

De son côté l'UNPI (Union nationale de la propriété immobilière) souhaite "la fin de la trêve hivernale", estimant qu'il est "mathématiquement plus facile de se reloger sur douze mois" que sur une période limitée. La trêve hivernale a été instaurée par une loi du 3 décembre 1956 sur une proposition de loi SFIO-PCF. Elle durait alors du 1er décembre au 15 mars et elle a gagné un mois (1er novembre-15 mars) par une loi du 31 mars 1990.

samedi 14 mars 2009, a 06:52
Julien Coupat reste en prison

 

- Julien Coupat - France 3 - 

La cour d'appel de Paris a rejeté la demande de mise en liberté du principal suspect du sabotage des lignes TGV

Il s'agissait de la troisième demande du militant d'extrême gauche, incarcéré depuis le 15 novembre dernier à la prison de la Santé, à Paris. Son avocate et ses proches dénoncent un "fiasco politico-judiciaire".

Ils devraient demander que la justice antiterroriste soit déclarée incompétente et appellent les Français à les rejoindre dans leur combat.

"Julien Coupat reste en détention, il s'agit d'un déni de justice, d'un déni des principes du droit", a dit à la presse Me Irène Terrel. "C'est une histoire scandaleuse, il faut que ça s'arrête", a renchéri Michel Coupat, le père du suspect.

Il dénonce une "scénarisation" de l'affaire à partir d'un voyage de son fils au Canada, d'où il serait entré illégalement aux Etats-Unis en janvier 2008 avec son amie Yildune Lévy faute, selon lui, de disposer d'un passeport biométrique. "A la suite de quoi on a construit une figure terroriste", a-t-il déclaré à Reuters.

Dernier membre du "groupe de Tarnac" encore en détention provisoire, Julien Coupat, 35 ans, avait été remis en liberté par un juge des libertés en décembre mais le parquet a obtenu de la cour d'appel l'infirmation de cette décision.

L'avocate prépare de nouvelles actions
Son avocat, maître Irène Terrel, a indiqué que Julien Coupat "va bien, en dépit des conditions indignes dans  lesquelles il est incarcéré", a précisé son avocate selon laquelle "il  réfléchit, il écrit, notamment sur les conditions d'emprisonnement".

L'avocate a par ailleurs annoncé un certain nombre d'"initiatives", parmi  lesquelles figure une demande à venir de "déqualification du chef (de mise en  examen, ndlr) qui ne repose que sur des constructions intellectuelles". Elle a également indiqué qu'"elle va déplacer l'affaire sur le terrain politique", "là où elle a été fabriquée".

 

"Nous allons également demander à ce que la juridiction antiterroriste soit  déclarée incompétente car tout ceci n'a rien à voir avec du terrorisme, c'est  totalement démesuré", a-t-elle estimé. Elle a d'autre part, appelé "les intellectuels et citoyens à s'exprimer  et à rejoindre ce combat".

L'affaire porte sur le sabotage de lignes TGV dans la nuit du 7 au 8 novembre et le 26 octobre 2008. Pour la défense, le dossier est vide et a été construit par le pouvoir avec un but politique. Les services de l'antiterrorisme estiment pour leur part avoir démantelé un groupuscule violent de "l'ultra gauche".

vendredi 13 mars 2009, a 20:14
Le prix du gaz baisse de 10% en avril

 

- France 3 Aquitaine -

François Fillon a annoncé vendredi que les tarifs du gaz allaient baisser "d'environ 10%" au 1er avril

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait indiqué auparavant sur LCI que la "baisse attendue" correspondait "à une baisse du prix du pétrole et des matières  énergétiques en général".

Le prix du gaz avait subi une augmentation, en trois étapes, de 15,2% en 2008. La précédente hausse remontait à mai  2006

Le cours du baril de pétrole brut a chuté de 70%, à environ 47 dollars le baril vendredi, après avoir atteint un pic proche de 150 dollars en juillet dernier.

Les tarifs réglementés du gaz  naturel, qui concernent 93% des consommateurs  français, sont fixés par le gouvernement après avis de la Commission de  régulation de l'énergie (CRE). 

Ils sont déterminés selon une formule prenant en compte les prix du pétrole,  le cours du dollar, les coûts d'acheminement, de stockage et de commercialisation.

Le 7 janvier, Christine Lagarde avait expliqué que le prix du gaz  serait  ajusté le moment "opportun", affirmant que "le mécanisme de fixation du prix  (...) fondé sur un lissage des prix des six derniers mois" aurait conduit à une  augmentation si le gouvernement avait "effectué l'opération au premier  janvier".

Les associations se sont aussi interrogées sur l'ampleur de la baisse: "il  faut que la baisse d'avril soit au moins équivalente à celle dont ont bénéficié les entreprises, c'est-à-dire 20%", a souhaité Thierry Saniez, Corinne Rinaldo  jugeant pour sa part que "même 10% ne serait pas suffisant".

L'UFC-Que choisir, qui est en train de réaliser une "expertise" sur le prix  du gaz , a estimé "mal étayée" l'affirmation de GDF Suez, selon laquelle le prix  trop faible du tarif réglementé a occasionné pour le groupe un manque à gagner  de 679 millions d'euros en 2008.

vendredi 13 mars 2009, a 14:12
Le PS dénonce des atteintes aux libertés publiques

 

- Le Parti socialiste accuse Nicolas Sarkozy d'écorner les "principes" mêmes de la République - Parti socialiste - 

Appuyé sur un livre noir, le PS lance une campagne accusant Nicolas Sarkozy d'écorner les "principes" de la République

Sous le titre "La France en liberté surveillée, la République en danger", l'ouvrage de 170 pages décline sous forme d'abécédaire en 89 mots-clés, les  "atteintes aux libertés publiques" depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.

"Pour limiter les libertés dans notre pays, les lois s'enchaînent", a déclaré la première secrétaire Martine Aubry.

Dans l'avant propos du livre, elle "dénonce un pouvoir omniscient qui s'acharne à écorner les principes qui fondent le coeur de notre pacte républicain".

Anticipant la réaction de la droite, elle assure qu'elle ne veut "pas de polémique", mais entend "dire l'état des libertés dans notre pays". "Ce n'est pas un tract", ajoute-t-elle en réponse à l'accusation de Jean-François Copé, patron des députés UMP.

Nicolas  Sarkozy ne veut certes "pas supprimer le suffrage universel", mais "ce sont les  valeurs de la République qui sont en danger". "Où est la France des Droits de  l'Homme?", s'insurge Mme Aubry.

Le "tryptique ravageur"
Pour le PS, la politique du gouvernement est un "triptyque ravageur" : "traitement répressif de la précarité", "étouffement généralisé des  contre-pouvoirs", instauration d'une "société surveillée". "Restreindre les  libertés, comme si c'était une solution à la crise", commente la première secrétaire du PS.

Débutant par les tests "ADN", terminant par les "zones d'attente",  l'abécédaire égrène mesures antiterroristes, centres de rétention  administrative, "chasse aux sans-papiers", "concentration de la presse et des  médias", contrôles d'identité, dépénalisation de la diffamation, droit  d'amendement, nomination des magistrats, peines planchers, "rafles", fichier  Edvige, Taser...
Le PS entend poursuivre cette campagne avec un grand rassemblement au Zénith  le 22 mars, sur le thème "le printemps des libertés".

Tollé à droite
Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a dénoncé "les attaques graves et  irresponsables" du PS, énumérant ce qui constitue, à ses yeux, des "avancées" en  matière de libertés: "le renforcement du poids du parlement, le statut de  l'opposition, la possibilité pour les citoyens de saisir le Conseil  constitutionnel"...

Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a accusé le PS de conduire  une "opération d'agitation, de confusion et de manipulation". "C'est du mensonge  organisé".

Pour le porte-parole du parti majoritaire, Frédéric Lefebvre, "c'est le  degré zéro de la politique : malveillance, mensonge, procès d'intention".


Telechargez ici le livre "La France en liberté surveillée, la République en danger"

vendredi 13 mars 2009, a 09:50
Rungis: incendie au Marché d'intérêt national

 

- L'incendie de Rungis filmé par les pompiers de Paris - France 2 - 

Un spectaculaire incendie a ravagé un vaste entrepôt de fruits et légumes au marché d'intérêt national (MIN) de Rungis

Le sinistre, qui s'est produit dans la nuit de jeudi à vendredi, n'a fait aucune victime. Le feu s'est déclaré vers 2h30 pour être éteint vers 5h20, selon les pompiers.

A leur arrivée, les sapeurs-pompiers ont évacué les employés qui se trouvaient dans l'entrepôt de 1.600 mètres carrés, un bâtiment métallique sur un niveau de 15 m de haut.

Cet édifice servait de stockage, à l'abri du froid et de la chaleur, à des centaines de cageots et de cartons de fruits et de légumes.

Après avoir évacué les employés, les pompiers ont attaqué le feu de l'extérieur avec 11 lances qui ont déversé des milliers de litres L'incendie de Rungis filmé par les pompiers de Paris - France 2d'eau sur le hangar pour éviter que le feu ne se propage à un atelier contenant du matériel de manutention et aux poids lourds stationnés près du bâtiment. Ils ont mis près de 3 heures pour maîtriser les flammes, après avoir déversé de l'eau à l'intérieur même du bâtiment au milieu des cartons de pamplemousses. Vers 7H00 vendredi, l'origine du sinistre n'avait pas été déterminée.

Qualifié de "plus grand marché du monde" avec ses 232 hectares, le MIN s'est installé il y a 40 ans a proximité de l'aéroport d'Orly, remplaçant les Halles de Paris, installées depuis des siècles dans le centre de la capitale. 6000 tonnes de fruits, de légumes, de viande et de poisson transitent chaque jour par le MIN de Rungis, soit 1,5 million de tonnes par an, nourrissant 18 millions de personnes, dont 11 en région parisienne.

vendredi 13 mars 2009, a 06:21
L'accès à Internet"n'est pas un droit fondamental"

 

 

Christine Albanel a refusé jeudi de considérer que l'accès internet était "un droit fondamental"

Elle  s'opposait à un amendement en ce sens de Patrice  Martin-Lalande (UMP) lors de l'examen de la loi anti-piratage sur Internet.

 "Ce serait aller trop loin", a déclaré la ministre de la Culture, en ayant à l'esprit la  principale disposition du texte (la suspension de l'accès internet en cas de  récidives de téléchargements illégaux).

 "Une suspension temporaire de l'accès internet ne saurait être considérée  comme une atteinte aux libertés fondamentales car l'accès reste possible chez un  voisin, un ami, dans un cybercafé", avait-elle déclaré lors d'une audition  devant la commission des Lois le 17 février dernier.

La "contribution créative" du PS refusée
L'Assemblée a poursuivi jeudi l'examen du texte  "Création et protection des droits sur internet" en refusant, à la demande de  Christine Albanel (Culture), une "contribution créative" que proposait le groupe  PS pour rémunérer les auteurs sur internet. Cette contribution aurait été payée "par tous les abonnés internet", a  expliqué à l'AFP le député PS de Paris Patrick Bloche. Elle aurait donné aux  internautes le droit d'échanger librement les oeuvres couvertes par cette  nouvelle rémunération forfaitaire.

Dans l'esprit du PS, cette contribution représentait une meilleure solution  que "la voie répressive" contre le téléchargement prévu par le texte (suspension  de l'abonnement des internautes qui téléchargent, après deux recommandations).

"Le produit de cette contribution devra être utilisé autant pour la  rémunération des auteurs et détenteurs de droit voisins sur les oeuvres incluses  dans le mécanisme de rémunération, que pour le financement de la création",  expliquait l'amendement du groupe PS. Le gouvernement et sa majorité estiment que cette contribution rappelait la  "licence globale" à laquelle il s'oppose.

Manifestation d'internautes opposés au texte, en présence d'un député UMP
En fin d'après-midi, une cinquantaine de militants et d'internautes venus à l'appel du Mouvement des jeunes  socialistes ont manifesté devant l'Assemblée afin de "refuser l'attaque des  libertés pour le confort des majors".   Le député UMP Lionel Tardy, "très réservé sur ce projet de loi" et qui  participe activement aux débats, est momentanément sorti de l'hémicycle pour  "soutenir les internautes en général", a-t-il dit à l'AFP. "La suspension de l'abonnement à internet, ce ne sera pas gérable. Dans tous  les cas, il vaut mieux avoir une amende", a estimé M. Tardy, qui défendra un  amendement dans ce sens.

"Un jour nos enfants vous compareront aux moines copistes qui voulaient  emprisonner Gutenberg"
Ex-UMP, Nicolas Dupont-Aignan a été plus radical lors de la discussion  générale: "Madame la ministre, monsieur le rapporteur, un jour nos enfants (...)  vous compareront et j'en suis désolé aux moines copistes qui voulaient  emprisonner Gutenberg et interdire l'imprimerie, ou aux maisons de disques qui  voulaient contenir la diffusion de chanson à la radio".

 La mesure-phare du projet de loi de Mme Albanel prévoit la possibilité de  suspendre l'abonnement internet après deux "recommandations", pour sanctionner  le téléchargement illégal. Dans l'esprit du gouvernement, cette logique va de  pair avec la promotion des offres légales, dont le streaming (écoute gratuite de  musique sur internet sans possibilité de télécharger le fichier).

-> Pour aller plus loin, notre dossier :
La loi sur l'Internet à l'Assemblée

jeudi 12 mars 2009, a 11:00
Mais qui vas les plaindres!!!!!

Les riches de moins en moins riches, selon Forbes

- Le classement Forbes 2009. - France 2 - 

Le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, reprend la tête du classement 2009 du magazine "Forbes" rendu public mercredi

L'investisseur US Warren Buffet et le magnat mexicain des télécommunications Carlos Slim le talonnent dans le peloton mondial des milliardaires en dollars, dont le nombre a diminué de près d'un tiers dans le monde, tombant à 793 contre 1.125 en 2008.

Les disparus se trouvent surtout en Russie, Inde et Turquie, laminés par la crise financière.

Et si les Indiens gardent deux noms dans les 20 premiers, les Russes n'en n'ont plus un seul, contre quatre en 2008. Depuis mars 2008, la fortune des milliardaires mondiaux a fondu de 4.400 à  2.400 milliards de dollars.

Dans le trio gagnant, si MM.Buffet et Slim glissent chacun d'une place, Bill Gates a repris la première place qu'il avait cédée à M.Buffett l'an dernier après 13 ans d'un règne sans partage. Leurs fortunes ont fondu: Bill Gates passe de 58 à 40 milliards de dollars, Warren Buffet de 62 à 37 milliards et Carlos Slim de 60 à 35 milliards.

Les Américains représentent 45% des milliardaires du classement. Les oligarques russes ont perdu 369,3 milliards de dollars, leur nombre passant de 87 à 32, et Moscou cède le rang inédit et remarqué en 2008 de capitale mondiale des milliardaires, qu'elle rend à New York.

Le maire de la ville, Michael Bloomberg, est l'un des rares à ne pas avoir perdu d'argent en 2008: avec une fortune en hausse, estimée à 16 milliards de dollars, il se hisse au 17e rang mondial. Parmi les femmes, la Française Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal,  n'est plus la femme la plus riche du monde, mais seulement d'Europe, avec 13,4 milliards de dollars et le 21e rang général. L'héritière américaine des magasins Wal-Mart, Alice Walton, est 12e avec 17,6 milliards.

Les jeunes sont nettement moins nombreux, 18 au lieu de 50 l'an dernier. Le  fondateur du site de socialisation Facebook, Mark Zuckerberg, 24 ans, est sorti de la liste.

Parmi les Chinois, on note l'arrivée de Wang Chuanfu, le patron de BYD, N°2 mondial des batteries au lithium-ion qui s'est récemment  lancé dans la production d'automobiles hybrides et électriques. Le premier Français de la liste est Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH, 15e avec 16,5 milliards de dollars.

jeudi 12 mars 2009, a 06:25
Trois lycéens et un guide tués dans une avalanche

 

- L'hélicoptère d'intervention sur le site de l'avalanche du col des Marches, en Savoie (11/03/2009) - France 2 - 

Trois lycéens et un guide ont été tués mercredi par une avalanche massive à Valmeinier, en Savoie

Les trois lycéens tués, âgés entre 15 et 17 ans, étaient originaires de Haute-Savoie, de Savoie et d'Isère, ont précisé les autorités. Ils étaient scolarisés dans la classe ski-études du lycée agricole public de la Motte Servolex (Savoie).

Le drame s'est produit peu après midi à environ 2.700 mètres d'altitude.

L'avalanche, de 900 mètres de large et de 500 mètres de haut, s'est déclenchée dans le secteur du col des Marches, au passage du groupe équipé de skis de randonnée, composé de sept lycéens et du guide. Six d'entre eux et l'accompagnateur ont été emportés. Seuls trois jeunes ont survécu.

Parmi les trois lycéens blessés, figure un lycéen, dont la vie est en danger, qui a été transporté au CHU de Grenoble. Les deux autres blessés ont été transférés à  Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie).

C'est un lycéen, seul indemne, situé au bout de la cordée et épargné par la coulée, qui a pu prévenir les secours à 12h15. Une soixantaine de gendarmes des pelotons de montagne de Modane et de Grenoble, d'unités militaires ainsi que des pisteurs-secouristes de Valmeinier ont été mobilisés, a précisé la préfecture.

Leur progression a été freinée par un épais brouillard, mais trois hélicoptères médicalisés sont intervenus sur le site de l'avalanche, a ajouté la préfecture. L'ensemble des victimes a été dégagé. Certaines d'entre elles ont été soignées sur place.

Un PC opérationnel, sous l'autorité du sous-préfet de Saint-Jean-de-Maurienne, ainsi qu'une cellule d'urgence médico-psychologique ont été mis en place à Valmeinier.

Le groupe de lycéens effectuait un stage dans le cadre de leur préparation au monitorat de ski alpin, a précisé le ministère de l'Agriculture, autorité de tutelle du lycée agricole. Ils étaient tous équipés de balises de detection de type Arva, a ajouté le ministère précisant que l'encadrement et "le dispositif de sécurité étaient conformes à ce type d'exercice".

Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier a prévu de se rendre jeudi dans le lycée agricole pour rencontrer les élèves et les enseignants. Une cellule d'assistance médico-psychologique a été mise en place dans l'établissement pour accueillir les familles, les élèves et le personnel enseignant.Une chapelle ardente a été par ailleurs dressée dans l'église de Valmeinier.

mercredi 11 mars 2009, a 14:28
Tuerie dans un collège : 16morts

 

- Les abords du collège de Winnenden, dans le sud-ouest de l'Allemagne, où a eu lieu la fusillade. - F2 - 

La fusillade dans un collège de Winnenden près de Stuttgart a fait 16 morts dont le tireur, un adolescent de 17 ans

Le jeune homme, vêtu de noir, a fait irruption dans le collège Albertville vers 9H30 et tiré sans un mot, tuant 9 élèves et trois enseignantes, selon la police.

Dans sa fuite il a tué trois passants. Il s'est emparé d'une voiture, en chassant le chauffeur, et a été intercepté une quarantaine de kilomètres plus loin, avant d'être tué par la police.

Selon le site internet du journal local, l'auteur présumé de la fusillade serait connu de la police.

Les autorités avaient évacué le collège "Albertville" et mis en garde les automobilistes circulant dans le secteur. Selon la radio de Stuttgart, le suspect était armé d'un pistolet-mitrailleur.

En novembre 2006, un drame similaire avait été évité de peu à Emsdetten (nord-ouest), lorsqu'un ancien élève dépressif, vêtu de noir et bardé d'explosifs, avait pris d'assaut le collège de la ville et blessé 37 personnes avant de se suicider. Deux mois plus tôt, un tireur âgé de 22 ans avait tué un principal de collège et blessé une autre personne à Freising, près de Munich (sud).

mercredi 11 mars 2009, a 07:35
Intrusion violente dans un lycée de Gagny

 

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Une vingtaine de personnes armées de barres de fer ont pénétré dans l'établissement mardi matin

Au cours de ces incidents relatés par l'AFP, douze personnes ont été blessées et trois mineurs ont été interpellés.

L'intrusion du groupe, pour des raisons encore inconnues, a donné lieu à "une rixe" et "des affrontements" dans une salle entre les agresseurs et certains élèves présents, selon une source judiciaire.

Parmi les douze personnes blessées, quatre ont été hospitalisées, dont une enseignante éraflée par un couteau, un élève blessé à la lèvre, un deuxième élève pour une possible fracture et une assistante d'éducation victime d'un  malaise. Les autres blessés sont légèrement commotionnés.

Le ministre de l'Education nationale a estimé mardi "insupportable que des violences de quartiers, des règlements de comptes entre bandes viennent s'exercer dans des établissements scolaires", a déclaré le ministre en qualifiant de "grave" cette intrusion.

Selon le rectorat, une "rivalité amoureuse" liée à une "très ancienne rivalité de bandes originaires de deux cités de la ville, les Dahlias et Chesnay" serait à l'origine de l'intrusion et les agresseurs recherchaient  particulièrement un élève, qui a été blessé à la lèvre.

Le lycée a été fermé jusqu'à mercredi et une cellule de travail pour traiter  les problèmes de sécurité a été installée.

Le syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissements) a condamné cette "action violente" et souhaité que "l'enquête aboutisse le plus rapidement possible".

mardi 10 mars 2009, a 12:54
Mexico: comment transférer Florence Cassez ?

 

- Nicolas Sarkozy et son homologue mexicain, Felipe Calderon le 9 mars 2008 - France 2 - 

Les présidents français et mexicain ont décidé de mettre "groupe de travail juridique franco-mexicain" sur le cas Cassez

Ce groupe devra se pencher sur une procédure de transfèrement en France de Florence Cassez, condamnée au Mexique pour des faits de complicité d'enlèvement alors qu'elle a toujours clamé son innocence. Il devra donner ses conclusions d'ici trois semaines.

La visite de N. Sarkozy a aussi été marquée par la signature de plusieurs accords économiques.

La jeune Française, jugée en appel il y a quelques jours, a été condamnée à 60 ans de prison (au lieu de 96 initialement) par la justice mexicaine. Selon son avocat, elle a renoncé à son pourvoi en cassation et demandé officiellement à purger sa peine en France.

Le groupe "se donnera trois semaines pour trouver une solution qui permette de préserver les intérêts de la justice mexicaine, de la justice française, les intérêts des victimes et le droit de chacun, même s'il a été condamné, à se voir respecter dans l'application des droits qui sont les siens", a indiqué Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse conjointe lundi avec le président mexicain Felipe Calderon.

Les membres de ce groupe de travail "seront désignés par les deux ministères des Affaires étrangères", et le Mexique est résolu à respecter leur conclusions, a ajouté Felipe Calderon. Nicolas Sarkozy a affirmé que "le Mexique est une démocratie", que "la justice mexicaine est indépendante", et qu'il n'était "pas venu pour discuter les décisions de la justice mexicaine (...) Et donc je ne les contesterai pas." Le chef de l'Etat a toutefois précisé qu'il existe, dans un cas comme celui de Florence Cassez, des "traités et des conventions", et en particulier "une convention dite de Strasbourg, de 1983, qui prévoit la possibilité de transférer un détenu français du Mexique en France ou de transférer au Mexique un Mexicain détenu en France".

Dans un pays où les enlèvements constituent un véritable fléau qui fait chaque année plus de 8000 victimes, Nicolas Sarkozy a tenu à assurer ostensiblement Felipe Calderon du soutien de la France dans "son combat courageux et déterminé contre le crime organisé". Il s'est par ailleurs employé à rassurer l'opinion publique mexicaine, qui redoute qu'un éventuel transfert vers la France de Florence Cassez n'entraîne sa remise en liberté rapide.
"Je ne suis pas venu ici contester les décisions de la justice mexicaine", a martelé le locataire de l'Elysée. "Ma démarche ne présuppose ni de son innocence, ni de sa culpabilité. C'est une démarche que j'ai faite parce qu'elle est une citoyenne française", a-t-il plaidé.

Des accords commerciaux signés
En marge de la visite présidentiel, des accords commerciaux ont été signés pour la fourniture de six hélicoptères militaires par Eurocopter et d'un système de vidéo-surveillance pour la ville de Mexico par Thalès. Les groupes aéronautiques européen EADS et français Safran vont par ailleurs ouvrir une usine de production d'hélicoptères au Mexique. Dans le même temps, le groupe pharmaceutique français Sanofi-Aventis a annoncé lundi soir qu'il allait investir 100 millions d'euros dans la construction dans ce pays d'une usine de production de vaccins contre la grippe.

Les deux Etats ont conclu un accord en matière de sécurité qui a fait l'objet d'une déclaration solennelle commune, Paris s'engageant à apporter une aide en matière de police scientifique et technique, et de surveillance et interception des communications. La France fournira aussi une expertise dans les techniques spéciales d'enquêtes contre le crime organisé ou la gestion des carrières des policiers. Nicolas Sarkozy a parlé d'une
"coopération sans limite pour aider le Mexique à résoudre cette question si angoissante de l'insécurité".

Constatant leur grande convergence de vues sur plusieurs sujets, France et Mexique ont également publié une déclaration commune sur la crise financière et économique. Les deux pays entendent défendre les mêmes positions au sommet du G20 sur la question début avril à Londres tout comme agir de concert dans les grands forums internationaux.

Nicolas Sarkozy a confirmé que la France organiserait une année du Mexique en 2011.

L'affaire Florence Cassez
Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison par la justice mexicaine (France 2)Florence Cassez, originaire du Nord de la France, avait été interpellée en décembre 2005 dans une ferme où son ex-fiancé mexicain, Israel Vallarta, considéré comme le chef d'une bande criminelle, avait avoué avoir enlevé et séquestré plusieurs personnes.

Le lendemain, un simulacre d'arrestation avait été organisé devant des caméras de télévision. La jeune femme se retrouvait poursuivie pour des faits de complicité dans le cadre de quatre affaires d'enlèvement et pour possession illégale d'armes. Des faits qu'elle a toujours farouchement niés. La semaine dernière, un juge mexicain avait réduit de 96 à 60 ans la peine de prison.

Les rapts crapuleux sont un sujet très sensible au Mexique, pays qui en compterait 8000 chaque année. La jeune Française y est parfois qualifiée de "diabolique" par la presse locale.

L'affaire est suivie au plus haut niveau en France. Nicolas Sarkozy a reçu jeudi dernier Bernard Cassez, le père de Florence, accompagné de l'avocat de sa fille, Me Franck Berton. Il "les a assurés que les autorités françaises suivent cette affaire avec la plus grande attention" et qu'elles examinent "les différentes options, conformément au droit et aux conventions internationales en vigueur".

Selon son entourage, le chef de l'Etat français espérait convaincre la jeune détenue de renoncer à son pourvoi devant la Cour suprême mexicaine. Objectif: permettre son transfèrementt vers la France, où elle pourrait purger une peine "aménagée". Ce scénario, déjà utilisé pour les six français de l'ONG L'Arche de Zoé condamnés fin 2007 au Tchad, est loin de faire l'unanimité au Mexique. Dans son édition de dimanche, le quotidien La Jornada a ainsi dénoncé "l'interventionnisme et le colonialisme" de l'Elysée.

Pourtant, le président mexicain avait lui-même ouvert la voie à cette hypothèse de transfèrement, évoquant le 4 mars la "possibilité" d'un rapatriement en France de la détenue. Un geste qualifié de "courageux" par l'entourage de son homologue français. Dans un entretien dimanche au quotidien Reforma, ce dernier a ostensiblement rendu hommage à son combat contre "le crime organisé".

Séjour privé du couple Sarkozy
Nicolas Sarkozy et son homologue mexicain Felipe Calderon se sont retrouvés dès dimanche pour un déjeuner privé et une visite des pyramides précolombiennes de Teotihuacan, près de Mexico. Aucun détail n'a filtré de cette rencontre privée, au cours de laquelle les deux dirigeants ont passé en revue l'ensemble des sujets au menu de la journée de lundi, selon la présidence française.

Auparavant, Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy avaient effectué un séjour privé au Mexique. Arrivés vendredi, ils ont passé deux jours dans un complexe luxueux proche du port de pêche de Manzanillo dans le sud du Mexique, "à l'invitation du président Calderon", a tenu à préciser l'Elysée.

mardi 10 mars 2009, a 11:32
Interdiction de vente d'alcool aux mineurs

 

- Assemblee nationale - DR - 

L'Assemblée a voté cette mesure lundi soir dans le cadre du texte de la ministre de la santé Roselyne Bachelot

La loi en vigueur établit qu'il est interdit "de vendre ou d'offrir à titre gratuit à des mineurs de moins de 16 ans des boissons alcoolisées", et "interdit toute vente de boissons alcoolisées aux mineurs".

L'opposition a soutenu cet article du projet de loi Bachelot tout en regrettant l'absence d'une vraie politique de prévention.

A plusieurs reprises, durant les débats, la ministre et les députés ont évoqué la lutte nécessaire contre le "binge drinking" (beuverie expresse).

La publicité pour l'alcool autorisée sur internet
Auparavant, les députés avaient comblé un vide juridique en autorisant, avec quelques restrictions, la publicité pour l'alcool sur internet pour la première fois officiellement. La loi Evin datant de 1991 était muette sur le sujet, internet n'ayant alors pas encore pris son essor.

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a évoqué une "ouverture contrôlée et encadrée" en donnant son feu vert à un amendement UMP qui autorise cette publicité, avec des restrictions concernant les sites "principalement destinés à la jeunesse".

L'amendement précise aussi que la publicité ne doit pas être "intrusive" (à l'aide de spams ou de pop-ups).

Lundi toujours, le gouvernement n'est pas parvenu à interdire totalement la vente d'alcool dans les stations-service, une mesure souhaitée en février 2008 par le Premier ministre pour passer sous les 3000 morts par an sur les routes  d'ici 2012.

Alors qu'aujourd'hui, la vente est permise de 6h à 22h00, l'amendement proposé par la ministre de la santé propose d'interdire  la vente d'alcool dans les stations-service entre 18h00 et 08h00.

Autre mesure adoptée: le maire pourra désormais interdire la vente d'alcool à emporter sur sa commune entre 20h00 et 08h00.

Le tabac interdit à la vente aux moins de 18 ans

En ce qui concerne le volet tabac, l'Assemblée en a interdit la vente au moins de 18 ans alors que les cigaretstes-bonbons seront interdites.

La loi interdit actuellement la vente de tabac au moins de seize ans. Yves Bur et Jean-Marie Rolland (UMP) ont estimé qu'elle était "mal appliquée".

"Il est parfois difficile de faire la distinction entre un jeune de quinze ans et demi et un jeune de seize ans. En mettant l'âge de l'interdiction à 18  ans, le travail des buralistes s'en trouvera facilité", ont-ils affirmé en  faisant adopter leur amendement.

 La ministre de la Santé avait par ailleurs consacré lundi après-midi un article de son vaste  projet de loi "Hôpital, patients, territoire, santé" à l'interdiction totale des cigarettes-bonbons. Leurs arômes sucrés (vanille, chocolat) "permettent  d'effacer l'âpreté des premières cigarettes et favorisent donc la dépendance à  la nicotine", selon le ministère.

Or "ces cigarettes contiennent autant sinon davantage de nicotine et de goudron que les cigarettes classiques", est-il ajouté dans l'exposé des motifs du projet de loi.

Leur interdiction a été votée à l'unanimité. 

lundi 09 mars 2009, a 13:20
Menaces: l'avocate de l'homme libéré dénonce

L'avocate de l'homme suspecté dans l'enquête sur les menaces de mort envoyées à plusieurs personnalités dénonce

Me Pechevis, qui attend "des excuses de l'Etat", a évoqué vendredi la violation de l'"intégrité" de son client, arrêté sur dénonciation de son ex-femme, "sans élement probant".

Arrêté mercredi à Montpellier, il a été libéré jeudi soir. Des lettres de menaces, accompagnées de balles de 9 mn, ont été envoyées à l'Elysée, à des ministres et élus UMP.

La lettre, toujours la même, intitulée "courrier unique pour tous et toutes", porte les mentions "Ministres, députés, sénateurs, pourvoyeurs de lois liberticides et fascistes, vous
n'êtes que des morts en sursis, des morts verrouillés". "Vous croyez disposer de nos vies, eh bien non, c'est nous qui disposons de la vôtre et de celles de vos familles et amis", écrit le signataire. Jeudi, l'AFP en a reçue une, mais sans munitions. Le courrier menace également  "l'UMP, le Nouveau centre FN et autres collabos centristes ou socialos collabos".

Ces lettres de menaces, dont chacune était accompagnée d'une balle de 9 mm ou de calibre 38 ont été reçues notamment par les ministres de la Justice Rachida Dati, de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, de la Culture Christine Albanel, ainsi que le maire UMP de Bordeaux et ancien Premier ministre Alain Juppé, qui s'est déclaré "tout a fait serein".

A France Télévisions, le service de l'information a reçu une lettre de menace non nominative contenant une balle, de même que le PDG de TF1, Nonce Paolini. Le sénateur UMP de Lozère Jacques Blanc et le sénateur-maire UMP de Béziers Raymond Couderc avaient déjà  reçu de tels courriers. Parmi les dix personnalités de droite citées dans ces courriers, figuraient aussi le député des Hauts-de-Seine, porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre.

Tous les personnes menacées ont reçu une lettre identique dactylographiée sur un papier blanc, sans entête, logo ni signature, a précisé le parquet en évoquant des propos "décousus". Une lettre contient de nombreuses fautes d'orthographes et des propos injurieux. Selon l'un des destinataires, le courrier se trouvait dans une enveloppe kraft, contenant une enveloppe blanche et la balle.

Quatre services de police ont été chargés de mener les investigations: la brigade criminelle, la sous-direction antiterroriste et les directions  interrégionales de la police judiciaire de Marseille et de Bordeaux.

Certaines lettres ont été postées depuis Montpellier et Bédarieux (Hérault) et Bordeaux (Gironde), selon une source policière. L'envoi de menaces de mort est puni d'une peine d'emprisonnement allant  jusqu'à 3 ans et 45.000 euros d'amende.

En juin 2006, le tribunal correctionnel de Paris a condamné un jeune homme de 31 ans à 5 mois de prison avec sursis pour des courriels menaçant le  président Jacques Chirac. En novembre 2006, un homme de 27 ans avait été condamné à Avignon à 3 mois de prison avec sursis, également pour des menaces contre Jacques Chirac.

L'avocate monte au créneau
Me Maryse Pechevis, l'avocate de l'informaticien de 47 ans, a déclaré vendredi à l'AFP être "très en colère à l'égard de l'ex-compagne de (son) client qui a fait de la délation" car "elle n'avait aucun élément probant pour le dénoncer". "Je suis aussi très en colère envers les services de police qui, sur la base de cette seule délation, ont mis en garde à vue, sans indice, mon client",  a-t-elle ajouté.

"Je comprends que c'est un sujet sensible qui touche le plus haut sommet de l'Etat. Mais cela ne justifie pas de violer les lois et l'intégrité d'un individu", a dénoncé Me Pechevis.

Elle a ajouté attendre de discuter avec son client, également militaire de réserve, mais "envisage déjà de déposer plainte contre son ex-compagne pour dénonciation calomnieuse". Elle a souligné qu'elle attendait "a minima des excuses de l'Etat". Me Pechevis a aussi annoncé qu'elle envisageait de "déposer plainte pour diffamation contre certains médias puisque le nom et la photo de (son) client ont été diffusés".

Son client, a-t-elle indiqué, est actuellement "à l'écart". "Il est cassé, il a besoin de se reposer après cet interrogatoire qui a été très dur", a-t-elle précisé.

"J'ai été très surpris"
L'homme a déclaré à France Inter vendredi qu'il "s'agit d'une petite vengeance purement personnelle par rapport à mon ex-compagne. On est en procédure pour obtenir la garde de mon enfant. Donc, elle s'est servie d'un certain nombre de courriels à ce sujet pour faire monter l'affaire en mayonnaise".

"J'ai été très surpris, je ne m'y attendais pas du tout", a expliqué cet  homme disant ne pas avoir eu peur. "Dès mon interpellation, a-t-il indiqué, j'ai été très calme et très serein. Je savais que ce n'était pas moi. Je n'avais aucun reproche à me faire", ajoutant que "c'est vrai que cela peut tomber sur la tête de n'importe qui".

"J'ai mal dormi une nuit. La privation de liberté, ce n'est pas quelque chose de tout à fait sympa", a-t-il ajouté, disant avoir découvert "sur une certaine presse", à la fin de sa garde à vue, son "identité qui est citée". "Ce n'est pas très, très gentil. C'est un peu délicat. Il y a peut-être un travail en la matière à faire à ce niveau là (...) J'ai un avocat, on va travailler dans ce sens", a-t-il annoncé.

Le SRPJ de Montpellier s'est refusé à tout commentaire, renvoyant au parquet de Paris. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet antiterroriste de Paris et quatre services de police ont été chargés de mener les investigations: la Brigade criminelle, la Sdat, et les directions interrégionales de la police  judiciaire de Marseille et de Bordeaux.

lundi 09 mars 2009, a 06:20
Le commerce électronique plait de plus en plus

 

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Les Européens utilisent de plus en plus l'internet pour organiser leurs loisirs, s'habiller et se cultiver

C'est ce que souligne un rapport des services de la Commission européenne publié début mars.

Le commerce électronique a conquis surtout les Britanniques et les
Scandinaves. Près de 60% des ressortissants de ces pays ont acquis au moins un bien par une commande en ligne en 2008.

La France se situe au 8e rang avec 40% d'acheteurs en ligne en 2008.

La Bulgarie est en revanche en queue de peloton, avec 3% seulement d'acheteurs sur internet, derrière la Roumanie (4%) et la Lituanie (5%). La moyenne européenne est de 32%.   

Les voyages et les séjours de vacances figurent en tête (42%), suivis par les vêtements et les articles de sport (41%), les livres et les magazines (39%), les biens pour la maison (35%), les réservations pour les spectacles (33%), les films et la musique (29%), les équipements électroniques, comme les appareils photo et les caméras (25%) et les jeux vidéo (21%).
   

Les consommateurs semblent plus timorés lorsqu'il s'agit d'acheter en ligne un ordinateur (16%), de la nourriture (11%), des services financiers comme les assurances (9%) ou jouer (7%). Ils disent avoir des préoccupations sur la protection de leur vie privée lorsqu'ils fournissent leurs données personnelles et bancaires et critiquent les problèmes rencontrés après la vente, notamment les garanties, le remboursement et le renvoi des marchandises, indique le rapport.

La commissaire en charge des consommateurs, la Bulgare Meglena Kuneva, s'est engagée à lever les nombreux freins au développement des transactions en ligne, notamment pour les achats transfrontaliers. Le rapport cite en effet les barrières linguistiques et les problèmes liés à l'interopérabilité des systèmes postaux et de paiement. Mme Kuneva présentera en septembre les résultats d'enquêtes anonymes indépendantes sur les entraves au commerce en ligne.

dimanche 08 mars 2009, a 21:12
Accident de RER: 2 jeunes supporters lillois tués

 

- L'accident sur la voie du RER, près du Stade de France - France 3 - 

Deux jeunes de 10 et 17 ans ont été tués samedi soir et 11 autres blessés, fauchés par un RER près du Stade de France

L'accident s'est produit à 23h45 alors qu'ils longeaient les voies du RER B pour regagner le car qui devait les ramener à Lille, après le match de football Lille-Lyon au Stade de France (Seine-Saint-Denis).

Un homme âgé de 40 ans, et deux autres mineurs ont été grièvement blessés. Huit personnes ont également été touchées plus légèrement.

L'accident s'est produit à proximité du Stade de France à  environ 600 mètres de la gare de La Plaine-Stade-de-France sur la commune d'Aubervilliers, selon les pompiers.

Un RER B qui circulait à vide a heurté un groupe de supporteurs lillois à hauteur d'un pont enjambant un canal. Les supporteurs cherchaient à regagner  leur car pour retourner dans le Nord. Pour gagner du temps, ces personnes ont  longé la voie ferrée, non éclairée à cet endroit, a indiqué à la presse Jean-Pierre Farandou, directeur Transilien à la SNCF.

Le groupe a pénétré dans cette zone interdite au public, protégée par des barrières et un portail fermé, pour regagner le parking de bus situé près de la gare de La Courneuve, a-t-il ajouté, précisant que les supporteurs n'avaient pas respecté le chemin balisé mais tenté d'emprunter un raccourci.

Un poste médical avancé a été mis en place sur les lieux du drame avant que les blessés ne soient transportés vers les hôpitaux Avicennes de Bobigny, Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine) et Pitié-Salpêtrière à Paris.

Cet accident a entraîné d'importantes perturbations sur le réseau ferré alors qu'avait pris fin peu auparavant le match de Ligue 1 de football opposant Lille à Lyon (2-0) qui se jouait exceptionnellement au Stade de France, rassemblant plus de 78.000 spectateurs.

La gare RER La Plaine-Stade de France, qui dessert le stade, a été fermée et les passagers invités à revenir vers Paris par le RER D ou le métro tandis qu'un service de bus a été mis en place pour les usagers devant rejoindre le nord de la région parisienne.

Cet accident a été qualifié "d'exceptionnel" par la SNCF. Les drames impliquant des victimes multiples sont assez rares et concernent généralement des collisions entre rames et non des accidents impliquant des piétons sur les voies.

D'autres supporteurs lillois avaient déjà connu une mésaventure avant le match quand deux autocars les transportant en direction du Stade de France sont entrés en collision avec des véhicules légers à la faveur d'un ralentissement  sur l'autoroute A1 à hauteur du Bourget. Une personne à bord d'une voiture impliquée dans l'accident avait été légèrement blessée dans l'accident.

Une surveillance des voies par caméras infrarouges
"C'est un accident qui est sans précédent (...) jamais on n'a eu un accident de cette nature", a affirmé le président de la SNCF Guillaume Pepy. au Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien/Aujourd'hui en France, évoquant "un drame épouvantable".

"Jamais, jamais, sous aucun prétexte on ne peut marcher sur les voies sans y être vraiment expressément invité par un agent SNCF, c'est extraordinairement dangereux. Et même nous, les cheminots, lorsqu'on le fait on demande dans la plupart des cas l'interruption de la circulation", a-t-il fait valoir.

La zone où se trouvaient les supporteurs lorsqu'ils ont été happés par la rame vide de RER, qui "devait rouler à 60 km/h" selon lui, était grillagée et interdite au public, a ajouté le président de la SNCF. Réfléchissant à d'éventuelles nouvelles mesures de sécurité, M. Pepy a évoqué une piste qui "consisterait à surveiller à distance par des caméras ou des caméras infrarouges cette zone autour du Stade de France pour que si jamais quelqu'un franchit le grillage, on puisse couper automatiquement la circulation".

Le secrétaire d'Etat chargé des Transports Dominique Bussereau a demandé une enquête au Bureau enquête accident (BEA) et le parquet a ouvert de son côté une enquête prélmiminaire pour homicides et blessures involontaires.

samedi 07 mars 2009, a 11:44
Les femmes de l'ombre

Mules, prostituées, infanticides, pédophiles, ces profils délicats les condamnent à une exclusion extrême

2.309. Tel est le nombre de femmes écrouées en France. Elles ne représentent que 3,4% de la population carcérale, qui s'élève à 66.980 au 1er février dernier selon le ministère de la Justice.

Cette faible proportion explique en partie l'isolement extrême de ces femmes de l'ombre. Quel est leur profil, leur condition et leur avenir? Enquête.

La France entière a soutenu la prisonnière franco-colombienne, Ingrid Bétancourt, emprisonné pendant des années dans une forêt lointaine, mais peu se soucient des détenues de l'hexagone et d'Outre-mer. "Les médias nous ont contacté au sujet de la loi pénitentiaire mais ils ne nous ont rien demandé sur la condition des femmes", répond François Bes, coordinateur Ile-de-France de l'Observatoire international des prisons(OIP). Pourquoi un tel silence?

"Les détenues sont extrêmement désocialisées"
Les femmes en prison y sont en général pour drogues, délinquance et crimes. Et c'est la nature de ces actes qui les condamnent à la désocialisation. "Au parloir, les conjoints ne sont pas là. Elles sont extrêmement désocialisées", explique François Bes.
Les "mules" par exemple, ces femmes venues d'Amérique latine -souvent analphabètes- rémunérées pour ingérer une quantité incroyable de petits sachets de drogues et traverser l'Atlantique. Parties pour une courte durée au péril de leur vie afin de subvenir aux besoins de leurs enfants qu'elles élèvent souvent seules, certaines se retrouvent emprisonnées pour plusieurs années à des milliers de kilomètres de chez elles. On dénombre ainsi 20% de détenues d'origine étrangère en France, ce qui ajoute une autre forme d'isolement, la barrière de la langue.
Autre motif d'exclusion, le VIH. Une fois emprisonnées, les prostituées se retrouvent très seules. Quant aux criminelles, "passionnelle ou pédophile" souligne François Bes, "la famille coupe totalement les liens". Et au sein même de la prison, une condamnée pour pédophilie ou infanticide est victime de violences très dures de la part des autres détenues. Comme dans les prisons pour hommes, ces crimes sont au sommet d'une échelle de valeur établie par les prisonniers eux-mêmes.
Il y a donc un double isolement. Ecrouées, ces femmes sont tout d'abord mises au ban de la société, voire de leur famille. Puis elles peuvent être isolées du reste des détenues, au sein même de la prison pour des raisons de santé (Sida), pour des raisons linguistiques (origine étrangère) ou relevant des actes pour lesquels elles ont été condamnées (pédophilie ou infanticide).

"Améliorer la prise en charge sanitaire et aider à la réinsertion"
Les conditions de vie des femmes sont proches de celles des hommes, à quelques spécificités près.
La grande différence est que chez les femmes, mineures et adultes peuvent être mélangées au sein d'une prison, même si elles ne peuvent être co-détenues de cellule. Elles sont donc ensemble dans toutes les activités quotidiennes, "ce qui est interdit par tous les textes", rappelle François Bes.
L'autre spécificité est liée à la maternité. Les femmes qui "accouchent en prison" (sauf accident la majorité le fait à l'hôpital) ont le droit de garder leur bébé pendant 18 mois.
A cela vient s'ajouter le manque de moyens adaptés car les femmes sont proportionnellement peu nombreuses. S'il existe des centres adaptés pour femmes, tel que Fleury-Mérogis qui en compte 400, les détenues sont souvent intégrées dans de petits quartiers à part dans des prisons d'hommes "avec peu de moyens sanitaires", précise M. Bes. Quant aux activités qui leur sont consacrées, elles sont "peu nombreuses, archaïques (couture, cuisine, ménage...) et ne préparent pas à la réinsertion", fustige François Bes. L'OIP a envoyé un questionnaire sur leurs besoins à toutes les détenues en 2006. Un quart a répondu aux questions. Et les deux besoins qui ressortent en priorité sont "une amélioration de la prise en charge sanitaire et l'aide à la réinsertion", rapporte François Bes.
A la veille de la journée de la femme, il n'est pas inutile de rappeler certaines réalités.

 
"Ce texte restreint les droits fondamentaux"

Interrogé sur la loi pénitentiaire de la Garde des Sceaux, Rachida Dati, François Bes de l'OIP dénonce un texte liberticide. Verbatim
"A l'OIP on attendait un véritable texte qui inscrive dans le marbre le respect des droits fondamentaux: soins, éducation, réinsertion, liens avec la famille. Mais ce texte valide l'inverse, puisqu'il autorise l'administration pénitentiaire à restreindre l'exercice de ces droits. C'est exactement ce que dit l'article 10 qui stipule que les contraintes inhérentes à la sécurité valide le droit de restriction des libertés fonamentales. La loi autorise désormais la fouille "des cavités internes", touché rectal et vaginal, à l'autorité pénitentiaire. On vient également d'intégrer une obligation d'activité, alors qu'il n'y a pas assez d'activité pour tout le monde et que les listes d'attentes sont interminables. Autre contrainte, on va interdire l'accès aux publications qui contiennent des "menaces graves contre la sécurité des personnes et des établissements". C'est très vague, il y a un risque de censure et l'article ne dit pas qui doit veiller à cela.
Points positifs néanmoins, les détenus auront droit au téléphone pour appeler leurs familles et pour préparer leur réinsertion. Une permanence des soins au sein des établissements pénitentiaires, les soirs et week-end, 365 jours par an, vient d'être votée. Enfin, a été reconnue une indexation du salaire minimum du détenu sur celui du Smic."

vendredi 06 mars 2009, a 16:22
Accident de car : une jeune fille dans le coma

 

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Une adolescente blessée jeudi dans l'accident d'un car a été transportée dans le coma à l'hôpital de Perpignan

Il y a au total 8 blessés dans cet accident entre un autocar transportant des  adolescents de la la région bordelaise et un poids lourd sur l'autoroute A9 près de Perpignan.

Outre la jeune fille de 16 ans dans le coma, un autre adolescent a été gravement  touché ainsi que le chauffeur du poids lourd, victimes de fractures.

Les trois  blessés graves et cinq jeunes plus légèrement atteints ont été hospitalisés, ont  précisé les pompiers des Pyrénées-Orientales.

L'accident a eu lieu vers 14h00 et il a fallu plus d'une heure pour  désincarcérer le chauffeur du poids lourd, a déclaré à l'AFP le colonel  Jean-Pierre Salles-Mazou, chef de corps des pompiers du département. Les blessés  ont été transportés à l'hôpital vers 15h30, a précisé le responsable des  gendarmes de l'autoroute, le capitaine Olivier Kempf.

Les adolescents revenaient d'un séjour dans la région de Barcelone. Selon  les premiers éléments de l'enquête, l'autocar , qui transportait une quarantaine  de jeunes et leurs enseignants, stationnait au moment de la collision sur la  bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute, dans le sens sud-nord, entre  Villemolaque et Pollestres à une quinzaine de km au sud de Perpignan.

Il s'était arrêté pour vérifier la fermeture d'une soute à bagages, lorsque  le chauffeur d'un semi-remorque, immatriculé en Espagne, a heurté la partie  arrière du car.

Le chauffeur du poids lourd, originaire d'Europe centrale selon les  gendarmes, n'a pu être interrogé en raison de son état. Son véhicule, après la  collision avec le car, a heurté le terre-plein central. Il s'est immobilisé à  cheval sur les deux voies de l'autoroute.

La circulation a été coupée dans les deux sens sur l'autoroute entre  Perpignan et le poste frontalier du Perthus. Elle devait être rétablie à partir  de 16h00 dans le sens sud-nord, puis dans l'autre sens.

Quelque 70 pompiers ont été engagés dans les opérations de secours, assistés  d'une dizaine d'ambulances des pompiers, de deux véhicules de désincarcération  et de trois équipes du Samu, dont une en hélicoptère. Les adolescents indemnes ont été transférés à la salle des fêtes de  Pollestres.

vendredi 06 mars 2009, a 07:49
Lettres de menaces: le suspect libéré

Le suspect dans l'enquête sur les menaces de mort envoyées à plusieurs personnalités a été libéré jeudi soir

Ces lettres, accompagnées de balles de 9 mn, ont été reçues ces jours-ci  par l'Elysée, plusieurs ministres, des élus UMP, et jeudi par l'AFP et Jacques Blanc, le sénateur de Lozère, mais sans munitions.

Dénoncé par son ex-femme et arrêté mercredi à Montpellier, cet informaticien et militaire de réserve de 47 ans niait les faits.

La lettre, toujours la même, intitulée "courrier unique pour tous et toutes", porte les mentions "Ministres, députés, sénateurs, pourvoyeurs de lois liberticides et fascistes, vous
n'êtes que des morts en sursis, des morts verrouillés". "Vous croyez disposer de nos vies, eh bien non, c'est nous qui disposons de la vôtre et de celles de vos familles et amis", écrit le signataire.

Ces lettres de menaces, dont chacune était accompagnée d'une balle de 9 mm ou de calibre 38 ont été reçues notamment par les ministres de la Justice Rachida Dati, de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, de la Culture Christine Albanel, ainsi que le maire UMP de Bordeaux et ancien Premier ministre Alain Juppé, qui s'est déclaré "tout a fait serein".

A France Télévisions, le service de l'information a reçu une lettre de menace non nominative contenant une balle, de même que le PDG de TF1, Nonce  Paolini.

Le sénateur UMP de Lozère Jacques Blanc et le sénateur-maire UMP de Béziers Raymond Couderc avaient déjà  reçu de tels courriers.

Tous les personnes menacées ont reçu une lettre identique dactylographiée sur un papier blanc, sans entête, logo ni signature, a précisé le parquet en évoquant des propos "décousus". Une lettre contient de nombreuses fautes d'orthographes et des propos injurieux, affirmant que les destinataires ne sont "que des morts en sursis, mais des morts verrouillés". Selon l'un des destinataires, le courrier se trouvait dans une enveloppe kraft, contenant une enveloppe blanche et la balle.

Parmi les dix personnalités de droite citées dans ces courriers, figuraient aussi le député des Hauts-de-Seine, porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre. Le député du Nord UMP Christian Vanneste et le maire UMP de Perpignan, Jean-Paul Alduy ont indiqué ne pas avoir reçu les lettres.

"Ministres, députés, sénateurs, pourvoyeurs de lois liberticides (...) vous n'êtes que des morts en sursis", proclame le courrier qui menace également  "l'UMP, le Nouveau centre FN et autres collabos centristes ou socialos collabos".

"Ce courrier est le dernier. Nous faisons le black out, silence radio total", écrivent le ou les expéditeurs en évoquant en fin de lettre "10.000 combattants et une mystérieuse "cellule 34 (expéditeur courrier). C'est pas la peine de me chercher, j'utilise du matériel d'occasion, vous ne me trouverez pas", ajoute encore le courrier.

Le vocabulaire utilisé "piste", "cible", "verrouillé", "silence radio total" fait penser au langage des militaires, a indiqué une source proche de l'enquête. Quatre services de police ont été chargés de mener les investigations : la brigade criminelle, la sous-direction antiterroriste (SDAT), et les directions  interrégionales de la police judiciaire de Marseille et de Bordeaux.

Certaines lettres ont été postées depuis Montpellier, Bordeaux ou Bédarieux (Hérault), selon une source policière. L'envoi de menaces de mort est puni d'une peine d'emprisonnement allant  jusqu'à 3 ans et 45.000 euros d'amende.

En juin 2006, le tribunal correctionnel de Paris a condamné un jeune homme de 31 ans à 5 mois de prison avec sursis pour des courriels menaçant le  président Jacques Chirac. En novembre 2006, un homme de 27 ans avait été condamné à Avignon à 3 mois de prison avec sursis, également pour des menaces contre Jacques Chirac

vendredi 06 mars 2009, a 07:47
Séquestré et battu par ses parents

Un homme et sa concubine ont été mis en examen et écroués à Millau pour avoir séquestré un de leurs enfants

Le calvaire de cet enfant de 7 ans a duré plusieurs années. Il "vivait dans des conditions pires que dans une cellule de prison", a déclaré jeudi le procureur de la République de Millau.

Le père, 42 ans, maçon, et la mère, 35 ans,  femme au foyer, ont expliqué à la police que l'enfant, qui n'a jamais été scolarisé, était "difficile".

Ils ont été écroués après leur mise en examen notamment pour "privations de soins" et pour "violences habituelles" commises par le père.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le garçon de 7 ans était enfermé depuis plusieurs années dans une petite chambre éclairée et verrouillée de l'extérieur. Le père a avoué le battre régulièrement et la mère assister aux coups. L'enfant était enfermé dans une pièce avec pour meuble qu'un matelas imbibé d'urine et un sommier.

L'enfant a été placé dans une famille d'accueil.

jeudi 05 mars 2009, a 07:38
Fillette poignardée: mère mise en examen

 

- Hôpital d'Uckange (Moselle) où a été transférée la fillette après le drame. - France 2 - 

La mère qui s'est accusée d'avoir poignardé sa fille de 10 ans, samedi à Uckange, a été mise en examen mercredi soir

Poursuivie pour "violences aggravées" et "manquement à ses obligations éducatives", elle a été placée sous contrôle judiciaire, a révélé son avocat à Metz.

Dans la journée, le procureur de la République de Thionville, Jean-François Mailhes, a déclaré que cette femme de 36 ans avait agi "sous l'emprise de la pulsion, de la colère et de la douleur".

"Le coup de couteau a été porté (par la mère) sans qu'on puisse caractériser une intention homicide", a précisé le magistrat. "Il s'est agi d'un geste qui a consisté à 'piquer' après que la mère a reçu de sa fille un coup de pied au bas-ventre où elle venait d'être opérée", a précisé Jean-François Mailhes.

Par la suite, elle a conditionné son petit garçon de 5 ans pour qu'il s'accuse "parce qu'elle avait peur d'aller en prison", a encore dit le procureur.

Trois circonstances ont été retenues par le juge d'instruction pour retenir l'incrimination de violences aggravées: que les faits aient été commis par une personne ayant ascendant sur la victime, que cette dernière soit une mineure de moins de 15 ans et que le coup de couteau ait entraîné une incapacité temporaire totale supérieure à huit jours, a précisé Me Alexandre Bouthier, l'avocat de la mère.

Le juge a en outre interdit à la mère de famille de voir ses enfants, qui ont fait l'objet de mesures d'assistance éducative, et de parler à la presse. Elle devra en outre quitter Uckange, où elle est domiciliée.

Les deux enfants ont été placés par décision d'un juge et le parquet a décidé de ne pas requérir un mandat de dépôt contre la mère, qui risque une peine de 10 ans de réclusion, mais de la placer sous un contrôle judiciaire strict. La fillette de 10 ans est toujours soignée à l'hôpital pour enfants de Nancy-Brabois, mais ses jours ne sont pas en danger.

Au départ, tout le monde pensait que le coup de poignard avait été porté par le petit garçon, à la suite d'une dispute pour une console de jeux vidéo. Les soupçons de la Justice se sont portés sur la mère après qu'un chirurgien de l'hôpital pour enfants de Nancy-Brabois, où la fillette est hospitalisée depuis trois jours, eut conclu qu'"un enfant de 5 ans n'avait pas pu porter un coup (de couteau) d'une telle force", a affirmé la source proche de l'enquête.

L'expertise médicale a montré qu'un poumon de la petite fille avait été "légèrement perforé" par le coup donné en plein thorax, a précisé cette source. Les enquêteurs ont alors interrogé une deuxième fois la fillette qui,  d'après la source, aurait fini par reconnaître : "C'est maman la cause."

Lundi, son frère avait déclaré aux enquêteurs qu'il avait poignardé sa soeur parce qu'elle avait refusé de lui prêter sa console de jeux, pensant que le couteau dont il s'était servi "était un jouet" de dînette. "Je croyais que c'était un jouet. J'ai mis le couteau", a-t-il dit selon Le Républicain  lorrain de mardi.

Dans ses premières déclarations, la mère, serveuse au Luxembourg, avait affirmé aux gendarmes qu'à son retour du travail, samedi vers 2h30, elle s'était préparé une collation avec le couteau ayant servi au drame et qu'elle l'avait laissé traîner sur la table de la cuisine. Vers 10h30, avait-elle poursuivi, elle avait été réveillée par les cris de sa fille qu'elle avait découverte avec le couteau planté dans le thorax et perdant son sang.

Selon des voisins interrogés à Uckange, les enfants paraissaient bien élevés en dépit de disputes fréquentes qui opposaient la mère à son ex-mari, d'origine albanaise. "Ces disputes avaient perturbé la fillette qui avait été signalée dans son école comme étant turbulente", a affirmé l'un des amis de la famille, Gérard S.

mercredi 04 mars 2009, a 16:22
Antennes-relais : une table ronde

 

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Le Premier ministre François Fillon a décidé d'organiser une table-ronde sur les risques liés aux téléphones portables

"Le Premier ministre a pris une décision très claire, la décision c'est  qu'on va faire une réunion dont il a confié le pilotage à (la ministre de la  Santé) Roselyne Bachelot", a indiqué Mme Jouanno à la presse à l'issue du  Conseil des ministres.

Cette réunion aura pour vocation de "traiter et du problème des antennes et  du problème du téléphone portable, qui posent des questions en terme de santé  publique", a-t-elle ajouté.  Selon la Tribune, cette réunion, qui pourrait avoir lieu le 26 mars, réunira  autour de Mme Bachelot, de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie et de sa collègue  au Développement de l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, des  scientifiques, des associations et des représentants de la société civile et des  collectivités territoriales.
   
L'annonce de cette réunion intervient alors que SFR a été condamné le 16  février à Carpentras (Vaucluse) à démonter une antenne-relais en raison de sa  nuisance esthétique et de l'incertitude sur son impact sanitaire, peu de temps  après une décision similaire visant Bouygues Telecom.
   
Mme Kosciusko-Morizet, qui avait proposé début février la tenue d'un  "Grenelle des antennes", a estimé mercredi sur Europe 1 que ce dossier ne devait  pas se régler "devant les tribunaux".

mercredi 04 mars 2009, a 10:54
Présomption d'innocence: procès Colonna-Sarkozy

 

- Les avocats d'Yvan Colonna - 

En marge de son procès, Yvan Colonna demande réparation à M.Sarkozy qu'il accuse d'atteinte à la présomption d'innocence

Yvan Colonna, jugé en appel pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, a engagé une action au civil contre l'ancien ministre de l'Intérieur auquel il réclame 50.000 euros de dommages et intérêts devant le TGI de Paris.

La cour d'assises spéciale de Paris a rejeté mardi la demande de reconstitution du meurtre du préfet Erignac.

Me Gilles Simeoni, l'un des défenseurs de l'accusé, avait réclamé lundi cette reconstitution. Les magistrats ont "rejeté en l'état" cette demande provoquant la colère de la défense du berger corse. Alors que les juges ont estimé qu'"à ce stade des débats (...), la cour ne constate pas l'incomplétude de l'instruction ni l'apparition d'éléments nouveaux", les avocats sont sortis de leurs gonds, ont fustigé un dossier "plié" et dit n'avoir "plus du tout" confiance dans les juges du berger corse.

Yvan Colonna, condamné en première instance fin 2007 à la perpétuité, et ses défenseurs avaient réclamé lundi cette reconstitution de l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio, afin "de confronter les déclarations des uns et des autres avec les constatations sur le terrain".

Le parquet général et les parties civiles se sont opposés à cette reconstitution au motif qu'elle n'apporterait rien d'utile et qu'un transport sur les lieux avait déjà eu lieu en première instance, le 9 décembre 2007.

Pour les avocats du berger de Cargèse, condamné en première instance fin 2007 à la perpétuité, la reconstitution était nécessaire pour confronter des éléments livrés à l'audience avec la thèse de l'accusation qui inclut Yvan Colonna dans un trio de tueurs.

A la barre, plusieurs témoins présents sur les lieux du crime sont venus dire qu'ils ne reconnaissaient pas l'accusé. Le dernier en date, Cédric Leprévost, a affirmé mardi matin "ne pas reconnaître Yvan Colonna comme étant l'un des deux hommes" à l'attitude "bizarre" qu'il avait aperçus "postés" dans une rue adjacente le soir du 6 février.

A la décharge de l'accusé ont également été avancées des expertises évoquant  une taille du tueur (1m83) plus grande que celle de Colonna (1m72). Pour appuyer leur requête, les avocats faisaient aussi valoir les déclarations de quatre des six membres du commando, condamnés en 2003, qui  avaient mis en cause Yvan Colonna en mai 1999 avant de se rétracter 17 mois plus  tard.

Or, un policier retraité, Jean-Pierre Colombani, ancien des Renseignements généraux (RG) à Ajaccio, est venu affirmer lundi soir que des policiers des RG connaissaient "l'implication d'Yvan Colonna dans l'assassinat" du préfet Erignac "dès décembre 1998".
Pour la défense, ce témoignage conforte l'idée que le nom de Colonna ait pu être "soufflé" aux membres du commando pendant leur garde à vue.

Une seconde affaire dans l'affaire
L'assassin présumé du préfet de Corse Claude Erignac a assigné Nicolas Sarkozy pour atteinte à la présomption d'innocence. Il a engagé une action au civil contre l'ancien ministre de l'Intérieur pour atteinte à sa présomption d'innocence. Il lui réclame 50.000 euros de dommages et intérêts devant le Tribunal de grande instance de Paris.

Yvan Colonna reproche à Nicolas Sarkozy, alors candidat à l'élection présidentielle, de l'avoir plusieurs fois publiquement présenté comme coupable, avant tout jugement, notamment le 5 janvier 2007, lors d'un déplacement à Sainte-Lucie de Tallano (Corse-du-Sud).

"Vous pensez qu'il est l'assassin, comme vous l'avez dit le jour de son arrestation ?", lui avait alors demandé un journaliste (En 2003, M.Sarkozy s'était félicité lors d'un meeting de l'arrestation de  "l'assassin du préfet Erignac". Ces propos sont aujourd'hui prescrits, ndlr). "Si, vous le savez. Il n'y a pas que moi qui le pense. Sinon je ne pense pas qu'on l'aurait gardé en prison", avait répondu M.Sarkozy.

Le 4 avril 2007, un juge des référés parisien avait débouté Yvan Colonna, qui avait alors déposé une assignation sur le fond. Assignation examinée mercredi par la première chambre civile du TGI de Paris présidée par Isabelle Nicolle.

L'audience pourrait tourner court, le ministère public ayant déjà demandé au tribunal de prononcer un sursis à statuer, dans l'attente de la fin du mandat présidentiel de M.Sarkozy, qui ne peut être poursuivi tant qu'il est à l'Elysée.

Cette argumentation sera reprise par l'avocat de M.Sarkozy, Thierry Herzog , mais elle vivement contesté par les avocats d'Yvan Colonna qui dénoncent  "l'inégalité de traitement" entre un chef de l'Etat qui peut engager des poursuites et que l'on ne peut poursuivre. Me Herzog devrait également soutenir que le recours d'Yvan Colonna est "prescrit", le demandeur n'ayant pas réalisé toutes les démarches en temps voulu.

mercredi 04 mars 2009, a 09:54
Florence Cassez: de 96 à 60 ans de prison

 

- Florence Cassiez lors de son arrestation à grands renforts de caméras - France 2 - 

Une juge mexicain a réduit mardi de 96 à 60 ans de prison la peine infligée à une Française de 34 ans, Florence Cassez

En détention depuis décembre 2005, la jeune femme originaire du nord de la France avait été condamnée l'an dernier à 96 ans de prison pour quatre enlèvements et possession d'armes.

Deux sénateurs et un conseiller général français ont demandé au président Nicolas Sarkozy "de reporter voire d'annuler" son voyage au Mexique qui commence dimanche.

"Il est président de la République, c'est à lui de décider de ses mouvements, mais tout ce que je lui demande, c'est de revenir avec Florence. Le président mexicain a toujours, je pense, le pouvoir de gracier quelqu'un: à lui de la gracier et de la rendre à Sarkozy", a déclaré de son côté le père de la jeune femme, Bernard Cassez. La décision rendue en appel, trois jours avant l'arrivée de Nicolas Sarkozy, "c'est carrément de la provocation, une manière de dire 'je suis maître chez moi, pas la peine de venir faire quoi que ce soit, c'est nous qui décidons'",

L'affaire
Florence Cassez avait été interpellée en décembre 2005 dans une ferme où son ex-fiancé  mexicain, Israel Vallarta, considéré comme le chef d'une bande criminelle, a avoué avoir séquestré plusieurs personnes. Le lendemain, un simulacre d'arrestation avait été organisé devant des caméras de télévision. Elle a toujours affirmé qu'elle ignorait les activités de son ex-compagnon.

Elle était poursuivie dans le cadre de quatre affaires d'enlèvement et pour possession illégale d'armes.

L'annonce de la nouvelle sentence, mardi, a plongé la jeune femme dans une "totale détresse", a-t-elle fait savoir. "On m'a retiré mon dernier espoir", a-t-elle murmuré. "C'est
un scandale, une honte. Une atteinte à la liberté et à la vie. Tout démontre son innocence", a dénoncé son avocat français, Me Franck Berton. Selon lui, "il n'y a eu aucun procès contradictoire". La condamnation en appel est "une injustice supplémentaire", une "mascarade", a-t-il ajouté.

Implications politiques
Le sort de Florence Cassez est traité au plus haut niveau en France. Ses parents ont été reçus en mai 2008 par le président Nicolas Sarkozy. La secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, avait aussi assuré que le dossier est "suivi très attentivement". Un groupe de députés français s'est mobilisé pour obtenir sa libération.

Nicolas Sarkozy doit entamer dimanche 8 mars une visite officielle au Mexique.

Deux sénateurs et un conseiller général ont demandé au locataire de l'Elysée "de reporter voire d'annuler" ce voyage officiel au Mexique, dénonçant  "l'affront" de la justice mexicaine. "Alors que le président français a suivi personnellement l'évolution de ce  dossier, annoncer à quelques jours de son voyage officiel une telle condamnation est non seulement un camouflet pour la France, mais aussi une provocation vis-à-vis du président français", ont affirmé Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Ile-de-France, Alain Fouché, sénateur de la Vienne et Jean-René  Lecerf, sénateur du Nord, dans un communiqué. "Tout son dossier confirme son innocence", ont-ils insisté.

mardi 03 mars 2009, a 15:34
Piratage sur internet: le projet de loi

 

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Le projet de loi réprimant le piratage sur internet sera au mieux examiné à partir du 10 mars à l'Assemblée

La discussion interviendra après la fin des débats, plus longs que prévu, sur le texte santé-hôpital.

Le texte a déjà été voté fin octobre à une très large majorité par les sénateurs, socialistes compris.

Il prévoit notamment une suspension de l'accès internet de l'abonné qui continuerait de télécharger illégalement après deux rappels à l'ordre. S'il en fait la demande, l'abonné pourra se voir communiquer les éléments qu'il est censé avoir piratés.

"Le pillage par internet est un fléau qui fait mourir la création française. La situation est intenable", estime le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé. 

mardi 03 mars 2009, a 14:28
SFR condamné à démonter une antenne

 

- Une antenne relais de téléphonie mobile - France 2 - 

Après Bouygues Telecom, SFR a été condamné à démonter une antenne-relais, a annoncé l'association Robin des Toits

Le tribunal de grande instance de Carpentras(Vaucluse) a estimé, le 16 février, que cette antenne installée dans un vignoble à Châteauneur-du-Pape représentait une nuisance esthétique et que son impact sanitaire était incertain.

Bouygues-Telecom avait déjà été condamné à démonter une antenne-relais dans le Rhône.

"Cette décision se situe dans la filiation directe des jugements inauguraux  de la cour de Nanterre et de la cour d'appel de Versailles" concernant Bouygues  Telecom, s'est félicité dans un communiqué l'association, qui lutte contre  l'implantation abusive des antennes-relais des opérateurs mobiles.

Un  couple d'agriculteurs, dont l'habitation est située à 135 mètres de l'antenne, avait saisi la justice pour demander son démontage.SFR a indiqué qu'il avait fait appel du jugement.

En ce qui concerne un éventuel impact sur la santé des riverains, "il n'existe manifestement pas de consensus sur cette question sensible et délicate de santé publique", note le tribunal de Carpentras. Dès lors, "il existe un questionnement tout à fait sérieux portant sur le  danger potentiel présenté par ce type d'installation, risque qui peut être qualifié de tout à fait envisageable, voire probable", poursuit le jugement, et donc pour les riverains il y a "une crainte légitime d'une atteinte directe à leur santé".

Le tribunal a aussi souligné "l'impact visuel exceptionnel" de l'antenne, qui constitue, selon lui, "un trouble anormal de voisinage".

Un "Grenelle" sur les antennes-relais de téléphonie mobile aura lieu le 19 mars.

Bouygues Telecom avait été le premier opérateur à être condamné, le 4 février en appel, à démonter une antenne relais, dans le Rhône, après le dépôt d'une plainte de trois couples de riverains.

mardi 03 mars 2009, a 10:35
La défense réclame une reconstitution à Ajaccio

 

- Les avocats d'Yvan Colonna - 

Les avocats d'Yvan Colonna ont demandé lundi à la cour d'assises une reconstitution de l'assassinat du préfet Erignac

"C'est une mesure d'évidence, une mesure naturelle, légitime, indispensable à la manifestation de la vérité", a dit à la cour Me Gilles Simeoni, l'un des défenseurs de l'accusé, Yvan Colonna, jugé en appel pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998.

Les avocats de l'Etat et de la famille de la victime se sont opposés à cette demande

La cour rendra sa décision mardi matin.

"Une demande dilatoire"
Me Philippe Lemaire, avocat de la veuve du préfet, estime que la défense veut retarder les témoignages des membres du groupe de tueurs déjà condamnés et de leurs épouses, prévus cette semaine. Ils avaient accusé initialement Yvan Colonna.
"C'est une demande dilatoire, qui n'a qu'un but, alimenter la polémique pour discréditer l'instruction", a-t-il dit.

Pour les avocats d'Yvan Colonna, cette reconstitution devrait permettre de trancher entre la thèse de l'accusation, qui parle d'un groupe de trois hommes, et les témoins oculaires, qui pour la plupart n'en ont vu que deux.
Même si les membres du groupe de tueurs déjà condamnés refusent depuis leur arrestation de participer à une reconstitution, il est possible d'utiliser des figurants agissant sur la base de leurs dépositions, estiment-ils.
Ils souhaitent également la présence des témoins oculaires, des médecins légistes et des experts en balistique, qui selon eux, pensent que le tueur était plus grand qu'Yvan Colonna.
Lors du premier procès ayant abouti à une condamnation à perpétuité, la cour avait déjà organisé un "transport" sur place en décembre 2007, procédant à une mise en situation sans les témions, les personnes déjà condamnées et les experts.
 
Le successeur d'Erignac juge "crédible" l'implication de Colonna
Auparavant lundi à l'audience, l'ancien préfet de Corse Bernard Bonnet, qui avait succédé à Claude Erignac, a jugé "crédible" l'implication d'Yvan Colonna dans l'assassinat, invoquant des "éléments précis et convergents".
"Ces éléments ne me permettent pas de dire qu'Yvan Colonna est l'assassin du préfet Claude Erignac, je ne le sais pas, mais ils convergent pour rendre crédible le fait qu'Alain Ferrandi vous a choisi pour intégrer le commando", a-t-il dit en s'adressant à l'accusé.
Bernard Bonnet a souligné qu'Yvan Colonna était un ami d'enfance du chef du commando de tueurs, Alain Ferrandi, condamné à perpétuité en 2003, qui a avoué les faits.
Visiblement peu convaincues par Bernard Bonnet, condamné à un an de prison ferme pour avoir ordonné l'incendie de restaurants de plage en Corse en 1999, la défense et l'accusation ont mis en doute la validité de sa déposition.
 
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mardi 03 mars 2009, a 07:56
Poignardée par son frère pour un jeu vidéo

 

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Un garçon de 5 ans a gravement blessé sa soeur de 10 ans qui refusait de lui prêter sa console de jeux vidéo

Le drame s'est produit samedi à Uckange (Moselle), a révélé dimanche Le Républicain Lorrain.

Face au refus de sa soeur de lui prêter sa console, le garçon s'est muni d'un couteau de cuisine pour la frapper en pleine poitrine. Saignant abondamment, la victime a été héliportée à l'hôpital pour enfants de Nancy-Brabois. Ses jours ne sont pas en danger.

La mère, qui avait travaillé toute la nuit, dormait dans sa chambre au moment du drame. L'incident s'est produit dans une famille monoparentale d'Uckange, cité ouvrière du bassin sidérurgique lorrain.

Durant l'intervention des secours, le frère a été confié à des parents proches pour être mis à l'écart. La gendarmerie d'Uckange, en charge de l'enquête, devrait entendre le garçonnet, puis sa soeur, dans les jours prochains pour tenter de reconstituer les circonstances exactes du drame.

Le Parquet de Thionville, pour sa part, a indiqué attendre les premiers éléments de l'enquête avant de se prononcer.

lundi 02 mars 2009, a 13:56
Immatriculations en baisse de 13,1 % en février

Les immatriculations de voitures neuves ont chuté de 13,1 % en février en France par rapport au même mois de 2008

Elles se sont établies à 152.154 unités, a annoncé lundi le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Les ventes de PSA Peugeot Citroën sont en baisse de 13,8 %, celles de Renault de 13 %. es ventes des marques françaises dans leur ensemble ont reculé de 13,3 % le mois dernier, celles des marques étrangères de 12,9 %.

lundi 02 mars 2009, a 10:42
Procès des faux électeurs: réquisitoire attendu

 

- Jean Tibéri, 74 ans, semblait de plus en plus isolé mardi au tribunal correctionnel de Paris. - F2 - 

Au procès des faux électeurs du Ve, les réquisitions sont attendues lundi après quatre semaines de débats

Jean Tiberi et son épouse Xavière et neuf autres prévenus, sont soupçonnés d'avoir organisé un système de fraude électorale lors des  municipales de 1995 et des législatives de 1997.

L'ancien maire de la capitale toujours maire du Ve, a admis l'existence de la fraude ayant consisté à inscrire dans l'arrondissement des gens qui n'y résidaient pas.

"Aujourd'hui, j'en fais le constat", a-t-il reconnu pour la première fois mercredi, mais a-t-il dit :  "Je le répète, je n'ai jamais participé à quoi que ce soit".

Jean Tibéri a ensuite imputé le phénomène des fausses inscriptions sur les listes à un "manque de contrôle" dans le bureau des élections de l'arrondissement.

Les époux Tibéri en difficulté
Reprochant à Jean Tiberi d'avoir causé "un  immense préjudice" à son image, la Ville de Paris a demandé mercredi au tribunal  correctionnel de Paris de mettre les époux Tiberi "au Panthéon des fraudeurs". "Les époux Tiberi ont commis de façon massive un abus de confiance au  préjudice de la démocratie et de centaines de milliers d'électeurs", a dénoncé  l'avocat de la Mairie de Paris, Me William Bourdon.

Les quatre semaines de débats ont permis que "s'effritent et se craquèlent  les masques de l'arrogance, du mépris et du cynisme de M. et Mme Tiberi", s'est  réjoui l'avocat, déplorant que les deux prévenus n'aient pas hésité à "cracher  sur ceux qui les ont servis docilement durant des années".

Et de relever "la formidable récompense" des Tiberi à Jacqueline  Mokrycki, secrétaire devenue directrice de cabinet, pour son "mutisme", Me Bourdon a salué le courage de la Première adjointe Anne-Marie Affret suite à ses aveux à la barre.

Cette ancienne adjointe de Jean Tibéri a reconnu sa participation, mais n'a voulu ni le mettre en cause ni désigner l'organisateur du système. "J'ai pris ma part de responsabilité. Je ne peux pas en dire plus", a-t-elle déclaré.

Raymond Nentien, ancien secrétaire général de la mairie du Ve, a en revanche déclaré à la barre: "Tiberi est l'organisateur et l'initiateur de ce système de fraude depuis vingt ans".

En raison des retards pris par la justice, l'affaire est aujourd'hui vidée de sens, Jean Tiberi, maire de la capitale entre 1995 et 2001, étant en fin de carrière. Il encourt en théorie un an de prison et 15.000 euros d'amende.

Dans leur ordonnance de renvoi, les juges d'instruction ne retiennent à charge que 196 faux électeurs nominalement identifiés mais remarquent que, du simple fait des radiations administratives de 1997 à 2002, le corps électoral du Ve est passé de 41.437 personnes à 34.978 soit une différence de 6.459.

Incident pour une cigarette
Excédée par les accusations des autres prévenus,  Xavière Tiberi s'est éclipsée mardi quelques minutes du tribunal correctionnel  de Paris pour aller fumer une cigarette.

"Devant tant de contradictions, devant tant d'utopie, devant tant de  mensonges, je vous demande de sortir cinq minutes, parce que je n'en peux plus. Ce sont des lâches à qui mon mari a tout donné", s'est lamentée l'épouse de Jean  Tiberi.

"Si vous le permettez, monsieur le président, je préfère sortir (...) le temps de fumer une cigarette", a-t-elle poursuivi, théâtrale.

Pris de court, le président Jean-Paul Albert l'a autorisée à quitter la  salle d'audience, provoquant l'indignation de Me Antoine Comte, avocat de plusieurs parties civiles.

Xavière Tibéri nie
Xavière Tiberi a affirmé lundi que ceux qui avaient témoigné contre elle l'avaient fait dans l'attente d'une  récompense de la Mairie de Paris, aujourd'hui socialiste et partie civile au  procès.

Pour l'épouse de Jean Tiberi, il n'y a jamais eu de "fraude", juste "des inscriptions fantaisistes faites par des militants et  apportées au bureau des élections, lequel n'a pas bien fait son travail".

Petite avancée par rapport aux interrogatoires précédents, Xavière  Tiberi a toutefois reconnu avoir domicilié dans son appartement de la rue Lagarde  certains de ses cousins qui n'habitaient pas dans le Ve. Mais rien de grave  selon elle, car c'était eux qui "voulaient voter pour Jean", "pour lui faire  plaisir".

lundi 02 mars 2009, a 08:37
Obsèques de la jeune Française tuée au Caire

Les obsèques de la lycéenne tuée au Caire dans un attentat ont lieu cet après-midi à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)

Nicolas Sarkozy, de retour de Charm el Cheikh en Egypte, participera  à une cérémonie célébrée sur le parvis de l'Hôtel de ville et une messe sera célébrée à l'Eglise Saint-Justin.

Outre Cécile, tuée le 22 février dans l'attentat du Caire, 16 autres jeunes français, partis en voyage organisé par la ville de Levallois-Perret, ont été blessés.

L'attentat, perpétré sur la place al Hussein, près du bazar de Khan el Khalili, dans le centre historique de la ville, n'a pas été revendiqué. Compte tenu du caractère touristique des lieux, il est improbable que l'explosion ait visé spécifiquement un groupe de Français, estime-t-on de source diplomatique française.

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