Le préfet de la Manche a été muté après une manifestation agitée à Saint-Lô en présence de Nicolas Sarkozy en janvier
Face aux critiques d'élus UMP et PS qui dénoncent une "sanction injuste", l'Elysée répond : "Si c'était une sanction, il aurait simplement été placé hors cadre".
Jean Charbonniaud, ancien chef de cabinet de Dominique de Villepin, a été nommé au Conseil supérieur de l'administration territoriale de l'Etat, sept mois après sa prise de fonction.
"Je trouve parfaitement lamentable qu'on puisse utiliser un représentant de l'Etat comme si on utilisait un kleenex. C'est scandaleux. C'est une pratique d'un autre temps contreproductive d'un point de vue politique", a déclaré le président UMP du conseil général de la Manche, Jean-François Legrand. "Ce préfet est un très bon préfet qui n'a aucune responsabilité dans cette affaire", a ajouté le sénateur.
C'est également l'avis du député UMP de la Manche Philippe Gosselin. "Cette santion est très regrettable, injuste, c'est un mauvais signal politique. Cela donne l'impression que la manifestation du 12 s'est mal passée alors qu'il n'y a pas eu d'incident majeur".
Le député a indiqué qu'il se trouvait à côté de Nicolas Sarkozy lors de la manifestation: "il était très énervé d'entendre les manifestants le siffler. Il y a eu plus de monde qu'il n'en attendait à la manifestation je crois, 3.000 manifestants à Saint-Lô, ça ne s'est pas vu depuis 20 ou 30 ans". "Il est vrai aussi que les syndicats ont peut-être mis aussi un peu d'huile sur le feu en refusant de rencontrer le président", a déclaré M. Gosselin.
Le député UMP villepiniste de l'Hérault Jean-Pierre Grand s'est joint jeudi à ses collègues normands pour estimer que le départ de M. Charbonniaud n'était "pas un bon signe pour la haute fonction publique de l'Etat qui, dans la période de crise que connaît la nation, doit travailler avec le pouvoir politique dans la confiance et la sérénité".
Même mécontentement à gauche. Cette mutation est un "caprice d'Etat", a regretté Jean-Karl Deschamps, vice-président socialiste du conseil régional de Basse-Normandie sur le site internet du quotidien Ouest France. "Nicolas Sarkozy est venu présenter ses voeux à Saint-Lô. Les élus UMP ont appelé la population à venir applaudir le président, mais il y a eu des manifestants", a expliqué Jean-Karl Deschamps.
"Il faut un responsable: on déplace le préfet. Je ne comprends pas qu'on utilise l'appareil de l'Etat et de la République pour passer ses caprices", a-t-il ajouté.
Pendant la visite à Saint-Lô, l'entourage du président n'avait pas caché son irritation au sujet du dispositif de sécurité mis en place par le préfet.
Les syndicats et l'opposition demandent des mesures pour l'emploi et le pouvoir d'achat
Le mouvement rassemble tous les syndicats et fédère tous les mécontentements et les inquiétudes face aux conséquences de la crise, dont la montée du chômage.
La grève perturbe les transports et les services publics mobilise aussi dans le secteur privé.
Outre les transports, de nombreux secteurs sont concernés par la grève: l'éducation, la justice, l'énergie, les banques. Des préavis ont aussi été déposés dans l'automobile, chez Auchan ou Virgin. Près de 200 manifestations sont organisées dans toute la France. A Paris, le défilé partira de la Bastille à 14h, en direction de la place de l'Opéra.
Le point sur les perturbations Concernant le trafic ferroviaire, la quasi totalité des syndicats de la SNCF (Le site de la SNCF pour les numéros utiles) ont appelé à cesser le travail. A la mi-journée, la grève était suivie par 36,7% des agents selon la direction, et 41% selon la CGT.
Durant la journée, plus de 60% des TGV en moyenne doivent circuler (à la mi-journée, entre 50% (Sud-Est et Atlantique) et 100% (Est) des TGV circulaient au départ ou à destination de Paris), plus de 40% des TER et 45% de Transilien. Un service normal pour les Eurostar, Thalys et Alleo, un train Lyria sur deux vers la Suisse, 30% des Corail et 40% des Corail Intercités.
Le trafic SNCF en région Provence-Alpes-Côte d'Azur était assuré ce matin à 40% sur le réseau TER.
Pour les TER, les régions les plus affectées sont la Normandie, le Centre, les Pays-de-Loire, Poitou-Charentes, l'Aquitaine, Midi-Pyrénées et la bourgogne avec 35% du trafic assuré.
A Paris, le trafic RATP était un peu meilleur que prévu ce matin pour les métros, bus et tramways, mais sur le tronçon sud du RER B, géré par la RATP, quasiment aucun train ne circulait. Sur la partie nord du RER B, exploitée par la SNCF, 35% du trafic est assuré.
Le RER C fonctionne à près de 40% sur la partie nord et 50% sur la partie sus, le RER D à 35% et le E à 65%. La SNCF annonce que 50% du trafic est assuré en Ile-de-France (RER et Transilien).
Le métro est fortement perturbé avec de trois rames sur quatre à une rame sur deux en fonction des lignes, à l'exception des lignes 1, 4, 7bis, 11, 13 et 14 où le trafic est normal.
Pour les bus, ce matin, le trafic était assuré à 85%. Les tramways T1, T2, le Trans Val de Marne, Orlybus et Roissybus vers les aéroports fonctionnaient normalement ou quasi normalement. Un T3 sur deux roulait.
Ce trafic un peu meilleur que prévu peut s'expliquer par une meilleure organisation de dernière minute ou par le fait que des agents qui se déclarent grévistes 48h00 à l'avance assurent finalement leur service, ce qui est permis par la loi sur le service minimum.
A Marseille, les deux lignes de métro sont fermées, 40% des bus circulent, ainsi que 60% des tramways.
A Lille, 8 bus sur 10 étaient sortis des dépôts à 07h00, 4 sur 10 à Villeneuve d'Ascq, Roubaix et Tourcoing, le tramway circulant à fréquence réduite. Le trafic des bus est assuré à 80% à Amiens, de 25% à 50% à Reims, 70% environ à Lens et quasi normalement à Valenciennes.
A Bordeaux, à 08h00, 1 tram sur 2 est prévu et seules les principales lignes de bus (une quinzaine) étaient assurées, avec des passages toutes les 15 à 20 minutes et quelques lignes assurées par un prestataire.
A Lyon, vers 08h00, les quatre lignes de métro fonctionnaient à 68% en moyenne, mais avec de grosses disparités, la ligne D (automatisée) fonctionnant à 97%, et la ligne B étant complètement à l'arrêt. Seuls 10% des tramways en moyenne circulaient sur les trois lignes. Les bus affichaient 26% en moyenne, avec 59 des 108 lignes totalement arrêtées.
Dans les airs A Air France, plusieurs appels à la grève ont été lancés. Côté aéroports, six syndicats de la Direction de l'aviation civile ont déposé un préavis. Les vols enregistraient environ une heure de retard à l'aéroport d'Orly et une demi-heure à celui de Roissy, jeudi matin, en raison du mouvement de mobilisation, mais également du brouillard qui perturbe le trafic aérien en Ile-de-France, a annoncé la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). La DGAC a également constaté que 35% des vols à Orly avaient été annulés préventivement par les compagnies du fait de la grève et ne disposait pas encore des chiffres pour Roissy. Mardi la DGAC avait recommandé aux compagnies aériennes d'annuler 30% des vols au départ ou à l'arrivée de l'aéroport d'Orly et 10% à Roissy. Le trafic long-courrier ne devrait pas être perturbé.
A l'Education nationale Quelque 47,92% des enseignants étaient en grève jeudi dans le primaire et 28,03% dans le secondaire, selon le ministère de l'Education, le syndicat FSU annonçant pour sa part 67,5% en primaire (SNUipp) et "pratiquement 60%" dans le secondaire (Snes).
Dans le primaire, la mobilisation est comparable à celle du 20 novembre, où elle avait été forte (48,62% de grévistes, selon le ministère, 69% selon le SNUipp). Elle est plus forte que le 20 novembre dans les collèges et lycées, puisque les professeurs en grève avaient été 21,26%, selon le ministère, et "plus de 50%", selon le Snes.
Selon le communiqué jeudi du ministère de l'Education, 34,61% de l'ensemble des personnels de l'Education étaient en grève. Si l'on ne prend que les enseignants, 36,82% étaient grévistes, avec, dans le détail, 47,92% dans les écoles maternelles et élémentaires et 28,03% dans les collèges et lycées. Le Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire, a affirmé à l'AFP que "pratiquement 60% des enseignants" étaient en grève ce jeudi matin, selon les remontées d'établissements constituant un "échantillon représentatif". Le SNUipp-FSU avait annoncé pour sa part 67,5% de professeurs des écoles en grève. A la Poste Près de 25% des postiers étaient grève jeudi matin à l'appel des syndicats FO, CFTC, Sud, CGT et CFDT, a annoncé la direction dans un communiqué, les syndicats CGT et Sud revendiquent eux "plus de 40% " de grévistes.
A EDF Environ 23% des salariés d'EDF étaient en grève jeudi à la mi-journée à l'appel des syndicats FO, CFTC, CGT, CFDT et CFE-CGC, a indiqué à l'AFP la direction.
Dans l'audiovisuel public Radio France et France Télévisions étaient fortement perturbés jeudi en milieu de journée, en raison d'un appel à la grève de l'intersyndicale, dans le cadre de la journée d'action interprofessionnelle lancée par huit confédérations syndicales. A Radio France, les stations France Inter, France Info et France Culture n'ont pas pu diffuser leurs programmes habituels. L'antenne du Mouv' a été perturbée à partir de 10h00 tandis que celle de France Musique était normale, a indiqué la direction de Radio France. Le taux de grévistes était estimé à 30,13% à la mi-journée, a-t-elle ajouté.
A la télévision, les journaux de la mi-journée de France 2 et France 3 devraient être perturbés par la grève, a-t-on indiqué à France Télévisions, qui ne disposait pas encore du taux de grévistes. Outre les revendications interprofessionnelles, les syndicats demandent notamment un "financement pérenne et dynamique" pour l'ensemble des sociétés de l'audiovisuel public, le "maintien du périmètre" de la télévision et de la radio publiques, ainsi que leur "indépendance politique, éditoriale et stratégique".
Les raisons du mouvement
Parmi les revendications: défense de l'emploi, du pouvoir d'achat et des services publics, refus que les salariés soient "les premières victimes de la crise". Tous les syndicats, même les plus modérés, exigent une relance par la consommation avec le soutien de partis de gauche déterminés à repasser à l'offensive et de nombreux réseaux et associations estimant que "ce n'est pas aux Français de payer la crise."
Ce mouvement est un test pour le monde syndical mais aussi pour le chef de l'Etat dont les propos en juillet avaient provoqué les foudres des leaders syndicaux, alors qu'il ironisait sur ces grèves "dont désormais personne ne s'aperçoit". Deux sondages montrent que le mouvement est soutenu ou compris par l'opinion (69% pour CSA, 75% pour Ifop).
A Saint-Lazare, des usagers solidaires
"Une politique gouvernementale qui étrangle les plus pauvres" Le trafic des trains à la gare Saint-Lazare était ralenti jeudi matin mais la plupart des usagers interrogés par l'AFP à la sortie de trains bondés s'étaient organisés pour cette journée de mobilisation sociale, se disant souvent solidaires de cette grève "de défense des salariés".
"Quand la grève est prévue, que les trains circulant sont affichés la veille, on peut prendre nos dispositions", a expliqué Patrick Lainé, cadre administratif dans une société d'assurances située à Paris, qui a amené ses rollers pour rejoindre son bureau, près de Bercy (XIIe arrondissement). M. Lainé, âgé de 42 ans, qui vient de l'Eure et s'est levé à 05h30 pour arriver vers 08h00 à Paris, est "favorable au mouvement de protestation nationale" de jeudi. "Je ne peux pas manifester en raison des pressions que je subirais ensuite à mon travail", assure-t-il, mais il se dit "satisfait que d'autres puissent protester pour moi contre la politique du gouvernement qui étrangle les plus pauvres et les classes moyennes".
Sandrine Dermont, secrétaire dans une centrale d'achat, partage ce sentiment. "Je suis fatiguée et frigorifiée d'avoir attendu une demi-heure sur mon quai de gare à Triel (Yvelines)", avoue cette mère de famille de 34 ans. "Mais je suis prête à l'accepter quand c'est pour un mouvement de défense du pouvoir d'achat et des emplois", ajoute Mme Dermont qui "ira manifester contre la politique de cadeaux aux plus riches du gouvernement sur son heure de pause".
Olivier Sanson, 51 ans, employé dans une société d'agroalimentaire qui a "beaucoup licencié en profitant de la crise" est également "prêt à affronter la galère des transports" pour que "le mécontentement contre cette politique de mépris de ceux qui travaillent dur depuis leur plus jeune âge s'exprime".
"Les usagers qui descendent de ces trains sont tous inquiets pour leurs emplois, l'avenir de leurs enfants, le remboursement de leur crédit...", renchérit Lydie Renaud, 45 ans, comptable venant de Versailles. "Je n'ai jamais été aussi solidaire d'une grève", dit-elle.
Ainsi, la poignée de militants de "Stop la grève" ne faisaient pas recette jeudi matin en gare de St Lazare avec un discours, jugé "assez agressif et démagogiques" par plusieurs usagers, sur le thème des "privilèges des agents de la SNCF". "Quand tu auras un boulot, tu vas voir que c'est souvent une question de survie de pouvoir le défendre", s'écriait notamment un jeune cadre cravaté face à un étudiant distribuant des affichettes sur le "ras-le-bol des usagers" et se disant "proche de l'UMP".
La mobilisation secteur par secteur
Fonction publique: les 8 organisations syndicales appellent à participer à la journée d'action SNCF: tous les syndicats sauf l'Unsa ont déposé des préavis de mercredi 20h à vendredi 8h
RATP: six syndicats sur huit ont appelé à la grève
Transports urbains: des préavis ont été déposés dans au moins 77 villes
Aérien: les syndicats Alter, CFDT, CFTC, CGT, UGICT/CGT, CFE/CGC, FO CIFO, SNMSAC Unsa, Unsa Aérien du groupe Air France appellent à la mobilisation et à des arrêts de travail
Justice: les sections CGT, CFDT, FSU, Usaj-UNSA du ministère de la Justice, le Syndicat de la magistrature (SM) et le Syndicat des avocats de France (SAF) ont appelé à la mobilisation contre "le démantèlement du service public de la justice". FO-magistrats a prévu des rassemblements dans les palais de justice et l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a appelé à s'associer à la journée.
Audiovisuel public: 11 syndicats appellent à la grève
France Télécom et Orange: six syndicats ont déposé des préavis
La Poste: tous les syndicats appellent à la grève, il ne devrait pas y avoir de perturbation dans la distribution du courrier
Energie (EDF, GDF Suez...): l'intersyndicale appelle les salariés à "agir massivement)
Chômeurs: AC!, l'Apeis et MNCP appellent à manifester
Médecins des hôpitaux: quatre intersyndicats appellent à la mobilisation
Pôle emploi (qui remplace l'ANPE et les Assedic), quatre syndicats appellent à la grève. A l'AFPA, tous les syndicats appellent à cesser le travail.
Ports: la CGT appelle à des arrêts de travail de 24 heures.
DCNS (Direction des constructions navales): l'intersyndicale appelle à participer à la journée de mobilisation contre une "filialisation tout azimut".
Banques: cinq fédérations appellent à participer à la mobilisation. A la Banque de France, tous les syndicats appellent à la grève.
Des préavis de grève ont aussi été déposés chez Renault, chez PSA, chez Auchan, chez les pilotes d'hélicoptère, chez les employés des remontées mécaniques des cinq massifs français, chez NYSE-Euronext, chez Virgin.
Enfin, les retraités sont appelés par leurs syndicats à "se mobiliser en masse"
Les réactions
- Le président du Mouvement Démocrate (MoDem) François Bayrou a affirmé jeudi qu'il comprenait et partageait "l'inquiétude" que traduit, selon lui, la journée de grèves et de manifestations, face à un gouvernement qui "parle mal aux Français". "Il faut dire que ça ne va pas, que ce n'est pas acceptable et je suis sûr que beaucoup de Français, en manifestant aujourd'hui, disent aussi que la manière dont on les gouverne, ne les respecte pas", a affirmé M. Bayrou sur France 2. "Les Français ont l'impression qu'on leur parle mal, qu'on les prend pour cibles, alors qu'on devrait les soutenir", selon le député des Pyrénées-Atlantiques. Il a accusé Nicolas Sarkozy de vouloir "mettre la main" sur "tout ce qui est aujourd'hui indépendant", aussi bien dans le domaine de la justice, de l'audiovisuel qu'au Parlement.
- Olivier Besancenot, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire a estimé que "la vraie motion de censure a lieu dans la rue" ce jeudi avec la journée de grèves et de manifestations organisée à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales. "Je fais partie de ceux qui pensent qu'aujourd'hui la vraie motion de censure, elle a lieu dans la rue. Je pense qu'aujourd'hui c'est une journée à la fois sociale et politique", a déclaré M. Besancenot sur Europe 1, en référence à la motion de censure socialiste contre le gouvernement qui a été rejetée mardi à l'Assemblée nationale. "Aujourd'hui, il y a aura des caissières de supermarché dans la rue, des ouvriers de l'automobile (...) Ce n'est pas un défilé traditionnel, il y a un contexte particulier", a-t-il dit. Selon lui, "c'est évident qu'une journée (de grève) ne suffira pas".
Les perturbations devraient être importantes dans les transports jeudi, en raison de la journée de grève
De nombreux secteurs sont concernés par la grève: les transports, l'éducation, la justice, l'énergie, les banques. Des préavis ont aussi été déposés dans l'automobile, chez Auchan ou Virgin.
Des manifestations sont organisées dans toute la France. A Paris, le défilé partira de la Bastille à 14h, en direction de la place Saint-Augustin.
Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a appelé mercredi "le plus grand nombre" de Français à se mobiliser jeudi. "Il faut absolument que les salariés, chômeurs, précaires, retraités qui souffrent en cette période n'hésitent pas à participer. Réunir les meilleures chances d'être entendus va passer par le nombre de personnes mobilisées. J'appelle le plus grand nombre à participer", a-t-il déclaré sur France 2.
Transports Des préavis de grève allant de 55 minutes à 24 heures ont été déposés dans 77 réseaux de transports en commun sur 137 en France dans le cadre de la journée de mobilisation de jeudi, a indiqué lundi l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP).
Les transports en commun de nombreuses villes devraient donc être perturbés, notamment à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Nice et Toulouse. Concernant le trafic ferroviaire, la quasi totalité des syndicats de la SNCF ont appelé à cesser le travail. La SNCF prévoit pour la journée de grève de jeudi plus de 60% des TGV en moyenne, plus de 40% des TER et de Transilien, un service normal des Eurostar, Thalys et Alleo, et entre 35 et 50% des trains Lyria (vers la Suisse), 30% des Corail et 40% des Corail Intercités.
A la SNCF, les perturbations ont débuté de façon marginale dès mercrdi soir 20h00, ne touchant que les destinations internationales et les trains de nuit. Elles seront nationales dès jeudi matin.
A Paris, le trafic RATP s'annonce aussi très perturbé, cinq des huit syndicats de la RATP (CGT, CFDT, FO et CFTC, Sud) appelant à cesser le travail. La direction prévoit un trafic "perturbé" dans le métro, "fortement perturbé" sur la zone RATP des RER A et B, une circulation "quasi normale" des bus et des tramways.
A Air France, plusieurs appels à la grève ont été lancés. Côté aéroports, six syndicats de la Direction de l'aviation civile ont déposé un préavis. Les compagnies aériennes vont devoir annuler jeudi 30% de leurs vols au départ ou à l'arrivée de l'aéroport d'Orly, et 10% à Roissy, en raison de la journée de mobilisation sociale, a annoncé un porte-parole de la Direction générale de l'aviation civile.
Education : la loi sur le Service minimum d'accueil probablement malmenée La loi sur le service minimum d'accueil (SMA) en cas de grève en primaire, déjà mise à mal en décembre lors du dernier mouvement national, risque de connaître à nouveau de très grandes difficultés d'application jeudi. La loi oblige une commune à organiser l'accueil des élèves à partir de 25% d'enseignants grévistes dans une école. Fin novembre, face aux protestations, y compris de maires de droite, le président Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il pourrait l'assouplir pour les petites communes.
Paris s'affirme "dans l'incapacité" et recommande aux parents de garder les enfants à la maison. Aux 65% d'enseignants grévistes attendus dans 83% des écoles concernées s'ajoute la grève du personnel de la ville et celle des transports. A Metz, le maire Dominique Gros (PS) estime "techniquement impossible" d'appliquer le SMA dans des conditions de sécurité satisfaisantes. Saint-Etienne (PS) n'organisera pas le SMA en raison du manque de personnels. La mairie de Bordeaux d'Alain Juppé (UMP) organise le SMA, mais averti que "compte-tenu de l'importance du mouvement de grève des agents municipaux", il est possible qu'il ne soit pas assuré partout.
La mobilisation secteur par secteur
Fonction publique: les 8 organisations syndicales appellent à participer à la journée d'action SNCF: tous les syndicats sauf l'Unsa ont déposé des préavis de mercredi 20h à vendredi 8h
RATP: six syndicats sur huit ont appelé à la grève
Transports urbains: des préavis ont été déposés dans au moins 77 villes
Aérien: les syndicats Alter, CFDT, CFTC, CGT, UGICT/CGT, CFE/CGC, FO CIFO, SNMSAC Unsa, Unsa Aérien du groupe Air France appellent à la mobilisation et à des arrêts de travail
Justice: les sections CGT, CFDT, FSU, Usaj-UNSA du ministère de la Justice, le Syndicat de la magistrature (SM) et le Syndicat des avocats de France (SAF) ont appelé à la mobilisation contre "le démantèlement du service public de la justice". FO-magistrats a prévu des rassemblements dans les palais de justice et l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a appelé à s'associer à la journée.
Audiovisuel public: 11 syndicats appellent à la grève
France Télécom et Orange: six syndicats ont déposé des préavis
La Poste: tous les syndicats appellent à la grève, il ne devrait pas y avoir de perturbation dans la distribution du courrier
Energie (EDF, GDF Suez...): l'intersyndicale appelle les salariés à "agir massivement)
Chômeurs: AC!, l'Apeis et MNCP appellent à manifester
Médecins des hôpitaux: quatre intersyndicats appellent à la mobilisation
Pôle emploi (qui remplace l'ANPE et les Assedic), quatre syndicats appellent à la grève. A l'AFPA, tous les syndicats appellent à cesser le travail.
Ports: la CGT appelle à des arrêts de travail de 24 heures.
DCNS (Direction des constructions navales): l'intersyndicale appelle à participer à la journée de mobilisation contre une "filialisation tout azimut".
Banques: cinq fédérations appellent à participer à la mobilisation. A la Banque de France, tous les syndicats appellent à la grève.
Des préavis de grève ont aussi été déposés chez Renault, chez PSA, chez Auchan, chez les pilotes d'hélicoptère, chez les employés des remontées mécaniques des cinq massifs français, chez NYSE-Euronext, chez Virgin.
Enfin, les retraités sont appelés par leurs syndicats à "se mobiliser en masse"
Deux personnes ont été blessées lors d'une explosion survenue dans une résidence universitaire à Lyon dimanche soir
Les deux victimes ont été hospitalisées dans un état grave, l'une a été brûlée à 50%. Elles détenaient des produits inflammables dans leur logement et pourraient avoir déclenché l'explosion en les manipulant, selon une source judiciaire.
Aucun élément ne laisse penser qu'ils fabriquaient un engin explosif ou se livraient à une activité terroriste.
Selon le maire du 3e arrondissement de Lyon, Thierry Philip, il s'agirait d'une expérience chimique qui a mal tournée.
Environ 150 étudiants ont été relogés dans un gymnase voisin. L'explosion a eu lieu au septième et dernier étage d'un l'immeuble et l'a gravement endommagé.
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a exprimé "sa profonde émotion" et a demandé au recteur de l'académie de Lyon et au directeur du CROUS de se rendre sur les lieux pour évaluer la situation.
La ministre leur a demandé de s'assurer du relogement des étudiants et de mettre à leur disposition une cellule psychologique de soutien.
Libération publie vendredi l'"appel des appels" dénonçant la "souffrance sociale" qui "ne cesse de s'accroître"
"Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, attirons l'attention des Pouvoirs Publics et de l'opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps", écrivent-ils.
Le texte, lancé par les psychanalystes Roland Gori et Stefan Chedri, a déjà été signé par 20.000 personnes.
" A l'université, à l'école, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l'information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s'accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions ...Au nom d'une idéologie de 'l'homme économique', le pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du marché. Cette idéologie s'est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue". Les signataires refusent "qu'une telle idéologie mette maintenant en 'faillite' le soin, le travail social, l'éducation, la justice, l'information et la culture" et appellent "à une coordination nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité".
Parmi les signataires figurent le secrétaire général du Syndicat de la magistrature Mathieu Bonduelle , le metteur en scène Robert Cantarella, l'universitaire Isabelle This Saint-Jean, la journaliste Elisabeth Weissmann. Celle-ci confie notamment à Libération : "Je ne vois pas là le pays réel s'exprimer dans les médias. Il y a un climat délétère, un climat d'allégeance qui passe par les journalistes". Figurent aussi dans cette liste le psychanalyste Miguel Benasayag, l'écrivain Catherine Dolto, la romancière Camille Laurens, le magistrat Serge Portelli, la fondation Copernic, le journaliste Antoine Spire.
Parmi les collectifs bien représentés : RESF, Sauvons la recherche, Sauvons l'hopîtal public, Non à Edvige, Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans, La Nuit sécuritaire ...
Un enfant blessé vendredi durant l'agression dans une crèche de Termonde est décédé, portant le bilan à trois morts
L'homme, qui s'était peint le visage en noir et blanc, "a alors sorti un couteau" pour s'en prendre aux très jeunes enfants. Il a été ultérieurement interpellé par la police, selon le procureur. "Les personnes qui n'ont pas été blessées ont été transférées dans un centre d'accueil. Elles sont en état de choc et reçoivent un soutien psychologique. Nous ne savons pas encore qui est l'auteur du crime", a indiqué le maire de Termonde, Piet Buys, cité sur le site internet du journal Het Laatste Nieuws.
Selon Le Figaro, la ministre de la Justice, fera campagne en Ile-de-France en 2è position sur la liste UMP
Selon le quotidien, Rachida Dati "après avoir refusé de conduire" la liste UMP aux européennes en Ile-de-France, "a finalement accepté la 2ème place, derrière Michel Barnier".
"Revirement plus spectaculaire encore: la ministre de la Justice est résignée à quitter le gouvernement", ajoute Le Figaro.
Le quotidien assure que Mme Dati "partira" du gouvernement "suffisamment tôt pour organiser sa campagne". "En contrepartie, elle semble avoir obtenu des assurances sur son avenir national", dit-il.
Le président Nicolas Sarkozy doit lancer samedi la campagne européenne de l'UMP lors du conseil national qui désignera les têtes de listes du parti.
La semaine dernière, le nom de Rachida Dati avait circulé pour conduire la liste en Ile-de-France. Mais son entourage avait démenti, assurant que la garde des Sceaux, maire du VIIe arrondissement de Paris, n'était "pas prête" à quitter le gouvernement et "se plaisait" dans son mandat municipal.
Selon Le Figaro, c'est donc l'actuel ministre de l'Agriculture qui mènera la liste UMP pour les européennes de juin en Ile-de-France. Michel Barnier devrait démissionner du gouvernement courant mai.
Deux tempêtes hivernales vont se succéder d'ici dimanche sur le pays, a averti Météo France jeudi soir
"Les conditions météo seront extrêmement agitées jusqu'en début de semaine prochaine", indique Météo France, qui appelle à "la plus grande prudence".
La première tempête aborde le nord du pays par la Bretagne jeudi soir, avant de toucher une trentaine de départements d'ici vendredi midi, des Pays de Loire à la frontière belge, Ile-de-France comprise
Après une accalmie relative dans la journée de vendredi, une seconde tempête touchera le sud du pays, qu'elle traversera à partir de vendredi soir, de la côte Aquitaine à la Méditerranée.
On attend dans les deux cas des vents violents -plus de 100 km/h- y compris sur l'intérieur des terres, de fortes vagues sur les côtes exposées et des précipitations importantes.
Il est conseillé en cas de vigilance orange de limiter ses déplacements, de prendre garde aux chutes d'arbres ou d'objets divers, de ne pas intervenir sur les toitures et de ranger les objets exposés au vent.
A Paris, la préfecture de police a recommandé aux automobilistes de réduire leur vitesse et a invité les piétons à prendre garde aux chutes d'objets ou de branches d'arbres.
L'agresseur d'une employée de banque, poignardée mercredi à Paris (XXe), a été interné en hôpital psychiatrique jeudi
La jeune femme de 32 ans, conseillère financière de la Bred, rue d'Avron, avait été grièvement blessée vers midi d'un coup de couteau porté dans le dos par le client avec lequel elle avait eu un différend la semaine d'avant.
Elle a été agressée alors qu'elle fumait une cigarette devant la banque. Son agresseur a été arrêté chez lui dans la soirée.
Transportée à l'hôpital dans un état critique, la jeune femme n'a pas survécu à ses blessures.
Son agresseur, âgé d'une vingtaine d'années, qui a pu prendre la fuite en métro avant l'arrivée de la police, a été arrêté à son domicile aux alentours de 19h. L'homme n'a pas opposé de résistance aux policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (Antigang) venu l'arrêter. Il a été placé en garde à vue à la deuxième division de la police judiciaire.
Selon la police, le meurtrier voulait récupérer de l'argent d'une assurance vie qu'il avait souscrit dans cette banque et il avait eu plusieurs altercations téléphoniques à ce sujet avec la banque. La jeune femme et le client auraient eu la semaine dernière un vif échange dans la banque, selon les premiers éléments de l'enquête confiée à la 2e division de police judiciaire.
Les secours, arrivés les premiers sur les lieux, ont découvert l'employée sur le trottoir un couteau planté dans le haut du dos, baignant dans son sang, selon une source policière, et ont tenté de la ranimer en attendant le Samu. Elle a été transportée à l'hôpital dans un état critique et est décédée rapidement des suites de ses blessures.
Jérôme Kerviel, qui a contesté jeudi un article dans "Le Parisien", est entendu depuis 9h au pôle financier
Evoquant un entretien publié jeudi dans Le Parisien, il soutient qu'il n'a "jamais donné d'interview".
Le trader soupçonné de falsifications au dépens de la Société générale a déclaré: "Pour l'instant j'ai un objectif, c'est mon audition. J'entends dire que ce pourrait être la dernière, j'espère que non, j'ai encore beaucoup de choses à dire".
"Le peu que j'en ai lu m'a fait bondir, je n'ai jamais donné d'interview. Ce sont des phrases sorties de leur contexte, des morceaux mis bout à bout. Ce qui est déclaré dans ce journal n'est pas ma vérité", a-t-il confié. Le Parisien affirme dans ses colonnes que le trader a confié "sa vision de l'affaire" "au cours de plusieurs entretiens".
La direction du Parisien/Aujourd'hui en France a maintenu que "ce qui est paru ce matin est le compte-rendu pesé, réfléchi, responsable des six conversations (d'une) journaliste avec Jérôme Kerviel". Selon le directeur adjoint de la rédaction, Dominique de Montvalon, "il n'y a aucune matière à polémique, mais je dis halte au bal des hypocrites." "Nous avons le sentiment d'avoir servi l'information et pas desservi M. Kerviel", a-t-il ajouté.
Cet article a été publié le jour de ce qui devrait être la dernière audition du trader par les juges d'instruction Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset avant la clôture de leur enquête, selon des sources proches du dossier.
La révélation le 24 janvier 2008 de ce qui était alors la plus grosse perte de trading de l'histoire de la finance (4,9 milliards d'euros) avait suscité l'intérêt des médias du monde entier.
Jérôme Kerviel, qui est arrivé avec ses avocats en début de journée au pôle financier du tribunal de Paris, a été confronté à son ancien supérieur hiérarchique direct, Eric Cordelle. Il devait être interrogé dans l'après-midi par le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke.
La séance télévisée des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée a été boycottée mercredi par le PS
C'est un fait inédit depuis sa création en 1974. Les députés PS entendent protester contre l'attitude du gouvernement et de la majorité sur la réforme du travail parlementaire.
Au programme de Ll'Assemblée : la réforme du travail législatif , dont l'article 13 prévoit une limitation des débats.
De vifs incidents se sont produits dans la nuit de mardi à mercredi à l'Assemblée nationale où les députés socialistes se sont massés au pied de la tribune en chantant, fait rarissime, La Marseillaise et en réclamant la démission de M. Accoyer. Puis ils ont quitté l'hémicycle.
Le PS lance une pétition pour "défendre les droits du Parlement" sur internet Les parlementaires PS ont annoncé mercredi qu'ils lançaient une "pétition" pour "la défense des droits du Parlement" sur internet, après avoir quitté l'hémicycle dans la nuit pour protester contre le déroulement de l'examen du texte sur la réforme du droit d'amendement.
"Nous défendons le droit inaliénable pour chaque parlementaire de modifier le cours d'une loi. Nous défendons le droit d'exprimer le sentiment des citoyens qui nous ont élus", indiquent dans un communiqué les parlementaires socialistes, radicaux et citoyens, en présentant l'adresse du site de leur "appel à la mobilisation" (www.amendement.over-blog.com).
Ils ont mis en ligne une vidéo des incidents de la nuit sur dailymotion. "Le président de la République, le président de l'Assemblée nationale et la majorité ont pris la responsabilité d'ouvrir une crise politique majeure", affirment-ils encore. "Ils veulent mettre fin à la tradition parlementaire qui imposait un consensus entre la majorité et l'opposition sur les règles touchant au fonctionnement des Assemblées. Ils veulent priver les parlementaires de leur liberté individuelle de défendre des amendements et de les utiliser pour informer l'opinion des dangers d'un texte de loi", selon eux.
Barack Obama a prêté serment sur les marches du Capitole, devenant le 44e président des Etats-unis
Quelque 2 millions de personnes étaient rassemblées dans la capitale américaine pour assister à l'investiture du président sous un beau soleil et par une température glaciale (-6 degrés sous abri).
Auparavant, le président sortant, George Bush, avait quitté définitivement la Maison Blanche dans laquelle il avait passé huit ans.
A 12h05 mardi (heure locale): "Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis", a déclaré Barack Obama devant le président de la Cour suprême américaine lors du traditionnel serment constitutionnel. A l'issue de ce serment, Barack Obama est devenu le 44e président des Etats-Unis. Il a ensuite prononcé son discours d'investiture.
Dans la matinée, George Bush et son épouse Laura avaient accueilli à la Maison Blanche Barack Obama et son épouse Michelle, vêtue d'une robe or pâle, le vice-président sortant Dick Cheney et son successeur Joe Biden, leurs épouses et des hauts responsables parlementaires. Les Bush et les Obama ont échangé de chaleureuses salutations et des embrassades à l'arrivée du futur couple présidentiel. Michelle Obama a offert un cadeau à Laura. Tous ont ensuite pris la direction du Capitole.
Sur les marches du Capitole, devant les anciens présidents américains et le couple Obama, les corps constitués et la foule de Washington, Joe Biden, a prêté serment, devenant vice-président. Après un intermède musical, ce fût au tour de Barack Obama de prêter serment.
Barack Obama a ensuite prononcé son premier discours en tant que président. Puis il a accompagné le couple présidentiel sortant à un hélicoptère qui a emmené les Bush loin de Washington.
Le procès en appel de l'agresseur de Karen Montet-Toutain, une enseignante qu'il avait poignardée, s'est ouvert mardi
Le 1er mars 2008, la cour d'assises de l'Essonne avait condamné à 13 ans de réclusion Kévani Wansale, estimant que l'élève du lycée Louis-Blériot d'Etampes avait bien tenté de l'assassiner, en lui portant plusieurs coups de couteau, aux bras et à l'abdomen.
Les faits s'étaient déroulés le 16 décembre 2005, en présence des 28 élèves de la classe.
La veille des faits, l'enseignante, qui était également son professeur principal, avait convoqué la mère du jeune homme, aujourd'hui âgé de 21 ans, pour évoquer des problèmes de discipline. La mère, décrite comme autoritaire et envahissante, avait menacé son fils de le renvoyer du domicile familial.
La jeune femme est toujours en arrêt maladie, son état n'étant pas encore consolidé, tant sur le plan psychologique que physique. Selon son avocat, Me Koffi Senah, Mme Montet-Toutain "attend surtout des réponses" de la part de l'accusé : "Pourquoi a-t-il fait appel ? A-t-il compris la gravité de son acte ? Aura-t-il un regard de compassion pour la victime ?"
La confédération des cadres (CFE-CGC) a choisi mardi de ne pas parapher l'accord sur l'indemnisation du chômage
Dernière organisation syndicale à se prononcer, elle rejoint dans le camp des non la CGT, FO, la CFTC, et fait de la CFDT la seule signataire.
Après la décision de la CFE-CGC de rejeter l'accord sur l'assurance chômage négocié avec le patronat, le gouvernement doit maintenant dire s'il donne son feu vert au texte, jugé insuffisant par les syndicats.
La CFE-CGC, qui a jusqu'alors toujours signé les accords sur l'assurance chômage, sauf en 2000, a critiqué mardi la baisse automatique des cotisations chômage prévue par l'accord du 23 décembre, compte tenu de "l'ampleur de la crise" et de son impact sur l'emploi. Le président de la CFE-CGC, Bernard Van Craeynest, a demandé au gouvernement de "créer les conditions d'un dialogue" permettant d'amender ce texte.
Côté patronal, le Medef et l'UPA approuvent l'accord, tandis que la CGPME signera "sous réserve d'une baisse effective des cotisations au 1er juillet".
L'avenir du texte est dans les mains du gouvernement, tenu de délivrer son agrément à la nouvelle convention, qui améliore la prise en charge des salariés précaires aux dépens d'autres ayant travaillé plus longtemps. L'actuelle convention, qui expirait fin décembre, a été prolongée jusqu'au 15 février.
Juridiquement, une convention d'assurance chômage est valable dès lors qu'une organisation syndicale et une patronale la signent. Mais si elle suscite l'opposition de deux syndicats au Conseil national de l'emploi, où siègent les partenaires sociaux, le ministre de l'Emploi peut à nouveau consulter cet organisme avant de donner ou pas son agrément.
"Si certains font confiance au président (de la République, ndlr) pour s'occuper de l'assurance chômage, des saisonniers, des intermittents du spectacle, qu'ils le fassent jusqu'au bout", a lancé le leader de la CFDT François Chérèque lundi, souhaitant que les syndicats non signataires marquent clairement leur opposition s'il veulent empêcher l'application de l'accord. Pour l'instant, seules la CGT et la CFE-CGC ont annoncé leur intention de faire opposition à l'accord. La CFTC s'y est refusée au motif qu'elle veut aller "plus loin".
Nicolas Sarkozy a estimé lundi qu'il était "essentiel" que le projet d'accord sur l'assurance chômage soit "mis en place". "Certains peuvent dire: 'Le compte y est pas (...)', mais personne peut dire: 'C'est moins'", selon lui.
Le gouvernement "va voir qui signe. S'il n'y en a pas suffisamment, on posera la question explicitement aux partenaires sociaux de savoir: 'Est-ce que vous vous opposez, ou est-ce que vous vous contentez de ne pas mettre votre signature ?'", a précisé mardi le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez. "Soit on pourra suivre si jamais on a suffisamment de partenaires sociaux qui implicitement disent: 'Ok, on vous laisse passer', soit on prendra nos responsabilités, c'est-à-dire qu'on prendra la main", a-t-il ajouté.
M.Besancenot a été entendu mardi au commissariat de Nanterre dans le cadre d'une enquête après une plainte de La Poste
Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, facteur à Neuilly (Hauts-de-Seine), a annoncé vendredi à l'AFP sa convocation avec deux autres membres du syndicat Sud-PTT.
Ils avaient participé à un rassemblement tendu le 10 novembre 2008 au centre de tri du courrier de Nanterre pour dénoncer les "pressions" de La Poste sur les grévistes.
C'est la première fois, selon Le Parisien de vendredi, qu'Olivier Besancenot apparaît dans le cadre d'une procédure judiciaire liée à son activité syndicale.
Le leader de la LCR avait eu des échanges verbaux houleux avec le directeur du centre de tri, Jean-Baptiste Casanova, avait constaté un journaliste de l'AFP. Le directeur du centre s'était retrouvé au sol, puis s'était relevé rapidement, une "simulation grossière et malhonnête de chute", selon Olivier Besancenot. Un porte-parole de la direction régionale Ile-de-France de La Poste avait ensuite déclaré à l'AFP que M. Casanova avait "été blessé au coude en étant bousculé par le groupe" et avait "déposé plainte au commissariat de Nanterre".
"Nous allons demander une confrontation avec le directeur du centre et nous sommes en possession d'un vidéo qui montre qu'il était plutôt en forme après sa prétendue chute", a déclaré Olivier Besancenot qui dénonce une "volonté de museler une mobilisation sociale qui gêne La Poste" dans les Hauts-de-Seine. A l'initiative de Sud-PTT, un mouvement de grève de 1h par jour a été lancé le 20 octobre dernier par des collecteurs et livreurs de courrier de plusieurs sites du département, notamment pour l'obtention d'un 13e mois.
L'un des deux autres syndicalistes convoqués avec M.Besancenot, Gaël Quirante, a récemment fait l'objet d'une dénonciation anonyme l'impliquant dans l'affaire des bâtons de dynamite retrouvés le 16 décembre au Printemps-Haussmann. Entendu par les enquêteurs, il a totalement été mis hors de cause.
Olivier Besancenot a estimé le 14 janvier sur le Grand Journal de Canal+ que le Nouveau parti anticapitaliste, qui doit voir le jour début février, prendrait "le meilleur des traditions du mouvement ouvrier". Le congrès de fondation du NPA se tiendra du 6 au 8 février, après la dissolution de la Ligue communiste révolutionnaire le 5 février. Interrogé sur un nombre "décevant" d'adhérents au NPA jusqu'ici, il a répondu: "Pour une organisation qui avait 3.200 militants et qui passe aujourd'hui à 7.500 militants, vous pouvez dire ce que vous voulez, vous n'allez pas réussir à casser notre délire !" "Qualitativement et quantitativement, pour nous en ce moment, c'est un succès, à notre échelle", a-t-il poursuivi.
Olivier Besancenot est invité dans l'émission Comme un vendredi sur France 3 à 23h, à suivre en direct surfrance3.fr
L'exposition à la Cité des Sciences de la Villette présente les innovations technologiques de demain
Un robot passera-t-il l'aspirateur pour nous? Nos vêtements prendront-ils soin de nous? Les robots prendront-ils la place des joueurs de Ligue 1? Eh bien oui!
Les entreprises partenaires de l'expo, présentent des innovations éco-efficientes qui auront un impact sur notre manière de vivre dans le futur. La réalité dépasse toujours la fiction...
S'il est toujours difficile de se projetter dans l'avenir, "France 2025, Préparons demain" offre la possibilité de s'en faire une petite idée. Dans un décor blanc un peu asceptisé, les entreprises partenaires présentent leurs dernières innovations et leur volonté de mettre notre quotidien sur les rails du futur. Suivez le guide.
Retour vers le futur
L'exposition commence dans Le Cube... Salle carrée, toute blanche, où l'on ne trouve que le rapport de prospective du ministère de l'Economie numérique qui a inspiré l'événement. On déplore l'absence du "présentateur en hologramme" annoncé, selon la Commissaire de l'exposition, qui aurait donné une véritable touche futuriste à l'événement un peu "cheap" dans l'ensemble.
Cependant, une fois au premier étage de la Cité des Sciences, certaines innovations méritent qu'on s'y arrête. Chaque entreprise partenaire (le gouvernement n'ayant pas financé son projet) a son petit espace disposé tout autour des immenses escalators centraux.
Espace participatif
L'ensemble de l'installation est coupée en deux par le pont central où se situe un "espace participatif", mais celui-ci ne fonctionne pas encore. Les groupes d'enfants présents ont beau tapoter partout, rien n'y fait. Il devrait bientôt permettre aux visiteurs de donner leur avis sur un livre d'or où ils pourront inscrire, s'ils le souhaitent, leurs imaginaires sur demain.
Visions du futur dans l'histoire
Puis le tout est divisé en quatre par des "alcôves thématiques" illustrées, qui présentent avec humour les visions du futur à différentes époques. Ces alcôves projettent le visiteur dans l'histoire des techniques à travers les imaginaires du futur dans les arts et les techniques.
Vivre ensemble, vivre mieux
Ces deux thèmes divisent les innovations présentées. On découvre ainsi, entre autres, des appareils de
traitement de l'air qui permettent de décontaminer l'air et de détruire les polluants. Les cellules photovoltaïques des portables et des immeubles de demain qui permettront de capter l'énergie solaire en suivant la rotation du Soleil au cours de la journée. De la paille comme carburant renouvelable. Des vêtements intelligents qui sauront nous dire si nous sommes en bonne santé et même envoyer des câlins. Pour reprendre Romain Gary, il semblerait que le futur "manque de caresses". Des colliers inspirés de la psychologie des couleurs qui nous indiqueront notre état d'humeur. Un appareil portable de photo-thérapie pour lutter contre la dépression hivernale ou la fatigue. Quinze minute sous une lumière bleue et ça repart! Et enfin, un robot joueur de foot qui devrait être capable de rivaliser avec Zizou d'ici 2050. Ca reste à voir...
L'hélicoptère militaire, avec 10 militaires français à son bord, s'est abîmé en mer samedi soir au large du Gabon
Le bilan définitif du crash est de 8 morts, après la découverte lundi du corps du dernier militaire disparu, un rescapé indemne et un blessé léger.
Le Cougar AS 532 de l'aviation légère de l'armée de terre (Alat), participait à un exercice avec l'armée gabonaise. Le numéro vert 0800.74.75.75 a été mis en place pour les proches.
Des plongeurs ont retrouvé dimanche "plusieurs corps", et lundi celui du 8e militaire porté disparu après l'accident d'un hélicoptère militaire au large des côtes gabonaises. L'épave a été "localisée" dimanche matin.
La Moselle particulièrement touchée Sur les 10 militaires qui se trouvaient à bord de l'appareil, quatre appartenaient au détachement de l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT) basé à Libreville. Parmi eux figurent trois soldats décédés et le blessé léger.
L'autre unité frappée par cet accident, le 13e Régiment de dragons parachutistes de Dieuze (Moselle), compte 5 morts dans ses rangs ainsi que le soldat retrouvé indemne, tous commandos des forces spéciales.
Les causes de la catastrophe ne sont pas pour l'instant établies, selon le ministère de la Défense.
Dans un communiqué publié dès samedi soir, l'Elysée a précisé que Nicolas Sarkozy avait "demandé que tous les moyens disponibles sur zone soient immédiatement engagés pour retrouver les militaires qui se trouvaient à bord". Le Président a également envoyé le ministre de la Défense Hervé Morin sur place.
Au moins quatre syndicats de la SNCF (CGT, Sud Rail, FO et CFE-CGC) prévoient d'appeler à la grève le 29 janvier
Face à la crise, les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa ont appelé à une journée d'action interprofessionnelle.
Ils réclament notamment des mesures pour l'emploi et les salaires, et veulent que les aides publiques soient "conditionnées" à la préservation de l'emploi.
"Nous déposons un préavis pour le 29 avec FO, Sud, la CFE-CGC, la Fgaac et la CFDT", a déclaré à l'AFP Laurent Russeil, secrétaire général adjoint de la CGT-cheminots, le syndicat majoritaire, "et nous appellerons à la grève". Mais la CFDT et la Fgaac, qui ont conclu une alliance et arrivent en deuxième position chez les conducteurs, ont indiqué n'avoir pas encore arrêté leurs modalités de participation à cette journée.
Appel des syndicats de la Justice à manifester Les organisations syndicales du ministère de la Justice, le Syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France ont également lancé lundi un appel commun à manifester. Ils dénoncent dans un communiqué "le démantèlement du service public de la justice" mené par le gouvernement. "Cette politique conduit inexorablement vers une dégradation sans précédent du service rendu aux justiciables et aggrave encore les conditions de travail des personnels soumis à une logique productiviste incompatible avec l'exigence de qualité réclamée par tous les citoyens", écrivent les syndicats. Outre le manque de moyens, ils dénoncent "les atteintes à l'indépendance de la justice" qui se multiplient, citant par exemple l'annonce le 7 janvier par Nicolas Sarkozy de la suppression du juge d'instruction.
"Au final, c'est une justice au rabais, axée sur le tout répressif et profondément inégalitaire que le gouvernement met en place", ajoutent les syndicats.
Mobilisation probablement important à l'Education nationale La mobilisation s'annonce également importante dans l'Education nationale, de l'aveu même du ministre Xavier Darcos, qui a affirmé néanmoins que le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles primaires en cas de grève "fonctionnerait".
Les distributeurs ne peuvent plus répondre à l'explosion de la demande de fioul domestique face au froid persistant
"Nous manquons des capacités logistiques d'acheminement", explique un responsable de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C).
Un système de régulation des livraisons est donc mis en place: sont désormais prioritaires les hôpitaux, les crèches, les écoles ou les consommateurs qui risquent une panne sèche.
La Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C) demande aux consommateurs de reporter leurs commandes si elles ne revêtent pas un caractère d'urgence. "On ne peut pas continuer à livrer des gens qui anticipent leurs livraisons au détriment de ceux qui en ont réellement besoin", explique son délégué général, Frédéric Plan.
Selon les régions, il faudra désormais attendre entre 4 et 20 jours avant que les livraisons reprennent normalement. Les délais de livraison sont de 4 à 8 jours sur la façade atlantique (où sont situés la plupart des dépôts) et de 10 à 20 jours dans le reste de la France.
Début janvier, la FF3C avait annoncé que face à la vague de froid intense, les commandes de fioul domestique avoisinaient 200 millions de litres par jour, soit deux fois plus que lors d'un mois de janvier moyen.
Selon M. Plan, il y a plus de 20 ans que la France n'a pas connu une situation aussi tendue en terme d'approvisionnement en fioul. "Ce n'est pas dramatique, mais ce n'est confortable ni pour le consommateur, ni pour le distributeur", a-t-il remarqué.
En outre, le prix du fioul domestique en France est tombé début janvier à 53,70 centimes d'euro le litre, son plus bas niveau depuis mai 2005. Il est remonté à 60,12 centimes d'euro en moyenne la semaine dernière.
Xavier Bertrand remplacé comme ministre du Travail par Brice Ortefeux lui-même remplacé à l'Immigration par Eric Besson
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a présenté jeudi sa démission du gouvernement. Il doit être nommé secrétaire général de l'UMP, officiellement le 24 janvier, par le conseil national de l'UMP.
Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, avait confirmé jeudi matin sur RTL un remaniement "pour bientôt, pour très bientôt".
"On ne quitte pas ses fonctions ministérielles l'esprit léger", déclarait Xavier Bertrand au Parisien de jeudi tout en ajoutant qu'"il ne faut jamais être installé dans des fonctions, il faut bien commencer un jour à être un ancien ministre".
C'est Nathalie Kosciusco-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, qui a été nommée secrétaire d'Etat à la prospective et au développement de l'économie numérique, auprès du Premier ministre.
Ce dernier avait déclaré mardi sur Canal+ que le remaniement ministériel interviendrait "dans les jours qui viennent" et que Rachida Dati resterait au gouvernement.
"Je ne pense pas que Rachida Dati bougera, si c'est une information que vous souhaitez", a-t-il cependant admis en réponse à une question. "J'ai toujours défendu l'idée qu'un gouvernement devait durer grosso modo le temps d'une législature" même s'il peut y avoir "des modifications à apporter", a par ailleurs dit M.Fillon, répétant un point de vue qu'il a déjà exprimé à plusieurs reprises depuis sa nomination en mai 2007.
François Fillon, qui s'est présenté comme un commandant de marine, a dit travailler sereinement sous les ordres de "l'amiral" Nicolas Sarkozy avec lequel les relations sont au beau fixe. Le Premier ministre a même laissé entendre qu'il se verrait bien à Matignon jusqu'en 2012.
Le Premier ministre a présenté mardi, lors d'un Conseil interministériel sur la sécurité routière, la réforme du permis
M.Fillon a annoncé une "caution publique" pour faciliter le recours au permis à un euro par jour (20.000 jeunes concernés) et 15 millions d'euros pour les bénéficiaires du Revenu de solidarité active "qui ont besoin du permis pour accéder à un emploi" (15.000 personnes visées).
La réforme doit rendre le permis moins cher, plus sûr et plus rapide.
"Le permis à un euro souffrait d'un handicap: ceux qui en avaient le plus besoin ne pouvaient pas l'obtenir parce qu'il fallait une caution bancaire pour obtenir le prêt. Désormais cette caution sera publique", a dit le chef du gouvernement.
Parmi les nouveautés, outre la création de 55 postes d'inspecteurs pour réduire les délais d'attente, la création de 370.000 places d'examen sur 3 ans (120.000 dès 2009).
En chantier depuis plus d'un an et reportée à plusieurs reprises, la réforme prévoit en outre la compensation de 150 départs à la retraite, pour réduire les délais d'attente, a-t-on indiqué lundi de source gouvernementale.
La conduite accompagnée, qui produit de bons résultats, sera encouragée: une campagne de publicité sera d'ailleurs lancée par le gouvernement sur ce thème. Dès la fin du 1er semestre 2009, l'âge minimum de l'accompagnateur sera abaissé. Après 20 heures de leçons mais aussi en cas d'échec au passage de la conduite, un candidat pourra y avoir recours sur 3 mois minimum en parcourant au moins 1.000 km et non plus 3.000 comme actuellement.
Cependant, la création d'un rendez-vous post-permis obligatoire, six à douze mois après l'examen, pour renforcer la sensibilisation à la sécurité routière, a été abandonnée. C'est pourtant dans ce délai que se produisent le plus d'accidents, les jeunes conducteurs, plus sûrs d'eux, ayant tendance à prendre des risques et à relâcher leur vigilance. Cependant, "le gouvernement va engager immédiatement une concertation avec les compagnies d'assurance et les auto-écoles en vue de déterminer les conditions de prise en charge d'un rendez-vous post-permis à 6 mois", a indiqué M.Fillon.
Les épreuves seront aussi modernisées: le code se passera de façon individualisé, sur ordinateurs, dans des grandes salles, et si besoin dans une langue étrangère. Mais cette modernisation ne sera "pas tout de suite" opérationnelle, a-t-on précisé de source proche du dossier.
La conduite, elle, se fera sur le mode du "bilan de compétence" plutôt que celui du relevé des erreurs. Les échecs à l'examen de conduite pour cause par exemple de créneau raté devraient ainsi disparaître.
François Fillon, reprenant une idée de Nicolas Sarkozy, a lancé, en marge de la présentation du nouveau permis, que les personnes ayant incendié des voitures seront interdits de conduite et ne pourront pas passer le permis. "Cette interdiction pourra, le cas échéant, être levée s'il est établi qu'elles ont entièrement remboursé la victime", a-t-il précisé.
Les six personnes jugées pour leur responsabilité présumée dans cette affaire ont été relaxées mercredi
Le tribunal correctionnel de Paris n'a pas suivi le parquet qui demandait des peines de prison avec sursis contre trois des six personnes poursuivies.
Dans cette affaire, qui remonte aux années 80, 117 jeunes traités à l'hormone de croissance sont morts après une longue et terrible agonie.
L'hormone, fabriquée à partir d'hypophyses prélevées sur des cadavres, sans contrôle, sans hygiène et sans sélection, et distribuée de 1980 à 1988, devait soigner des troubles de croissance.
Le tribunal correctionnel de Paris a dédouané les six responsables estimant que les témoignages d'experts n'ont pas permis de déterminer qu'ils "avaient conscience à partir de 1980 (...) d'exposer les malades traités par ce médicament au risque de contamination par la MCJ". Un septième prévenu, Jean-Claude Job, ancien responsable de l'association France-Hypophyse, qui avait le monopole du traitement, est mort en octobre.
Ce procès était très attendu après le fiasco de l'enquête globale sur le scandale du sang contaminé par le sida, soldé en 2003 par un non-lieu général. A la sortie de l'audience, les familles ont crié leur colère. "Pour nos enfants qui sont là-haut, pour nos époux et nos épouses qui sont décédés, on n'a pas le droit de laisser ça impuni", a lancé Jeanne Goerrian, présidente de l'Association des victimes de l'hormone de croissance (AVHC).
Me Bernard Fau, l'un des avocats des parties civiles, a d'ores et déjà annoncé qu'il entendait en appeler à la garde des Sceaux Rachida Dati "pour qu'elle ordonne au procureur de faire appel de cette décision".
La population en France métropolitaine et DOM compte 64,3 millions d'habitants au 1er janvier 2009
Un chiffre en progression de 366.500 personnes en un an, grâce notamment à une fécondité de plus de deux enfants par femme, a annoncé l'Insee mardi.
Le taux de fécondité s'est élevé à 2,02 enfants par femme en France en 2008 contre 1,98 en 2007.
En 2008, 801.000 enfants sont nés en France métropolitaine, un chiffre jamais atteint depuis près de trente ans, et 33.000 dans les DOM.
En rupture avec la tendance observée sur le long terme, si l'on excepte l'année de la canicule (2003), l'espérance de vie n'a pas progressé en France en 2008. Continuant à augmenter pour les hommes, elle a légèrement reculé pour les femmes.
Un garcon né en 2008 vivrait 77,5 ans et une fille 84,3 ans. En 2007, l'espérance de vie pour les femmes était de 84,4 ans. 64,303 millions de personnes résident en France, dont 62,45 millions en métropole et 1,85 million dans les DOM.
En ajoutant les 770.000 habitants résidant dans les collectivités d'Outre-Mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthémémy), la population atteint 65,1 millions de personnes.
La France a compté 366.500 habitants de plus en 2008, dont seulement 76.000 dûs au solde migratoire. L'accroissement naturel a été de 290.000 personnes (différence entre 834.000 naissances et 543.500 décés).
L'acteur, réalisateur et producteur Claude Berri, 74 ans, est mort lundi à l'hôpital de la Salpêtrière à Paris
Il a succombé à un accident vasculaire après avoir été admis dans la nuit de samedi à dimanche dans un service de réanimation pour un hématome intracrânien.
Le réalisateur de Tchao Pantin, de Manon des sources et de Germinal, était en train de tourner avec François Dupeyron "Trésor", une comédie avec Mathilde Seigner et Alain Chabat.
Récemment il avait produit "La graine et le mulet" du Franco-tunisien Abdellatif Kechiche, récompensé du César du meilleur film en 2008 et "Bienvenue chez les Ch'tis" de Dany Boon, le plus grand succès au box-office français avec 20,4 millions de spectateurs.
Incontournable figure du 7e Art en France, Claude Berri avait produit "Tess" de Roman Polanski, "Astérix" et "La Reine Margot", joué un exhibitionniste dans "Stan the Flasher" de Serge Gainsbourg et mis sa vie à nu dans un "Autoportrait", publié en 2003.
Né Claude Langmann à Paris en 1934, le cinéaste a pris le nom de Berri et s'est imposé dès son deuxième court métrage, "Le Poulet", couronné d'un Oscar. Il a produit Eric Rohmer, Maurice Pialat, André Téchiné, Patrick Chéreau, Jean-Jacques Annaud, Claude Zidi, Alain Chabat, Les Inconnus, Costa-Gavras...
En tant que réalisateur, il a connu le succès avec "Tchao Pantin" où jouait Coluche, et "Jean de Florette", mais aussi quelques échecs ("La débandade").
Claude Berri a présidé la Cinémathèque Française de 2003 à 2007. Egalement grand amateur et collectionneur d'art, il avait ouvert en mars dernier dans le Marais à Paris un lieu dévolu à l'art contemporain, l'Espace Claude Berri, repensé par l'architecte Jean Nouvel.
Il a su constituer dès les années 70, l'une des plus importantes collections d'art contemporain en France, avec des oeuvres de Robert Ryman, Richard Serra, Bruce Nauman, Dan Flavin, Paul McCarthy, Wim Delvoye ou Subodh Gupta.
"Je ne sais plus ce que je peux apprendre dans le cinéma mais dans la peinture, j'en apprends tous les jours", disait-il en 2003.
Compagnon de l'écrivain Nathalie Rheims, il était le père de trois fils nés de deux unions précédentes, dont Thomas Langmann, producteur d'"Astérix aux Jeux olympiques".
Réactions
L'Elysée a salué "l'acteur, le scénariste mais surtout l'un des réalisateurs et producteurs les plus doués de sa génération". "Il savait oeuvrer dans tous les registres et nous faire rire ou pleurer, mais surtout il amenait son public à réfléchir et à s'interroger, il éduquait le spectateur", a ajouté le communiqué.
Le chef de l'Etat a affirmé lundi qu'il était "plus déterminé que jamais" à poursuivre les réformes dans l'éducation
"Tous les gouvernement ont reculé (...). Eh bien c'est un droit que je ne m'accorde pas. Bien sûr, il fait écouter, bien sûr il faut expliquer", a déclaré le chef de l'Etat en déplacement à Saint-Lô pour adresser ses voeux aux personnels de l'Education nationale.
Il a par ailleurs annoncé la création d'une mission pour la réforme des lycées.
Richard Descoings, directeur de l'Institut d'études politiques de Paris, a été nommé à la tête d'une "mission" chargée de "conduire la concertation" pour la réforme des lycées, repoussée d'un an, a-t-il déclaré. Selon Le Figaro, cette mission comprendrait trois personnes.
En outre, Martin Hirsch, déjà haut-commissaire aux Solidarités actives, a été nommé, en plus, au poste de haut-commissaire à la Jeunesse.
Manifestations Le venue du chef de l'Etat dans la ville normande a suscité plusieurs manifestations, qui ont réuni 2000 personnes, selon la police. Des heurts se sont produits dans le centre-ville. Une vitrine d'un magasin de vêtements du centre-ville, où plusieurs centaines de manifestants s'étaient rassemblés selon la police, a été brisée dans une bousculade. Des gaz lacrymogènes ont été lancés par les forces de l'ordre.
300 à 400 manifestants se sont par ailleurs rassemblés dans le calme dans un quartier périphérique de la ville normande où le président de la République a rencontré des enseignants dans une école. "De l'argent pour l'éducation cela fera moins de gens en prison", "Non à la fin des Rased (Réseaux d'aides spécialisées aux enfants en difficulté, ndlr)", scandaient les manifestants en utilisant également des sifflets.
Les principales fédérations de l'Education avaient fait savoir qu'elles boycotteraient les voeux de Nicolas Sarkozy et qu'elles ne se rendraient pas à Saint-Lô en raison de "la situation de tension actuelle dans l'Education". Cette situation "résulte", selon elles, du fait que le président et le gouvernement "ne veulent pas écouter les personnels". A la place, les fédérations comptaient donner lundi une conférence de presse à Paris pour faire connaître "leurs voeux pour l'Education
Le ministère de la Santé a enregistré une "augmentation significative" du nombre de personnes âgées aux urgences
Cet afflux de personnes âgées est lié à la vague de froid. "Ces personnes ont en commun d'être restées plusieurs jours isolées à leur domicile, sans sortir, en raison des conditions climatiques", précise la ministre de la Santé.
Roselyne Bachelot a par conséquent lancé une alerte, appelant chacun à faire preuve de vigilance et de solidarité.
"Les informations fournies par les réseaux d'urgentistes, analysées par l'institut de veille sanitaire (InVS), signalent une augmentation significative du nombre de personnes vulnérables, notamment âgées, accueillies dans les services d'urgence pour des pathologies diverses, et notamment des symptômes de déshydratation", selon un communiqué de la ministre de la Santé.
En conséquence, le ministère "appelle chacun à faire preuve de vigilance et de solidarité envers les personnes vulnérables de son entourage et en particulier envers les personnes âgées, notamment en leur rendant visite ou en prenant de leurs nouvelles".
Elle a également demandé la diffusion d'un message radio de prévention.
La conjugaison du froid, de la grippe et de la gastro-entérite peuvent favoriser l'affaiblissement de personnes fragiles.
La diarrhée impose une vigilance particulière chez le nourrisson pour éviter la déshydratation, un risque qu'on a tendance à oublier en hiver. Le risque peut toucher aussi les personnes âgées qui ont perdu le réflexe de boire suffisamment, et dont l'état peut subitement se détériorer ou s'aggraver notamment avec de la fièvre ou des troubles intestinaux. L'excès de chauffage peut également contribuer à la déshydratation. Les autorités sanitaires ont déjà lancé ces derniers jours des messages de prévention à destination des personnes cardiaques, plus sensibles aux effets du froid ainsi qu'à celle du grand public rappelant notamment de limiter les efforts physiques, éviter l'alcool qui ne réchauffe pas, contrairement à une idée répandue, et de se couvrir le nez "pour respirer moins d'air froid" en cas de sortie à l'extérieur.
Nicolas Sarkozy s'est exprimé sur la réforme de l'hôpital en inaugurant un nouvel établissement à Strasbourg
Dans un contexte où plusieurs patients hospitalisés sont morts pendant les fêtes de fin d'année, le chef de l'Etat a apporté son soutien aux professionnels de santé et a prôné la réorganisation sans moyens supplémentaires.
77% des Français, selon un sondage du Parisien, disent faire confiance au système hospitalier, contre 78% en 2004.
L'opinion des Français sur les urgences de l'hôpital public est également bonne : ils sont 72% à leur faire confiance, selon le sondage CSA paru vendredi dans Le Parisien /Aujourd'hui en France.
A Strasbourg, Nicolas Sarkozy a estimé que l'hôpital ne souffrait pas d'un problème de moyens, comme l'affirment de nombreux syndicats, et s'est prononcé pour "une meilleure coopération entre les établissements entre eux et la médecine de ville".
"Entre 1998 et 2008, j'ai pris cette période parce qu'il y a eu des gouvernements de droite et de gauche, la France, au travers des dépenses de l'assurance maladie au profit des hôpitaux, a augmenté le budget de 50%. C'est 23 milliards d'euros de plus pour l'hôpital au cours des dix dernières années (...) je livre ce chiffre à votre réflexion", a-t-il poursuivi.
"Le défi de l'hôpital d'aujourd'hui, c'est que cet argent qui est nécessaire soit plus efficace parce que l'hôpital doit être mieux organisé", a ajouté Nicolas Sarkozy.
La réforme baptisée Hôpital, Patients, Santé, Territoire, devrait être débattue à l'Assemblée à la mi-février. Ce projet de loi est de plus en plus contesté par les syndicats hospitaliers, surtout chez les salariés non médicaux (infirmiers, aides-soignants), les plus nombreux. Il faciliterait, selon certains, "une privatisation rampante de l'hôpital public répondant uniquement à une logique comptable".
Après les récents incidents mortels survenus dans plusieurs établissements, le président a tenu à indiquer aux personnels qu'il les soutiendrait "en toutes circonstances", estimant que le système hospitalier français était "l'un des meilleurs du monde".
"Les drames récents sont exceptionnels et ne sauraient remettre en cause la confiance que la nation porte à l'hôpital et à ses personnels", a déclaré le chef de l'Etat. "L'hôpital est une institution trop importante pour les Français, pour qu'il soit le lieu de polémiques parfaitements déplacées".
L'immense complexe hospitalier de Strasbourg inauguré vendredi par le chef de l'Etat a une capacité d'accueil de 715 lits pour une surface totale de 90.000 m2.
Le bloc opératoire central comprend 15 salles d'opération autour d'un pôle "coeur-poumon" et d'un pôle "chirurgie-médecine". 2.700 agents y travaillent, dont 200 médecins et 300 autres personnels médicaux.
A la pointe d'une nouvelle génération de centres hospitaliers favorisant l'humanisation de l'environnement des malades et l'efficacité des soins, c'est le plus grand centre hospitalier réalisé depuis l'Hôpital européen Georges Pompidou à Paris.
Le nouvel établissement, dont les trois-quarts des chambres sont à un seul lit avec système multimédia et réseau Wifi, a été dessiné par Claude Vasconi, qui a réalisé le Forum des Halles à Paris.
Une mère et ses trois enfants ont été retrouvés morts après un incendie qui a détruit leur ferme
Dans les décombres de l'ancienne ferme rénovée, le corps de la mère a été retrouvé au rez-de-chaussée à l'arrivée des pompiers vers 22H30, puis à l'étage les corps des trois enfants (9 ans, 6 ans et 3 ans).
Le père est recherché et l'hypothèse criminelle n'est pas exclue, selon des enquêteurs.
"Nous sommes manifestement dans le cadre d'un drame familial, mais il faut rester prudent tant que nous n'avons pas retrouvé le père: nous n'excluons pas la possibilité d'un autre intervenant", a indiqué un responsable de la gendarmerie.
L'incendie, qui s'est déclaré dans des circonstances encore inconnues, "a détruit tout le premier étage, où se situaient les chambres", alors que le rez-de-chaussée a été seulement "endommagé par les fumées".
Nicolas Sarkozy annonce du nouveau cet été pour la réforme des collectivités territoriales
Dans ses voeux aux parlementaires mercredi matin Nicolas Sarkozy a affirmé que "Notre système territorial marche sur la tête...la règle générale c'est l'enchevêtrement ...et tout le monde se mêle de tout et personne n'est responsable de rien".
"Il faudra que quelque part autour de l'été, l'automne 2009, on prenne des décisions", a-t-il lancé.
Ces deux estimations semblent renvoyer soit aux dernières semaines avant les vacances parlementaires et gouvernementales, soit après la rentrée politique en septembre.
"Il est trop tôt pour parler du contenu de la réforme (...) la page est encore blanche, il faut qu'on l'écrive ensemble", a dit le président en espérant "un consensus".
Le comité Balladur sur la réforme des collectivités doit rendre son rapport "avant la fin du mois de février", a précisé Nicolas Sarkozy.
Les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et une partie du Var ont enregistré de grosses perturbations suite aux chutes de neige
La situation s'est améliorée mercredi soir sur les autoroutes des Bouches-du-Rhône autour de Marseille où les 400 à 600 véhicules encore bloqués en fin de journée ont été dégagés, selon la préfecture.
La neige tombée en abondance (jusqu'à 40 cm, y compris sur le littoral) a paralysé le trafic TGV, autoroutier et aérien dans la région.
Les préfets des Bouches-du-Rhône et du Var ont pris des arrêtés interdisant l'accès à l'ensemble du réseau autoroutier des Bouches-du-Rhône et d'une partie du Var. Dans le Vaucluse, selon la préfecture, jusqu'à 20 cm ont été enregistrés sur les hauteurs d'Apt, de Pertuis ou de Cavaillon. La circulation des poids lourds a été interdite dans les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes, a indiqué le Centre régional d'information et de circulation routière et les déplacements étaient déconseillés à tous les véhicules.
Météo France a levé mercredi après-midi la vigilance orange sur les Hautes-Alpes, mais l'a maintenue jusqu'à minuit pour les Alpes de Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse en alerte pour la neige et le verglas.
Pour jeudi, la SNCF table sur une circulation des TGV au départ et à destination de Marseille "proche de la normale" sauf si la météo se détériore de nouveau dans la nuit de mercredi à jeudi, et un trafic "perturbé" des TER en raison de chutes d'arbres sur le réseau ferré.
A la suite de la paralysie de la ville, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des Transports, va demander des "retours d'expériences" au préfet des Bouches-du-Rhône, non pour "punir, mais" pour "qu'on prenne à l'avenir les moyens d'éviter que ça se reproduise".
Les écoles, crèches, collèges et lycées seront fermés jeudi à Marseille, ont annoncé dans la soirée la préfecture et la mairie de la Cité Phocéenne "sur la base des prévisions météorologiques annonçant des risques de verglas et des possibilités de nouvelles chutes de neige. Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a décidé de faire de même. Tous les collèges et lycées des Bouches-du-Rhône seront également fermés, a indiqué la préfecture.
Les transports scolaires seront totalement supprimés jeudi dans le Gard, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse et en partie dans le Var.
Le reste du pays pas épargné par le froid Le reste du pays a continué mercredi à souffrir du froid qui a tué deux SDF après une nuit de mardi à mercredi jugée "la plus glaciale de l'hiver". En Ile-de-France, la circulation automobile a parfois été rendue difficile sur les axes routiers secondaires.
A Roissy-Charles-de-Gaulle, les vols au départ et à l'arrivée ont enregistré une demi-heure de retard en moyenne. Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, a demandé "une enquête administrative immédiate sur les dysfonctionnements inacceptables" ayant affecté les passagers à l'aéroport de Roissy lundi et mardi en raison des intempéries, a-t-il annoncé mercredi.
Il n'y aura pas de transports scolaires jeudi dans plusieurs départements: Gard, Haute-Garonne et Seine-et-Marne.
Une plus grande capacité d'hébergement à Paris Avec le regain du grand froid sur la capitale, la mairie de Paris a accrû ses capacités d'hébergement en ouvrant un troisième gymnase d'une capacité de 60 places dans le XIIe arrondissement. Ces 60 places s'ajoutent à celles de deux autres gymnases récemment mis à disposition des SDF dans les XIVe et IXe arrondissements, permettant ainsi de mobiliser 240 places dans le cadre du plan grand froid.
Le plan grand froid n'est plus déclenché, depuis l'hiver dernier, au niveau national mais à l'échelon local par les préfectures.
L'association "Coeur des Haltes" a ouvert mardi soir, "à la demande de la Ville de Paris", 50 places pour accueillir temporairement les personnes "exilées" sans solution d'hébergement et qui sont en situation d'errance dans le Xème, "l'Etat refusant d'ouvrir des places d'hébergement en nombre suffisant pour ce public", précise le communiqué de la mairie de Paris. La Ville de Paris demande à l'Etat de "mobiliser des bâtiments vacants en Ile-de-France pour ouvrir des centres de qualité permettant de répondre à la crise".
La ministre du Logement et de l'Exclusion sociale Christine Boutin a déclaré mardi à Nancy qu'elle ne souhaitait pas légiférer sur l'opportunité d'un hébergement forcé des sans-abri dans des foyers en cas de grand froid. "On ne peut pas en France, cinquième puissance mondiale, ne pas se poser la question de personnes à qui on propose un hébergement, qui le refusent, et que l'on retrouve mortes le lendemain. Ca n'est pas possible", a souligné Mme Boutin. Mais "la question est de savoir où on met le curseur entre la liberté de chacun (...) et la non-assistance à personne en danger", a-t-elle poursuivi.
La nuit de mardi à mercredi "la plus glaciale"
La nuit de mardi à mercredi a été "la plus glaciale de l'hiver" 2008-2009, avec des températures descendues jusqu'à -9 à Paris (-12 à -13 en banlieue) et même -20 dans les Ardennes, selon Météo France.
Le thermomètre est tombé à -19 dans l'Avesnois (Nord), à -16 dans l'Aisne à Saint-Quentin, -15 à Beauvais, Le Mans et Valenciennes, -14 à Blois, Melun et Reims, -13 à Abbeville et Tours ainsi qu'en banlieue parisienne, relève Michel Daloz, prévisionniste à Météo France.
Il faut remonter à 1997 pour trouver des températures plus froides en janvier à Paris (-11 degrés) et à 1985 pour la Picardie.
La Russie a totalement cessé mercredi d'approvisionner l'Europe en gaz via les gazoducs ukrainiens
Le numéro deux du géant gazier russe Gazprom, Alexandre Medvedev, a accusé mercredi à Berlin l'Ukraine d'avoir coupé toutes les livraisons de gaz vers l'Europe, ce qui selon lui présente des "problèmes techniques sérieux" pour les gazoducs.
C'est la conséquence du conflit qui oppose la Russie à l'Ukraine, sur les prix du gaz.
A 07H44 en Ukraine (05H44 GMT), "la Russie a arrêté tout le transit par l'Ukraine", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz, Valentin Zemlianski. "La Russie a laissé l'Europe sans gaz", a-t-il accusé.
Plusieurs pays européens comme l'Autriche, la Roumanie, la République tchèque et la Slovaquie ont annoncé mercredi matin qu'ils ne recevaient plus du tout de gaz russe via l'Ukraine.
Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a immédiatement réagi à l'annonce de la coupure mercredi dans une lettre envoyée à son homologue russe Dmitri Medvedev et au président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Le dirigeant ukrainien y appelle à "renouveler immédiatement le transit journalier de gaz vers les Etats européens dans les volumes et directions utilisées" en 2008 jusqu'à la conclusion de nouveaux accords.
L'Union européenne juge la situation "inacceptable" Le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère Javier Solana a affirmé mercredi que le gaz ne devait pas être utilisé "comme un instrument politique".
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé mercredi les Premier ministres russe et ukrainien Vladimir Poutine et Ioulia Timochenko pour leur demander la reprise immédiate des livraisons de gaz russe à l'Europe.
La présidence tchèque de l'Union européenne n'a pas exclu de proposer un sommet tripartite au plus haut niveau avec la Russie et l'Ukraine si la crise du gaz n'est pas résolue rapidement.
La Bulgarie est le seul pays des Balkans qui ne compte que sur les livraisons de gaz russe, en absence de gisements importants de gaz naturel sur son sol. La Russie couvre 92% des besoins en gaz de la Bulgarie, 8% étant assurés par des ressources propres. En 2007, le pays a importé 3,7 milliards de m3 de gaz russe, en hausse de 1,73% par rapport à 2006.
L'Allemagne, où l'un des pipeline transportant du gaz russe a enregistré une baisse de pression mais qui se dit à l'abri de la pénurie, a appelé mardi à la reprise des négociations entre Gazprom et l'Ukraine, premier pays de transit du gaz.
La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a souhaité mercredi un règlement rapide de la crise du gaz entre la Russie et l'Ukraine. "Le gaz russe ne représente que 15% des approvisionnements de GDF Suez, je ne suis donc pas trop inquiète. Cependant, je suis heureuse de constater qu'une mission européenne a été envoyée en Ukraine et négociera au cours des prochaines heures (...) et je suis heureuse d'apprendre que la partie ukrainienne et Gazprom se rencontreront demain", a déclaré Christine Lagarde.
Le groupe énergétique GDF Suez a annoncé que les livraisons de gaz naturel du géant gazier russe Gazprom ont baissé mardi "de plus de 70% en France" par rapport à la normale, tout en assurant qu'il garantissait l'approvisionnement de ses clients.
Le patron de Gazprom se plaint auprès de Poutine "63,5 millions de mètres cubes de gaz ont été volés par l'Ukraine depuis le 1er janvier", a déclaré le patron de Gazprom, Alexeï Miller lors d'une rencontre avec M. Poutine, devant la presse. Interrogé par M. Poutine sur les mesures qu'il entendait prendre face à cette situation, M. Miller a évoqué une "proposition de réduction des volumes de gaz livrés à la frontière russo-ukrainienne d'un montant équivalent à celui qui a été volé". "Commencez à le réduire dès aujourd'hui", a répondu M. Poutine.
"L'Ukraine refuse de négocier avec Gazprom et a recouru au siphonnement du gaz destiné aux consommateurs européens, en violation de ses obligations", a affirmé dimanche le géant russe du gaz.
"Si la partie russe ne livre pas plus de gaz qu'actuellement, dans environ dix jours il peut y avoir des problèmes technologiques très graves" en raison d'une baisse de pression, a déclaré le représentant de la présidence ukrainienne pour la sécurité énergétique, Bogdan Sokolovski. Le conflit entre Kiev et Moscou porte sur le prix du gaz russe payé par l'Ukraine.
La secrétaire d'Etat à la Solidarité tente de désamorcer la polémique sur le plafonnnement des remboursements
L'Association des Paralysés de France avait dénoncé vendredi le plafonnement à 200 euros par mois du remboursement de frais de transport pour les enfants handicapés par "des caisses primaires d'assurance-maladie" (CPAM), dont celle de l'Hérault.
"C'est une initiative contraire aux instructions constantes du gouvermement " a-t-elle dit".
Le remboursement des frais de transport quotidien des handicapés se fait jusqu'ici à 100% après avis médical, certains craignant son remplacement par un nouveau système, la "prestation de compensation du handicap " (PCH) créée par une loi de février 2005.
Cette prestation "a vocation à venir en plus des aides déjà prises en charge par l'assurance-maladie", a affirmé samedi Mme Létard, disant avoir donné des instructions "afin qu'il n'y ait aucune rupture de prise en charge".
La secrétaire d'Etat est consciente que le montant "important" de cette prestation (12.000 euros sur cinq ans, soit 200 euros par mois en moyenne) "peut être insuffisant dans certaines situations particulières" et elle assure "avoir demandé à l'assurance maladie de continuer à intervenir".
"Nous ajusterons la PCH (prestation, ndlr) pour qu'elle puisse couvrir les besoins les plus exceptionnels", a-t-elle ajouté. Parallèlement, elle souhaite "agir pour que ces dépenses de transports, collectifs ou individuels, soient intégrées dans le budget de fonctionnement des établissements spécialisés comme c'est déjà le cas pour les enfants". Un groupe de travail sur le sujet se réunira le 23 janvier.
De son côté, l'assurance maladie a déclaré que "Concrètement, pour les Caisses primaires d'assurance-maladie, il n'y a pas et il n'y aura pas de modification unilatérale dans les (remboursements de frais de) transports actuels d'handicapés", a précisé une porte parole.
La vigilance orange a été étendue de 27 à 29 départements en raison des risques de neige et de verglas
Ces intempéries sont prévues jusqu'à mardi 6h dans 29 départements des régions Bourgogne, Centre, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, dans l'Aube, la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Vendée.
2 à 5 cm de neige sont attendus en Picardie, Ile-de-France et Haute-Normandie, et 5 à 10 cm sur l'Aisne, la Seine-et-Marne et Champagne-Ardenne.
Des chutes de neige importantes sont prévues sur la moitié nord du pays, en raison d'une perturbation qui arrive de la mer du Nord.
La région parisienne devrait connaître, avec les sols gelés, de très mauvaises conditions de circulation pour l'ensemble de la journée. La circulation des poids lourds de plus de 7,5 tonnes a été restreinte sur les routes d'Ile-de-France en direction de Paris.
Les perturbations devraient cesser mardi mais le froid se fera plus intense, les températures atteignant -5 à -10 degrés mercredi dans le Nord et le Nord-Est, selon les prévisions de Météo France.
Quelques perturbations à Roissy Trois vols ont été annulés au départ de l'aéroport de Paris-Roissy, en raison de la neige, et des retards inférieurs à 15 minutes ont été enregistrés lundi matin. A Orly, aucun vol n'a été annulé.
A Roissy 150 personnes et 80 véhicules, dont des déneigeuses et des dégivreuses sont mobilisés pour parer aux intempéries.
Les écrans publicitaires disparaissent à partir de 20 heures aujourd'hui sur France Télévisions
Annoncée par surprise par le président Nicolas Sarkozy le 8 janvier 2008, la suppression de la publicité sur France 2, France 3, France 4 et France 5 de 20 heures à 6 heures du matin entre en vigueur avant même l'examen de la réforme par le Sénat, qui ne démarrera que mercredi
Dès lundi, les soirées débuteront à 20h35 au lieu de 20h50 actuellement.
Le journal télévisé de 20h00 sur France 2 sera écourté de quatre minutes à compter de ce lundi, première soirée sans publicité sur France Télévisions, et va démarrer désormais à 19h58 pour se terminer à 20h30 précises. Le "JT" durera désormais 32 minutes, afin que les programmes de première partie de soirée puissent commencer à 20h35, a précisé France 2.
La disparition des écrans publicitaires est l'aspect le plus visible d'une réforme qui va bouleverser le paysage audiovisuel français. Depuis le 1er janvier, les chaînes privées bénéficient, elles, d'un accroissement du temps de publicité, qui passe de 6 à 9 minutes par heure d'horloge et devrait leur apporter des dizaines de millions de recettes publicitaires supplémentaires. Elles ont aussi le droit de mentionner des marques pendant les émissions.
Grève lundi à France 3, mercredi à France 2 Après trois grèves dans l'audiovisuel public en 2008, les salariés de France 3 sont appelés à cesser le travail lundi. Le 12-13 est perturbé sur France 3 et a été remplacé par un journal tout-images, la CGT prévoyant de prolonger le mouvement jusqu'à mercredi minuit.
A France 2, une grève est prévue pour mercredi, le jour du début des débats au Sénat devant lequel une manifestation est annoncée à partir de 15h00.
Les syndicats craignent pour l'indépendance éditoriale de l'audiovisuel public et dénoncent la faiblesse de la compensation financière pour la suppression de la publicité et le non financement des programmes de remplacement.
Bataille d'amendements à l'Assemblée Le gouvernement espérait boucler l'examen du projet de loi avant Noël mais les débats à l'Assemblée nationale ont duré quatre semaines au lieu d'une sous le coup de quelque 700 amendements déposés par l'opposition. La publicité devrait disparaître totalement de France Télévisions fin 2011, au moment de l'extinction de la diffusion en analogique de la télévision française.
La réforme de l'audiovisuel, la plus importante depuis la privatisation de TF1 en 1987, suscite nombre de polémiques, notamment parce que le président de France Télévisions sera désormais nommé et révoqué en conseil des ministres. Cette prérogative était auparavant dévolue au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui ne fournira plus qu'un avis conforme, tout comme les commissions des Affaires culturelles et du Sénat.
L'opposition dénonce une future Télé Sarkozy La loi transforme en outre France Télévisions en entreprise unique, 35 ans après l'éclatement de l'ORTF, ce qui a donné l'occasion à des députés de l'opposition d'afficher des pancartes brocardant "l'ORTS" (Office de radio-télévision Sarkozy).
Une enveloppe de 450 millions d'euros d'euros est inscrite dans la loi des finances 2009 pour compenser le manque à gagner pour France Télévisions, qui conservera un périmètre constant.
La réforme instaure deux taxes pour financer ce manque à gagner, l'une comprise entre 1,5% et 3% sur les recettes des chaînes privées - revue à la baisse par rapport au projet initial - et l'autre de 0,9% sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécoms, qui doit rapporter à elle seule 380 millions d'euros.
France Télévisions compte sur des recettes publicitaires de quelque 170 millions d'euros en 2009 entre 6 heures et 20 heures, soit 250 millions en incluant le parrainage.
Dénoncée comme un "cadeau" fait aux chaînes privées, la suppression de la publicité s'accompagne en outre de mesures qui leur permettront de diffuser davantage de publicité, comme une seconde coupure dans les fictions et l'allongement de la durée maximale de six à neuf minutes par heure, permettant de multiplier les spots aux carrefours d'audience.
Mais les experts du secteur publicitaire s'accordent à déclarer que l'effet des mesures sera d'autant plus limité que les chaînes privées, qui remplissent rarement leurs écrans, devront éviter de saturer les télespectateurs. TF1 devra en outre faire face à partir de 20h35 à la concurrence du début des programmes de soirée de France Télévisions et de M6 , alors que le démarrage des siens est maintenu à 20h50.
Evoquant un "pari éditorial", le directeur des antennes de France Télévisions, Patrice Duhamel, estime que la réforme ne doit pas conduire le service public à renoncer à son "ambition d'audience". "A 20h35, il y a en moyenne plus de 25 millions de Français devant leur télévision. Ceux qui seront là demain soir et qui auront le choix entre un grand programme sur les antennes du service public et en face de la publicité (...), je pense qu'ils n'hésiteront pas une seconde", a-t-il déclaré dimanche sur Europe 1.
Un nourrisson de 6 mois est décédé à la suite d'une "suspicion d'erreur" intervenue à l'hôpital de Bullion (Yvelines)
Le ministère de la Santé l'a annoncé samedi dans un communiqué.
Selon l'enquête, l'accident serait dû à un "mauvais réglage du débit de la pompe à perfusion de l'enfant, survenu au moment du changement de cette dernière", précise le ministère, qui dit avoir été informé vendredi de ce décès, survenu à l'hôpital Necker à Paris.
Le petit Louis-Joseph était hospitalisé depuis "début septembre" à l'hôpital de pédiatrie et de rééducation de Bullion pour une "pathologie au long cours", a indiqué le ministère. "Les parquet de Versailles et de Paris ont été saisis de cette affaire".
L'enfant, dont les parents sont domiciliés "en région parisienne", était "dans un état stabilisé" avant le changement de perfusion en cause, intervenu jeudi après-midi. Son état se dégradant à la suite de l'erreur présumée, le nourrisson a été transféré jeudi aux urgences pédiatriques à Necker, où il est décédé vendredi vers 17H. Le réglage des pompes à perfusion est généralement effectué par le personnel infirmier.
La Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) des Yvelines a "immédiatement été envoyée" sur place pour enquêter sur cette affaire. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, "a adressé ses condoléances profondément attristées aux parents de l'enfant et s'associe à leur douleur", selon le communiqué.
Un petit garçon de 3 ans,Yliès, est décédé le 24 décembre à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris (XIVe), où il avait été admis pour une angine pour laquelle une infirmière lui aurait administré par erreur du chlorure de magnésium. La direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé que le drame s'était produit à la suite d'une erreur d'acheminement du médicament dans l'hôpital, entre la pharmacie et le service concerné.
1975 Moi,la pluie coulait dans mon dos Toi, ton tee-shirt moulait ta peau Je n'oublierais jamais, la barque retournée Où l'on s'est abrités.
refrain Toi, toi ma princesse en blue jean tu semblais sortir d'un film Tu riais, sous tes cheveux mouillés hoho toi, toi ma princesse aux pieds nus Je te revois étendue Sur le sable ou l'on s'aimait Je n'oublierais jamais le goût Un peu salé de tes joues Et tes lèvres parfumées Hoho moi Je garderais ton sourire Comme le plus beau souvenir toi ma princesse en blue jean
Toi, tu es tombée dans ma vie Comme un orage, un peu de pluie Tu n'as fais que passer L'espace d'un été Ou est tu désormais?
Plus de permis pour les incendiaires propose Nicolas Sarkozy: magistrats et avocats expriment leurs doutes
"C'est le type même d'annonce qui fait plaisir à l'opinion publique et qui est d'une inefficacité totale", a commenté le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Christophe Régnard. "Quand on est capable de violer la loi au point de brûler une voiture, je pense qu'on la violera aussi en conduisant sans permis";
Le chef de l'Etat a affirmé jeudi vouloir "que l'on réfléchisse à la possibilité pour les juridictions pénales d'interdire à un mineur condamné pour des faits d'incendie de véhicule de passer un permis de conduire pour des véhicules deux ou quatre roues aussi longtemps que la victime des faits ou le fonds de garantie n'a pas été indemnisé en totalité".
Jean-Louis Borie, le président du Syndicat des avocats de France (SAF, classé à gauche), a dénoncé "des gesticulations médiatiques" et "une politique d'esbrouffe permanente".
Guillaume Didier, porte-parole de Rachida Dati, la ministre de la Justice, a indiqué pour sa part que la Chancellerie "travaillait depuis jeudi" à la demande du chef de l'Etat.
D'autre part, "des instructions ont été données dès vendredi à l'ensemble des parquets pour qu'au sein de chaque juridiction il y ait un dispositif d'information des victimes" d'incendies de voitures, a précisé M. Didier, conformément là encore à une demande présidentielle. L'information doit porter notamment sur la loi du 1er juillet 2008, entrée en vigueur au 1er octobre qui facilite, sous condition de ressources, l'indemnisation des victimes d'incendie de voiture dont le dommage ne serait pas assuré.
M. Régnard (USM) a critiqué "une politique du coup permanent", rappelant que cette loi avait été "inventée" par Nicolas Sarkozy "l'an dernier à la même époque". "On constate cette année qu'il y a 300 voitures de plus qui ont brûlé et on nous invente un nouveau dispositif."
1.147 véhicules ont été incendiés au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre, contre 878 il y a un an. "On stigmatise les mineurs alors que rien ne dit que les incendiaires sont obligatoirement mineurs", a souligné M. Régnard, rappelant que les enquêtes sur les incendies de voitures aboutissent difficilement car "il n'y a pas de témoin, pas de flagrant délit".
Il a enfin mis en avant "des difficultés pratiques de mise en oeuvre" car "cela implique une interconnexion du casier judiciaire avec le fichier des permis de conduire. Il faudra voir ce que la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) aura à dire là-dessus".
Pour Matthieu Bonduelle, juge d'instruction à Bobigny et secrétaire général du Syndicat de la magistrature (SM), l'arsenal existant est "largement suffisant pour réprimer ce type d'infractions".
Le recensement est désormais établi chaque année grâce à une nouvelle méthode d'enquêtes par échantillon
Le nouveau chiffre, dévoilé vendredi dans les Echos, est établi selon une méthode initiée en 2004, dont le premier cycle a donc duré cinq ans, avec quelque 9 millions de personnes recensées chaque année.
La croisance en France s'explique principalement par une forte natalité, selon l'INSEE.
Dans les communes de 10.000 habitants ou plus, une enquête par sondage est effectuée, chaque année, sur 8% des logements. Pour celles de moins de 10.000 habitants, la collecte est exhaustive sur la commune, mais intervient seulement une fois tous les cinq ans. On obtiendra ainsi au début 2010 les chiffres valant pour 2007 à partir des enquêtes menées entre 2005 et 2009.
La vie des communes est tributaire des "populations légales", notamment pour obtenir leur Dotation globale de fonctionnement, pour la détermination du nombre de conseillers municipaux, les règles de fonctionnement du conseil municipal ou la constitution de communautés d'agglomération.
Les corps d'une mère de famille et de 3 de ses enfants ont été découverts jeudi soir dans leur appartement du Haillan
Ce sont les gendarmes, alertés par des proches, qui ont trouvé dans cette banlieue de Bordeaux les corps de la mère, âgée de 38 ans, et de ses deux filles de 9 et 16 ans ainsi que d'un nourrisson de trois mois, selon la même source.
Le quatrième enfant, âgé de 7 ans, avait été confié à des proches, quelques jours auparavant.
Pour le moment, les enquêteurs ne privilégient aucune hypothèse sur les circonstances de ce drame. Aucune arme n'a pour le moment été retrouvée.
La mort remonterait à plusieurs jours, selon les premières constatations. Selon Sud Ouest, qui révèle l'affaire, la mère a été découverte avec un sac plastique noué sur la tête alors que ses deux filles gisaient à ses côtés.
Les techniciens de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) sont attendus sur place dans la journée de vendredi afin de déterminer la cause de la mort des enfants et de leur mère.
Nicolas Sarkozy a évoqué la crise financière, l'Europe et son action lors de ses voeux aux Français pour l'année 2009
"L'année 2008 a été rude. Pour tous les Français, cette année a été difficile", a souligné le chef de l'Etat.
"Face à cette crise, je mesure la responsabilité qui est la mienne. Cette responsabilité, je l'assumerai pour que tous ceux qui en ont besoin soient protégés par l'Etat et que notre pays sorte plus fort de cette épreuve", a-t-il ajouté.
Le président a annoncé qu'il se rendrait en tournée au Proche-Orient à partir de lundi, suite au conflit israélo-palestinien qui a explosé le week-end dernier. "La France continuera d'agir en Afrique, en Asie, et bien sûr au Moyen-Orient où je me rendrai dès lundi parce que c'est la vocation de la France de chercher partout les chemins de la paix", a-t-il déclaré
Revenant sur le terrain territorial, Nicolas Sarkozy a estimé que "La crise économique et financière mondiale est venue ajouter son lot de peines et de souffrances. Chacun d'entre vous en subit les conséquences", a-t-il dit.
"Face à cette crise, je mesure la responsabilité qui est la mienne. Cette responsabilité, je l'assumerai pour que tous ceux qui en ont besoin soient protégés par l'Etat et que notre pays sorte plus fort de cette épreuve", a-t-il ajouté.
"Pour nous en sortir, chacun devra faire des efforts. Car de cette crise va naître un monde nouveau auquel nous devons nous préparer en travaillant plus, en investissant davantage, en poursuivant les réformes", a dit le chef de l'Etat lors de ses voeux radiotélévisés aux Français.
Il a ajouté que la France n'observerait aucune pause dans les réformes en 2009. "Il n'est pas question d'arrêter car elles sont vitales pour notre avenir", a-t-il dit. Nicolas Sarkozy a cité la réforme de l'hôpital, la réforme "indispensable" de la formation professionnelle, celles de l'organisation territoriale, de la recherche, du lycée et de la procédure pénale.
S'agissant du lycée, "j'ai demandé que soit pris le temps de la concertation parce que prendre le temps de réfléchir ensemble, ce n'est pas perdre du temps pour la réforme", a-t-il expliqué.
Réactions François Fillon, Premier ministre, dans un communiqué: "Sans cacher (aux Français) la difficulté de la situation à laquelle nous aurons à faire face en 2009, le président a montré la voie de l'espoir en refusant de se résigner. Il sait qu'il peut compter sur ma détermination et celle du gouvernement pour agir dans un souci de justice sociale autant que d'efficacité économique, afin que notre pays saisisse l'opportunité de la crise pour se moderniser et se renforcer."
Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste : "On est dans un discours d'une hypocrisie assez insupportable quand Nicolas Sarkozy dit que la crise va nous obliger à changer, mais que lui ne change rien à sa politique (...) Le président de la République en appelle à l'effort de tous, mais il ne remet pas en cause le bouclier fiscal qui enrichit les plus fortunés (...) Quand on a dressé les catégories sociales, les Français, les uns contre les autres, on est le moins légitime à demander à ce que les Français se rassemblent".
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, dans un communiqué : "Il est des soirs où l'exercice convenu est triste. Il en a certainement été de même pour le Président qui ne pouvait être dupe : ses appels à la solidarité ne trompent plus personne. Ses paroles se veulent des baumes, elles sont tout au plus des somnifères".