| jeudi 29 mai 2008, a 17:41 |
| ferme!! |
Education : Darcos ferme, malgré les manifestations
Ils étaient 35 000 à manifester hier dans la capitale contre le plan du ministre de l'Education qui prévoit pour 2008 le non-remplacement de 11 200 fonctionnaires dans le secteur de l'enseignement. Invité de l'émission "Le Grand Rendez-Vous" (Europe 1/TV5MONDE/Le Parisien), le ministre de l'Education annonçait hier que le gouvernement ne reviendrait pas sur cette réforme, « quelle que soit la dimension des manifestations ».
Cette déclaration venait trois jours après la grande grève de jeudi qui a mobilisé plusieurs dizaines de milliers enseignants et personnels administratifs (20 000 selon la police, 45 000 selon les syndicats enseignants).
Xavier Darcos a néanmoins ouvert une petite fenêtre pour un dialogue entre les syndicats enseignants et le gouvernement, lors de cette émission : « Je veux bien faire toutes les tables rondes, carrées ou ovales, mais je ne veux pas entrer dans une logique de cogestion, de rémission et de recul ».
Evoquant l'épineuse question du service minimum d'accueil à l'école voulu par Nicolas Sarkozy, et fortement contesté par les syndicats enseignants, Xavier Darcos a estimé qu'il s'agissait d'un service à rendre aux famille qui ont le droit de voir leurs enfants scolarisés normalement, même en période de désaccord entre les enseignants et l'Etat. Selon lui, ce service minimum ne remet pas en cause le droit de grève.
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| jeudi 29 mai 2008, a 17:33 |
| et on continue!!!!!!et c'est pas fini!!!!! |
Nouveaux blocages de dépôts pétroliers

Deux dépôts pétroliers situés près de Dijon sont bloqués par des agriculteurs protestant contre la hausse du gazole
En Haute-Savoie, une centaine d'agriculteurs bloquent le dépôt pétrolier d'Annecy/Vovray. En Savoie, c'est le dépôt de Chignin qui se trouve bloqué.
Depuis quelques jours, les actions menées au départ par les pêcheurs puis par les agriculteurs et les camionneurs se multiplient pour protester contre la hausse du prix des produits pétroliers.
Des pêcheurs ont bloqué jeudi matin le port de Lorient. En Basse-Normandie, les pêcheurs ont bloqué brièvement deux dépôts pétroliers de Caen en fin de nuit, selon la police. Ils ont ensuite mené une opération escargot sur la rocade de Caen.
Le ministre de la Pêche Michel Barnier a lancé un nouvel appel à la reprise du travail par les pêcheurs, jeudi à la sortie d'une table ronde sur la formation des prix dans la filière pêche. "Nous sommes sur tous les fronts pour sortir de la crise. Il y a un préalable: il faut reprendre le travail", a déclaré M. Barnier.
Un agriculteur et un CRS ont notamment été légèrement blessés mercredi lorsque les forces de l'ordre ont chargé des manifestants devant le dépôt pétrolier de Frontignan, près de Sète (Hérault), bloqué pendant huit heures par des agriculteurs, rejoints par des pêcheurs.
En France, les pêcheurs ont continué mercredi leurs actions, bloquant notamment des dépôts de carburant.
Face à leur grogne persistante, Michel Barnier a réaffirmé mercredi à l'Assemblée nationale que le gouvernement avait "entendu leur message et leur détresse."
Dans le sud de la France, les pêcheurs ont tenté de bloquer plusieurs sites pétroliers de la région marseillaise, mais les forces de l'ordre sont intervenues, sans incident, pour les déloger. Une cinquantaine de pêcheurs de l'Aude, des Pyrénées-Orientales et de l'Hérault ont mené une opération "péage gratuit" sur l'autoroute A9 près de la frontière espagnole. Dans l'Ouest, les pêcheurs toujours très mobilisés, ont poursuivi de nombreuses actions: opérations escargot, péages gratuits, barrages filtrants, interception de camions de poisson ou actions dans des rayons poissonnerie de grandes surfaces.
Ces actions contre le prix du gazole ont été relayées, comme les jours précédents, par les agriculteurs dans le nord de la Bretagne, à Lille, à Toulouse ou à Montpellier.
Quelques signes de division Les pêcheurs de La Rochelle (Charente-Maritime) ont voté jeudi matin la suspension de leur grève dans l'attente de mesures au niveau européen contre la hausse du prix du gazole. Les pêcheurs soumis à une pression économique et judiciaire croissante ont montré quelques signes de division. Ceux de Boulogne-sur-Mer, Calais (Pas-de-Calais) et Dunkerque (Nord) ont décidé mercredi de suspendre leur grève jusqu'à une réunion des ministres européens de la Pêche les 23 et 24 juin.
A La Rochelle, ils ont levé leurs blocus des dépôts de carburant et du port, et une quinzaine de bateau sont repartis en mer dans la matinée.
Leurs confrères de la baie de Seine ont aussi levé le blocus de la raffinerie Total du Havre après une décision en référé du tribunal du Havre.
La justice a également commencé à intervenir pour réprimer certaines actions: six manifestants ont été placés en garde à vue mardi à Caen après avoir été interpellés alors qu'ils vidaient un camion de poisson. Libérés mercredi, ils risquent des poursuites, selon le parquet de Caen.
Vingt-neuf pêcheurs arcachonnais ont connu mardi le même sort, et comparaîtront le 26 juin pour "vols, extorsion et dégradation" après des actions dans des poissonneries de grandes surfaces.
Les annonces de Michel Barnier Face à cette colère persistante, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche Michel Barnier a annoncé l'extension aux patrons-pêcheurs du dispositif d'"aide sociale" exceptionnelle de 40 millions d'euros annoncé la semaine dernière pour les équipages. Il a lancé un appel à "l'esprit de responsabilité" de toutes les professions de la pêche.
Des signes de tension sont aussi apparus entre pêcheurs et distributeurs, notamment avec les mareyeurs et les poissonniers qui ont vu leur activité baisser très fortement, et parfois leurs entreprises mises à sac par des manifestants.
S'estimant "otages" de la crise, ils ont refusé de participer jeudi à une réunion convoquée par Michel Barnier, ministre de la Pêche, sur la formation et la transparence des prix dans la filière de la pêche.
| Transporteurs et prix du carburant | Le secrétaire d'Etat chargé des Transports Dominique Bussereau a annoncé jeudi, face à la grogne des routiers, qu'un amendement serait voté dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie (LME) afin d'"obliger les chargeurs (...) à payer le surplus pétrole".
"Ce sera dans la loi (...) avec une sanction pénale pour ceux qui ne l'appliqueront pas", a-t-il précisé. "On réfléchit à d'autres mesures (...) avec les grandes organisations du transport routier", a ajouté M. Bussereau. "Il faut trouver des solutions profession par profession", a-t-il lancé sans donner de plus de précisions.
La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) a appelé mercredi à "une véritable réforme du secteur" comportant "la mise en oeuvre d'urgence d'un plan gazole" et prévoit des actions de protestation dans les prochains jours. |  |
| Le mouvement s'étend en Europe | Pêcheurs italiens, espagnols et portugais appellent à une grève illimitée contre le prix du gazole à partir de vendredi.
Le gouvernement portugais a refusé mercredi d'accorder des aides d'urgence aux pêcheurs souffrant de la hausse du prix du gazole, lors d'une rencontre à Lisbonne avec leurs représentants. Ceux-ci ont alors décidé de maintenir la grève illimitée annoncée pour vendredi.
En Espagne où plusieurs ports atlantiques, catalans et andalous sont touchés et où a été lancé un appel à une "grève illimitée" à partir de vendredi, tout comme en Italie. Une centaine de pêcheurs des Asturies et de Galice (nord de l'Espagne) sont notamment entrés en action mercredi en coupant brièvement la circulation entre deux villes reliant les deux régions. |
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| mardi 27 mai 2008, a 06:22 |
| la doyenne des francais est morte à 113 ans |
Clémentine Solignac est morte dimanche matin à l'âge de 113 ans dans sa maison de retraite en Haute-Loire
Mme Solignac est décédée dimanche matin "tranquillement, dans sa chambre, en présence de sa famille", a précisé la directrice de l'établissement, situé à Vorey-sur-Arzon. Née tout près de là, à Eyravazet, le 7 septembre 1894, Clémentine Solignac était la doyenne des Français depuis septembre 2007.
La nouvelle doyenne, Eugénie Blanchard, a 112 ans.
Elle vit à Saint-Barthelemy, dans les Antilles françaises, a indiqué lundi l'Inserm. En métropole, la doyenne est Olympe Pidancet, 111 ans, née le 24 janvier 1897.
Le laboratoire "Démographie et santé" de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) recense les cas de centenaires qui lui sont déclarés, ce qui n'exclut nullement que d'autres personnes, plus âgées, vivent encore dans la discrétion, fait-on observer à l'Inserm.
Une vie à la campagne Clémentine Solignac, qui disait à propos de son âge avancé que "le bon Dieu l'(avait) oubliée", avait vécu seule dans sa maison de Haute-Loire jusqu'à ses 106 ans avant de rejoindre le foyer de Vorey. Petite, elle avait l'habitude de faire 7 km à pied matin et soir, pour aller à l'école communale de cette même localité. En 1921, Clémentine s'était mariée avec Michel Solignac, amputé d'une jambe à la Grande guerre, avec lequel elle devait avoir, à 30 ans, un seul enfant, Judith. Cette dernière est décédée à l'âge de 83 ans le 19 septembre 2007, le jour où Clémentine apprenait qu'elle était la nouvelle doyenne des Français...
Clémentine Solignac a passé toute sa vie à la campagne et une grande partie de sa vie à s'occuper du potager et à travailler aux champs avec son mari. Ensemble ils possèdaient 8 hectares de terre, autant de vaches, une paire de boeufs, quelques moutons, des poules, des lapins et des cochons.
Après la mort de son mari, en 1961, Clémentine s'était installée dans une petite maison à côté de la ferme de sa fille, à Vorey, où elle a vécu seule pendant près de quarante ans. Ses obsèques devraient avoir lieu mercredi, à Vorey. |
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| vendredi 23 mai 2008, a 17:35 |
| grave accident d'autocar |
7 morts dans un accident d'autocar sur l'A10
Sept personnes sont mortes et huit ont été grièvement blessées dans l'accident d'un autocar sur l'A10
Le car, immatriculé en France et appartenant à la société Aziz, transportait 32 personnes dont 30 passagers marocains et deux chauffeurs, quand il s'est écrasé contre une pile de pont de l'autoroute A10 près de Blois dans la nuit de jeudi à vendredi.
Il avait quitté Tiznit, dans le sud marocain, mercredi matin à destination des Mureaux.
L'accident a eu lieu peu avant 3h du matin, alors que la météo était bonne et le trafic faible. Le car est venu s'encastrer à vive allure sur la pile d'un pont enjambant l'autoroute après s'être déporté sur sa droite pour une raison inconnue, selon les premières constatations des gendarmes.
"L'état invraisemblable du car montre que le choc a été d'une extrême violence", a souligné le ministre des Transports, Dominique Bussereau, qui s'est rendu sur les lieux en début de matinée.
Le plan rouge a été immédiatement déclenché, mobilisant 140 pompiers, 25 gendarmes et une dizaine de médecins des Samu de la région qui ont installé un poste médical avancé. Quatre hélicoptères ont été mobilisés pour évacuer les blessés vers les hôpitaux de Blois, Tours et Orléans.
Mohamed VI, le roi du Maroc, a transmis un message de condoléances aux familles des victimes, annonçant "la prise en charge personnelle des soins médicaux des blessés et des frais de rapatriement au Maroc des dépouilles des personnes décédées".
M. Bussereau a annoncé l'ouverture d'une double enquête, judiciaire et technique, pour tenter d'éclaircir les causes de l'accident. |
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| vendredi 23 mai 2008, a 06:16 |
| marseille:une famille fauchée sur un trottoir |
Une mère et ses 2 enfants ont été tués jeudi par une moto sur un trottoir bordant une voie rapide
La moto, dont le conducteur a été grièvement blessé, venait d'être percutée par une voiture.
La femme, âgée de 38 ans, marchait en tenant la main de son fils de 3 ans, avec la poussette de son bébé de 9 mois. Hospitalisé, celui-ci est mort dans la soirée de ses blessures. Le père de famille, qui est indemne, marchait à côté de sa famille.
Le drame s'est produit avenue Salvador Allende, près du centre commercial du Merlan, dans les quartiers Nord de la cité phocéenne.
La moto de grosse cylindrée qui a renversé la famille venait d'être percutée par une voiture. Le motocycliste, âgé de 22 ans, a été touché aux membres supérieurs.
La voiture a braqué sur la droite pour tenter de prendre une bretelle conduisant au centre commercial. En déboîtant, elle a percuté la moto masquée par un camion. Le deux-roues a terminé sa course sur le trottoir bordant la bretelle sur lequel marchait la famille, a précisé le procureur de la République.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la conductrice de la voiture, âgée d'une trentaine d'années, n'avait plus de points sur son permis de conduire à la suite à une série d'infractions. Elle a été placée en garde à vue au service central accidents de la Sécurité publique de Marseille. Très choquée, cette femme ne présentait, selon la police, aucune trace d'alcoolémie. Elle devait subir une prise de sang pour vérifier le résultat négatif à l'éthylotest.
De son côté, le motocycliste conduisait sous le coup d'une annulation de permis. |
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| jeudi 22 mai 2008, a 19:54 |
| satisfaction!!! |
Manifestations: syndicats satisfaits

Les défilés pour défendre les retraites ont rassemblé entre 296.000 personnes, selon la police et 700.000, selon la CGT
A Paris, les dirigeants des 8 principaux syndicats ont défilé côte-à-côte pour marquer leur unité face à l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans.
En 2003, les premières manifestations contre la réforme des retraites avaient réuni entre 250.000 et 500.000 personnes. Le mouvement avait atteint à son sommet 1 à 2 millions de manifestants.
Le défilé parisien a rassemblé 70.000 manifestants selon Force ouvrière et 28.000 d'après la police. A Bordeaux, ils étaient de 8.000 à 25.000, à Toulouse entre 14.000 et 25.000, à Lyon de 8.500 à 12.000 et à Marseille entre 8.200 à 60.000, dont de nombreux agents portuaires et dockers.
"Si le gouvernement reste droit dans ses bottes, ça veut dire qu'il faudra une suite, on ne pourra pas en rester là", a prévenu Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO.
"Cette journée est une journée réussie. Après un rapport de force de ce type, le gouvernement va être obligé de nous recevoir et on va remettre nos projets sur la table", a renchéri François Chérèque, le leader de la CFDT.
Les syndicats veulent enrayer l'allongement, à partir de 2009, de la durée de cotisation à 41 ans pour une retraite à taux plein. Certains, comme la CFDT et la CFE-CGC ne sont pas opposés au principe d'un allongement, à condition de résultats en matière d'emploi des salariés les plus âgés. Tous réclament de "véritables discussions" avec le gouvernement, refusant de se contenter de réunions prévues sur l'emploi des séniors.
Dans un climat de mécontentement social lancé par les lycéens puis relayé par les enseignants et les pêcheurs, l'Unsa, la FSU, Solidaires et l'Unef figuraient également en bonne place du défilé, de la place de la Bastille jusqu'à Saint Augustin.
De la métallurgie parisienne aux personnels d'Air France, les manifestants ont défilé derrière les bannières de leurs syndicats respectifs, avec pour slogans : "Touche pas à ma retraite" ou "Quarante ans, c'est déjà trop." Suivaient des agents des impôts, des salariés de l'industrie automobile, des postiers, tandis que des sans-papiers postés le long du parcours criaient: "Avec ou sans papiers, solidarité."
Le mécontentement débordait parfois celui de la question des retraites, les manifestants exprimant leurs inquiétudes sur l'emploi, le pouvoir d'achat, ou les délocalisations. "Un an Sarko, un an dans la merde", proclamait la pancarte d'un manifestant.
Le Premier ministre François Fillon a écarté toute remise en cause des 41 ans de cotisation, "acté" en 2003. Et l'UMP a demandé à "tous les gens de bonne foi" de défendre la réforme des retraites.
Les confédérations n'avaient pas appelé formellement à la grève, même si des préavis ont été déposés pour "couvrir" les manifestants. Elles insistaient donc pour que leur succès soit mesuré au nombre de manifestants et non de grévistes.
Mais à la SNCF, la direction a donné un taux non négligeable de 24,9% de grévistes. La direction de La Poste en a enregistré 11,33%, celle de France Télécom 19,5%, celle du groupe EDF 20,8% et celle de GDF 16,2%.
A la SNCF, où le service minimum est mis en oeuvre pour la deuxième fois au plan national, les perturbations ont été limitées, avec un peu plus d'un train sur deux en moyenne (deux TGV sur trois).
En région parisienne, le trafic RATP a été normal (sauf RER B), tandis qu'en province, certains réseaux ont connu des perturbations comme à Marseille, Strasbourg ou Lyon.
Le trafic aérien a été normal à l'aéroport de Roissy et légèrement perturbé à Orly et dans quelques aéroports de province.
8% de grévistes chez les fonctionnaires Contrairement au 15 mai, les fédérations de fonctionnaires n'appelaient pas à la grève pour la journée d'action pour les retraites, mais à participer massivement aux manifestations. Plusieurs syndicats avaient cependant déposé des préavis de grève, pour couvrir les fonctionnaires qui voulaient se rendre dans les manifestations.
Le taux de grévistes était jeudi à la mi-journée de 8,1% dans la Fonction publique d'Etat et de 7,7% dans l'ensemble des trois Fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière), dans le cadre de la journée d'action pour les retraites, selon le ministère.
Dans l'Education nationale, le taux de participation atteint 7,5% (34,4% le 15 mai).
Rappel La réforme intervient après celle des régimes spéciaux ayant concerné 500.000 actifs et 1,1 million de retraités à EDF, GDF, la RATP, la SNCF notamment, et qui ont vu leur durée de cotisation portée de 37,5 années à 40 ans d'ici 2012.
Cette fois, les syndicats critiquent l'option du gouvernement de ne jouer que sur la durée de cotisation générale, sans mesures contraignantes pour l'emploi des seniors dans les entreprises et sans recours à la taxation des stocks-options. Selon la Cour des comptes, cette mesure rapporterait trois milliards d'euros par an.
Ce mouvement de grève sera le deuxième en une semaine après celui mené dans la fonction publique, et notamment l'Education nationale jeudi dernier, contre la suppression de 22.900 postes de fonctionnaires cette année. |
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| jeudi 22 mai 2008, a 17:58 |
| et un projet de rejeté! |
Temps de parole du président: projet rejeté
Les députés ont rejeté jeudi une proposition de loi socialiste sur le temps de parole du président dans les médias
Le PS faisait de ce texte, instituant la comptabilisation du temps de parole du chef de l'Etat par le conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), un des préalables pour voter la réforme des institutions.
Le marathon législatifs sur ce projet contesté à droite comme à gauche a démarré mercredi dans un climat tendu entre la majorité et l'opposition.
Des députés PS pour la réforme Un appel de socialistes pour la réforme des institutions, publié dans Le Monde daté de vendredi, a été signé par 17 députés PS et apparentés.
On compte parmi eux plusieurs strauss-kahniens (Patricia Adam, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Marie Le Guen, Sandrine Mazetier, Jean-Jacques Urvoas), des proches du maire PS de Paris Bertrand Delanoë (Patrick Bloche et Christophe Caresche), des "rénovateurs" (Jean-Patrick Gille, Gaëtan Gorce et Manuel Valls), le fabiusien Didier Migaud, président de la commission des Finances de l'Assemblée, et Guillaume Garot, proche de Ségolène Royal.
"Le parti socialiste ne saurait se soustraire à ses responsabilités au moment où des progrès importants peuvent être obtenus" pour la vie démocratique, écrivent ces députés.
Le président du groupe, Jean-Marc Ayrault, a toutefois prévenu que la "ligne de conduite" serait définie à l'issue de l'examen du texte. "On fera le bilan et on tranchera par un vote" interne en vue d'une position commune, a-t-il déclaré.
Les débats mardi et mercredi Le Premier ministre avait affirmé mardi soir en lançant le débat que les députés auraient à choisir entre la réforme et un statu quo "pour de longues années".
L'Assemblée a repoussé mardi la proposition socialiste de modifier les conditions d'élection des sénateurs. Le PS en a fait un préalable à un vote positif sur la réforme des institutions.
Jusqu'alors discrètes les diversités d'opinion au sein du PS sont apparues au grand jour mercredi avec l'appel de quelques députés en faveur de la réforme. "Le PS ne saurait se soustraire à ses responsabilités (...) pour notre part, nous sommes prêts à les prendre", écrivent le signataires.
M. Ayrault en a tempéré le sens. "La parole est libre au PS , a-t-il dit, et le vote, au sein du groupe, arrêtera une position commune mardi", à la fin du débat.
Comme il l'avait fait la veille, en lançant le débat, François Fillon s'est affirmé mercredi ouvert au compromis tout en écartant des "conditions". "Aucune condition ne peut être mise, car certaines conditions (...) entraînent naturellement une défection d'une autre partie de l'Assemblée ou du Sénat", a dit le Premier ministre.
La gauche a en effet posé comme préalable à un vote positif une modification du mode de scrutin sénatorial, une initiative à laquelle Nicolas Sarkozy n'est pas défavorable mais dont la majorité ne veut pas entendre parler.
Climat tendu entre majorité et opposition Durant la discussion générale, qui a monopolisé la séance mercredi après-midi, le président du groupe UMP Jean-François Copé a jugé qu'à "rejeter cette réforme, l'opposition perdrait toute crédibilité". Il a affirmé sa volonté d'une "coproduction législative" sur ce texte en indiquant que son groupe UMP "apportera sa contribution".
"Il y a dans ce projet des progrès majeurs que la droite et la gauche attendent depuis des années", a-t-il dit en lançant au PS : "l'Histoire ne repasse pas les plats, il ne s'agit pas d'être d'accord à 100% mais sur l'essentiel".
"Tout doit être sur la table", a répliqué son homologue socialiste Jean-Marc Ayrault, regrettant que la majorité demeure sourde à ses demandes sur le scrutin sénatorial et le décompte du temps de parole présidentiel. "Nous tendons la main. Vous nous tordez le bras", a-t-il dit.
M. Ayrault a demandé de "sortir le président de cette réforme" en rejetant "l'arrangement versaillais" sur le venue du chef de l'Etat devant le seul Congrès. "Nous, notre vote reste ouvert. Il ne préjugera en rien de notre position finale au Congrès de Versailles (...) Nous tendons la main, nous attendons votre réponse", a-t-il dit.
Mardi soir, le Premier ministre avait passé en revue le texte pendant 35 minutes, adressant plusieurs clins d'oeil à la frange gaulliste des parlementaires UMP, qui est réticente à la réforme. Le gouvernement a été "attentif à ne rien compromettre des grands équilibres" des institutions , a-t-il ainsi expliqué en citant la répartition des rôles finalement inchangée entre le président de la République, le Premier ministre et le gouvernement. Il a aussi multiplié les marques de bonne volonté vis-à-vis des amendements du Parlement sur le texte, notamment sur l'augmentation des pouvoirs parlementaires de contrôle et d'évaluation des politiques."Nous sommes prêts à aller plus loin" sur les droits de l'opposition, a-t-il également promis.
Le chef du gouvernement a estimé "paradoxal et sérieusement injuste" d'accuser Nicolas Sarkozy de vouloir la réforme pour développer les pouvoirs présidentiels. C'était la première fois, depuis son entrée à Matignon, que François Fillon défendait à l'Assemblée un projet de loi du gouvernement.
La majorité aura besoin de l'opposition Le texte pourrait ne pas recueillir la majorité des 3/5e des parlementaires, réunis en Congrès à Versailles, nécessaire pour son adoption, après les navettes entre l'Assemblée et le Sénat. Une quarantaine de députés UMP menacent de ne pas le voter tandis que la gauche fait planer le suspens. Le gouvernement compte sur "le ralliement possible des radicaux de gauche et des chevènementistes", selon "Le Figaro".
La majorité s'est résolue à présenter un texte édulcoré par rapport aux projets initiaux du chef de l'Etat. Ce dernier a ainsi dû renoncer à inscrire dans le texte suprême le fait que le président de la République "gouverne". Comme le prévoit actuellement la Constitution, il restera "l'arbitre" tandis que le gouvernement continuera à "déterminer" la politique de la Nation.
Réécrit par la commission des Lois de l'Assemblée, le projet de loi constitutionnelle rogne les deux dispositions qui augmentaient encore les pouvoirs du chef de l'Etat: il ne pourra s'exprimer que de manière solennelle devant le Congrès et continuera à partager avec son premier ministre la responsabilité en matière de défense. Il s'agit là de deux concessions réclamées par le PS pour voter la réforme. Le gouvernement a également prévu de renforcer les pouvoirs du Parlement avec notamment un meilleur contrôle sur l'exécutif et les nominations à des postes publics importants.
De la même façon, le projet prévoit de limiter l'usage de l'article 49-3 (adoption d'un texte sans vote), d'examiner des textes amendés en commissions, de partager l'ordre du jour entre exécutif et Assemblées.
Pour s'allier les bonnes grâces de ses alliés du Nouveau centre (transfuges de l'ex-UMP), le gouvernement a accepté de faire inscrire l'obligation de l'équilibre des finances publiques dans la Constitution.
Quant aux députés UMP, ils refusent d'abandonner l'idée d'abandonner le principe du référendum sur l'entrée de la Turquie dans l'UE.
Le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karouchi, a annoncé que d'autres concessions seraient faites pendant la discussion parlementaire.
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| jeudi 22 mai 2008, a 13:47 |
| mécontentements! |
Beaucoup de marins-pêcheurs restent mécontents
Insatisfaits des propositions du ministre de la Pêche, les marins-pêcheurs se remobilisent par endroits
A Saint-Quay-Portrieux, dans les Côtes d'Armor, des marins-pêcheurs ont saccagé jeudi le bureau des Affaires maritimes du port pour exprimer leur "colère", une action violente désapprouvée par d'autres pêcheurs sur place, tandis que dans les Bouches-du-Rhône, les dépôts de carburant sont à nouveau bloqués.
Des blocages maintenus "Nous avons recommencé à bloquer les dépôts de Fos, de Berre, La Mède et Lavera", a affirmé le président du syndicat des chalutiers de Martigues (Bouches-du-Rhône) Frédéric Matéo, jugeant qu'"il n'y a pas de raison d'arrêter le mouvement, il faut aller jusqu'au bout". Les représentants nationaux des marins-pêcheurs ont appelé jeudi à l'arrêt du mouvement après leur rencontre avec le ministre, une décision avec laquelle "nous sommes en désaccord", a ajouté M. Matéo."Nous ne sommes pas des banques, nous n'avons pas à faire l'avance de l'argent à des compagnies pétrolières qui sont en train de nous ruiner. Et si on ne nous rembourse pas, qu'est ce qu'on fait ?", a-t-il dit. Une cinquantaine de pêcheurs ont également poursuivi le blocus du dépôt de carburants de Port-la-Nouvelle, dans l'Aude, ont rapporté les gendarmes. Même situation à La Rochelle (Charente-Maritime), où la quasi unanimité des marins-pêcheurs ont décidé de continuer le blocus. En revanche, certains barrages ont été levés comme à Calais, Boulogne et Dunkerque.
110 millions d'aide annoncés par M. Barnier Après dix heures de négociations houleuses, arbitrées à Matignon, M. Barnier, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, a annoncé mercredi le versement de 110 millions d'euros d'ici la fin de l'année pour venir en aide aux marins pêcheurs, une enveloppe qui fait partie du plan d'action de 310 millions d'euros annoncé le 13 janvier. Dès mercredi soir, des pêcheurs de La Rochelle (Charente-Maritime) ont déclaré mercredi soir être déterminés à poursuivre leur mouvement.
Les pêcheurs avaient intensifié leurs actions avant la réunion à Paris entre leurs représentants et le ministre. Mais ces derniers n'ont pas obtenu ce qu'ils exigeaient, un gazole à 0,40 euro le litre, contre 0,70 à 0,75 actuellement. Pour ne pas se heurter à Bruxelles, la somme de 110 millions sera puisée dans le plan de 310 millions annoncé le 13 janvier. Le plan, qui devait initialement s'étaler sur trois ans, se déroulera finalement sur deux.
"Au-delà d'un prix du gazole de 40 centimes d'euros par litre, le sentiment général est que la situation sociale n'est plus supportable dans notre pays pour les marins-pêcheurs", a reconnu le ministre Michel Barnier. Mais le gouvernement,dispose de peu de marges de manoeuvre: il ne peut pas subventionner le gazole déjà totalement détaxé pour les pêcheurs en raison des règles strictes de Bruxelles en matière d'aides d'Etat.
Le ministre de l'Agriculture a demandé à sa collègue de l'Economie, Christine Lagarde, d'organiser une réunion avec le président de Total Christophe de Margerie, pour ,"dans un souci de transparence, explorer toutes les pistes d'amélioration sur le prix du gazole". Une table ronde réunira également, dans les 15 prochains jours, l'ensemble de la filière et la grande distribution pour "examiner la formation des prix dans la filière et de faire toute la transparence sur les marges et les prix", a expliqué Michel Barnier.
La réaction de François Fillon Le premier ministre, François Fillon, a invoqué mercredi soir sur France 2 "un problème d'urgence" pour justifier, à l'adresse de Bruxelles, le versement d'une "aide sociale" aux marins-pêcheurspour faire face à la hausse du prix du gazole.
"Il y a un problème d'urgence (...), puisque c'est la seule profession qui supporte directement le prix du gazole sur les salaires", a-t-il plaidé. "Ce qui se passe, c'est que la pêche est étranglée par l'augmentation du prix du pétrole. (...) Elle peut aboutir à la disparition de la pêche française, qui par ailleurs a d'autres handicaps structurels", a-t-il souligné. François Fillon a par ailleurs appelé les pêcheurs à reprendre le travail.
Appel à la reprise du travail Le président du comité national des pêches a aussitôt appelé les marins à reprendre la mer. "Il faut que tout le monde reparte au travail", a-t-il dit, jugeant que "l'essentiel a été obtenu grâce à un effort considérable du gouvernement". Boulogne-sur-Mer, premier port de pêche français, reste paralysé. Mais le blocage de Calais et de Dunkerque a été levé. Idem dans l'Hérault, pour le dépôt BP Mobil de Frontignan. Dans les Bouches-du-Rhône l'insatisfaction s'est fait sentir sans tarder avant la décision jeudi matin de reprendre les blocages des dépôts pétroliers.
Incidents Quatre policiers ont été blessés, dont trois sérieusement, lors d'un rassemblement près du ministère de l'Agriculture à Paris, de 300 à 400 pêcheurs, venus notamment des Côtes d'Armor, de Vendée et de Seine-Maritime. D'autres manifestations ont eu lieu en France. Près de Brest, une soixantaine de pêcheurs en colère ont saccagé un bâtiment de la centrale d'achat du groupe de distribution Leclerc.
Bruxelles donne un accord partiel au plan français La Commission européenne a donné mardi son accord de principe à la mise en place immédiate d'une partie seulement du plan d'aide que veut mettre en place la France pour aider ses pêcheurs à faire face à la flambée des prix du gazole, a indiqué une source européenne. Auparavant, le ministre français Michel Barnier s'était déjà dit prêt à envisager une mise en place "plus rapide" et des "compléments" au plan d'aide prévu.
L'annonce de l'accélération de la mise en place du plan a été faite en marge d'une réunion à Bruxelles avec ses collègues européens. L'essentiel du financement proviendra d'une taxe de 2% prélevée sur la vente de poissons dans la grande distribution.
Des dizaines de ports bloqués jusqu'à mercredi

Les ports de Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque ont été bloqués mercredi (en principe) pour la journée par les marins-pêcheurs.
Plusieurs stations-services d'hypermarchés de la région marseillaise se sont retrouvées à sec mercredi en raison de l'afflux d'automobilistes inquiets du blocage des dépôts de carburants, a-t-on appris desource concordantes. Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, il s'agit exclusivement de stations-services de grandes surfaces approvisionnées par un des dépôts de la zone de l'étang de Berre (Bouches-du-Rhône), le dépôt de Fos (DPS). Ce dépôt est bloqué depuis mardi par des marins-pêcheurs qui protestent contre la flambée des prix du gazole.
Les stations des groupes pétroliers ne sont en revanche pas touchées par les ruptures de stocks, même si deux autres dépôts de la zone - celui de Shell à Berre et celui de Total à la Mède - restent bloqués depuis mercredi matin. Selon plusieurs témoins, ces stations étaient également prises d'assaut par les automobilistes. |
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| mardi 20 mai 2008, a 06:26 |
| colère et il y a de quoi!!! |
Colère des pêcheurs: le mouvement s'étend
Le mouvement des pêcheurs, excédés par l'envolée du prix du gazole, s'étend à toute la France
L'accès au port pétrolier de Lavera (Bouches-du-Rhône) était bloqué lundi par des marins pêcheurs, de même que les dépôts de carburant du port de la Pallice à La Rochelle, qui alimentent le Centre-Ouest de la France.
Lundi soir, Michel Barnier s'est dit prêt à envisager une mise en place "plus rapide" et des "compléments" au plan d'aide prévu.
Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche a précisé qu'il examinera mercredi "avec les responsables professionnels les conditions dans lesquelles les 15 mesures du plan ont été mises en oeuvre sur le terrain et les adaptations éventuelles à lui apporter".
L'annonce de l'accélération de la mise en place du plan a été faite en marge d'une réunion à Bruxelles avec ses collègues européens.
L'essentiel du financement proviendra d'une taxe de 2% prélevée sur la vente de poissons dans la grande distribution.
Des représentants des pêcheurs doivent rencontrer le ministre mercredi. Le résultat de cette réunion sur le suivi du plan d'aide de 310 millions d'euros pour les pêcheurs, dévoilé en janvier, est très attendu.
Les aides "seront versées" Son collègue du Budget, Eric Worth, a assuré que les "aides promises" en janvier aux pêcheurs en difficulté en raison de la hausse des prix du carburant "seront versées". "Il y a des dossiers à faire, il y a des sujets qui doivent être regardés, il faut regarder port par port", a-t-il ajouté.
Paris entend en particulier soutenir la modernisation des chalutiers, notamment pour réduire la consommation de gazole, et aider à l'envoi à la casse des navires les plus vétustes, sur une base volontaire.
Les mesures n'ont toutefois pas encore été appliquées dans l'attente d'un feu vert de la Commission européenne qui entend s'assurer qu'il est en conformité avec la législation de l'UE, stricte, sur les aides d'Etat.
Selon le président du comité local des pêches de Saint-Malo, Pascal Lecler, "le prix du gazole a atteint 0,79 euro par litre cette semaine", près du double de l'an dernier. Pour un navire de 15 à 20 mètres, les charges de carburant représentent désormais selon lui "la moitié du chiffre d'affaires".
De son côté, la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a annoncé lundi le déblocage d'une aide de 500.000 euros pour les pêcheurs, confrontés à la hausse du prix des carburants.
Des dizaines de ports bloqués Les pêcheurs d'Etaples (Pas-de-Calais) se sont eux aussi mis en grève lundi. Des marins pêcheurs bloquent les ports de plaisance de Cherbourg et de Saint -Gilles-Croix-de-Vie (Vendée). Toujours en Vendée, le port des Sables d'Olonne est entièrement paralysé. A l'Ile d'Yeu, "plus aucun bateau ne sort jusqu'à mercredi, mais le port de plaisance n'est pas bloqué", a précisé le comité des pêches. Les ports de La Turballe et du Croisic (Loire-Atlantique) sont également touchés.
A Saint-Malo et Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d'Armor), les bateaux destinés à la pêche en haute mer restent à quai. En Basse-Normandie, les navires restent eux aussi à quai à Port-en-Bessin et Trouville-sur-Mer (Calvados). |
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| samedi 17 mai 2008, a 06:06 |
| normal,c'est de pire en pire en france!! |
Service minimum: les syndicats remontés
Les syndicats ont appelé vendredi à rester mobilisés après l'annonce d'un projet de loi sur le service minimum à l'école
Lycéens, enseignants et autres fonctionnaires ont défilé jeudi par milliers contre la suppression de milliers de postes à la rentrée prochaine.
Le président Sarkozy a répondu le soir même en annonçant un projet de loi "avant l'été" sur l'accueil des enfants de primaire en cas de grève.
Très remontés par cette annonce, les syndicats de l'Education ont appelé à rester mobilisés, notamment les 18 et 24 mai.
Dimanche 18 mai, la FSU, première fédération de l'Education, appelle seule à une manifestation nationale à Paris, de la place de l'Opéra (départ 13h30) à la place de la Bastille. Le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri a appelé "tous ceux qui veulent contrer les régressions de tous ordres (dans l'Education, ndlr) à venir manifester dès dimanche".
La suppression de 11.200 postes d'enseignants à la rentrée, et plus largement la politique éducative du gouvernement est toujours au centre des mécontentements.
Une autre journée d'action multiforme est prévue samedi 24 mai, cette fois à l'appel de 19 organisations dont la FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, les parents d'élèves de la FCPE, l'UNL, l'Unef, etc..
Entre temps, certains syndicats appellent aussi à participer à la journée pour les retraites solidaires le jeudi 22 mai. Le Sgen-CFDT a déposé des préavis de grève pour ces deux journées.
En outre, deux intersyndicales se tiendront lundi 19 mai pour décider des suites de la mobilisation.
| Service minimum: Sarkozy annonce un projet de loi | "J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles", a déclaré jeudi soir le président de la République, a l'issue d'une journée de grève et de manifestations dans la Fonction publique et l'Education.
"Le projet que je demande au gouvernement prévoira qu'en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l'avance", a dit Nicolas Sarkozy, assurant que "la charge financière (de cet accueil) sera assurée par l'Etat". Le projet prévoira également que les communes devront proposer des solutions d'accueil", a encore déclaré le président, en expliquant que "la charge financière (de cet accueil) sera assurée par l'Etat".
Une annonce aussitôt critiquée l'ensemble des syndicats enseignants et lycéens, qui ont estimé à l'instar de Gérard Aschieri (FSU) que le chef de l'Etat franchissait "une ligne rouge", en voulant limiter le droit de grève. Mercredi, le mot d'ordre de grève a été bien suivi dans l'Education, avec entre 46,16% (ministère) et 63% (SNUipp, syndicat majoritaire) de grévistes dans le primaire pour protester aussi contre le projet de nouveaux programmes.
L'annonce de Nicolas Sarkozy a aussi suscité des réactions de la part des maires, qui seraient contraints d'organiser l'accueil dans les écoles. Le maire de Paris Bertrand Delanoë a qualifié jeudi de "passage en force" et de mesure "contraire à la Constitution" le projet obligeant les communes à mettre en place un service minimum de garderie dans les écoles fermées en cas de grève. "Plutôt que de mener ces opérations de diversion, le gouvernement devrait engager des réformes de fond permettant d'augmenter la qualité et l'efficacité de l'enseignement", ajoute le maire de Paris.
Nicolas Sarkozy a rejeté vendredi en Seine-et-Marne les critiques, assurant que "les Français jugeront".
Jeudi, le service minimum d'accueil (SMA), dispositif consistant à rémunérer des agents municipaux pour garder les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur salaires des grévistes, avait été finalement mis en place dans 2.837 communes (sur 22.500 ayant une école). |  |
| Service minimum: "provocation" pour les syndicats | Gérard Aschieri (FSU): C'est "assez extraordinaire qu'au lieu de répondre à ce mouvement, il parle d'autre chose. C'est légitime qu'on se préoccupe de la situation des familles mais aujourd'hui la meilleure manière de se préoccuper de cette situation et d'éviter les inconvénients c'est d'éviter la grève, avoir du dialogue social (...) Il dit qu'il respecte le droit de grève mais de fait, il en limite les conditions d'exercice. Le droit de grève, pour moi, c'est la ligne rouge à ne pas franchir". (déclaration à France Info)
Gilles Moindrot (SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire): "Une annonce exaspérante qui frise la provocation. Au soir d'une journée d'action massivement suivie (...) il n'y a aucune réponse aux inquiétudes, aux demandes d'ouverture de discussion pour désamorcer le conflit. La seule annonce est une nouvelle diversion. Le gouvernement ferait mieux de réfléchir pour quelles raisons les mairies n'ont pas mis en place ce SMA (...) Les collègues seront exaspérés et ça va les encourager à participer aux actions de dimanche et du 24". (déclaration à l'AFP).
Florian Lecoultre (UNL, 1er syndicat lycéen): "Sarkozy cède à une nouvelle provocation. A l'heure où les manifestations se font de plus en plus plus nombreuses, il jette encore de l'huile sur le feu. Il répond à côté. C'est acabradabrantesque de voir quelqu'un qui remet en cause le droit de grève après une journée comme celle d'aujourd'hui". (déclaration à l'AFP)
Du côté des politiques, le premier secrétaire du PS François Hollande a accusé jeudi le président Nicolas Sarkozy d'"ouvrir une épreuve de force, inutile et blessante" et de "diviser les Français" en annonçant une loi sur l'accueil obligatoire des enfants en cas de grève dans les écoles. "Nicolas Sarkozy veut ouvrir une épreuve de force, inutile et blessante, il veut diviser les Français, mettre une partie de l'opinion au service d'une cause simplificatrice et enfin, engager une manoeuvre politique, quand il faut répondre aux besoins de l'école et de l'avenir des enfants", a déclaré M. Hollande à l'AFP. |  |
| Education: agence nationale de remplacement créée | Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé, dans un entretien à Aujourd'hui en France/Le Parisien vendredi, la création pour la rentrée 2009, d'une "agence nationale de remplacement" pour les enseignants.
"Je vais créer une agence nationale de remplacement pour la rentrée 2009", a-t-il indiqué, précisant que "les fonctionnaires ne changeront pas de statut".
Selon le ministre de l'Education, "il ne s'agit pas d'une agence d'intérim". "Ce sera une structure de planification et d'organisation nationale, dédiée à cette seule fonction : planifier les besoins prévisibles - congés maternité par exemple - et gérer au plus vite les absences".
Concernant l'accueil des élèves des écoles primaires par un service minimum les jours de grève, Xavier Darcos a affirmé qu'il s'agissait d'"un principe fondamental de la République". Pour le ministre, il s'agit d'"une question d'égalité, de justice sociale, qui relève de l'intérêt général".
Enfin, concernant l'obligation qu'il veut instituer de se déclarer gréviste 48h avant la grève, il a précisé à l'AFP qu'en cas de non respect (de cette déclaration individuelle), l'enseignant "s'expose à des sanctions disciplinaires, comme dans les transports" qui seront prononcées par "un conseil de discipline". |  |
| La grève de mercredi a été bien suivie | Dans les collèges et lycées, entre 33,55% (ministère) et 55% (Snes-FSU (majoritaire) des personnels étaient en grève. Unsa-Education a parlé de 60% de participation dans l'ensemble de l'Education. Par comparaison, lors de la dernière grève dans toute la Fonction publique le 24 janvier, la FSU avait fait état de 54% de grévistes et le ministère de 34% (chiffre qu'il a revu à la baisse deux mois plus tard, à moins de 30%).
La grève a aussi touché le reste de la Fonction publique : elle a été observée par 24,8% des agents de l'Etat (dont la Poste et France Télécom), chiffre similaire à celui de la dernière grève unitaire du 24 janvier (24,7%), et 6% des agents des collectivités territoriales, selon le ministère; Dans les hôpitaux elle a été suivie par un peu plus de 5% des personnels, selon le ministère et la CGT-Santé.
Les manifestations ont réuni en France entre 200.000 personnes selon la police, et 300.000 manifestants selon la FSU. Ils étaient 7.000 à 30.000 à Marseille, 12.000 à 30.000 à Nantes, 7.000 à 15.000 à Grenoble. A Paris, ils étaient 18.000 selon la police, entre 50.000 et 60.000 selon la FSU, dont des milliers de lycéens. |
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| vendredi 16 mai 2008, a 15:53 |
| incidents de paiement:frais bancaires plafonnés |

Le décret limitant le montant des frais facturés par les banques dans certains cas est entré vigueur ce vendredi.
Désormais, les frais bancaires à l'occasion du rejet d'un chèque "ne peuvent excéder un montant de 30 euros pour les chèques d'un montant inférieur ou égal à 50 euros".
Ils ne peuvent pas non plus excéder un montant de 50 euros pour les chèques d'un montant supérieur à 50 euros", aux termes du décret.
En outre, le rejet d'un chèque "à plusieurs reprises dans les 30 jours suivant le premier rejet" constitue un "incident de paiement unique".
"Pour les incidents de paiement autres que le rejet d'un chèque", les frais "ne peuvent excéder le montant de l'ordre de paiement rejeté dans la limite d'un plafond de 20 euros", stipule également le texte.
"Lorsque plusieurs demandes de paiement concernant la même opération de paiement ont été rejetées par la banque, le payeur peut demander le remboursement des frais perçus au titre de ces incidents au-delà du montant facturé pour le premier rejet", selon le décret.
La limitation du montant des frais bancaires liés aux incidents de paiement avait été votée à l'unanimité le 21 février par les députés dans un amendement au projet de loi sur le droit opposable au logement. |
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| vendredi 16 mai 2008, a 15:43 |
| inimaginable!et poutant!!!!! |
A 11 et 12 ans, ils violent une fillette de 10 ans
Deux enfants de 11 et 12 ans ont été mis en examen mardi pour avoir violé la soeur du second âgée de 10 ans
Il y a huit jours, le plus jeune des deux garçons avait invité chez lui, à la Queue-des-Yvelines (78) son copain, venu accompagné de sa soeur.
Ils avaient regardé un film pornographique et décidé de reproduire toutes les scènes avec la fillette, a raconté à l'AFP une source judiciaire.
Les deux garçons, élèves de sixième au collège Maurice Ravel à Montfort-l'Amaury, avaient filmé les scènes et diffusé les images à une centaine d'élèves via un téléphone portable pendant une semaine.
Les gendarmes de la brigade départementale de la prévention de la délinquance juvénile, en tournée pédagogique dans l'établissement, ont découvert les images et sont aisément remontés jusqu'aux auteurs, a ajouté la même source.
Mardi, les deux garçons ont été placés en rétention judiciaire puis déférés devant un juge d'instruction à Versailles avant d'être placés dans des familles d'accueil.
La victime et ses deux bourreaux devraient être réentendus par le juge et soumis à des expertises psychologiques, puis ils seront renvoyés devant un juge pour enfant qui ne pourra prononcer aucune sanction pénale à leur égard. Agés de moins de 13 ans, ils ne peuvent faire l'objet que de sanctions éducatives, tel qu'un placement ou un stage dit de réparation pénale.
"Il est évident que nous ne faisons pas face à des pervers : il s'agit d'un dérapage de gamins, d'un problème d'éducation dans un milieu pourtant aisé", toujours selon la source citée par l'AFP.
L'inspection académique doit envoyer vendredi aux parents des élèves du collège une lettre "pour rappeler les dangers que peuvent représenter pour les enfants internet, les vidéos et les portables", a expliqué le rectorat de Versailles.
Une cellule d'écoute psychologique doit également être mise en place dans l'établissement où les élèves, et notamment "les collégiennes sont traumatisées", a expliqué ce porte-parole. |
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| vendredi 16 mai 2008, a 06:20 |
| saisies de drogue |
Saisies de drogues multipliées par trois
La ministre de l'Intérieur a annoncé mercredi un nombre des saisies de drogue multiplié par trois depuis début 2008
Mme Alliot-Marie a souligné à l'Assemblée nationale que la lutte contre les stupéfiants était l'une de ses "priorités" puisque le trafic de drogues "conditionne une bonne part de la délinquance".
C'est pourquoi, a-t-elle rappelé, elle avait "réactivé les GIR" (Groupes d'intervention régionaux) et cela avait apporté des "résultats.
De source policière, 27.266 tonnes de cannabis (herbe et résine confondues) ont été saisies entre le 1er janvier et le 30 avril 2008 contre 7.678 tonnes au cours de la même période de 2007.
En matière de cocaïne, les saisies se sont montées à 4,982 tonnes au cours des quatre premiers mois de 2008 contre 1,434 tonne lors de la période identique de 2007, tandis que celles d'héroïne ont, en revanche, baissé: 286 kilos de janvier à avril 2008 contre 526 kilos entre janvier et avril 2007. |
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| jeudi 15 mai 2008, a 21:25 |
| cancers de la peau:journée de dépistage gratuit |
10e édition de la Journée nationale de prévention et de dépistage gratuit des cancers de la peau jeudi
Ils seraient responsables de cinq décès chaque jour en France. L'opération est organisée par le Syndicat national des dermatologues.
Pour connaître le centre d'accueil le plus proche de son domicile, un numéro vert est mis à disposition du public, le 0800 777 707. Les informations sont également disponibles sur le site www.syndicatdermatos.org
"Des centaines de dermatologues bénévoles" sont mobilisés sur l'ensemble du territoire, y compris en Outremer, pour cette opération parrainée par le ministère de la Santé et l'Institut national du cancer, souligne le Syndicat national des dermatologues.
Ces derniers tirent à nouveau le signal d'alarme devant "la très préoccupante évolution du nombre de cancers de la peau dans le monde", liée notamment aux modes de vie, dont l'exposition au soleil. En Europe, depuis les années 50, "on observe une augmentation constante de l'incidence et de la mortalité due au mélanome, données vérifiées en France où le taux d'incidence double tous les 10 ans". Chaque année plus de 100.000 cas nouveaux de cancers de la peau sont détectés, dont environ 8.000 mélanomes, qui provoquent à eux seuls annuellement près de 1.500 décès.
Les mélanomes sont les plus dangereux car susceptibles de disséminer dans les autres organes. Il est donc particulièrement important de les détecter au plus tôt. Les carcinomes sont eux les plus fréquents. Les carcinomes basocellulaires (150 par an pour 100.000 habitants) sont habituellement situés sur les zones découvertes (visage, cou, dos des mains).
Un dépistage précoce permet un traitement chirurgical simple, réalisable sous anesthésie locale dans la plupart des cas. Plus agressifs, les carcinomes spinocellulaires apparaissent surtout après 60 ans.
Le principal facteur de risque connu des cancers cutanés est le risque solaire, particulièrement pendant l'enfance. Le risque de développer un mélanome est augmenté pour les personnes ayant un grand nombre de grains de beauté de diamètre supérieur à 4 ou 5 mm, celles à peau claire, ou encore ayant dans leur famille un cas de mélanome.
Les dermatologues recommandent de surveiller sa peau, de se faire dépister régulièrement et de signaler au médecin toute anomalie (modification d'un grain de beauté, nouvelle lésion persistante...).
Depuis 1998, les Journées nationales de prévention et de dépistage ont permis l'examen de plus de 220.000 patients, et la détection de 1.600 lésions cancéreuses, rappelle le syndicat. |
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| jeudi 15 mai 2008, a 20:44 |
| ca m'étonne pas!!!! |
Les Français achètent moins de médicaments

Selon la CNAM, les Français consomment moins de médicaments sous l'effet des franchises médicales
C'est ce qu'a estimé le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), Frédéric van Roekeghem, dans un entretien publié mercredi dans la Tribune.
Selon les derniers chiffres de la Cnam, les remboursements de médicaments ont diminué de 1,8% au premier trimestre par rapport à la même période en 2007.
"Il est probable que les Français ont adopté une gestion plus parcimonieuse de leur pharmacie familiale: ils vérifient d'abord qu'ils n'ont pas tel médicament avant d'en faire l'acquisition", estime M. van Roekeghem.
Cet "effet franchise" dissuasif sur les comportements des assurés vient s'ajouter "à l'effet direct et mécanique des 50 centimes d'euro par boîte de médicament" acquittés par les assurés, qui a fait baisser le montant des remboursements de médicaments de l'assurance maladie aux assurés sur les trois premiers mois de l'année.
Depuis le 1er janvier, une franchise non remboursable reste à la charge des patients à hauteur de 50 centimes d'euros par boîte de médicaments et par acte paramédical, et 2 euros par transport sanitaire. Elle ne peut excéder un plafond global de 50 euros par an.
Le directeur de la Cnam a par ailleurs exprimé ses réserves à l'encontre du "bouclier sanitaire", un dispositif défendu par le Haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, pour corriger les effets des franchises sur les revenus modestes. "Il ne s'agit pas d'une piste opérationnelle pour l'année 2009", a indiqué M. van Roekeghem, précisant que la Cnam ne pourrait pas "le mettre en place avant deux ans".
Interrogé sur la revalorisation de la consultation des médecins généralistes de 22 à 23 euros, le directeur de la Cnam a précisé qu'elle pourrait avoir lieu "au plus tôt début 2009", et qu'elle serait conditionnée à des "contreparties" des médecins. Il a mentionné la nécessité de "mesures qui tendent à favoriser la régulation des installations" de médecins dans les zones déjà bien pourvues, à côté des mesures incitatives à l'installation prévues dans les "déserts médicaux". |
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| jeudi 15 mai 2008, a 14:04 |
| drame!!! |
Disparition d'une jeune femme à Marseille
Un appel à témoin a été lancé après disparition de Fatima Saiah dont la famille est sans nouvelles depuis le 7 mai
La PJ a mis en place une ligne verte: 08 05 01 07 07. Une information judiciaire a été ouverte pour enlèvement et séquestration de personne après la disparition de la jeune femme de 20 ans à Marseille, a-t-on appris jeudi.
Fatima avait passé une petite annonce par le biais d'un site d'annonces gratuites pour proposer ses services comme baby-sitter.
La jeune femme devait rencontrer à 15h une personne à bord d'un véhicule gris de type Volskwagen à la station de métro Malpassé dans le 13e arrondissement, selon l'appel à témoin diffusé mercredi. Elle est introuvable depuis. "Elle a eu l'imprudence de diffuser son numéro de téléphone portable sur le net, elle a été contactée par quelqu'un qui lui a fixé un rendez-vous auquel elle s'est rendue et depuis on est sans nouvelles d'elle", selon le parquet.
Quelques heures après, son petit ami a reçu un SMS où elle disait avoir rencontré une amie avec laquelle elle passait le week-end, mais selon la famille ce message n'était pas rédigé selon ses habitudes car elle utilise plutôt des abréviations à la manière des jeunes.
Le petit ami de Fatima qui l'avait accompagnée jusqu'au lieu du rendez-vous avant de la laisser seule, a expliqué au quotidien La Provence que ce SMS ("J'ai rencontré une ancienne copine, je serai de retour ce WE BB") l'a inquiété car la jeune femme qui l'appelle BB, n'a pas l'habitude de ce genre d'initiatives. Elle vit chez ses parents et vient de subir une opération aux genoux qui la handicape. Il a tenté de la contacter mais le portable était débranché.
Selon le jeune homme, Fatima avait pris ce rendez-vous après avoir reçu le matin-même un coup de fil d'un homme se prétendant divorcé lui disant que sa femme cherchait quelqu'un pour garder deux enfants. |
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| jeudi 15 mai 2008, a 07:47 |
| et oui ,mr le président!!!!! |
Retraites: la grève du 22 s'étend

Air France et la SNCF seront en grève le 22 mai, date de la mobilisation unitaires sur les retraites
Les syndicats CGT, CFDT, FO, CFTC de la compagnie aérienne appellent "tous les salariés" à "se mobiliser", ainsi que la Fgaac (autonomes), deuxième syndicat chez les conducteurs de la SNCF.
Les 5 centrales syndicales ont appelé pour le 22 mai à une "journée nationale interprofessionnelle" pour "la défense de la retraite solidaire".
Les sept autres syndicats de cheminots pourraient aussi appeler à la grève.
Les cinq centrales syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) se mobilisent pour défendre "la garantie et le niveau des retraites, le droit à la retraite à 60 ans, la durée de cotisation, la reconnaissance de la pénibilité, les ressources financières assurant l'avenir à long terme du système de retraite, la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes...".
Le gouvernement est resté inflexible sur l'augmentation progressive d'ici 2012 de la durée de cotisation à 41 ans pour une retraite à taux plein. |
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| jeudi 15 mai 2008, a 06:32 |
| et cela commence!!!et c'est pas fini! |
La fonction publique et l'école en grève
Enseignants, lycéens et fonctionnaires sont appelés à faire grève jeudi contre les suppressions de postes
Dans le primaire, où l'instauration d'un service minimum est contestée, le syndicat majoritaire (SNUipp-FSU) prévoit 63% de grévistes.
Dénonçant la "politique de démantèlement" du service public, syndicats d'enseignants et fonctionnaires s'élèvent d'abord contre les suppressions de postes prévues cette année.
22.900 suppressions sont inscrites au budget 2008, dont 11.200 dans l'enseignement (8830 dans le public), et 35.000 sont déjà annoncées pour 2009.
Autres sujets de mécontentement, les nouveaux programmes dans le primaire ou le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires.
Outre l'Education, la Culture, les Douanes, les Finances, l'Equipement, les hôpitaux et les collectivités territoriales "devraient être très mobilisés", selon Jean-Marc Canon, de la CGT.
Dans l'enseignement, cinq fédérations, ainsi que le Snalc-Csen, la Fep-CFDT, le Snetaa-Eil, une intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche, deux syndicats lycéens, trois organisations étudiantes appellent à faire grève et manifester.
Les 5,2 millions d'agents des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) sont appelés à cesser le travail par cinq syndicats, ainsi que la CFDT-Fonctions publiques pour les seuls agents de l'Etat. FO propose, elle, une journée de "mobilisation interprofessionnelle". Des appels à la grève ont aussi été lancés à La Poste et France Télécom.
Une centaine de manifestations sont prévues à travers la France, selon Gérard Aschieri, de la FSU (première fédération de l'Education). A Paris, le cortège démarrera à 14h30 de la place d'Italie.
Fidl: la mobilisation "s'arrête là" Les syndicats de lycéens se sont joints au mouvement. Mais l'approche des examens, la Fidl a annoncé que "la mobilisation s'arrêterait là pour les lycéens". Après des semaines de manifestations lycéennes dans toute la France, elle estime avoir obtenu des "victoires", vendredi, sur la réussite scolaire et la réforme du bac professionnel.
Le président de l'UNL (premier syndicat lycéen), Florian Lecoultre, a lui assuré que son syndicat "reste mobilisé". On "appelle à la mobilisation le 15, et après on verra", a-t-il dit la semaine dernière.
Xavier Darcos a annoncé la mise en place à la rentrée, d'un dispositif de soutien scolaire dans "200 établissements qui rencontrent les plus grandes difficultés" et accordé des concessions sur le bac professionnel.
Darcos teste son service minimum La journée de grève du 15 mai est l'occasion pour Xavier Darcos d'expérimenter son service minimum d'accueil dans les écoles, contesté par les enseignants.
Selon le ministre, quelque 2300 communes sur 22.500 ayant une école étaient prêtes à mettre en place le dispositif qui consiste à rémunérer des agents municipaux pour garder les enfants les jours de grève grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.
Souhaitant que les enseignants se déclarent grévistes 48h à l'avance, Xavier Darcos s'est dit prêt à recourir à la loi s'il le fallait. |
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| mercredi 14 mai 2008, a 13:35 |
| drame |
Essonne: procès d'un récidiviste
Le procès d'un violeur récidiviste, Jean-Luc Cayez, s'est ouvert mercredi devant les assises de l'Essonne à Evry
Jean-Luc Cayez est poursuivi pour le viol et le meurtre en septembre 2005 à Soisy-sur-Seine (Essonne) d'Audrey, une étudiante de 24 ans habitant la résidence dont il était le gardien.
Au début de l'audience, il a reconnu "en partie" les faits qui lui sont reprochés. Mais il a nié les actes de torture et de barbarie.
Lorsque le président de la cour, Jean-Pierre Getti, a évoqué la possibilité de faire témoigner sa mère, Jean-Luc Cayez s'est brusquement levé. "Non, rentre à la maison!", a-t-il ordonné à cette dernière, avant de se tourner vers le président. "Elle ne témoigne pas. Je fous la merde, je vous ai prévenu", a-t-il menacé. Vu ses problèmes de santé de la mère de l'accusé, elle ne sera finalement pas appelée à témoigner.
Les faits Lors de sa garde à vue, Jean-Luc Cayez avait reconnu s'être introduit dans la nuit du 13 au 14 septembre 2005 au domicile d'Audrey, cagoulé et armé d'un fusil à canon scié, à l'aide d'un jeu de clés volé à une voisine. Il avait déclaré avoir ensuite emmenée la victime dans sa loge. Il l'avait alors bâillonnée, ligotée, violée et étranglée.
Jean-Luc Cayez avait déjà été condamné en 1984 par la cour d'assises de l'Essonne à sept ans d'emprisonnement pour viol sous la menace d'une arme, puis en 1991 par les assises de l'Hérault à vingt ans de réclusion pour viol sur personne vulnérable. Il était sorti de prison le 4 octobre 2002, après 12 ans de détention. Il avait profité du jeu des remises de peines et des décrets de grâce présidentielle du 14 juillet et n'avait bénéficié d'aucune libération conditionnelle.
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| mercredi 14 mai 2008, a 11:33 |
| et on fait toujours payer les mêmes!!!!!!!! |
Prime pour l'emploi: Hirsch répond à Royal
Le haut commissaire aux Solidarités actives se dit "sans scrupules" sur la rédéfinition de la PPE
Certains salariés pourraient en perdre le bénéfice dans le cadre de la création du RSA (revenu de solidarité active).
Dans une tribune au "Monde", la socialiste Ségolène Royal a dénoncé "l'imposture" que constitue, selon elle, le financement partiel du RSA par la PPE.
Pour l'ex-candidate du PS à la présidentielle, on "déshabille les salariés pauvres à temps plein pour habiller les salariés pauvres à temps partiel".
"Dès le départ, la prime pour l'emploi était intégrée dans le dispositif [du RSA], ce que certains redécouvrent aujourd'hui", a rétorqué mardi Martin Hirsch à l'occasion d'une rencontre avec l'Association des journalistes de l'information sociale. "Tout d'un coup, la PPE devient un truc génial", a-t-il dit, ajoutant qu'il n'avait "pas de scrupules à prendre en compte les critiques portées" contre la prime. Il a rappelé le cafouillage, il y a deux ans, qui avait conduit à ce que certains bénéficiaires remboursent la prime reçue.
"Cela ne me choque pas que des gens qui recevaient la PPE ne la reçoivent plus", a ajouté Martin Hirsch. Défendant ses "convictions de gauche", il a dit "préférer que l'argent ailler vers ceux qui en ont besoin". Citant l'exemple, négatif à ses yeux, des couples "qui choisissent de faire deux déclarations de revenus et de recevoir deux primes pour l'emploi", il a indiqué "préférer raisonner en fonction des ressources globales de la famille".
La mise en place du RSA Des discussions avec les syndicats et les acteurs sociaux seront ouvertes, dans le cadre de "plusieurs scénarios", pour voir "comment on répartit les 13 milliards d'euros" réservés au RSA, a expliqué le haut commissaire. Cet argent provient d'une part des fonds dédiés aux minima sociaux que le nouveau dispositif va remplacer - 5,5 milliards pour le RMI, 1 milliard pour l'Allocation Parent isolé (API) - et d'autre part des 4,5 milliards issus de la PPE et du 0,5 milliard d'autres aides de retour à l'emploi, ainsi que du 1,5 milliard supplémentaire accordé par le gouvernement, a-t-il dit.
Les conclusions seront rendues avant l'été pour une discussion prévue à l'automne au Parlement. Martin Hirsch a confirmé que la généralisation du RSA interviendra courant 2009. Il devrait concerner les bénéficiaires du RMI, de l'API, de la PPE, et les travailleurs pauvres.
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| mercredi 14 mai 2008, a 06:32 |
| coup dur pour le gouvernement! |
OGM: projet de loi rejeté
Le projet de loi controversé sur les OGM a été rejeté mardi par l'Assemblée
Par 136 voix contre 135, les députés ont adopté une motion de procédure défendue par André Chassaigne (PCF). Son objet: "faire décider qu'il n'y a pas lieu à délibérer".
Le premier ministre, F.Fillon, a décidé de convoquer mercredi après-midi la commission mixte paritaire Sénat-Assemblée pour soumettre un nouveau texte "au vote des deux chambres".
La CMP, régie par l'article 45 de la Constitution, est une commission composée de sept députés et sept sénateurs pouvant être réunie à l'initiative du premier ministre en cas de désaccord persistant entre les assemblées sur un projet ou une proposition de loi. Elle a pour mission d'aboutir à la conciliation des deux assemblées sur un texte commun.
"Le texte est rejeté. Prochaine séance mercredi après-midi", a déclaré avec un large sourire la présidente de séance, Catherine Génisson (PS). Le dernier projet rejeté par l'Assemblée via une motion de procédure remonte à celui sur le PACS.
La gauche a réclamé une audience au président Nicolas Sarkozy pour lui "demander de ne pas passer en force", a annoncé mardi le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault.
Dès l'annonce du rejet du texte, des clameurs se sont fait entendre aux abords du Palais-Bourbon où manifestaient des anti-OGM.
Les causes d'un rejet La motion de procédure a été adoptée à une voix près. L'UMP ne disposait pas de suffisamment de députés dans l'hémicyle pour s'y opposer: sur les 316 membres du groupe majoritaire, 130 seulement étaient là au moment du vote. De plus, un parlementaire UMP, François Vannson, et un représentant du Nouveau centre (transfuges de l'ex-UDF de François Bayrou), François Rochebloine, se sont abstenus.
Réactions "C'était un projet de loi qui ne garantissait pas la perennité des choix sans OGM : de ce point de vue, on ne peut qu'être heureux qu'il ait été rejeté", a déclaré Arnaud Apoteker, de Greenpeace.
"C'est une très belle leçon donnée au gouvernement et à Nicolas Sarkozy, j'espère qu'à l'instant où je parle le président de la République est en train de manger la moquette de l'Elysée, parce que c'est une victoire des Français contre le gouvernement qui voulait faire passer une loi en force", a lancé le député vert Noël Mamère. "C'est un coup de tonnerre dans le ciel des semenciers", s'est exclamé le député PS Arnaud Montebourg. "Tous les députés des appellations d'origine contrôlée, des fromages, des vins, des productions agricoles qui risquaient d'être contaminées par les OGM avaient finalement soutenu notre position de protection de notre patrimoine agricole", a-t-il affirmé.
"La majorité des députés a considéré que le texte n'était pas correct, qu'il n'était pas abouti, qu'il ne fallait pas le discuter", s'est réjoui André Chassaigne (PCF), l'auteur de la motion de procédure.
Pique-nique anti-OGM Quelques centaines de personnes ont organisé mardi sur l'esplanade des Invalides un pique-nique pour dire non aux organismes génétiquement modifiés.
Etudiants, jeunes couples, groupes d'amis et retraités ont déjeuné dans l'herbe ou sur de grandes nappes blanches, sous un soleil éclatant et au son d'un orchestre. Ils répondaient à l'appel d'organisations telles qu'Attac, la Confédération paysanne ou encore Greenpeace. Celles-ci estiment que le texte ne respecte pas les engagements pris lors du Grenelle de l'environnement.
"Il s'agit d'abord de détruire l'image de violence du lobby anti-OGM ", a expliqué Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement. "Regardez ici, c'est plutôt Woodstock...". "Par contre, la violence du lobby OGM, on l'a vue à l'oeuvre", a-t-elle ajouté, estimant que le Parlement avait "fait de la loi OGM son drapeau anti-société civile".
Le député UMP de Moselle, François Grosdidier, qui a indiqué qu'il voterait de nouveau contre ce projet de loi, faisait partie des élus présents sur l'esplanade.
Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a estimé que ce pique-nique était l'occasion "de continuer la pédagogie" entamée au Parlement et représenter "la voix de ceux qui veulent que le principe de précaution s'applique". Selon le député vert Noël Mamère, également présent aux Invalides, le projet de loi sur les OGM est "une provocation et une humiliation de tous ceux qui ont cru au Grenelle de l'environnement".
Le projet Un des points de litige sur le projet de loi est celui du seuil d'OGM toléré dans les cultures conventionnelles, alors que l'UE autorise actuellement un seuil de présence accidentelle d'OGM de 0,9 %, très contesté.
Le projet de loi Borloo-Kosciusko-Morizet vise à clarifier les conditions de mise en culture d'organismes génétiquement modifiés et de leur coexistence avec les productions conventionnelles dans le respect de la directive de l'UE de 2001. Sur le principe, il entend garantir "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM, sans que cela nuise à l'intégrité de l'environnement et à la spécificité des cultures traditionnelles et de qualité".
Le texte institue un délit de fauchage pour les parcelles OGM autorisées.
Le 16 avril, le Sénat l'avait entériné en deuxième lecture, se contentant d'adopter un amendement sur l'article 1er, modifiant la portée de l'amendement du député communiste André Chassaigne, en le soumettant au "droit européen". Cet amendement prévoyait que "les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées 'sans OGM' et en toute transparence".
Le Sénat a ajouté cette précision: "La définition du 'sans organismes génétiquement modifiés' se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire. Dans l'attente d'une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce".
L'opposition dénonce les "incohérences de ce texte qui entend organiser la coexistence entre cultures OGM et non OGM, pourtant scientifiquement impossible".
La sénatrice UMP du Bas-Rhin Fabienne Keller, alliée pour l'occasion à, son collègue vert du Haut-Rhin Jacques Muller estime qu'il faut "préciser dans le texte ce qu'on entend par 'sans OGM', en imposant un étiquetage dès lors qu'on dépasse une seuil de 0,1 %, cité explicitement". Si la loi ne fixe pas un tel seuil, c'est celui de la directive européenne (0,9 %) qui sera retenu par défaut, ajoute-t-elle, un seuil "neuf fois plus élevé alors qu'on ne maîtrise pas les effets en cas de dissémination large" dans les champs voisins et les espaces naturels.
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| mardi 13 mai 2008, a 21:23 |
| grève trés dur parait-il? |
15 mai: Darcos veut que les grévistes se déclarent
Xavier Darcos pourrait, "s'il le faut", recourir à la loi pour obliger les enseignants à se déclarer grévistes
Le ministre de l'Education demande que les enseignants annoncent s'ils feront grève ou non pour pouvoir organiser son service minimum d'accueil (SMA) dans les établissements scolaires.
Il souhaite que les mairies le mettent en place avec leurs personnels jeudi, à l'occasion de la grève contre les 11.200 suppressions d'emplois prévues à la rentrée.
L'opposition a dénoncé la "mauvaise idée" d'organiser un service minimum d'accueil dans les écoles le 15 mai, jour de grève dans la fonction publique, et de nombreuses municipalités ont refusé, avançant des problèmes matériels de de responsabilité juridique.
Le ministre de l'Education, lui, défend "une mesure à caractère social, destinée à aider les familles et les enfants", notamment les plus modestes.
Le secrétaire national du Parti socialiste Bruno Le Roux a lui critiqué cette mesure et réclamé un "service maximum" pour l'école et ce "tous les jours". "Il faut beaucoup de culot à M. Darcos pour, après avoir provoqué une crise (...) majeure avec la communauté éducative, s'occuper plus de l'école les jours de grève que les autres jours", a-t-il dit lors d'un point de presse au siège du PS.
Des maires socialistes, dont celui de Paris Bertrand Delanoë, ont annoncé qu'ils n'organiseraient pas ce dispositif, qui consiste à payer des agents municipaux ou des professeurs non grévistes pour accueillir les enfants dans les écoles, grâce aux retenues sur les salaires des enseignants grévistes.
Le service minimum d'accueil Initialement prévu pour entrer en vigueur à la rentrée 2008, le service minimum d'accueil, très critiqué par les syndicats d'enseignants, a été inauguré le 24 janvier lors d'une précédente grève unitaire. Il a été testé dans des écoles primaires d'environ 2000 communes, selon le ministère. Ce qui avait suscité l'hostilité des syndicats et de la première fédération de parents d'élèves, la FCPE, qui y voyaient une tentative de remise en cause de l'exercice du droit de grève. Xavier Darcos s'était alors engagé à chercher "un accord" avec les syndicats, mais le SNUipp, principal syndicat du primaire, affirme que rien n'a été fait.
Le SMA consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève. Les retenues sur les salaires des grévistes doivent permettre de compenser financièrement les mairies. Le SMA ne concerne que les écoles primaires, car l'obligation d'accueil existe déjà dans les collèges et lycées tenus de rester ouverts les jours de grève.
La grogne syndicale Cinq fédérations de l'éducation, dont les trois principaux syndicats de professeurs des écoles, ont appelé le 24 avril dernier à une grève pour le 15 mai afin de protester contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement.
FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education ont estimé jeudi 24 avril, en annonçant leur grève du 15 mai, que "les transformations de l'Ecole impliquent une tout autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l'Education".
Les fédérations ont élargi leur mot d'ordre à "la mise en place précipitée, sans réflexion préalable et sans concertation suffisante, du bac pro 3 ans". Elles ont également contesté "les projets de programmes" du primaire, qui "traduisent une vision passéiste et rétrograde de l'école, ainsi qu'un recul pédagogique et didactique". Le budget "de rigueur et les suppressions de postes qui en découlent auraient des conséquences néfastes sur la qualité du service public dans l'Education nationale et dans l'Enseignement agricole publique", ont-elles ajouté, estimant que ces réductions allaient se traduire par "une aggravation des conditions de travail pour l'ensemble des personnels". Elles redoutent qu'avec la Révision générale des politiques publiques (RGPP), au mois de mai, "cette politique de régression s'installe dans la durée".
| Les fonctionnaires rallient le mouvement | Le mot d'ordre au sein de l'Education nationale a fait tache d'huile. Cinq syndicats de fonctionnaires ont appellé à leur tour à la grève pour le 15 mai. CGT, FSU, Solidaires, Unsa et CFTC ont annoncé, vendredi 25 avril, une journée de grève ou de manifestations dans toute la Fonction publique le 15 mai prochain, dénonçant notamment le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique.
Les syndicats ont appelé dans un communiqué commun les personnels des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) "à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai" avec en point d'orgue la journée du jeudi 15 mai, "étape massive et rassemblée de la mobilisation, notamment par la grève et/ou des manifestations". Ils ont notamment dénoncé le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique, qui contient "des mesures lourdes de conséquences pour les personnels", et "les suppressions massives de postes", dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP). "C'est bien un plan social qui s'annonce dans la Fonction publique", ont affirmé les cinq syndicats.
En revanche, la CFDT a appelé pour sa part uniquement les personnels de la Fonction publique d'Etat à "une journée d'action", notamment "par les grèves et les manifestations", a précisé un communiqué du syndicat, qui refuse "que la qualité du service public soit conditionnée à la seule logique de réduction budgétaire". FO a de son côté déjà proposé au niveau confédéral une "mobilisation interprofessionnelle la plus large possible", le 15 mai. |
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| mardi 13 mai 2008, a 17:08 |
| et encore et encore!!! |
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| mardi 13 mai 2008, a 14:05 |
| escroquerie à la carte bleue |
Une escroquerie internationale à la carte bleue, d'un préjudice estimé à un million d'euros, a été démantelée
Sept ressortissants roumains, moldaves et bulgares ont été interpellés.
Ils sont soupçonnés d'appartenir à un réseau qui pratiquait le "skimming": méthode consistant à placer des caméras discrètes sur les distributeurs automatiques de billets et d'y installer de "vrais-faux" claviers pour recueillir les données confidentielles des cartes.
Les cartes sont ensuite réencodées et utilisées, grâce à ces données, par les escrocs qui retirent ainsi d'importantes sommes.
Ce réseau a sévi dans le centre de France, mais aussi à Turin (Italie) et en Grande-Bretagne.
Le 1er mars, deux membres présumés du réseau ont été arrêtés près de Paris "en flagrant délit" puis écroués. Trois autres l'ont été mardi à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac et les deux derniers, le même jour, à Fort. Ces cinq suspects ont été inculpés vendredi notamment pour "escroquerie".
Selon la gendarmerie, le préjudice de l'escroquerie, un million d'euros en l'état des investigations, est qualifié d'"élevé pour ce type d'infraction" |
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| vendredi 02 mai 2008, a 06:36 |
| le 1er mai dans le monde |
Des milliers de manifestants ont défilé jeudi en Asie en pleine crise alimentaire et des heurts ont éclaté en Turquie
A Istanbul, 20.000 policiers ont dispersé avec des grenades lacrymogènes et des canons à eau des manifestants rassemblés devant le siège de l'un des plus grands syndicats du pays.
A Jakarta, Manille, Séoul ou Tokyo, les travailleurs ont défilé pour exiger des augmentations de salaires, pour contrebalancer la montée des prix, notamment alimentaires.
En Turquie, les heurts entre manifestants et police anti-émeutes ont fait 38 blessés, dont huit policiers. 530 personnes ont été placées en garde à vue,a déclaré le gouverneur d'Istanbul Muammer Guler. Le 1er mai s'annonçait tendu à Istanbul après que les autorités ont interdit l'accès à la place Taksim, symbolique pour le mouvement syndical depuis que 34 manifestants y furent tués le 1er mai 1977.
Les policiers anti-émeutes, déployés par centaines autour de la place, soutenus par des véhicules blindés et des hélicoptères, ont refoulé un groupe de 300 à 400 personnes brandissant des drapeaux du Parti communiste turc (TKP)
A Manille, la capitale philippine, des rassemblements devaient converger, en fin de journée, non loin du palais de la présidente Gloria Arroyo, sous la surveillance de 3.000 policiers. Le May One Movement a réclamé la démission de Mme Arroyo, l'accusant de ne pas avoir pris de mesures contre la hausse du prix du riz.
"Les travailleurs ont faim (et) réclament des augmentations de salaire, un contrôle des prix et des réformes économiques conséquentes", a lancé Elmer Labor, le président du mouvement. Des commandos d'élite de la police, armés de fusils d'assaut, ont été déployés le long des grands axes menant à Manille.
A Jakarta, des milliers d'Indonésiens ont défilé dans les rues avec des banderoles proclamant "Baissez les prix alimentaires maintenant" ou "De meilleurs salaires pour les ouvriers et les paysans". la hausse du prix de l'essence faiait également partie de leurs dénonciations. La montée des prix des produits alimentaires a fait grimper l'inflation à plus de 8% en Indonésie. La police avait déployé 10.000 hommes pour surveiller les défilés.
L'Indonésie compte environ 40 millions de pauvres sur 234 millions d'habitants. Près de la moitié de la population dispose de moins de deux dollars par jour, selon la Banque mondiale.
A Tokyo, où 12,000 personnes se sont rassemblées dans un parc, comme à Séoul, où des milliers de salariés se pressaient à un meeting, les syndicats ont exigé la sécurité du travail et de meilleurs salaires pour les millions de travailleurs précaires et employés à temps partiel.
En Thaïlande, 2.000 ouvriers ont manifesté à Bangkok près du siège du gouvernement, accusé de s'intéresser davantage aux questions constitutionnelles qu'au bien-être des travailleurs.
A Singapour, l'opposant Chee Soon Juan a organisé un rassemblement pour dénoncer l'augmentation du coût de la vie dans la ville-Etat.
En Chine, l'un des rares pays d'Asie où le 1er mai est chômé, aucun défilé n'était prévu, les Chinois profitant de la journée pour se promener en famille.
La Confédération syndicale internationale (CSI), plus grand syndicat mondial qui revendique l'affiliation de 168 millions de travailleurs de 155 pays, a dénoncé "les carences des 'solutions du marché' prônées par la gouvernance mondiale", soulignant que "100 millions de personnes de plus que l'an dernier n'ont pas assez à manger".
Des dizaines de milliers de personnes ont participé jeudi dans les grandes villes de Russie aux traditionnels défilés du 1er mai, alors que l'inflation galopante jette une ombre sur la prochaine investiture du président Dmitri Medvedev, le 7 mai. A Moscou, 30.000 personnes ont défilé à l'appel du parti Russie unie, dirigé par le président sortant et futur Premier ministre Vladimir Poutine, des syndicats officiels et plus modestement des communistes ou de l'opposition libérale
En Grèce, transports en commun et les services étaient paralysés jeudi en raison d'un mot d'ordre de grève lancé par les syndicats à l'occasion de la fête du Travail. Les services de ferry et de chemin de fer sur les lignes interurbaines étaient réduits au minimum, tandis que tous les trains internationaux ont été annulés. Un seul vol par destination était assuré par la compagnie aérienne publique Olympic Airlines. Aucun journal n'est paru jeudi, radios et télévision publiques fonctionnaient avec des effectifs réduits.
La grève vise à protester contre des privatisations et une réforme impopulaire des retraites impulsée par le gouvernement conservateur. A Athènes des barrières de sécurité étaient en place dans une partie du centre, avant la manifestation organisée à l'appel des trois principaux syndicats.
En Espagne, l'organisation séparatiste armée basque ETA a marqué à sa façon la fête du travail en faisant exploser trois bombes dans la nuit de mercredi à jeudi contre des institutions sociales au Pays Basque espagnol, sans faire de victimes. Elles ont eu lieu quelques heures après une offensive judiciaire contre les milieux indépendantistes, avec l'incarcération de la maire de Mondragon (Pays Basque), où l'ETA avait assassiné le 7 mars un ex-conseiller municipal.
A La Havane, le président Raul Castro a présidé le défilé du 1er mai sur la place de la révolution où des centaines de milliers de Cubains ont participé.
En Allemagne, quelque 416.000 personnes ont participé, selon des sources syndicales, aux différents rassemblements demandant l'instauration d'un salaire minimum généralisé.
En Italie, plus de 100 rassemblements et défilés ont été organisés sur le thème de la sécurité au travail dans le pays où près de 1.300 personnes meurent chaque année dans des accidents du travail.
A Prague, environ 2.000 militants et sympathisants du parti communiste tchèque (KSCM, opposition) ont profité des célébrations du 1er mai pour protester contre le projet américain d'installer sur le sol tchèque et polonais des éléments de son bouclier antimissile.
Au Maroc, plusieurs milliers de personnes ont défilé à Casablanca pour dénoncer les mauvaises conditions de travail, illustrées par un incendie meurtrier (55 morts) dans une usine et critiquer la politique sociale du gouvernement.
En Afrique du sud, ce sont des revendications contre la vie chère qui ont rassemblé les manifestants, tandisqu'à Dakar le défilé a réuni 10.000 personnes protestant contre la forte hausse des produits de première nécessité et scandant "Président, nous sommes fatigués! Le pays est cher!", devant le palais présidentiel. |
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| jeudi 01 mai 2008, a 07:45 |
| les défilés du 1 er mai |

Les manifestations syndicales de la fête du travail donnent jeudi le coup d'envoi d'un mois de manifestations
Le cortège ouvrira à Paris avec des salariés sans-papiers a indiqué la CGT, un symbole des luttes actuelles de la centrale syndicale.
Mais les manifestations de la fête du travail seront le coup d'envoi d'un mois de mai chargé dans les rues avec le 15, fonctionnaires et lycéens, et le 22, les manifestants contre les projets de réformes de retraites.
Le syndicats vont également fêter les quarante ans de mai 68, avec les thèmes prioritaires du pouvoir d'achat, des retraites et des sans-papiers.
Jeudi sera le prologue d'un mois de revendications. Après des appels à la grève dans l'Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et parmi les fonctionnaires (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC, FO, CFDT) pour le 15 mai, les cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) ont convenu mardi d'une journée nationale d'action et de manifestations la semaine suivante "pour la défense de la retraite solidaire". L'Unsa, Solidaires (Sud) et la FSU ont annoncé mercredi qu'ils se joignaient au mouvement.
Unité presque parfaite
Les syndicats défileront sous la mème bannière unitaire sur "les salaires, le pouvoir d'achat, l'emploi, les retraites et la paix" dans plusieurs villes de l'hexagone: CFDT, CGT, FSU, Unsa, Solidaires feront cortège commun à Marseille, Lille, Tours , Strasbourg, Toulouse et Bordeaux.
A Paris également, les chefs de file de ces organisations à l'exception d'Alain Olive (Unsa), marcheront côte à côte de la République (départ à 14h 30) à la Nation. Depuis 2003, la CFDT n'avait pas défilé à Paris avec les autres organisations. On explique à la CFDT Île-de-France, co-organisatrice du défilé parisien: "Cette unité s'inscrit dans la lignée de nos actions intersyndicales régionales menées cette année, comme sur le pouvoir d'achat avec une manifestation le 16 avril".
Une des nouveautés, sera la mise en avant des sans-papier. présence. "Qui mieux que les travailleurs sans-papiers de France pour illustrer La fête du Travail et de la solidarité internationale ?", souligne Francine Blanche, secrétaire confédérale CGT. La question des retraites aura également une importance majeure après l'unanimité syndicale affichée lundi contre le projet gouvernemental.
Les différences quant aux objectifs sont néanmoins affichées: si FO et la CGT sont fondamentalement contre le passage à 41 ans de cotisation, la CFDT et la CFTC ne sont pas opposées au principe mais estiment que rien n'a été fait, en particulier en matière d'emploi des seniors, pour éviter l'augmentation de la durée de cotisation en 2012.
Le mot d'ordre du 22 mai, volontairement large, n'entend "pas nier les différences d'approche existantes entre organisations sur les réponses à apporter", ont d'ailleurs précisé les syndicats dans leur communiqué.
FO, qui avait initialement appelé à faire converger les revendications sur les retraites avec celles des lycéens et des fonctionnaires le 15 mai, profitera du 1er mai pour faire entendre sa voix sur le sujet. Elle défilera seule pour le "blocage à 40 ans" (de cotisation, ndlr) et le pouvoir d'achat, notamment à Paris entre la place d'Italie (départ 11H30) et la place de la Commune (XIIIe).
Seule également, la CFTC qui occupera le pavé sur un mot d'ordre unique, le pouvoir d'achat, entre la République (départ 10H00) et le boulevard Rochechouart (XVIIIe).
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| commentaire(s) | tenue d'ete vvvvvvv (19/11/2009 07:45)tu est trop sexy c... |
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