En Gironde, les gendarmes recherchent l'auteur d'une tentative d'enlèvement sur un garçon de 11 ans
Les faits se sont produits dimanche à Saint-Germain-du-Puch.
L'individu recherché, un jeune homme "entre 25 et 30 ans", a tenté de faire monter de force dans son véhicule le jeune garçon, entre 14H45 et 15H15, alors que ce dernier venait de sortir de son domicile pour porter des bouteilles vides au container, à deux pas, ont indiqué les gendarmes.
Le conducteur d'une BMW "de couleur sombre, avec une plaque d'immatriculation étrangère" s'est arrêté, est sorti du véhicule, a saisi le garçon par le poignet pour tenter de le faire monter à bord. L'enfant, qui s'est débattu, a réussi à s'enfuir, après avoir reçu un coup au visage, ont précisé les gendarmes.
La plaque d'immatriculation pourrait être belge, "sous toute réserve", selon la même source.
L'auteur de la tentative d'enlèvement mesure "1,75 m à 1,80 m", a "le teint très mat" et "porte un trait vertical de barbe très fin, façon mousquetaire", d'après le témoignage du garçon.
La jeune victime a également indiqué qu'il était accompagné d'un chien "de type boxer", ont rapporté les gendarmes.
La voiture porte "une trace de choc à l'avant" et a "une fissure sur le pare-brise", selon la gendarmerie. "Il manque un enjoliveur sur une roue", a ajouté la section recherches de Bordeaux chargée de l'enquête avec la compagnie de gendarmerie de Libourne.
Un portrait-robot de l'individu recherché doit être diffusé.
"Deux ou trois tentatives d'enlèvement d'enfants" ont été enregistrées depuis un an et demi dans la région, ont encore indiqué les gendarmes précisant toutefois qu'"aucun lien n'est établi pour l'instant".
Les véhicules, les signalements et les agissements "semblent différents", mais "on est en train de faire des recoupements", a expliqué la section de recherches.
Cinq ans de prison avec sursis pour une mère de famille ayant étouffé son fils tétraplégique de quatre ans en 2003
Cette condamnation est conforme aux réquisitions de l'avocat général Rémi Coutin à l'encontre de Corinne Teyssedou qui a reconnu avoir tué son enfant un an et demi après les faits et devra se soumettre à des examens médicaux et à des soins.
"Il ne s'agit pas d'un cas d'euthanasie, c'est un infanticide", a-t-il dit devant la Cour d'assises du Lot.
Le magistrat a reconnu que "la vie de cet enfant était un calvaire, mais le geste de sa mère ne peut être accepté par la société". "C'était une mère aimante, présente et investie pour Kevin. Elle était seule, où était son compagnon pour l'épauler? Le père de Kevin était alcoolique et violent", a souligné M. Coutin lors de ce procès qui s'était ouvert mardi.
De son côté l'avocat de cette mère de famille, Damien Thébault, a démandé : "Peut-on condamner une femme comme Corinne qui a tellement aimé son fils?".
Mais pour l'avocat du père, qui s'est porté partie civile avec les autres enfants du couple, Me Christophe Bernabeu, ce crime ne "peut être qualifié de geste d'amour". "Il est question d'un enfant qui avait des difficultés à vivre mais qui éprouvait des petits bonheurs", a-t-il plaidé.
"On ne peut pas tuer un enfant par confort. Nous ne sommes pas sur un cas d'euthanasie, c'est un meurtre", a poursuivi Me Bernabeu.
"Ni regret, ni remords" Un médecin psychiatre à l'hôpital de Cahors, chargé de l'expertise psychiatrique qui l'a examinée deux fois en 2005, note chez elle "une certaine froideur. Elle a projeté sa propre souffrance sur son enfant (...) C'est un acte autolégitimé, donc elle n'éprouve ni regret, ni remords".
Cette mère de famille, originaire de Figeac (Lot), s'était présentée sous la pression d'un ami, en juin 2005 à la gendarmerie pour reconnaître qu'elle avait elle-même étouffé, à l'aide d'un oreiller, son fils Kevin, atteint dès sa naissance d'une maladie encéphalique l'ayant plongé dans un état végétatif complet.
A la mort de l'enfant, l'enquête avait conclu à un décès accidentel et le dossier avait été classé jusqu'aux aveux de la mère, qui s'occupait de Kevin quelques jours par mois. "Le secret devenait trop lourd à porter", avait-elle expliqué au médecin légiste.
Aujourd'hui sous tranquillisants et soignée par un psychiatre, Corinne Teyssedou, 34 ans, ne souhaite qu'une chose: récupérer ses enfants après le procès et ne plus avoir aucun contact avec leur père. Cette mère de quatre enfants écope également d'une mise à l'épreuve de trois ans.
L'acteur et réalisateur Jean-Claude Brialy est mort mercredi à son domicile à 74 ans des suites d'une longue maladie
Jean-Claude Brialy était né le 30 mars 1933 à Aumale (Algérie). Grande figure du cinéma et du théâtre, il avait joué dans une centaine de films au cours d'une carrière qui s'est étendue sur une quarantaine d'années.
Il était apparu pour la première fois au cinéma en 1956 dans "Elena et les hommes" de Jean Renoir.
Il fut notamment l'interprète de Louis Malle ("Ascenseur pour l'échafaud", 1957, "Les amants", 1958), "Claude Chabrol ("Le beau Serge", 1958, "Les cousins", 1959), François Truffaut ("Les quatre cents coups", 1959), "Eric Rohmer ("Le genou de Claire", 1970).
Réalisateur, à la télévision et pour le grand écran, il signa notamment une dizaine de films, dont ""Eglantine" (1971) et "Les volets clos" (1972).
Personnalité de la vie mondaine parisienne, il était également le propriétaire d'un théâtre de la capitale, "Les Bouffes parisiens".
Il avait tourné son dernier film pour la télévision en 2006, "Monsieur Max" (Gabriel Aghion). Il avait également écrit plusieurs livres de souvenirs à succès "Le ruisseau des singes" (Robert Laffont, 2000) et "J'ai oublié de vous dire" en 2004 (XO éditions).
"Femme de réflexion et d'action" Germaine Tillion fête mercredi son centenaire avec ses proches
Pionnière de l'ethnologi, résistante de la première heure, opposante à la guerre d'Algérie et à la torture, Germaine Tillion est née le 30 mai 1907 à Allegre (Haute Loire).
Elle vit depuis un demi-siècle dans sa maison à l'orée du Bois de Vincennes de sa soeur 98 ans.
De 1934 à 1940, la jeune ethnologue travaille dans le massif montagneux des Aurès (sud-est algérien) sur la population berbère chaouia.
De retour en métropole en juin 1940, lors de la débacle, Germaine Tillion n'accepte pas l'armistice et participe à la création du Réseau du Musée de l'Homme, le tout premier mouvement de résistance.
Dénoncée et arrêtée en 1942, elle est déportée à Ravensbrück l'année suivante où n'oubliant pas sa formation, elle étudie l'univers concentrationnaire.
En 1957, en pleine bataille d'Alger, elle réussit à obtenir pour quelques semaines l'arrêt des attentats contre l'arrêt des exécutions capitales de militants du FLN, après une rencontre secrète avec Yacef Saadi, chef militaire de la région d'Alger.
En même temps, Germaine Tillion s'élève avec véhémence contre la torture avec l'historien Pierre Vidal-Naquet ou le journaliste Henri Alleg.
Depuis 2005, une école de Saint-Mandé porte le nom d'Emilie et Germaine Tillion , par ailleurs elle est l'une des cinq Françaises à avoir été élevée à la dignité de grand croix de la Légion d'honneur.
Germaine Tillion, auteur méconnue d'une "opérette-revue" C'est a Ravensbrück qu'elle a écrit son opérette-revue ("Verfügbar aux enfers") qui pour célébrer son centenaire est créée au Théâtre du Châtelet le week end du 2 et 3 juin. Germaine Tillion y évoque l'horreur concentrationnaire avec un humour noir voulu comme un antidote à la barbarie nazie.
Jamais joué sur scène et inédit jusqu'à sa parution au printemps 2005 aux éditions de La Martinière, le "Verfügbar" (mot désignant les prisonnières corvéables à merci, "à la disposition" des SS) est une grinçante parodie d'opérette en trois actes qui cite notamment l'"Orphée aux enfers" d'Offenbach.
"L'immobilisme est suicidaire" a déclaré le chef de l'Etat au Havre devant quelque 5000 personnes
Nicolas Sarkozy a demandé aux Français de lui "donner une majorité" aux élections législatives des 10 et 17 juin.
Une nécessité réclamée pour mettre en oeuvre les "réformes promises", lors d'une "grande réunion républicaine", organisée sous l'égide de l'UMP, mardi soir au Havre, en Seine maritime.
Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il accomplirait la "rupture" que le peuple a souhaitée en l'élisant président de la République le 6 mai dernier.
"Ce changement, cette rupture que le peuple a souhaités, que le peuple a voulus, je les accomplirai. Parce que c'est le mandat que j'ai reçu. Parce que la France en a besoin (...) L'immobilisme est suicidaire", a affirmé le président de la République, devant quelque 8.000 personnes.
"J'irai le plus loin possible dans la réforme. Je ferai tout ce que j'ai dit", a affirmé le chef de l'Etat.
Il a cité "la réhabilitation de la valeur travail, la récompense du mérite, l'école de l'excellence, la lutte contre les fraudes, les peines planchers pour les récidivistes, la suppression de l'excuse de minorité pour les adolescents délinquants, le plein emploi, la sécurité sociale professionnelle, l'augmentation du pouvoir d'achat, la moralisation du capitalisme financier, la synthèse de la France du oui et de la France du non...".
"Je veux une France de propriétaires" Nicolas Sarkozy a également abordé des questions pratiques comme les mesures fiscales annoncées.
Il ainsi affirmé que la déduction fiscale des intérêts "s'appliquera à tous les emprunts (immobiliers) en cours" pour l'achat d'une résidence principale.
"La pensée unique s'oppose à la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts contractés pour l'achat de sa résidence principale. Cette déduction, je l'ai promise et je la ferai", a affirmé M. Sarkozy.
"Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m'y suis engagé, s'appliquera à tous les emprunts en cours", a déclaré le chef de l'Etat.
"Je veux une France de propriétaires", a-t-il martelé.
"Je ne me laisserai pas détourner de mon objectif", a-t-il encore insisté devant un fond de scène portant le slogan "Ensemble pour la majorité présidentielle".
Ni austérité, ni sacrifice
Le président de la République a également promis des finaces publiques en ordre en France d'ici à 2012, c'est-à-dire la fin de son quinquennat. "La rigueur dans la gestion de nos finances publiques doit être une priorité. Notre endettement est excessif", a fait valoir le nouveau chef de l'Etat.
Il a rappelé que la France avait pris des engagements auprès de ses partenaires européens en matière de maîtrise des déficits et de la dette publics, et qu'elle avait "accepté une discipline".
Nicolas Sarkozy a assuré qu'il ne fallait pas compter sur lui "pour la démagogie, pour le laxisme, pour la fuite en avant" et qu'il ferait les choix "nécessaires (...) même s'ils ne sont pas populaires, même s'ils sont difficiles".
"Mais que l'on ne compte pas non plus sur moi pour mettre en oeuvre une politique d'austérité et de sacrifice qui étoufferait l'activité, qui détruirait l'emploi, qui diminuerait le pouvoir d'achat et qui ferait porter une fois encore aux plus modestes et aux classes moyennes tout le poids de la rigueur", a-t-il poursuivi.
"Que l'on ne compte pas sur moi pour faire des fonctionnaires, des boucs émissaires de la faillite de nos finances publiques, dont ils ne sont pas responsables", a ajouté le chef de l'Etat.
"Changer les méthodes en profondeur"
"Mais, a prévenu le président de la République, il ne s'agit pas de se laisser aller une fois de plus à cet expédient absurde du rationnement budgétaire qui coupe sans discernement dans les dépenses et qui, au bout du compte, engendre plus de gaspillages que d'économies."
Il a estimé que ce sont les réformes qui permettront de réduire "durablement le déficit et la dette" en faisant des économies tout en stimulant la croissance et en augmentant les recettes de l'Etat.
"Il s'agit de réformer l'Etat, de changer nos méthodes en profondeur, d'introduire partout la culture du résultat et de l'évaluation, de mesurer l'efficacité de la dépense, de faire en sorte que plus aucun euro d'argent public ne soit gaspillé, que l'investissement remplace le fonctionnement, que les dépenses d'avenir se substituent à celles du passé", a-t-il expliqué.
Au premier rang, avaient pris place Jean-Claude Gaudin, président délégué de l'UMP et Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP (qui assurent l'interim de la présidence de l'UMP depuis la démission de M. Sarkozy de la tête du parti majoritaire).
Christine Lagarde, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, qui a accompagné le chef de l'Etat dans l'après-midi lors de rencontres avec des exploitants agricoles puis les élèves d'un lycée agricole de la région, assistait à la "réunion républicaine".
Egalement présents : Bernard Accoyer, chef de file des députés UMP de l'Assemblée sortante, le député UMP Jérôme Chartier, ainsi que les deux députés européens Pierre Lequiller (UMP) et Jean-Louis Bourlanges, ex-UDF rallié à M. Sarkozy.
L'implication d'un président de la République dans une campagne en vue des élections législatives est assez rare. Jacques Chirac, après la dissolution manquée de 1997, ne l'avait pas fait en 2002. François Mitterrand avait participé à deux grands meetings de campagne du Parti socialiste avant les législatives de 1986.
Bayrou : "ce n'est pas ma vision d'un président"
"Ce sera le seul meeting" de Nicolas Sarkozy au cours de la campagne, a affirmé le secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian.
Pour Patrick Devedjian, il est "normal et cohérent que le président de la République souhaite avoir les moyens de mettre en oeuvre le projet qu'il a réussi à faire adopter pendant sa campagne électorale". "Il ne faut pas d'hypocrisie", a-t-il ajouté en direction de ceux qui critiqueraient la présence - inhabituelle - du chef de l'Etat à un meeting politique en vue des législatives.
"C'est le projet de Nicolas Sarkozy " qui sera défendu par la majorité présidentielle lors de cette campagne, a-t-il rappelé.
Des propos qui n'ont pas convaincu François Bayrou. Ce dernier a déploré mardi la participation de Nicolas Sarkozy à un meeting de l'UMP au Havre et son engagement dans la bataille législative.
"Ce n'est pas la vision que je me fais d'un président de la République", a déclaré le dirigeant du MoDem lors d'une conférence de presse à Toulouse.
"Dans un pays déchiré comme l'est la France, il est d'autant plus important que son président de la République soit un homme qui rassemble, qui ne soit pas un homme partisan", a-t-il ajouté.
Quant à l'ex-candidate socialiste, Ségolène Royal, elle a déploré que Nicolas Sarkozy à la fois "prétende avoir fait l'ouverture ... se présente comme le président de tous les Français ... et s'implique comme chef de l'UMP".
Les précédents
L'implication d'un président de la République dans une campagne en vue des élections législatives est assez rare. Jacques Chirac, après la dissolution manquée de 1997, ne l'avait pas fait en 2002. François Mitterrand avait participé à deux grands meetings de campagne du Parti socialiste avant les législatives de 1986.
Dans un discours prononcé à Verdun-sur-le-Doubs (Saône-et-Loire), en janvier 1978, le président Giscard d'Estaing avait appelé les Français à faire "le bon choix" aux législatives. Il ne s'agissait pas alors d'un meeting. Sa majorité, qui l'emportera finalement aux élections législatives de mars 1978, était menacée par la gauche PS et PCF, réunie (depuis 1972) autour du "Programme commun".
Le président Mitterrand avait pour sa part participé à deux meetings, en janvier et février 1986, à deux mois des législatives. Lors du premier, au Grand Quevilly (Seine-Maritime), le fief de son premier ministre Laurent Fabius, il avait appelé les Français à choisir une "majorité de progrès".
A Lille, fief de son premier chef de gouvernement, Pierre Mauroy, il avait plaidé pour "une société ouverte", un "pouvoir partagé" et "une économie qui avance". Il s'était exclamé: "comment pourrait-on imaginer que le président de la République élu (...) par une majorité pourrait, à l'heure d'un grand choix, se taire?".
Lors des législatives de 1986, ladite majorité fut battue par la droite réunie autour de Jacques Chirac. Celui-ci devint ainsi le premier ministre de la première "cohabitation" entre un chef de gouvernement et un président issus de deux courants politiques opposés.
Le bilan des intempéries qui ont frappé l'ouest et le sud de la France durant le week-end de la Pentecôte s'avère lourd
Cinq personnes ont péri, plusieurs sont portées disparues.
En Bretagne, deux plongeurs et un plaisancier se sont noyés dimanche, alors qu'un marin en mission océanographique est porté disparu. En Méditerranée, un Suisse a été happé lundi par une vague en Haute-Corse et un homme a disparu dimanche soir à bord d'un canot pneumatique au large de Nice.
Dans le sud-ouest, une automobiliste de 73 ans a été écrasée par un arbre lundi dans le Gers, et une femme âgée de 70 ans est morte noyée vendredi chez elle dans les Pyrénées-Atlantiques.
Disparition d'un marin océanographe En Bretagne, les recherches pour retrouver un marin de 54 ans, marié et père de 3 enfants, devaient être suspendues en fin de soirée lundi "faute d'éléments nouveaux" et sans grand espoir de le retrouver vivant, selon la Préfecture maritime de l'Atlantique. L'équipe a signalé son absence à bord dimanche soir, à 55 km à l'ouest de l'Ile de Sein, au large du Finistère. Il se trouvait en mission océanographique pour le compte de la Marine nationale et faisait partie de l'équipage technique du navire de l'Ifremer "Pourquoi Pas?".
Deux jeunes hommes disparus en Méditerranée Un vacancier suisse de 18 ans a été porté disparu après avoir été happé lundi par une vague sur la plage de Galeria (Haute-Corse) où il se promenait avec des amis, en dépit de conditions météorologiques dangereuses. Le jeune homme sillonnait en fin d'après-midi la plage balayée par des vents très violents, quand une lame de plusieurs mètres l'a emporté.
Au large de Nice, un homme de 20 ans à bord d'un canot pneumatique a disparu dimanche soir. Le canot à moteur effectuait le trajet entre Monaco et le port d'Antibes (Alpes-Maritimes) avec trois autres bateaux chargés de la sécurité nautique du grand prix de Monaco de formule un et qui eux, sont bien rentrés au port.
Météo France a levé lundi matin l'avis de "vigilance orange" émis dimanche sur plusieurs départements de l'ouest. Les départements touchés étaient les Côtes-d'Armor, le Finistère, la Manche, l'Ille-et-Vilaine, le Morbihan, la Loire-Atlantique, la Vendée et la Charente-Maritime.
Un lourd bilan dimanche dans l'Ouest Deux plongeurs et un plaisancier se sont noyés dimanche en Bretagne, surpris par le mauvais temps.
Les deux plongeurs, qui faisaient partie d'un groupe de six, ont été "vraisemblablement pris dans le ressac", alors qu'ils plongeaient dimanche après-midi près de la côte à Perros-Guirec (Côtes-d'Armor). Les quatre rescapés ont pu regagner le rivage par leurs propres moyens. Les deux corps sans vie ont ensuite été retrouvés par les sauveteurs de la SNSM et de la sécurité civile.
Le plaisancier, dont ont ne connaît pas l'identité, se trouvait pour sa part à bord d'un voilier de 21 mètres au large de Plenmarc'h (Finistère). Ses coéquipiers ont donné l'alerte en milieu d'après-midi. Le bateau a été pris dans des creux de 6 à 7 mètres. Les plongeurs-sauveteurs ont récupéré le corps sans vie peu après. On ne connaît pas encore les circonstances exactes de l'accident, selon la préfecture maritime de Brest.
Selon Xavier Bertrand, il y aura un service minimum à la SNCF au 1er janvier 2008 A la question "y aura-t-il un service minimum à la SNCF dés le 1er janvier 2008?", le ministre du Travail a répondu sur RTL lundi : "bien évidemment."
"Tout simplement parce que les Français ont besoin et envie de ce service minimum", a-t-il poursuivi, en assurant au passage que le droit de grève ne serait pas remis en cause.
"Il n'y aura pas de remise en cause du droit de grève qui est un droit constitutionnel", a affirmé Xavier Bertrand. "Mais il y a aussi le droit au travail: c'est aussi respecter les Français qui ont besoin des transports en commun pour aller travailler que de mettre en place ce service minimum." "Le recul (sur le service minimum) n'est ni possible ni pensable."
Nicolas Sarkozy a indiqué à plusieurs dirigeants syndicaux reçus vendredi qu'une "loi-cadre" (sur le service minimum dans les transports en cas de grève) serait votée, sans doute à l'été, appelant à négocier dans les entreprises la prévention des conflits.
Le secrétaire-général de la CGT Bernard Thibault, qui doit être reçu mardi par le Chef de l'Etat, a réagi dimanche, en souhaitant "vérifier qu'on ne parle pas d'une loi portant atteinte au droit de grève". Il a rappelé qu'il existait déjà "une disposition censée favoriser la négociation, le préavis de grève de cinq jours" tout en déplorant que "dans la pratique", ce délai soit "peu utilisé pour négocier réellement".
Bernard Thibault a ajouté qu'il n'était pas opposé à ce que les collectivités locales fixent les dessertes prioritaires les jours de grève, mais seulement "s'il s'agit de mieux organiser le travail que feront les non-grévistes".
EVRY - Un malfaiteur étourdi, qui avait oublié son arme dans le magasin de téléphonie qu'il venait de braquer, samedi soir à Evry, est revenu sur ses pas pour tenter de le récupérer en échange de son butin, mais sans succès, a-t-on appris dimanche de source policière.
Encagoulé et ganté, l'homme s'était fait remettre des cartes téléphoniques, sans violence, vers 20H15, après avoir posé son arme sur le comptoir et avait pris la fuite.
Se rendant compte de son oubli, quelques minutes plus tard, il est retourné au magasin et a proposé au vendeur de lui redonner les cartes volées s'il lui rendait l'arme, précise la même source.
Le vendeur, qui avait légèrement poussé l'arme sur le côté du comptoir sans la prendre en main, a refusé la proposition. Le braqueur est donc reparti avec les cartes téléphoniques mais sans son arme, par un moyen de transport non déterminé.
Le montant du vol n'a pas été communiqué.
L'enquête a été confiée à la police judiciaire d'Evry.
Selon Le Figaro de lundi, l'Etat français a supprimé 9.500 postes de fonctionnaires en 2006 au lieu des 5.430 programmés
Cela a permis une économie de 600 millions d'euros, selon le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, qui a confirmé l'information du Figaro.
Le journal précise que les départs à la retraite "ont été presque intégralement remplacés puisque quatre postes sur cinq ont été de nouveau pourvus".
Cette baisse d'effectifs, presque le double que prévu, est la plus importante depuis les cinq dernières années, a déclaré le ministère.
Pour le journal, cet allègement de la masse salariale est imputable à une "gestion plus serrée des embauches par les ministères".
"C'est encore loin de la volonté manifestée par Nicolas Sarkozy de ne plus remplacer qu'un départ sur deux, ce qui se traduirait par la suppression de 30.000 à 35.00 emplois", ajoute le quotidien.
Les chiffres définitifs figureront dans la loi de règlement du budget 2006 qui sera présentée au conseil des ministres du 6 juin, précise encore Le Figaro.
Un automobiliste a volontairement renversé vendredi trois motards de la gendarmerie, selon cette dernière L'un des gendarmes est décédé.
La personne qui les a renversés a été arrêtée. Elle aurait pris de l'essence dans une station service sans payer, déclenchant une poursuite.
Un barrage a été mis en place à Pontarion (Creuse ), passage obligé du fuyard. Apercevant les gendarmes, l'homme a brusquement fait demi-tour.
Alors que les gendarmes lançaient leurs motos pour le rattraper, l'automobiliste a enclenché la marche arrière et renversé les motards.
Réaction de l'Elysée
Nicolas Sarkozy a demandé vendredi que la justice sanctionne "avec sévérité et fermeté" l'automobiliste qui a volontairement renversé trois motards de la gendarmerie dont l'un est décédé.
"Il s'agit encore du comportement irresponsable d'un conducteur refusant d'obtempérer aux injonctions des forces de l'ordre", a déclaré le chef de l'Etat dans un message aux familles rendu public par l'Elysée.
"Il s'agit encore du comportement irresponsable d'un conducteur refusant d'obtempérer aux injonctions des forces de l'ordre", a déclaré le chef de l'Etat dans un message aux familles rendu public par l'Elysée.
M. Sarkozy "félicite la gendarmerie pour sa réaction et l'interpellation extrêmement rapide de l'auteur, grâce au plan Epervier".
"Je souhaite que la justice sanctionnne ce type de comportement avec sévérité et fermeté", a-t-il ajouté.
OSLO - Le commissaire principal de la police d'Oslo a été victime de pickpockets qui ont subtilisé son portefeuille alors même que ses services s'apprêtaient à lancer une campagne contre la criminalité dans la capitale norvégienne.
"Heureusement, je n'avais pas beaucoup d'argent sur moi et j'ai pu résilier mes cartes bancaires immédiatement mais c'est quand même très ennuyant", a déclaré Arnstein Gjengedal au journal Dagbladet vendredi.
L'incident s'est produit lundi alors que l'infortuné policier devait se rendre à Berlin afin d'y participer à un séminaire professionnel. Il coïncide avec le lancement cette semaine d'une campagne "Un été sûr à Oslo" censée marquer un durcissement contre les crimes et délits en tout genre.
A Ajaccio, deux jeunes filles de 14 et 15 ans se défenestrent après s'être téléphoné pour concerter leur geste
Le pronostic vital des deux collégiennes "n'est plus engagé", a indiqué un haut responsable de la police. Elles demeurent néanmoins grièvement blessées, souffrant notamment de fractures multiples.
Les médecins ne se prononcent pas sur les séquelles qui découleront du geste des deux adolescentes.
La première, une collégienne de 14 ans, a sauté jeudi vers 19h30 du 3e étage d'un appartement en plein cours Napoléon, l'artère principale du centre ville, la seconde, âgée de 15 ans, l'a imitée quelques minutes plus tard du 2e étage d'un immeuble d'un quartier périphérique.
Elles sont toutes deux élèves de la même classe de 4ème au collège Laetitia-Bonaparte à Ajaccio.
Une information qui a poussé les enquêteurs à tenter de joindre les parents des autres élèves de la classe pour éviter toute contagion "au cas où il s'agirait d'un jeu de défis morbides tels que l'on peut en trouver dans tout le pays sur internet, dans les blogs de collégiens ou lycéens", comme l'a précisé le procureur de la République, José Thorel, qui a ouvert une "enquête préliminaire en incitation au suicide" après cette "double tentative concertée".
"Nous avons recueilli un témoignage selon lequel elles se sont parlé au téléphone juste avant que la première ne saute, l'une disant à l'autre +Tu sautes, je saute+", a poursuivi M. Thorel.
Les deux adolescentes ont commis leur geste à l'insu de leurs parents, qui se trouvaient dans les deux appartements au moment du drame, selon le responsable policier.
L'une des deux jeunes filles était "suivie sur le plan psychiatrique" "Nous avons trouvé chez chacune d'elles, dans leurs sacs, des petits mots écrits, du même genre que ceux que l'on s'échange en classe, et qui semblent être des provocations au suicide ", a indiqué M. Thorel, qui n'a pas précisé si les mots laissaient percevoir les motifs de ces tentatives de suicide.
"Ce sont de petits bouts de papiers pliés, comme ceux que s'échangent en classe les enfants, sur lesquels, en substance, il était écrit +c'est ce soir que je saute, toi t'es pas cap...+", a précisé à l'AFP le haut responsable de la police.
"Cela pourrait ressembler à un défi, un jeu morbide, on vérifie s'il n'y a pas d'autres mots qui ont circulé dans la classe", a expliqué un enquêteur à l'AFP. "Nous avons toute une armée de policiers qui contactent les parents, par précaution", a-t-il insisté. "Nous tentons de nous assurer qu'il ne s'agit pas d'un jeu, d'une sorte de chaîne morbide", a ajouté le haut responsable de la police.
Les policiers de la Sécurité publique d'Ajaccio, chargés de l'enquête, n'excluent pour autant aucune autre hypothèse, a précisé M. Thorel, ajoutant qu'une des deux jeunes filles était "suivie sur le plan psychiatrique".
Une des deux adolescentes a laissé une lettre à sa mère, a précisé le haut responsable de la police. Une lettre dans laquelle ont été relevés les noms d'élèves d'un autre établissement scolaire de la ville, selon une source proche de l'enquête.
Le joueur qui a validé ses deux bulletins au même endroit à Paris empoche un chèque de 35.565.110 euros Selon la Française des Jeux, c'est un fait rarissime à l'Euro Millions : deux des trois bulletins gagnants au premier rang (5 bons numéros et 2 bonnes étoiles) de la semaine du 11 mai, ont été validés par la même personne, dans le XVème à Paris. Les trois bulletins, dont un validé par un joueur breton à Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine), se sont partagé la cagnotte de 53.347.665 euros, soit 17.782.555 euros chacun.
A Paris, c'est une seule et même personne qui a joué deux fois la même grille d'Euro Millions à quelques jours d'intervalle. Le gagnant, qui tient à rester anonyme, a raconté à la Française des Jeux : "Je conserve toujours mes grilles fétiches que je joue au fil de la semaine. Par hasard et par chance, cette semaine-là, j'ai sorti deux fois la même grille de ma poche".
Si chaque joueur a une chance sur 76.275.360 de cocher les sept bons numéros du premier rang, le taux de probabilité pour que deux grilles gagnantes soient validées au même endroit s'élève a une chance sur 152 millions.
Jusqu'à présent, l'Autriche était le seul des neuf pays de l'Euro Millions où deux grilles gagnantes au premier rang avaient été validées au même endroit en avril 2006. A cette occasion, la même personne avait validé les deux grilles gagnantes et avait empoché deux fois 6,5 millions d'euros.
Le joueur parisien est d'autant plus chanceux que, s'il avait validé une seule grille gagnante, il aurait partagé la cagnotte avec le gagnant breton, soit près de 27 millions d'euros. Avec trois bulletins gagnants, la cagnotte a été partagée en trois soit près de 18 millions d'euros pour chaque bulletin.
Avec deux bulletins gagnants, le mystérieux gagnant parisien a donc touché les deux tiers de la cagnotte, soit 35.565.110 euros.
Le gagnant parisien du 11 mai devient le septième plus grand gagnant français aux jeux de la FDJ.
Voici les plus gros gains à l'Euro Millions en France : - 75.888.514 euros, le 16 septembre 2005, à Franconville (Val-d'Oise) - 61.191.026 euros, le 3 février 2006, à Paris et à Evian (deux gains) - 57.414.511 euros, le 5 août 2006 à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) - 39.156.078 euros, le 5 janvier 2007 à Martigues et à Vern-sur-Seiche - 35.565.110 euros, le 11 mai 2007 à Paris
Le record absolu des gains à l'Euro Millions est de 115.436.126 euros, empochés le 29 juillet 2005 en Irlande
Frédéric Péchenard, un proche de Nicolas Sarkozy, est nommé directeur général de la police nationale
Selon une source publiée mercredi, il devrait être nommé directeur général de la police nationale lors du Conseil des ministres. Frédéric Péchenard, directeur de la police judiciaire de Paris, remplace Michel Gaudin, qui lui-même succèdera à Pierre Mutz à la tête de la préfecture de police de Paris.
Frédéric Péchenard est un, ami d'enfance de Nicolas Sarkozy,qui a dirigé successivement la Brigade de répression du banditisme et ensuite la brigade criminelle et les affaires économiques et financières avant d'être chargé de la PJ parisienne.
Le secrétaire d'Etat aux Transports estime que les panneaux signalant les radars fixes devraient être supprimés Dominique Bussereau, qui intervenait sur la chaîne de télévision parlementair LCP, s'exprimait sur ce sujet à titre personnel, a-t-il souligné.
"Ces panneaux ne sont pas de la sévérité totale parce que l'on voit bien que les automobilistes ralentiissent leur vitesse et dès que la zone est terminée, ils appuient sur le champignon".
Dominique Bussereau fonce pour la poursuite de l'équipement en radars en France afin de parvenir à une "discipline de conducteurs sur les routes".
Il a estimé qu'il fallait maintenir leur "connaissance", notamment dans les journaux et dans les cartes routières
KATMANDOU - Un alpiniste néerlandais, connu pour gravir des montagnes en short, en sandales et torse nu, a abandonné la conquête du sommet de l'Everest à cause de ses orteils gelés.
Wim Hof, surnommé l'"homme de glace" pour ses aptitudes présumées à résister au grand froid, a renoncé à atteindre le toit du monde (8.848 m d'altitude) alors qu'il se trouvait à 7.400 m, un "nouveau record du monde" pour l'alpiniste en short, a dit mercredi son porte-parole Willibrord Frequin.
"Il avait des problèmes avec ses orteils pratiquement gelés, c'est pour cela qu'il a dû s'arrêter", a-t-il expliqué, ajoutant que son champion néerlandais était "très déçu, mais heureux de son nouveau record".
M. Hof, 47 ans, est un spécialiste de ce genre d'exploits en petite tenue. Il avait couru un semi-marathon pieds nus au-delà du Cercle arctique. Mais sur l'Everest, la plus haute montagne du monde située entre le Népal et le Tibet, les températures peuvent chuter jusqu'à -30 degrés celsius.
D'après son entraîneur Ram Krishna Tripathi, le Néerlandais ne devrait pas faire de nouvelle tentative sur l'Everest mais "a parlé d'aller au Pôle Nord".
La saison des ascensions de l'Everest a commencé et les records et autres "exploits" s'accumulent depuis quelques jours. Cette semaine, un alpiniste britannique a réalisé une première historique sur le toit du monde en téléphonant avec son portable. La semaine dernière, une Américaine de 19 ans est devenue la plus jeune étrangère à atteindre le sommet de l'Everest. Juste avant, un sherpa népalais a battu son propre record du monde en y grimpant pour la 17e fois.
L'Everest a été conquis pour la première fois par le Néo-Zélandais Edmund Hillary et le Népalais Tenzing Norgay le 29 mai 1953 et 3.067 fois au total depuis cette date
Le principal syndicat de journalistes sera "vigilant" après la nomination de journalistes à l'Elysée ou Matignon "Leur choix est respectable, à condition qu'il ne vienne pas brouiller un peu plus l'image de la profession et l'impartialité qui doit être la sienne", a déclaré Alain Girard, le responsable du SNJ.
Catherine Pégard (Le Point), Georges-Marc Benamou (Nice-Matin) et Myriam Lévy (Le Figaro) ont été nommés conseillers à l'Elysée ou à Matignon.
Ces nominations sont à l'image des relations qu'entretient M. Sarkozy avec les médias, selon les sociologues. Le nouveau président est "parfaitement représentatif d'une nouvelle génération en politique: comme Ségolène Royal, Tony Blair et Sylvio Berlusconi, il connaît tous les canons de la communication et cherche à en maîtriser les tenants et les aboutissants", a expliqué Arnaud Mercier, politologue à l'Université de Metz.
Nommer des journalistes comme conseillers symbolise "l'extrême professionnalisation des techniques de communication politique", a ajoté M. Mercier. Il est ainsi de plus en plus fréquent de voir des journalistes mettre leur savoir faire au service des politiques.
Le Figaro et Le Point étant des journaux marqués à droite, il n'est "pas surprenant" de les voir "passer de l'autre côté", dans une logique de "promotion", a-t-il observé.
"Il considère qu'il ne peut réussir qu'avec les médias et par les médias. Prendre un journaliste comme conseiller c'est aussi choisir un conseiller d'utilisation des médias... que M. Sarkozy sait déjà parfaitement utiliser", analyse François Jost, professeur en sciences de l'information à l'Université de Paris III.
A l'instar du SNJ-CGT, M. Jost y voit une "berlusconisation du régime".
Selon le syndicat, "les accusations de connivence, de journalisme de révérence, de liens de moins en moins cachés entre la caste politique et certains medias vont se renforcer dans l'opinion publique" et "la confusion des genres est devenue une pratique courante".
Le SNJ-CGT rappelle que, selon des informations de presse non confirmées, Laurent Solly, ancien directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy, pourrait devenir l'un des directeurs généraux adjoint de TF1.
Il rappelle aussi les liens entre les journalistes Béatrice Schoenberg et Marie Drucker et certaines personnalités politiques, ainsi que les engagements politiques affichés par le journaliste Alain Duhamel, qui lui avaient valu d'être suspendu de l'antenne de France 2 et RTL.
Pour le syndicat, "ces liens médiatico-politiques deviennent insupportables car ils mettent en cause la crédibilité d'une profession déjà tellement décriée". Il estime que "la berlusconisation hexagonale est en marche".
"Serions-nous en passe de devenir une république bananière où la presse se verrait muselée sauf pour peopliser les informations sur les allées du pouvoir et faire profil bas dès que cela déplaît au Château ?", s'interroge le syndicat.
Pour l'heure, "il est important que la qualité, le statut, de la personne soit clair au moment où elle s'exprimera: si elle intervient dans des débats sur des plateaux télévisés, il ne faudra pas qu'elle se présente comme journaliste", a souhaité M. Girard.
Le groupe américain vient de présenter son nouveau moteur de recherche unique baptisé "Universal Search"
Les pages de Google sont devenues depuis mars les plus consultées au monde, devant celles du groupe Microsoft, avec 528 millions de visiteurs uniques en mars, selon le cabinet Comscore, presque 70% des internautes de plus de 15 ans.
Son nouveau moteur unifié devrait encore conforter son avance, estiment tous les analystes.
"Universal Search" a nécessité deux ans de travail et n'est pour l'instant accessible que sur la page américaine google .com : les mots-clés produisent des réponses multimédias, puisées dans toutes ces sources, et classées par pertinence.
Ainsi, le nom d'un artiste et d'une chanson renvoie désormais aussi sur des vidéos de concert sur YouTube. "Notre-Dame de Paris" renvoie sur le téléchargement complet du roman de Victor Hugo, numérisé par l'organisme Projet Gutenberg, ou encore sur des photos d'amateurs publiées sur Flickr (un site de photo filiale de Yahoo!), etc.
Autre nouveauté, la recherche va devenir multilingue: le site se chargera de traduire les mots-clés d'une douzaine de langues en anglais, recherchera des réponses supplémentaires en anglais, et renverra ces réponses à l'utilisateur, traduites dans sa langue, a expliqué le groupe.
Les onglets "web", "actualités", "images", "vidéos", qui permettaient des recherches séparées, par catégories, sont relégués dans un coin de la page.
Ce sera un changement d'habitude pour les 500 millions d'utilisateurs habituels de Google, c'est-à-dire les trois quarts des internautes. Le groupe s'assure ainsi que les utilisateurs verront toute sa palette de sources.
Clips vidéo, blogs, journaux, cartes, extraits de livres et bien sûr sites internet : toutes ces formes d'information sont désormais réunies, stockées et classées par Google, qui offre ainsi l'outil de recherche d'information le plus complet jamais construit.
"Cela permet à Google d'avoir une meilleure visibilité de ses services, comme ses logiciels en ligne ou son agrégateur de flux de données RSS", a souligné la spécialiste Véronique Mesguich, experte en moteurs et co-auteur du guide "Net Recherche" (éditions ADBS).
"Les grands gagnants seront les vidéos amateurs, qui recevront désormais un gros trafic, ou encore des partenaires de Google comme (le site d'échange de vidéos) Metacafe", a relevé Andrew Frank, analyste du cabinet Gartner.
Google espère aussi attirer plus d'annonceurs, de lecteurs et de sites partenaires, et donc de recettes publicitaires, son unique source de revenus. Il domine déjà les recettes de publicités en ligne dont il détient 32%. "Attendez-vous à des bannières publicitaires sur la page d'accueil de Google bientôt", prévient un expert en moteurs, John Batelle.
D'aucuns s'inquiètent de cette "domination universelle" de l'information
Audition de Philppe Rondot mardi au pôle financier du Palais de justice de Paris dans le cadre du dossier Clearstream
Le général est entendu sous le statut de "témoin assisté" par les juges d'Huy et Pons dans le cadre de l'enquête sur les listings falsifiés de comptes bancaires de la société Clearstream.
Le militaire est arrivé vers 9h30 au Palais de justice accompagné de son avocat, Me Eric Morain, selon des sources proches du dossier.
Dans ses réquisitions, le parquet avait demandé en octobre le statut de témoin assisté pour le militaire, ancien conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales (CROS) de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.
Entendu une première fois le 28 mars 2006 comme simple témoin par les deux magistrats, le général leur avait indiqué avoir été chargé par le Premier ministre Dominique de Villepin d'enquêter sur des comptes présumés apparaissant sur des listings de l'institution financière luxembourgeoise Clearstream.
Ces listings, en réalité des faux, comportaient des noms de personnalités, notamment celui de Nicolas Sarkozy, qui s'est porté partie civile en janvier 2006.
Plus tard, le militaire avait fait machine arrière dans la presse affirmant que M.de Villepin ne lui avait jamais demandé "d'enquêter" sur son rival.
Convoqué devant les juges le 22 mai 2006, il avait refusé de se rendre devant les magistrats et avait été conduit de force dans leurs bureaux après réquisitions du parquet. Interrogé, il avait refusé de répondre aux juges, se bornant à réclamer le statut de témoin assisté.
Quatre personnes sont aujourd'hui poursuivies dans ce dossier sans qu'on sache qui a falsifié les documents et s'il y a eu un commanditaire.
Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS qui a envoyé les listings truqués à la justice et Imad Lahoud, ex-directeur scientifique d'EADS suspecté d'être le falsificateur, ce qu'il nie, ont été mis en examen en juin 2006. Un ex-auditeur d'Arthur Andersen, Florian Bourges, et le journaliste Denis Robert, pourfendeur de Clearstream, l'ont été en décembre.
L'instruction, qui a vu des dizaines d'auditions de témoins et de parties civiles en 2006, semble à nouveau en phase active depuis que la cour d'appel a confirmé le 15 mai les mises en examen de MM.Gergorin, Lahoud et Bourges qui demandaient l'annulation des poursuites.
Le ministre de l'Education entame mardi une semaine de rencontres avec les syndicats enseignants et étudiants
Xavier Darcos, qui a en main une lettre des syndicats enseignants lui demandant d'abroger le décret Robien touchant à leur temps de travail, reçoit à 16h le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, et son syndicat du second degré le Snes.
Le ministre va aussi aborder le dossier de la carte scolaire qu'il veut faire disparaître en deux ans.
Une première journée d'action des professeurs du secondaire du Snes-FSU est prévue mercredi contre le texte Robien qui a pour objectif de supprimer à la rentrée prochaine 3.058 postes, en allongeant de une à trois heures le temps de travail de plusieurs dizaines de milliers d'enseignants sans contrepartie financière.
Outre le temps de travail des enseignants, la FSU apportera plusieurs dossiers dans son cartable: les moyens, les zones d'éducation prioritaire (Zep), le droit de grève, la formation des enseignants en IUFM, l'apprentissage à 14 ans, entre autres.
Après la FSU, ce sera au tour du Snalc-CSEN, apolitique mais souvent étiqueté à droite, de se rendre rue de Grenelle à 18h.
Mercredi, M.Darcos rencontrera le Sgen-CFDT à 14h, puis le SNPDEN-Unsa, principal syndicat des chefs d'établissement, à 16h, et à 18h le syndicat Indépendance et Direction.
L'agenda de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, sera aussi chargé cette semaine: elle recevra mercredi le premier vice-président de la Conférence des présidents d'université, Jean-Pierre Finance, puis jeudi les cinq organisations étudiantes - Unef, Fage, Confédération étudiante (Cé), Uni et PDE.
Valérie Pécresse, qui a indiqué sur France Info qu'elle souhaitait "une vaste réforme portant sur l'ensemble de l'Enseignement supérieur", insistant sur "la revalorisation de la carrière enseignante" et "la vie étudiante" rencontrera les jours suivants les enseignants, chercheurs et personnels administratifs.
Martin Hirsch a dit lundi sur France Inter qu'il n'approuverait pas les franchises sur les soins proposées par M.Sarkozy
Pour le Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, l'instauration de franchises sur les soins pour financer la Sécurité sociale n'est pas "une bonne mesure".
M.Sarkozy a proposé quatre franchises non remboursées sur "les premiers euros annuels" dépensés en examens biologiques, médicaments, visites médicales et hospitalisation.
"Est-ce que j'approuverai cette mesure ? La réponse est 'Non'", a averti M.Hirsch. "J'ai dit il y a 15 jours, un mois, deux mois, trois mois que ça ne me paraissait pas une bonne mesure", a-t-il poursuivi. "Je peux être convaincu mais je pense vraiment que ce n'est pas ce qu'il faut faire", a ajouté l'ancien président d'Emmaüs France.
Interrogé sur le fait que l'on puisse "lui reprocher sa liberté de parole", M.Hirsch a répondu: "Peut-être, mais comment voulez-vous faire autrement ?"
En 2004 déjà, l'instauration d'un forfait d'un euro par consultation non remboursé par les complémentaires santé, et un an plus tard, la mise en place d'un forfait de 18 euros pour les actes médicaux d'un montant supérieur à 91 euros dispensés dans les hôpitaux et cliniques privées avaient suscité la colère des partenaires sociaux et des associations d'usagers.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot s'est entretenue lundi après-midi avec Martin Hirsch après ses déclarations sur France Inter le matin même. Elle a indiqué qu'elle le reverra "très bientôt pour définir les conditions de mise en oeuvre de cette réforme".
Hirsch définit ses priorités dans "Le Monde"
"Je ne suis ni dupe, ni naïf", a expliqué samedi dans "Le Monde" le nouveau commissaire aux Solidarités actives". Je reste dans l'engagement non partisan qui était le mien jusqu'à présent", a tenu à préciser l'ancien disciple de l'abbé Pierre.
Martin Hirsch ne craint pas la tâche qui l'attend. "J'ai trop bataillé pour convaincre qu'il fallait une réforme des minima sociaux n'opposant plus solidarité et travail pour me défiler quand il s'agit de la mettre en oeuvre", a expliqué le nouveau haut commissaire, qui affirme vouloir peser "à 100%" pour que son projet de "revenu de solidarité active" (RSA) devienne une réalité.
Un dispositif qui remplacerait le RMI, "totalement dépassé" à ses yeux, expliquait-il vendredi: il "enferme les personnes dans des situations d'exclusion du monde du travail et il les maintient dans la pauvreté". "Qu'on soit de droite ou de gauche, je pense qu'on est convaincu qu'on ne peut plus garder" ce système, a-t-il précisé.
Le RSA doit, lui, permettre aux allocataires de minima sociaux et aux travailleurs pauvres d'avoir à la fois un véritable emploi et un salaire, et non "des activités d'intérêt général mal rétribuées et peu gratifiantes", a-t-il déclaré dans "Le Monde".
Bien sûr, ajoute-t-il, "j'ai conscience que, sur un certain nombre de sujets, l'équipe de M.Fillon va agir dans un sens qui ne correspondra pas forcément à mes orientations". "Mais, argumente Martin Hirsch, l'intitulé de ma fonction n'est pas anecdotique : je suis plus dans la position d'un haut fonctionnaire ou d'une autorité administrative que d'un responsable politique."
"J'appartiens certes au gouvernement et suis directement rattaché au premier ministre mais sans avoir le titre de ministre ou de secrétaire d'Etat", ajoute-t-il. "Dans l'histoire de la Ve république, cela ne s'était jamais produit."
Il explique qu'il souhaitait initialement rester à l'extérieur du gouvernement mais que le nouveau chef de l'Etat a fait valoir, lors de leurs entretiens, des "arguments d'efficacité et de moyens" pour le convaincre d'entrer dans la nouvelle équipe gouvernementale.
Le nouveau haut commissaire aux Solidarité actives contre la pauvreté estime que cette "solution d'équilibre" lui permettra d'être "moins impliqué que les autres membres du gouvernement dans les choix politiques" faits hors de son champ d'attributions.
M.Sarkozy visite à Dunkerque et Zuydcoote (Nord) mardi des services d'urgence, d'hémodyalise et de soins palliatifs Le chef de l'Etat, accompagné de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, est arrivé en fin de matinée à l'hôpital de Dunkerque où il était attendu par plusieurs dizaines de membres du personnel et de patients.
C'est son second déplacement en province depuis sa prise de fonction le 16 mai, après une visite vendredi du siège d'Airbus à Toulouse.
Au centre hospitalier de Dunkerque, il a visité le service des urgences et le service de néphrologie et d'hémodialyse, et à Zuydcoote, il devait se rendre dans une unité de soins palliatifs.
Il visitera l'unité de soins palliatifs et rencontrera les familles des malades, le personnel soignant ainsi que les bénévoles "sur le thème de l'accompagnement de fin de vie", a indiqué l'Elysée.
Xavier Bertrand a déclaré dans Aujourd'hui en France de mardi ne pas remettre en cause le lundi de Pentecôte travaillé
Le ministre du Travail a prévu de "faire le point sur les modalités d'application et voir ce qui peut être amélioré". FO a réclamé lundi le retrait du dispositif, en vigueur depuis 3 ans.
Ce jour travaillé et non rémunéré dégage 2 milliards d'euros par an pour aider au financement de mesures en faveur des personnes dépendantes, âgées ou handicapées.
Le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand, a estimé "que la Cour des comptes a constaté dans un rapport que chaque euro rapporté par cette mesure a été versé pour la dépendance".
"Les Français doivent le savoir on ne leur a pas refait le coup de la vignette auto", a insisté le ministre.
Après la canicule de 2003 et ses 15.000 morts, qui avait révélé les carences en matière de prise en charge des personnes âgées en France, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avait instauré une journée annuelle dite de "Solidarité", initialement fixée au lundi de Pentecôte, qui perdait ainsi son statut de "jour férié".
La direction d'Airbus France a annoncé lundi aux syndicats le versement d'une "prime exceptionnelle" aux salariés
Le président d'Airbus Louis Gallois a annoncé à Toulouse une prime de 800 euros par salarié mais le maintien à 2,8% de l'augmentation des salaires pour 2007, a annoncé le syndicat CCFE-CGC.
Il a par ailleurs refusé le paiment des jours de grève, effectués récemment sur plusieurs sites industriels d'Airbus.
Fin avril-début mai, un millier de salariés des sites de Saint-Nazaire et de Nantes (Loire-Atlantique) avaient fait grève pour réclamer notamment une prime exceptionnelle, après des débrayages sur les sites de Toulouse pour protester contre une prime de participation variant cette année entre 2 et 10 euros, en raison des déboires financiers de l'avionneur.
Le 3 mai, Airbus France avait proposé "une augmentation salariale de 2,5%", lors d'une première réunion de négociations salariales, ainsi qu'"une prime exceptionnelle de 500 euros".
Le 16 mai, la direction avait porté ses propositions d'augmentation à 2,8% et de prime exceptionnelle à 600 euros.
Des rencontres préparatoires au Grenelle de l'environnement avec les ONG et le ministre de l'Ecologie ont eu lieu lundi
Les représentants de 9 organisations de défense de l'environnement, dont Nicolas Hulot, se sont dits "rassurés" sur la poursuite des discussions en vue du "Grenelle de l'environnement" à l'automne, à l'issue de la rencontre.
La réunion s'est déroulée à l'Elysée sous la houlette du président et du ministre de l'Ecologie MM.Sarkozy et Juppé.
"Le Grenelle de l'environnement sera un contrat de cinq ans entre l'Etat, les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises et les associations", a déclaré le président Sarkozy.
Le président de WWF, Daniel Richard, ses homologues de Greenpeace France et des Amis de la Terre, Yannick Jadot et Claude Bascompte, ainsi que celui de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Alain Bougrin-Dubourg ont participé à la première réunion lundi matin.
Etaient également invités: le Réseau Action climat (RAC), la Ligue ROC réprésentée par la vice-présidente Nelly Boutinot, les présidents de la fédération France Nature Environnement (FNE), Sébastien Genest et d'Ecologie sans frontières, Franck Laval.
A l'issue de la réunion, les ONG ont salué dans un bel ensemble l'initiative malgré des désaccords persistants sur le nucléaire et sur les OGM.
Nicolas Hulot, qui représentait la Fondation Nicolas Hulot, a évoqué à sa sortie, des discussions "historiques", "cordiales", "sans tabou": les militants environnementalistes ont salué l'initiative qui les amenés "dans l'enceinte du conseil des ministres sous un gouvernement de droite à parler de biodiviserité", selon ses termes. "Nous avons dépassionné le débat" s'est encore réjoui l'animateur de télévision.
Il s'agit, selon Alain Juppé, d'établir avec ces organisations la liste des "grands sujets prioritaires" qui seront abordés cet automne. Selon le N°2 du gouvernement, ce "Grenelle de l'environnement" promis par le président Nicolas Sarkozy aura lieu "au maximum dans la deuxième quinzaine d'octobre".
L'un des sujets phares de la matinée a été le nucléaire. En effet, depuis sa nomination, Alain Juppé a réitéré à plusieurs reprises sa "conviction" selon laquelle la France ne saurait se passer du nucléaire dans les trois ou quatre prochaines décennies.
Trois axes ont été retenus lors de cette réunion - la protection de la biodiversité, le changement climatique et la santé/environnement - qui se déclineront en une dizaine de grands chantiers, selon Christophe Aubel de la Ligue ROC.
Cependant, pour Yannick Jadot de Greenpeace et Daniel Richard du WWF, les discussions "seront dures sur le nucléaire".
Huit "experts" reçus à l'Elysée Dans l'après-midi, le président Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ont reçu huit sommités de la climatologie et de la biodiversité, des experts dont le philosophe Edgar Morin, Christian de Boissieu, président du Conseil d'analyse économique (CAE) placé auprès du Premier ministre, et Claude Henry.
Y étaient également conviés le généticien Pierre-Henri Gouyon, les experts en changements climatiques Jean Jouzel, chercheur au Commissariat à l'énergie atomique, et Jean-Marie Jancovici, le président du Comité scientifique du patrimoine naturel Yvon Le Maho (CNRS), et le président de l'Institut européen de l'Ecologie, Jean-Marie Pelt.
Ils ont salué l'écoute du président et du ministre chargé de l'Ecologie, à l'issue de la réunion à l'Elysée, qui a duré quelque 90 minutes.
Réactions des Verts et de la LCR
OGM et Nucléaire: la LCR dénonce la porte fermée La Ligue communiste révolutionnaire a estimé lundi qu'Alain Juppé avait fermé la porte à la négociation sur les OGM et le nucléaire avant même le "Grenelle de l'environnement".
"Sur deux dossiers fondamentaux, le nucléaire et les OGM, Alain Juppé avait déjà fermé la porte avant la moindre réunion avec les associations travaillant sur l'environnement", affirme l'organisation d'Olivier Besancenot.
"Drôle de +concertation+ que celle qui considère l'EPR comme une décision acquise, ainsi que la culture d'OGM", poursuit la LCR qui souligne que "plusieurs associations concernées par ces deux questions n'ont pas été invitées" à l'Elysée lundi.
Nucléaire: les Verts dénoncent "le mépris" de Juppé Pour les Verts, "Alain Juppé prétend écouter la société civile avant de mener sa politique environnementale, mais, dans le même temps et avant toute chose, explicite sa politique de développement de centrales nucléaires de troisième et de quatrième génération, assénant à tous et à toutes la soi-disant incapacité de la France à subsister sans énergie atomique".
Ils jugent "ce préalable dommageable" : "d'abord parce que la toxicité à court et à long terme de la production de cette énergie est avérée", "ensuite parce que le secret défense, voire le mensonge permanent qui accompagne le nucléaire sont une perpétuelle insulte à la démocratie".
Ils font valoir aussi que "le prix faramineux qu'un seul réacteur nucléaire représente (3 milliards d'euros pour le dernier) permettrait la création de 10 fois plus d'emplois durables et d'au moins autant d'énergie propre s'il était investi dans le développement d'énergie renouvelable".
Environnement et Europe, deux dossiers jugés prioritaires, au menu des l'agenda présidentiel dès aujourd'hui Le président Nicolas Sarkozy quitte le fort de Brégançon le 20 mai après un premier séjour sur place en famille - AFP - Michel Gangne
Le président de la République reçoit à l'Elysée, avec Alain Juppé, à la tête d'un "super-ministère" de l'environnement, les ONG écologistes et experts du secteur, en prévision du "Grenelle" de l'écologie prévu à l'automne.
M. Sarkozy reçoit également le président du Parlement européen, Hans-Gert Poettering.
Première semaine complète pour le nouveau président de la République, première série d'entretiens avec les personnalités marquantes de l'Union européenne, après l'aller-retour éclair le 10 mai dernier à Berlin : l'élu met en place les conditions du respect des engagements du candidat.
"La relance de l'Union européenne, grâce à un accord sur un traité simplifié permettant de rendre l'Union à 27 plus efficace, dans la perspective du Conseil européen des 21 et 22 juin prochain, sera au coeur de ce premier cycle d'entretiens européens", a souligné le porte-parole de l'Elysée, David Martinon.
L'entretien qu'aura Nicolas Sarkozy mercredi à Bruxelles avec Jose-Manuel Barroso, le président de la commission européenne, sera suivi d'un dîner en présence de la vice-présidente de la commission.
"La Commission joue un rôle clé dans le fonctionnement de l'Union européenne et le président de la République entend travailler en étroite collaboration avec elle, ce qui contribuera à donner à la France la place centrale qui doit être la sienne dans la construction européenne", a souligné le porte-parole de l'Elysée.
"On voit bien quelle est la manoeuvre : très peu de temps, trois semaines avant le premier tour, le souci d'avoir les mains libres au lendemain des élections législatives pour Nicolas Sarkozy", a déploré au micro de France Inter le premier secrétaire du Parti socialiste.
Et de craindre que la droite dispose de tous les pouvoirs en France.
Evoquant les nominations des transfuges socialistes Bernard Kouchner et Eric Besson, il les a qualifiées de "purement symboliques" dans un gouvernement dominé par des ministres de droite.
"Bernard Kouchner est un ministre des Affaires étrangères réduites à la portion congrue", a dit François Hollande. "C'est Nicolas Sarkozy qui animera, qui décidera, qui organisera la politique étrangère" apoursuivi François Hollande.
S'agissant d'Eric Besson, nommé secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques, François Hollande a estimé qu'il était "secrétaire d'Etat à rien du tout" et qu'il avait été "récompensé".
Quelques heures plus tard, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray est lui aussi monté au créneau et a qualifié de "manoeuvre", avant les législatives des 10 et 17 juin, l'ouverture du gouvernement.
"Cette manoeuvre a un objectif essentiel, créer une désillusion, créer des confusions, déstabiliser la gauche, créer un doute, la démobiliser pour pouvoir après avoir les mains libres, notamment avec la session extraordinaire qui se prépare à l'Assemblée et qui va être lourde de conséquences", a-t-il dit au Forum de Radio J.
"Ils veulent une gauche très affaiblie au Parlement et dans le pays pour pouvoir passer en force comme ils le veulent, notamment sur la remise en cause du droit social", a-t-il poursuivi.
Quant à Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, il s'est dit très "choqué" par l'attitude des transfuges du PS. "C'est une question de principe et d'éthique", a-t-il dit sur Europe 1.
Hollande est un "bien mauvais perdant" d'après Xavier Bertrand Le ministre du Travail Xavier Bertrand a aussitôt répliqué sur Canal+ et estimé que François Hollande était "un bien mauvais perdant". Il l'a invité à s'occuper du Parti socialiste où "on voit que c'est division, division et re-division".
L'ancien porte-parole de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy a estimé que les dirigeants du PS n'avaient toujours pas tiré les leçons de leur défaite.
"Ce qui s'est passé là montre bien qu'ils sont vraiment dans la difficulté", a-t-il dit, accusant François Hollande de "ne pas parler du fond, de ne pas parler des arguments" et d'"utiliser juste des slogans".
Devant le nouveau gouvernement, le Président Sarkozy a réaffirmé vendredi qu'il tiendrait tous ses engagements Lors du premier conseil des ministres de son quinquennat, sans ordre du jour, Nicolas Sarkozy a "rappelé que le plein emploi devrait être atteint en 5 ans", selon la porte-parole du gouvernement Christine Albanel. Il a assuré vouloir mener "toutes les réformes en même temps".
En soirée, le Président a retrouvé son épouse au fort de Brégançon (Var).
Selon la porte-parole Christine Albanel, par ailleurs ministre de la Culture, lors du conseil des ministres tenu vendredi après-midi, Nicolas Sarkozy a particulièrement insisté sur la réforme du code pénal et sur la récidive des mineurs. Il a également insisté sur "tous les engagements en matière fiscale ainsi que sur l'égalité professionnelle et l'égalité hommes/femmes d'ici à une échéance de deux ans".
Nicolas Sarkozy s'est aussi adressé aux ministres venus de la gauche et du centre "en leur disant qu'ils symbolisaient ce beau mot d'ouverture et que cette ouverture avait été voulue par tous les Français", a rapporté Mme Albanel. Ce premier conseil a été "un moment très émouvant, on s'est tous senti engagés dans une très grande aventure". "Il nous a dit que nous allions recevoir d'ici peu des feuilles de mission avec des objectifs précis, des missions précises et que, évidemment, nous devrions en rendre compte", a-t-elle relaté.
Le Premier ministre François Fillon a souligné pour sa part que "le principe serait d'aller très très vite" parce qu'"il savait que le président voulait cette extrême efficacité, cette extrême mobilisation".
Mme Albanel a précisé que le nouveau ministre des Affaires étrangères, le socialiste Bernard Kouchner avait aussi pris la parole pour dire "combien il était partie prenante de cette aventure".
Pour sa part, Rachida Dati, nouvelle garde des Sceaux, a exprimé l'espoir de "ne pas décevoir les Français" dans ses fonctions de ministre de la Justice. "C'est un grand moment, c'est un véritable honneur qui m'est fait", a-t-elle indiqué.
De son côté, le nouveau ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, l'UMP Eric Woerth, a déclaré : "Le président veut des résultats, c'est le moins qu'on puisse dire. Il veut que ses ministres travaillent, aient des résultats et que l'évaluation de leur travail soit faite."
"Il a répété plusieurs fois 'action', 'attente de résultats'. Rien de très surprenant par rapport à ce qu'il avait dit en campagne électorale, mais il l'a reprécisé avec force et énergie", a ajouté Eric Besson, transfuge socialiste, nommé secrétaire d'Etat chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques.
Sarkozy se repose au fort de Brégançon Le nouveau Président est arrivé vendredi soir au fort de Brégançon (Var), où son épouse l'avait précédé jeudi. Situé sur la commune de Bormes-les-Mimosas (Var), sur une péninsule rocheuse à l'extrémité de la rade d'Hyères, le fort de Brégançon est l'une des résidences officielles du chef de l'Etat depuis 1968. Nicolas Sarkozy y a entamé son premier séjour trois jours après son investiture.
PARIS - Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a annoncé vendredi à l'AFP que Bernard Kouchner n'était "plus membre du parti socialiste", après sa nomination comme ministre des Affaires étrangères et européennes du gouvernement Fillon.
M. Hollande a fait valoir que "la pseudo ouverture" du gouvernement de François Fillon "se résumait à une aventure individuelle, celle de Bernard Kouchner qui devient un ministre de plus dans un gouvernement de droite".
"Bernard Kouchner, en entrant dans le gouvernement, n'est plus membre du parti socialiste", a affirmé le premier secrétaire. Ce qui signifie que la procédure d'exclusion du nouveau ministre des Affaires étrangères sera enclenchée rapidement.
S'agissant d'Eric Besson, nommé secrétaire d'Etat à la prospective et à l'évaluation des politiques publiques, M. Hollande a souligné qu'il avait démissionné du parti, en février dernier. Pour lui "la présence (dans le gouvernement) de tel ou tel transfuge est la récompense d'abord d'un manquement à la morale politique".
Quant à Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, il n'était pas membre du PS. "Je le connais depuis plus de trente ans, ses convictions sont à droite", a relevé le numéro un du PS.
Interrogé sur l'entrée au gouvernement de Martin Hirsch en tant que Haut-commissaire, il a répondu: "ils l'ont récupéré". "Leur méthode, a-t-il dit, c'est la compromission, la prise de guerre, le détournement, le débauchage, la captation des consciences et les amalgames".
Pour lui, "le gouvernement de Nicolas Sarkozy est à l'image de celui qui l'a composé: bien à droite et soucieux essentiellement de l'apparence". "C'est un gouvernement RPR-UMP, a-t-il poursuivi, car il compte "pas moins de deux anciens présidents du RPR, Alain Juppé et Michèle Alliot-Marie" et "la plupart de ses membres sont des ténors, anciens ou jeunes, de l'UMP".
"C'est aussi, a-t-il dit, un gouvernement qui, dans ses structures, notamment le ministère de l'Identité nationale et de l'immigration, comme dans le choix de ses personnalités -chacun se souvient du combat de Christine Boutin contre le Pacs-, est à bien des égards conservateur pour ne pas dire davantage".
"On voit bien aussi le souci de préoccupation de la manoeuvre, de l'illusion, de l'apparence, de la tactique", a-t-il ajouté. "La parité, progrès indéniable, est déjà battue en brèche au niveau des secrétaires d'Etat. La diversité se réduit à la seule personne de Rachida Dati", a expliqué M. Hollande.
Benoît Hamon, député européen PS, a affirmé vendredi que "la gauche ne figur(ait) pas et n'(était) pas représentée" dans le gouvernement de François Fillon, accusant Nicolas Sarkozy d'avoir procédé a une "manoeuvre" pour "affaiblir le PS avant les législatives".
"La gauche n'est pas représentée dans ce gouvernement, la gauche est dans l'opposition, le PS est dans l'opposition au gouvernement de Nicolas Sarkozy", a affirmé M. Hamon, qui s'exprimait au nom du PS lors d'un point de presse, après l'annonce de la composition du gouvernement Fillon qui comprend des personnalités issues de la gauche dont Bernard Kouchner aux Affaires étrangères et européennes.
M. Hamon a dénoncé "une manoeuvre" du président de la République. "L'opération de Nicolas Sarkozy est d'abord une opération de débauchage, l'objectif n'était pas de venir alimenter la politique du gouvernement de personnalité nouvelle, mais d'affaiblir le PS pendant la campagne des législatives".
"Ceux qui ont accepté cette offre de Nicolas Sarkozy ont fait le choix d'affaiblir le camp auquel ils appartenaient", et "auquel ils devaient tout".
Il a qualifié de "lamentable" l'attitude de ces personnalités qui ont "accepté de frayer dans un gouvernement où il existe un ministère de l'immigration et de l'identité nationale".
Bernard Kouchner "n'est plus membre du PS", a ajouté M. Hamon. Il a rappelé que le nouveau chef de la diplomatie avait comparé Nicolas Sarkozy à l'Italien 5Silvio Berlusconi, désormais "il est donc dans legouvernement Berlusconi".
A propos d'Eric Besson, nommé secrétaire d'Etat, Benoît Hamon a affirmé qu'il avait "la récompense pour le prix de sa trahison".
Quant à Jean-Pierre Jouyet, nouveau secrétaire aux Affaires européennes, M. Hamon a rappelé qu'il avait prôné "une alliance entre Ségolène Royalet 7François Bayrou pour faire barrage à Nicolas Sarkozy, disant qu'il est "pire que tout". Maintenant "il se trouve dans le gouvernement de Sarkozy, cela disqualifie l'action publique", selon lui.
Selon M. Hamon, les volte-face de ces personnalités issues de la gauche, seront "difficiles à expliquer sur le terrain" lors de la campagne des législatives". Mais, a-t-il ajouté, "nous pensons pouvoir gagner ces élections" pour "construire un contre-pouvoir à une présidence qui concentre tous les pouvoirs".
Voilà enfin connue "la meilleure équipe de France", comme l'appelle Nicolas Sarkozy. Huit hommes et sept femmes pour les ministères, trois secrétaires d'Etat ajoutés ces dernières heures et un Haut commissaire. Avec cette composition, le président de la République veut continuer à montrer que la France change d'ère. Il avait promis un gouvernement resserré, paritaire et ouvert. Première promesse tenue, mais au prix d'une alchimie complexe. Il faudra toute l'autorité d'un Nicolas Sarkozy et toute l'habileté d'un François Fillon pour faire travailler ensemble ces personnalités diverses. Mais les deux quinquagénaires aux commandes ne sont-ils pas décidés à bousculer les habitudes ?
Si l'on regarde les visages de l'équipe Fillon, la plupart sont connus du grand public. On y trouve des valeurs sûres pour rassurer l'UMP, comme Alain Juppé, Michèle Alliot-Marie ou Brice Hortefeux, des jeunes pousses sarkozystes comme Rachida Dati ou Xavier Bertrand et des personnalités de gauche comme Bernard Kouchner, le transfuge du PS Eric Besson ou Jean-Pierre Jouyet. La moyenne d'âge est de 52,8 ans, soit quasiment l'âge du président de la République.
La fin des lourdeurs du passé ?
L'ouverture est au rendez-vous mais ce n'est pas une ouverture politique, encore moins à gauche. Nicolas Sarkozy et François Fillon ont avant tout choisi des personnalités et des compétences, chargées de mettre en place leur politique. Ils veulent montrer que les étiquettes comptent de moins en moins et que des rapprochements peuvent s'opérer. Les lignes bougent car la nouvelle génération de quinquagénaires n'a pas le même passé de querelles politiques. Et si Bernard Kouchner ou Jean-Pierre Jouyet ont accepté de faire équipe avec la droite, c'est surtout parce que leurs amis de gauche les ont déçus par leur manque de courage et d'audace.
Mais au-delà des personnalités, ce sont leurs responsabilités dans des périmètres ministériels bouleversés qui signent le "style" Sarkozy. Le nouveau chef de l'Etat déteste les lourdeurs héritées du passé. A cet égard, la séparation de Bercy en deux est emblématique. Comme cela se fait aux Etats-Unis, la gestion des comptes et la stratégie économique vont dépendre de deux ministres différents. Eric Woerth aura en quelque sorte en charge la "direction financière" de la France, à l'image de ce qui se fait dans les entreprises. L'élargissement de ce ministère à la Fonction publique ne devrait pas manquer de susciter des inquiétudes, notamment syndicales. Il illustre la promesse de campagne de Nicolas Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux. De son côté, Jean-Louis Borloo obtient gain de cause en voyant l'Emploi être rattaché à l'Economie. L'emploi passe de la sphère sociale à la sphère économique, un symbole de volontarisme. Xavier Bertrand gèrera lui la réforme du code du travail.
Alain Juppé hérite d'un gros ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables et annonce déjà un "Grenelle de l'Environnement". Avec son envergure politique, comment vont s'articuler ses rapports avec les ministères de Jean-Louis Borloo et d'Eric Woerth ? A surveiller de près.
Kouchner, ministère de la parole ?
Autre illustration de la nouveauté des champs de compétences, la création d'un grand ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement. Le chef de l'Etat a maintenu l'association des termes qui avaient créé la polémique et confié toutes ces missions à Brice Hortefeux. Son ami de 30 ans prend des "morceaux" de l'Intérieur (les visas), des Affaires étrangères, de la Cohésion sociale, de la Justice et même de Bercy, avec l'agence qui gère les budgets de Développement. L'objectif est de faire disparaître les "doublons" administratifs dénoncés pendant la campagne.
Au-delà de sa portée médiatique, l'arrivée de Bernard Kouchner au Quay d'Orsay est une rupture qui soulève des questions. L'homme n'est ni un diplomate, ni un élu. A première vue, son ministère va plutôt être celui de la parole tant il paraît doublement encadré. A l'Elysée, par le très influent Jean-David Levitte, jusqu'à présent ambassadeur à Washington, et nommé conseiller diplomatique du chef de l'Etat. Dans la gestion des affaires européennes, par le deloriste Jean-Pierre Jouyet qui ne restera pas inerte dans son secrétariat d'Etat.
A la réflexion, ce gouvernement où l'énarchie perd son influence (deux énarques) présente un découpage qui se marche un peu sur les pieds. La publication prochaine des décrets d'attribution (qui fait quoi ?) apportera des réponses. Avec un président omniprésent, le Premier ministre va avant tout se consacrer à coordonner tout cela. Sarkozy le moteur, François Fillon l'amortisseur.
Le gouvernement nommé vendredi comporte une forte ossature UMP tout en respectant ouverture et parité
Dans ce nouveau gouvernement, quatre viennent de la gauche: le ministre Bernard Kouchner (Affaires étrangères), deux secrétaires d'Etat (Jean-Pierre Joueyt, Eric Besson), Martin Hirsh comme Haut commissaire aux Solidarités actives.
En comparaison, l'ouverture au centre fait figure de parent pauvre, avec un seul représentant, l'UDF Martin Hirsh
"Chacun est libre" affirme le nouveau Premier ministre François Fillon sera flanqué, en numéro deux, d'Alain Juppé, seul ministre d'Etat qui hérite du portefeuille de l'Ecologie, du Développement et de l'aménagement durables, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac fait ainsi son retour au premier plan dans la vie politique française, dont les affaires politico-judiciaires de la mairie de Paris l'avait éloigné.
En marge de sa première sortie en tant que Premier ministre, une visite à un foyer de mères en difficulté dans le XVIIè arrondissement de Paris, François Fillon a affirmé que "chacun est libre" dans ce gouvernement. "Chacun a ses convictions, a-t-il poursuivi, on ne demande à personne d'y renoncer". Et de justifier que "dans un pays comme le nôtre, sur la question de l'exclusion, sur la question des retraites, sur la question de la politique européenne, on doit bien pouvoir rassembler des hommes et des femmes qui viennent d'horizons politiques différents".
Quoi qu'il en soit, Nicolas Sarkozy tient ainsi sa promesse de confier à une sorte de vice-Premier ministre le dossier du développement durable, dont il a dit vouloir faire une priorité.
Il ne tient en revanche pas tout à fait sa promesse de parité homme-femme. Sur les 15 ministres à part entière, on compte certes sept femmes, mais elles représentent à peine un tiers de la totalité des membres du gouvernement.
Au total, six membres du nouveau gouvernement ont fait partie de l'équipe sortante dirigée par Dominique de Villepin: Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux, Xavier Bertrand, Christine Lagarde et Dominique Bussereau.
Un de ses fidèles, Brice Hortefeux, prend la tête d'un des ministères les plus sensibles, celui de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement, dossiers dont Nicolas Sarkozy avait fait un thème central de sa campagne présidentielle.
Roselyne Bachelot (Santé, Jeunesse et Sports) est une proche du Premier ministre. Xavier Darcos (Education) est un ami d'Alain Juppé. Christine Boutin (Logement et Ville) s'était assez rapidement ralliée à la candidature de Nicolas Sarkozy.
Quant à Christine Albanel (Culture), qui sera porte-parole du gouvernement, elle a été comme Valérie Pécresse une conseillère de l'ex-président Jacques Chirac.
Le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, est un ami de 30 ans du chef de l'Etat, en même tant qu'un proche de François Fillon en tant qu'ancien "séguiniste". Il a lui aussi pris une part active, quoique souvent dans l'ombre, à la campagne du président.
Une façon également de remercier l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin en maintenant un de ses proches, Dominique Bussereau, au gouvernement
Le nouveau Président est attendu vendredi à midi à Toulouse, au siège d'Airbus, a confirmé l'Elysée jeudi Nicolas Sarkozy doit visiter l'entreprise, déjeuner avec les salariés et rencontrer les syndicats, a précisé la présidence, confirmant une information donnée par Force ouvrière (FO).
Mercredi, en visite à Berlin, il avait qualifié la crise à EADS d'"urgence" entre la France et l'Allemagne. Jeudi, le PDG d'Airbus Louis Gallois a été reçu à l'Elysée.
Airbus est une filiale à 100% du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS. Le capital d'EADS est réparti entre actionnaires publics et privés, français et allemands. Une part de 15% est détenue par l'Etat français.
Toutefois, jeudi à l'Elysée, Louis Gallois, président d'Airbus et co-président d'EADS, ne s'est pas entretenu avec Nicolas Sarkozy, selon le service de presse de la présidence qui n'a pas précisé par quel conseiller il avait été reçu durant environ une heure.
Concernant la visite attendue du nouveau chef de l'Etat à Toulouse, le responsable FO Jean-François Knepper a considéré jeudi auprès de l'AFP que c'était "plutôt une bonne chose", rappelant que Nicolas Sarkozy s'était déjà rendu au siège d'Airbus à deux repruises par le passé.
Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait souhaité de "vrais actionnaires" pour le groupe EADS en plaidant pour "l'entrée de nouveaux actionnaires privés, des actionnaires financiers et un actionnaire industriel pour piloter la boîte".
Après les retards du programme de l'avion géant A380 d'Airbus, l'avionneur a annoncé un plan de restructuration, Power8, qui prévoit 10.000 suppressions d'emplois dont 4.300 en France et 3.700 en Allemagne. Les gouvernements français et allemand souhaitent cependant défendre leurs intérêts industriels dans une entreprise qui emploie 100.000 personnes.
Les besoins financiers d'EADS (6,3 milliards d'euros pour compenser les pertes liées au retard du programme A380 et 10 milliards pour mener à bien le programme du long courrier A350 XWB) obligent à une réforme de l'actionnariat qui passe par un accord entre Paris et Berlin.
Après la nomination du nouveau Premier ministre, Nicolas Sarkozy consulte à tout-va pour la formation du gouvernement Nommé Premier ministre jeudi matin par Nicolas Sarkozy, François Fillon a succédé à Dominique de Villepin qui lui a souhaité bonne chance. Le nouvel hôte de Matignon a jugé "la France plus solide aujourd'hui" qu'il y a 5 ans.
Jeudi après-midi, le Président a commencé à recevoir de nombreuses personnalités politiques pour peaufiner le gouvernement.
La passation de pouvoirs à Matignon "Les élections présidentielles ont amené nos concitoyens à choisir une politique nouvelle. C'est mon mandat", a déclaré le nouveau chef de gouvernement François Fillon, jeudi matin après la passation des pouvoirs.
"Je respecterai tous les engagements que nous avons pris", a ajouté François Fillon, promettant "une politique nouvelle". François Fillon , qui s'était montré très critique envers Dominique de Villepin après son éviction du gouvernement en 2005, l'a salué pour avoir "dirigé le gouvernement de notre pays avec un style, une passion et un engagement qui ont marqué les Français". Dominique de Villepin, nommé chef du gouvernement par Jacques Chirac le 31 mai 2005, a passé près de 2 ans au 57, rue de Varenne.
Jeudi à la mi-journée, le nouveau Premier ministre et le Président Sarkozy ont effectué un jogging ensemble dans Paris.
Sarkozy et Fillon peaufinent le futur gouvernement Le nouveau Président a repris jeudi ses consultations pour finaliser la formation du gouvernement, en recevant en début d'après-midi l'ancien ministre Patrick Devedjian. Le maire d'Antony (Hauts-de-Seine), proche de Nicolas Sarkozy, n'a pas caché ces derniers jours son amertume de voir des fidèles écartés du gouvernement au bénéfice des nouveaux venus du centre et de la gauche. C'est ensuite l'ancien ministre du Budget Jean-François Copé qui est arrivé à l'Elysée, suivi notamment par Jean-Louis Borloo, Xavier Bertrand.
Vers 16h30, l''ancien ministre socialiste Bernard Kouchner s'est rendu, pour sa part, à Matignon dans le cadre des consultations menées par François Fillon pour caler définitivement le gouvernement.
"La liste est quasiment bouclée", a affirmé une source proche de l'UMP à l'AFP. Quelques changements sont intervenus dans la liste des pressentis. Eric Woerth, trésorier de l'UMP, jamais cité jusqu'ici, serait chargé des Comptes. L'arrivée de ce nouveau venu a fait rebattre les cartes: Xavier Bertrand, ancien porte-parole du candidat Sarkozy, ancien ministre de la Santé du gouvernement Villepin, pressenti pour les Comptes, passerait aux Affaires sociales et au Travail.
Les trois ministères régaliens (Affaires étrangères, Intérieur et Défense) semblent être attribués. Le socialiste Bernard Kouchner est assuré d'être le futur patron du Quai d'Orsay. Un autre socialiste, Hubert Védrine, à qui fut proposé ce poste, pourrait être chargé d'une mission. Michèle Alliot-Marie hériterait de l'Intérieur (peut-être rebaptisé Sécurité intérieure), et l'UDF Hervé Morin de la Défense
Ingrid Betancourt est vivante et les trois otages américains détenus par les FARC aussi
C'est ce qu'a déclaré mercredi à Bogota John Frank Pinchao Blanco, ancien otage des FARC, qui a réussi à s'enfuir après huit ans de détention.
"La dernière fois que je les ai vus c'était le 28 avril", a-t-il précisé.
Très amaigri, pleurant en évoquant ses compagnons de détention, l'ex-otage a également indiqué avoir rencontré l'adjointe d'Ingrid Betancourt , Clara Rojas, enlevée en même temps que la Française. Elle a eu un fils qui a aujourd'hui trois ans. L'enfant s'appelle Emmanuel", a-t-il dit confirmant que la jeune femme avait eu un enfant avec un guérillero pendant sa détention.
Il a ensuite évoqué les nuits pendant lesquelles les otages dormaient attachés par le cou les uns aux autres avec des chaînes cadenassées.
John Frank Pinchao Blanco, otage des FARC depuis plus de huit ans, a réussi à s'enfuir d'un campement rebelle à la faveur d'une opération lancée il y a 13 jours par la police dans la zone de Vichada, près de la frontière avec le Brésil.
M. Pinchao, libéré mercredi, avait été enlevé le 1er novembre 1998 lors d'une attaque des FARC à Mitu, la capitale provinciale, qui avait fait des dizaines de morts et permis la prise d'autres otages.
Ingrid, Betancourt , 45 ans, otage depuis le 23 février 2002, a été enlevée par les FARC pendant la campagne présidentielle à laquelle elle se présentait comme candidate des Verts colombiens.
Les trois Américains, Marc Gonsalves , Keith Stansell et Thomas Howes, ont été capturés par les FARC le 13 février 2003 quand l'avion dans lequel ils effectuaient une mission antidrogue, a été abattu par les rebelles dans le Caquetá (à 350 km au sud-ouest de Bogota). Selon le sous officier colombien, l'un d'eux serait malade.
Les FARC, première guérilla du pays avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes détenus par le gouvernement en échange de celle de 56 otages
A 53 ans, François Fillon, sénateur UMP de la Sarthe, ancien ministre, a été nommé jeudi Premier ministre par le président Nicolas Sarkozy, qui l'a chargé de former un nouveau gouvernement, a annoncé un communiqué de l'Elysée. Il devient ainsi le 19e Premier ministre da la Ve République. François Fillon était arrivé ce jeudi matin vers 8 heures 25 à l'Elysée pour un petit déjeuner avec le président de la République Nicolas Sarkozy.
La passation des pouvoirs entre le nouveau chef du gouvernement et Dominique de Villepin aura ensuite lieu à 11h -à suivre en direct sur LCI.fr. Nicolas Sarkozy, pour sa part, recevra à 10 heures 30 à l'Elysée Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA.
Comme le veut la tradition de la Ve République, Dominique de Villepin avait remis sa démission mardi après-midi à Jacques Chirac, qui l'a acceptée. Il a ensuite été chargé d'expédier les affaires courantes jusqu'à la prise de fonctions de son successeur.
Suivant la tradition, la Garde républicaine sera déployée de part et d'autre du tapis rouge déroulé dans la cour de Matignon jusqu'à l'escalier d'honneur. Le personnel sera présent dans la cour, applaudissant le Premier ministre entrant à son arrivée et le sortant à son départ. Dominique de Villepin recevra quant à lui son successeur dans son bureau pour un entretien. Les principaux fonctionnaires de Matignon, tels que le secrétaire général du gouvernement ou le commandant militaire de la place, seront présentés au nouveau Premier ministre, qui raccompagnera son prédécesseur. Un premier Conseil des ministres devrait avoir lieu avant la fin du week-end, probablement vendredi après-midi.
L'ex-premier ministre de Jacques Chirac a été entendu mardi soir comme témoin par la police financière à Nanterre L'audition a eu lieu dans le cadre de l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris dans les années 80 et 90. Alain Juppé a été entendu en qualité d'ancien adjoint aux Finances de Jacques Chirac à la mairie de Paris.
Il n'a fait aucune déclaration à l'issue de l'audition qui ne devrait pas l'empêcher de devenir ministre.
Celle-ci eu lieu sur commission rogatoire de la juge d'instruction Xavière Simeoni. Jacques Chirac pourrait être entendu dans le cadre du même dossier en tant qu'ancien maire de la capitale.
"Tout ceci est simplement une procédure normale de droit et je pense que ça ne remet d'aucune manière en cause sa participation à un exécutif gouvernemental s'il le souhaite", a déclaré mercredi Jean-Pierre Raffarin. L'ancien premier ministre UMP a souligné qu'il s'agissait d'une simple audition d'Alain Juppé.
Prié de dire sur France 2 si cet épisode pouvait fermer la porte du futur gouvernement à Alain Juppé, Christian Estrosi, ministre délégué à l'Aménagement du territoire, a répondu : "Je ne le pense pas". "Etre entendu comme simple témoin, on voit que c'est devenu coutumier, Alain Juppé a toujours été respectueux de l'indépendance de la justice, il l'a démontré en d'autres circonstances", a-t-il expliqué.
Le nom du premier premier ministre de Jacques Chirac (entre 1995 et 1997) est l'un des plus cités pour entrer dans le prochain gouvernement dont il pourrait devenir le numéro deux. Il serait le seul à disposer d'un poste de ministre d'Etat et hériterait d'un portefeuille englobant environnement et développement durable, transports, gestion de l'eau et de l'énergie.
En 2005, Alain Juppé avait été condamné par la cour d'appel de Versailles à un an d'inéligibilité et à 14 mois de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs du RPR. Après s'être démis de ses mandats, notamment en démissionnant de la présidence de l'UMP et de la mairie de Bordeaux, il avait ensuite enseigné à l'Ecole nationale d'administration publique (ENAP) du Québec. Revenu en France en 2006, il avait reconquis la mairie de Bordeaux.
Pour le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, cette audition compromet son entrée au gouvernement. "Il y avait une parenthèse constitutionnelle concernant Jacques Chirac, et comme il quitte ses fonctions demain je pense que le cas d'Alain Juppé fait partie certainement de la suite judiciaire", a expliqué le député-maire de Nantes.
L'affaire des chargés de mission de la ville de Paris 20 personnes sont poursuivies dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris. Elles sont soupçonnées d'avoir attribué des emplois de complaisance ou d'en avoir bénéficié dans les années 1980-1990, sous les mandats de Jacques Chirac et de son successeur, Jean Tibéri. Cinq anciens directeurs de cabinet de la mairie de Paris sont mis en examen pour "détournement de fonds publics": Robert Pandraud (1983-1986), Daniel Naftalski (1986-1989), Michel Roussin (1989-1993), Rémy Chardon (1993-1995) et Bernard Bled (1995-1998).
L'affaire des chargés de mission a débuté avec la plainte d'un contribuable parisien. En janvier 1999, une information judiciaire était ouverte pour "faux en écriture publique, prise illégale d'intérêts, détournements de fonds publics et recel". La municipalité de Bertrand Delanoë s'est portée partie civile en 2001.
Depuis 2003, le dossier s'est enlisé en raison de multiples recours émanant de personnes poursuivies. Le 16 février, la cour d'appel de Paris a validé plusieurs mises en examen dont celles de MM. Roussin, Pandraud et Naftalski. Les deux premiers se sont pourvus en cassation.
L'audition d'Alain Juppé, proche de M. Chirac, confirme la volonté des juges de mener à terme leurs investigations dans des dossiers sensibles. Elle intervient après des perquisitions au Quai d'Orsay et à la Chancellerie. Ainsi qu'à la suite d'une tentative de perquisition à l'Elysée, opérées au moment de l'élection présidentielle, dans une affaire de pression sur la justice dans le dossier Borrel, un magistrat retrouvé mort en 1995 à Djibouti.
Le cabinet de l'avocat du nouveau président Nicolas Sarkozy a également été perquisitionné vendredi 11 mai, en marge de l'affaire Clearstream
La passation de pouvoirs entre Dominique de Villepin et son successeur à Matignon a lieu jeudi à 11h00
A cette heure-là, François Fillon aura très probablement été nommé nouveau Premier ministre. Nicolas Sarkozy doit en effet le recevoir jeudi à 8h30 à l'Elysée pour un petit-déjeuner.
La composition de l'ensemble du gouvernement sera annoncée vendredi matin, selon l'entourage de Nicolas Sarkozy.
François Fillon, 53 ans, conseiller politique de Nicolas Sarkozy à l'UMP, est considéré comme l'immense favori pour succéder à Dominique de Villepin, 53 ans comme lui. Le Premier ministre sortant, nommé chef du gouvernement par Jacques Chirac le 31 mai 2005, aura passé près de deux ans au 57, rue de Varenne.
Concernant le nouveau gouvernement, les spéculations vont bon train sur sa composition. Le cabinet ne devrait pas compter plus de 15 membres, hommes et femmes à part égale. Nicolas Sarkozy s'emploie à y attirer des personnalités de gauche et du centre.
Ainsi, le socialiste Bernard Kouchner serait assuré de devenir ministre des Affaires étrangères. Un autre Bernard, Tapie celui-là, se dit "sûr" que le "French doctor", qui a contribué à fonder Médecins sans frontière, a déjà accepté le poste.
Quelques autres noms de ministrables probables circulent depuis mardi. Parmi eux, Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, est à peu près assuré d'entrer au gouvernement avec le titre de ministre d'Etat, qu'il serait le seul à porter. Son audition par un juge mardi ne devrait pas constituer un obstacle, selon Jean-Pierre Raffarin et Christian Estrosi. Son ministère, nouvellement créé par l'agrégation de plusieurs autres, regrouperait l'Environnement, le Développement durable, l'Energie et les Transports.
Deux autres personnalités semblent également "incontournables": Jean-Louis Borloo et Xavier Bertrand. Tous deux pourraient se partager Bercy qui serait découpé en un ministère de la "Stratégie économique, des Entreprises et de l'Emploi", et un autre pour les "Comptes" (y compris ceux de la Sécurité sociale). Jean-Louis Borloo serait chargé du premier, Xavier Bertrand du second. Problème: le ministre sortant de la Cohésion sociale veut "tout Bercy", selon des sources concordantes. Si Nicolas Sarkozy acceptait, il faudrait donc trouver un autre ministère à Xavier Bertrand, ex-porte-parole du candidat de l'UMP.
Sept femmes sont également qualifiées d'"incontournables" par différentes sources: Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot,Christine Boutin, Valérie Pécresse, Rachida Dati (porte-parole du candidat Sarkozy), Christine Lagarde (ministre sortante du Commerce extérieur) et Christine Albanel (conseillère de Jacques Chirac).
Selon des sources concordantes, proches du gouvernement et de l'UMP, Christine Boutin deviendrait ministre de la Cohésion sociale, et Roselyne Bachelot hériterait du portefeuille de la Santé et des Sports (épaulée, après la Coupe du monde de rugby, par le sélectionneur du XV de France, Bernard Laporte).
Les sources sont moins catégoriques pour les deux autres: pressentie pour l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie serait finalement en charge d'un ministère nouvellement créé, celui de la "Sécurité". Et c'est à Rachida Dati, également ex-porte-parole du candidat Sarkozy, que reviendrait le "ministère de l'Intérieur, de l'Immigration et de l'Identité nationale". Quant à Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, son nom est évoqué pour le ministère de la Réforme de l'Etat. Le nom de Christine Albanel, directrice du château de Versailles, est évoqué pour la Culture et l'Education, celui de Christine Lagarde pour la Justice.
Autres noms évoqués: ceux de Brice Hortefeux (d'abord pressenti pour un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, il prendrait finalement un ministère "technique" non défini pour l'instant), Xavier Darcos (ancien ministre délégué à l'Enseignement scolaire) pour l'Education, Maurice Leroy, député UDF de Loir-et-Cher, pour l'Agriculture. Si l'attribution de Xavier Darcos se révélait exacte, cela signifierait que la Culture et l'Education ne seraient pas regroupées, comme le candidat Sarkozy l'avait envisagé.
On cite aussi les noms du secrétaire général sortant de l'Elysée, Frédéric Salat-Barroux, pour la Santé et les Affaires sociales, voire du banquier Michel Pébereau et de Jean-Pierre Jouyet, ancien collaborateur du premier ministre PS Lionel Jospin et ex-directeur du Trésor. Selon "Le Canard", il pourrait être nommé secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, directement rattaché à la présidence de la République.
Reste la question apparemment épineuse du ministère de la Défense. Qui pour ce poste? Selon des sources concordantes, le chef de file des députés UDF à l'Assemblée, Hervé Morin, tiendrait la corde. Mais les "centristes de l'intérieur" (c'est-à-dire ceux qui ont rejoint l'UMP dès sa création en 2002), montent au créneau. Philippe Douste-Blazy en rêve. Un rêve qu'il partage toutefois avec l'ancien ministre des Affaires étrangères Michel Barnier.
Qui pour présider le groupe UMP à l'Assemblée ? Jean-François Copé, porte-parole du gouvernement, a annoncé mercredi soir sur France 3 que Nicolas Sarkozy et François Fillon lui avaient proposé la présidence du prochain groupe UMP à l'Assemblée nationale. "Le président de la République et François Fillon m'ont proposé une mission, il s'agit de présider le futur groupe de l'UMP qui naîtra de la future majorité si nous gagnons les élections législatives." Le poste est accupé actuellement par Bernard Accoyer.
Mardi, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait exprimé sa volonté de "participer à l'avenir" de l'UMP. Quant à l'actuel ministre délégué à l'Aménagement du territoire, Christian Estrosi, proche de Nicolas Sarkozy, il avait annoncé mercredi sa candidature à la présidence du futur groupe UMP à l'Assemblée
Au moins un millier d'étudiants et de lycéens manifestaient mercredi après-midi à Paris contre Nicolas Sarkozy
Partis de la Bastille, les manifestants opposés aux projets politiques du nouveau Président défilaient vers la Nation aux cris de "Sarkozy au Kärcher, qui sème la misère récolte la colère" ou "Sarko, facho, le peuple aura ta peau".
Ils répondaient à l'appel de 6 organisations, pour la plupart proches de l'extrême gauche.
"On se mobilise contre les réformes de M. Sarkozy, c'est du copier-coller avec Thatcher et Reagan", expliquait un étudiant au Conservatoire national des arts et métiers à Paris. Non loin, une banderole proclamait: "Mieux vaut prévenir que guérir, les lycéens contre les réformes Sarko."
D'autres slogans, comme "médias partout, infos nulle part" visaient la presse, accusée d'être liée pour l'essentiel au nouveau chef de l'Etat.
Des manifestations étaient également prévues dans d'autres grandes villes comme Rennes, Lille, Tours, Toulouse, Lyon et Marseille.
L'appel à manifester a été lancé par Sud Etudiant, la Fédération syndicale étudiante (FSE), les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR), le Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF), la Confédération nationale du travail, Alternative libertaire (AL).
Ces mouvements appellent en outre à "la constitution de comités de résistance ouverts à tous, dans toutes les facs, tous les lycées et quartiers, et à des assemblées générales".
Ils dénoncent notamment l'introduction d'une sélection au sein des universités et l'augmentation des frais d'inscription. Ils ont aussi lancé un appel aux organisations de salariés, politiques et associatives en vue d'une réunion unitaire le mardi 22 mai à 19h à la Bourse du travail à Paris "pour discuter de la perspective d'une grande manifestation" réclamant l'abrogation du contrat nouvelle embauche (CNE), un contrat à durée indéterminée (CDI) "pour tous", le respect du droit de grève et l'arrêt des expulsions des étrangers.
De son côté, le Réseau éducation sans frontières (RESF) soutenait mercredi après-midi un rassemblement de lycéens parisiens sur le parvis de l'Hôtel de Ville pour protester contre des menaces d'expulsion pesant sur des lycéens sans papiers.
Il s'agit de mettre fin à la progression du nombre d'accidents en Picardie et notamment dans l'Aisne
par
A la veille du début du week-end de l'ascension, les contrôles de police et de gendarmerie vont être considérablement renforcés sur les routes de Picardie.
Le nombre de morts et de blessés a considérablement augmenté ces dernières semaines et les chiffres des premiers mois de 2007 sont du coup nettement moins bons que les mêmes mois en 2006.
Les trois départements picards sont concernés et en particulier l'Aisne où des dispositifs spéciaux ont été mis en place dès mardi 15 mai.
Dans ce département où on avait enregistré une baisse de 25% du nombre d'accidents en 2006 par rapport à 2005, le mois d'avril 2007 est jugé catastrophique par les autorités.
"Avec avril, le bilan des quatre premiers mois de 2007 augmente en termes d'accidents de 25% et en termes de morts de près de 50%. C'est à dire que fin mars nous étions à 17 victimes et fin avril à 25 victimes. C'est inacceptable", commente Evelyne Ratte, préfet de l'Aisne.
Du coup, policiers et gendarmes ont été mobilisés pour contrôler sans répit les axes les plus accidentogènes. La tolérance sera minime voire égale à zéro en raison du relâchement des automobilistes. L'idée est de multiplier ces contrôles jusqu'à ce que les chiffres de la sécurité routière redeviennent meilleurs.
Nicolas Sarkozy a succédé mercredi à Jacques Chirac, devenant ainsi le 6e président de la Ve République Il a été intronisé à l'Elysée lors d'une cérémonie solennelle après la passation de pouvoirs avec son prédécesseur Jacques Chirac.
Le nouveau chef de l'Etat, âgé de 52 ans, s'est engagé à "ne pas décevoir" ses concitoyens et à privilégier "bonnes volontés" et "compétences" au-delà de son camp.
Nicolas Sarkozy a foulé le tapis rouge dans la cour d'honneur de l'Elysée, l'air grave, au rythme de la fanfare de la Garde républicaine. Jacques Chirac, souriant, a descendu le perron d'honneur pour l'accueillir, lui serrant la main devant les photographes. Les deux hommes ont eu un tête-à-tête dans le bureau présidentiel, entretien au cours duquel Jacques Chirac a transmis à son successeur des informations confidentielles relatives à la dissuasion nucléaire. Nicolas Sarkozy a ensuite raccompagné Jacques Chirac jusqu'à sa voiture dans la cour d'honneur. Ce dernier a ensuite gagné en voiture son nouvel appartement du quai Voltaire à Paris, prêté par la famille de l'ancien Premier ministre libanais assassiné Rafic Hariri.
Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu dans la salle des Fêtes de l'Elysée où l'attendaient ses proches (notamment son épouse Cécilia, arrivée à 11h00 à l'Elysée en compagnie de leurs cinq enfants) et des invités.
Le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, a proclamé les résultats officiels de l'élection présidentielle, avant la signature du procès-verbal d'investiture. Il a souhaité que les "Français se rassemblent autour des valeurs" de la République: "liberté, égalité, fraternité".
Dans le Salon des ambassadeurs, un huissier a ensuite présenté au nouveau chef de l'Etat le collier de Grand maître de l'ordre de la Légion d'honneur posé sur un coussin de velours rouge. 21 coups de canon ont alors été tirés depuis les Invalides.
La première allocution Le nouveau président de la République a prononcé sa première allocution de chef de l'Etat. Il a d'abord déclaré qu'il "pense à la France, ce vieux pays qui a traversé tant d'épreuves et qui s'est toujours relevé". "Je pense avec gravité au mandat que le peuple français m'a confié et à cette exigence si forte qu'il porte en lui et que je n'ai pas le droit de décevoir", a-t-il dit. "Exigence de rassembler les Français (...), respecter la parole donnée et tenir les engagements parce que jamais la confiance n'a été aussi ébranlée, aussi fragile", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy a mis en avant l'"exigence de changement" et l'"exigence de rompre avec les comportements du passé". "Je veux dire ma conviction qu'au service de la France, il n'y a pas de camp. Il n'y a que les bonnes volontés de ceux qui aiment leur pays. Il n'y a que les compétences, les idées et les convictions de ceux qui sont animés par la passion de l'intérêt général."
"A tous ceux qui veulent servir leur pays, je dis que je suis prêt à travailler avec eux et je ne leur demanderai pas de renier leurs convictions, de trahir leurs amitiés et d'oublier leur histoire", a ajouté le président de la République qui a entrepris de former un gouvernement d'ouverture à gauche et au centre. "A eux de décider, en leur âme et conscience d'hommes libres, comment ils veulent servir la France", a ajouté le nouveau chef de l'Etat.
Il a par ailleurs salué l'action de son prédécesseur. "Je pense à Jacques Chirac qui, pendant douze ans, a oeuvré pour la paix et fait rayonner dans le monde les valeurs universelles de la France", a-t-il dit après avoir cité tous les anciens présidents de la Ve République. "Je pense au rôle qui a été le sien pour faire prendre conscience à tous les hommes de l'imminence du désastre écologique et de la responsabilité de chacun d'entre eux envers les générations à venir", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Cérémlonies à l'Arc de Triomphe et au Bois de Boulogne Après son allocution, le nouveau Président est sorti du palais de l'Elysée pour passer les troupes en revue avant d'écouter la Marseillaise.
Après un déjeuner privé, il a remonté les Champs-Elysées en voiture découverte, jusqu'à l'Arc de Triomphe. Nicolas Sarkozy a ravivé la flamme et déposé une gerbe devant la tombe du Soldat inconnu.
Après avoir serré des mains dans le public, il est ensuite parti déposer des gerbes devant les statues de Georges Clemenceau et du général de Gaulle, au bas de l'avenue des Champs-Elysées.
Puis, nouveauté par rapport au scénario habituel, Nicolas Sarkozy s'est rendu au bois de Boulogne pour prononcer un discours en hommage à 35 jeunes résistants fusillés à la veille de l'insurrection parisienne, en août 1944. Dans une deuxième allocution , il s'est adressé à la jeunesse française et écouté le chant des Partisans en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles l'ancien Premier ministre Pierre Messmer et l'ex-ministre Simone Veil. Max Gallo, proche de Jean-Pierre Chevènement, avait prononcé auparavant un discours en hommage à ces étudiants martyrs.
L'hommage à Guy Môquet Lors de la cérémonie au Bois de Boulogne, Nicolas Sarkozy a annoncé que sa "première décision" de Président serait de faire lire dans toutes les classes du pays, à la rentrée, la lettre à ses parents que le résistant Guy Môquet, 17 ans, avait rédigée avant son exécution par les nazis le 22 octobre 1941. "Je n'ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans en être profondément bouleversé", a-t-il expliqué. "Il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, à travers le sacrifice de quelques-uns, l'anonyme grandeur d'un homme qui se donne à cause plus grande que lui."
En fin d'après-midi, pour son premier déplacement présidentiel à l'étranger, Nicolas Sarkozy a pris l'avion pour se rendre à Berlin. Il doit rencontrer la chancelière allemande, Angela Merkel
La chancelière allemande recevra le président français mercredi soir à Berlin
"Je me réjouis du fait que, pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy ait dit qu'il s'investirait pour que l'UE ait une capacité d'action", a déclaré Angela Merkel mardi, lors d'une conférence sur l'Europe et les religions à Bruxelles.
"Nous verrons maintenant comment il compte mettre en oeuvre cela", a-t-elle ajouté.
Les deux dirigeants discuteront "des questions d'actualité et de la préparation du Conseil européen de juin", a précisé la chancelière. L'Allemagne veut obtenir un accord des 27 sur les grandes lignes d'un nouveau traité européen qui remplacera la Constitution européenne.
A la question de savoir si le nouveau président français aurait la volonté de travailler en équipe, notamment pour sortir l'Europe de la crise dans laquelle elle est plongée depuis le "non" français à la Constitution de l'UE, elle a répondu: "Il faut jouer en équipe, c'est ce que nous avons vu pendant la dernière Coupe du monde [de football, NDLR] en Allemagne et je crois que cela s'applique aussi à la France", a dit Angela Merkel.
La planète Terre se réchauffe. Pourquoi ? Quelles en seront les conséquences ? Les experts nous alertent
Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), dont les experts sont réunis à Bruxelles jusqu'au 6 avril, est sur le point de publier le second volet de son rapport, consacré aux conséquences du réchauffement de la planète. Les températures pourraient grimper de 2 à 4 degrés d'ici à la fin du siècle.
Le document nous alerte notamment sur les risques de vagues de chaleur, sécheresse, phénomènes extrêmes et inondations, qui affecteront les rendements agricoles et piscicoles et les ressources en eau. Ci-dessous, le point en graphiques et en chiffres sur la situation de notre planète
Depuis un an, l'internet haut débit progresse fortement dans les foyers français
Le nombre d'internautes qui se déclarent connectés à Internet à domicile via une connexion haut débit a progressé de 38% en un an, passant de 16.430.000 en mars 2006 à 22.737.000 en mars 2007, selon des chiffres publiés lundi par Médiamétrie.
Au mois de mars, 94,2% des internautes à domicile étaient connectés en haut débit, contre 83,9% un an plus tôt.
Selon Médiamétrie, il y avait au total 29,7 millions d'internautes (âgés de 11 ans et plus) en France au mois de mars, soit 56,5% des Français, contre 26,8 millions en mars 2006. La population des internautes âgés de plus de 11 ans a ainsi augmenté de 11% en un an.
Par ailleurs, 14,5 millions de foyers français (56,3%) étaient équipés d'un micro-ordinateur au premier trimestre. Sur ces 14,5 millions de foyers, 11,8 millions avaient accès à internet, soit 45,6% des foyers français.
Selon Médiamétrie, qui publie chaque mois la liste des 30 sites les plus visités en France, Google conserve le 1er rang au mois de mars, avec 21.041.000 visiteurs uniques (nombre total d'individus ayant visité le site au moins une fois).
Dominique de Villepin, Premier ministre depuis le 31 mai 2005, va servir la France "autrement" Dominique de Villepin
"Je tourne une page. Je vais en écrire une autre", confiait récemment ce Premier ministre atypique qui puise sa fortitude dans l'écriture.
Nommé par Jacques Chirac pour succéder à Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin, 53 ans, ambitionna à ce poste de "réconcilier l'inquiétude et l'impatience" françaises. Avec l'Elysée pour horizon inavoué.
Dès sa nomination, Dominique de Villepin qui s'imposa cent jours pour agir, met en oeuvre en août par ordonnances son plan pour l'emploi, qui inclut notamment le contrat nouvelles embauches (CNE).
Tout en se revendiquant d'un gaullisme social, il affirme n'"écarter aucune piste" pour venir à bout du chômage, semant les germes de la crise de 2006.
L'opinion, d'abord sceptique, lui accorde sa confiance. L'état de grâce s'esquisse et avec lui l'image d'un présidentiable crédible pour 2007 face à l'insatiable Nicolas Sarkozy.
En janvier 2006, Dominique de Villepin est au faîte de sa popularité, semblant conjurer la "malédiction" de Matignon: 58% des Français jugent positivement son action, lui qui n'a jamais connu le baptême des urnes.
Dominique de Villepin, décide alors de faire un gros coup contre le chômage, et lance le 16 janvier le contrat première embauche (CPE), sans concertation préalable avec les syndicats. Accusé d'institutionnaliser la précarité, il est confronté à la virulente opposition de la rue, avec la jeunesse pour fer de lance.
Inflexible, il refuse de retirer cette mesure contestée, provoquant une crise qui profite à la gauche et déstabilise une majorité inquiète. Il capitule le 10 avril. Le CPE est enterré. Les espoirs présidentiels du Premier ministre aussi.
Considérablement affaibli, Dominique de Villepin ne connaît pas de répit dans l'épreuve. L'affaire Clearstream, qui le met en cause, éclate. L'opposition réclame sa démission, les rumeurs de remaniement fleurissent. Mais Jacques Chirac lui garde sa confiance.
Il finit par adouber du bout des des lèvres le candidat Nicolas Sarkozy, qu'il taraudait encore quelques mois auparavant.
Bilan économique
Les deux ans du gouvernement de Dominique de Villepin auront été marqués par la mise en oeuvre d'une vaste réforme fiscale alliée à un souci de plus grande maîtrise des comptes publics, mais aussi par une croissance timide.
Entrée en application en 2007, la réforme fiscale est présentée comme une réponse à la demande des Français pour plus de pouvoir d'achat. Elle se traduit par une réduction du nombre de tranches de l'impôt sur le revenu, un "bouclier" plafonnant les impôts directs des ménages à 60% du revenu et un doublement de la prime pour l'emploi.
En attendant que son application produise ses effets sur le taux de prélèvements obligatoires, celui-ci atteint le niveau record de 44,4% du produit intérieur brut en 2006, 0,6 point de plus qu'en 2005.
Le taux d'endettement de l'Etat reflue à 63,9% du PIB en 2006 après avoir atteint un pic à 66,6% en 2005.
Alors que le chantier de la réduction de la dette est amené à se poursuivre, celui d'une fusion entre GDF et Suez pour en faire un des premiers groupes énergétiques d'Europe, âprement défendu par le Premier ministre, subit un coup d'arrêt, faute de publication du décret de privatisation de GDF.
Le passage de Dominique de Villepin aux affaires sera aussi marqué par un nombre record de créations d'entreprises: 233.045 en 2006.
Malgré une forte consommation, la croissance française n'aura pas réussi à décoller. Handicapée par les difficultés de l'industrie et du commerce extérieur, dont le déficit a atteint lui aussi un record en 2006 à 29 milliards d'euros, elle est restée bien en deçà de celle de la zone euro en 2006 à 2,1%, après un creux à 1,2% en 2005.
Les spéculations continuent sur les membres du futur gouvernement qui sera annoncé vendredi
La date de vendredi a été avancée par de bonnes sources UMP, citant des propos que le président élu aurait tenus dimanche soir.
Dès jeudi, Nicolas Sarkozy devrait annoncer le nom de son Premier ministre, qui sera selon toute probabilité François Fillon, son conseiller politique à l'UMP.
Il avait été au départ question que la composition du gouvernement puisse être connue un peu plus tard, jusqu'à lundi 21 mai.
Une volonté d'ouverture Nicolas Sarkozy a prévenu qu'il préférerait "l'efficacité" à la "fidélité" pour constituer "la meilleure équipe de France" et ne pas rééditer l'erreur faite, selon lui, en 1995 et 2002 par le président Jacques Chirac, qui avait privilégié des fidèles.
Il a fait part à plusieurs reprises de sa volonté de constituer un gouvernement "ouvert" avec des personnalités de gauche et du centre. Une volonté d'"ouverture" qui fait grincer des dents à l'UMP, en particulier parmi ceux qui espèrent voir leur fidelité remerciée.
Lundi, Nicolas Sarkozy a enfoncé le clou, affirmant: "mon ambition, c'est que chaque Français, qu'il ait voté ou non pour moi, puisse se reconnaître dans des choix que j'assumerai au nom de notre pays."
Consultations à gauche Pour ce faire, le nouveau président élu a consulté tout le week-end, et fait des appels du pied à une poignée de personnalités de gauche.
Il a notamment proposé à Bernard Kouchner, ancien ministre PS de la Santé, de devenir ministre des Affaires étrangères. Lundi, le fondateur de Médecins du Monde tenait la corde.
Il a également approché Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères sous Lionel Jospin, pour occuper ce même poste. Mais selon certains, il aurait trop demandé - oui au ministère des Affaires étrangères, mais avec Affaires européennes, Coopération et Commerce extérieur.
Anne Lauvergeon, ancienne proche du président socialiste François Mitterrand et actuellement à la tête du groupe nucléaire français Areva, a également été approchée pour occuper un ministère. Selon Le Figaro de samedi, elle aurait refusé. Mais selon Claude Guéant, elle "n'a pas dit non à tout".
L'ancien ministre de l'Education nationale Claude Allègre, qui n'a pas caché pendant la campagne son aversion pour Mme Royal, a été reçu samedi par Nicolas Sarkozy. Dans Le Parisien de dimanche, il dit approuver "totalement" la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy mais estime que son "destin n'est plus d'être ministre". En revanche, il se dit "prêt à accepter une mission limitée dans le temps pour aider l'université française à s'adapter au XXIe siècle et pour faire en sorte de la Recherche redevienne une des priorités nationales".
Si elles n'entrent pas au gouvernement, certaines de ces personnalités pourraient se voir confier des "missions".
Le président élu a également promis la parité au sein du nouveau cabinet. Il y aura huit ministres hommes et sept femmes, ou l'inverse. Quatre femmes semblent incontournables: Roselyne Bachelot, Michèle Alliot-Marie, Christine Boutin, Valérie Pécresse.
Des noms évoqués à l'UDF Du côté de l'UDF, trois noms se détachent des "ministrables" éventuels : ceux du ministre sortant de l'Education Gilles de Robien, du président du groupe UDF à l'Assemblée nationale Hervé Morin et de l'ancien communiste Maurice Leroy, qui est devenu un des députés centristes les plus proches du président de l'UDF, François Bayrou et que l'on cite notamment pour l'Agriculture.
Juppé et Borloo pour l'UMP Pour l'UMP, le maire de Bordeaux et fondateur de l'UMP Alain Juppé et le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo paraissent avoir de bonnes chances d'appartenir au prochain gouvernement. Selon Nicolas Hulot, Alain Juppé serait pressenti à l'Environnement. Pour les autres, l'incertitude prévaut.
Concernant Claude Guéant, l'ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, tout laisse penser qu'il deviendra secrétaire général de l'Elysée.
Grincements de dents aussi dans le camp socialiste lundi, sur le ralliement de personnalités PS au nouveau gouvernement.
Dominique Strauss Kahn s'est montré lundi très réservé sur l'entrée d'anciens ministres de gauche dans le futur gouvernement de Nicolas Sarkozy, évoquant le risque d'"une trahison de soi-même".
Selon le député du Val d'Oise, "ou bien on a des convictions - et les deux personnes évoquées (MM.Kouchner et Védrine) en ont - et c'est très difficile de dire qu'avec ces convictions là on va faire le contraire de ce qu'on a dit avant. Ou bien on faisait de la politique sans convictions, et ce serait un peu dérisoire, je ne crois pas que ce soit le cas", a-t-il expliqué.
Pour le socialiste Claude Bartolone, "cela sent beaucoup plus le plat de lentilles que la politique." Il a prévenu que les personnalités de gauche qui accepteraient d'entrer dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy "auraient à assumer les politiques sociales, les politiques économiques" de la nouvelle majorité.
"S'ils acceptent, c'est qu'ils arrivent à gérer des contradictions et ont la colonne vertébrale très souple", a-t-il ajouté avant d'ajouter: "c'est incompréhensible".
Le député PS européen Benoît Hamon a estimé que de tels ralliements à un gouvernement de droite porteraient "un sale coup" au PS et que "cela les amènerait à quitter la gauche".
Selon lui, "si Nicolas Sarkozy propose le même ministère" - celui des Affaires étrangères - "à Kouchner et à Védrine, qui défendent deux conceptions tout à fait opposées de la politique étrangère et de la politique européenne, c'est qu'il veut faire un coup politique". "Son objectif est d'abord de réussir un débauchage d'un ancien ministre de gauche".
Le député européen a prévenu ces personnalités que si elles rejoignaient un gouvernement de droite, elles "seraient comptables du bilan de ce gouvernement", y compris au plan social, économique et de l'immigration.
Maire de Neuilly à 28 ans Dans cette famille, catholique et de droite, le militantisme est mal vu. Ce qui n'empêche pas Nicolas de s'engager très tôt dans le mouvement gaulliste. A 19 ans, il rejoint les rangs de l'UDR (à Neuilly) et colle les affiches pour la campagne présidentielle de Chaban-Delmas, en 1974. Parallèlement à ses activités politiques, il s'inscrit en fac de droit à Nanterre, ce qui le mènera au métier d'avocat qu'il exercera plus tard, à Neuilly.
En 1976, il adhère au nouveau mouvement fondé par Jacques Chirac, le RPR. Et monte peu à peu, dans les rangs de l'appareil.
Aux municipales de mars 1983, le maire septuagénaire de Neuilly, Achille Peretti, le prend sur sa liste, et en fait un de ses adjoints. Un mois plus tard, le 14 avril, Peretti meurt d'une crise cardiaque. Le jeune adjoint comprend vite qu'il a sa carte à jouer. Charles Pasqua est candidat à la mairie de Neuilly, mais Neuilly veut-elle vraiment de Charles Pasqua ? Ne lui préférerait-elle pas un candidat moins marseillais, plus policé, plus neuilléen ?
Pari gagné : Nicolas Sarkozy "commence par souffler l'investiture de son parti au nez de Charles Pasqua". Et "saura convaincre les vingt-cinq voix d'élus qui lui sont nécessaires"("Une famille française", Elise Karlin et Pascale Nivelle). Le 29 avril 1983, il est élu maire de Neuilly, la ville la plus riche de France, qui lui permet de se constituer un carnet d'adresse hors pair (quasiment tout le gratin des affaires, des médias et du show-biz y réside). Il se lie notamment d'amitié avec Martin Bouygues, aujourd'hui à la tête du groupe TF1, et avec Bernard Arnault, qui seront ses témoins à son second mariage avec Cécilia, en 1996. A 28 ans, cette conquête de la mairie de Neuilly lui sert de tremplin décisif pour la suite de sa carrière.
Le soutien à Balladur Elu député de Neuilly lors des élections, triomphales pour la droite, de 1993, Nicolas Sarkozy devient ministre du Budget du gouvernement de cohabitation d'Edouard Balladur, qu'il soutient contre Jacques Chirac dans la campagne présidentielle de 1995.
Ostracisé pour avoir choisi le mauvais camp, Nicolas Sarkozy ne fait pas partie du gouvernement d'Alain Juppé après l'élection de Jacques Chirac.
L'échec aux européennes Il réussit tout de même à s'imposer au sein du parti. En 1999, il prend la présidence par interim du RPR et conduit la liste RPR-DL aux élections européennes. La liste ne recueillera que 12,8% des suffrages, moins que celle du PS conduite par François Hollande (21,95%) et celle de Charles Pasqua (13%). Il démissionne alors de ses responsabilités au RPR.
Après avoir pris du champ, Nicolas Sarkozy revient au premier plan en participant pleinement à la campagne de Jacques Chirac, qui se conclura par la réélection du président sortant à plus de 80% des voix, après le séisme du 21 avril 2002.
Ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy entre en 2002 dans le gouvernement Raffarin comme numéro deux et ministre de l'Intérieur, et proclame prioritaire la lutte contre l'insécurité. Il fait passer une "loi pour la sécurité intérieure", promulguée en mars 2003, qui crée une série de nouveaux délits liés à la mendicité, au squat, aux rassemblements dans les halls d'immeubles et à la prostitution (le "racolage passif" peut désormais être réprimé). Des sanctions sont également créées pour "outrage au drapeau" ou à l'hymne national. Toujours comme ministre de l'Intérieur, il met en place le Conseil français du culte musulman.
Ministre de l'Economie et des Finances En 2004, Nicolas Sarkozy devient ministre de l'Economie et des Finances du troisième gouvernement Raffarin. Il défend la réduction d'impôts et le pacte de stabilité conforme aux critères de Maastricht (déficit inférieur à 3% du PIB). Il lance aussi quelques combats (contre la loi Galland, au nom de la lutte contre la vie chère) qu'il ne pourra terminer : il est élu président de l'UMP lors de la convention des 28 et 29 novembre par 85% des voix des militants. Comme Jacques Chirac l'a exigé, il démissionne alors de son poste de ministre des Finances.
Retour à l'Intérieur Après l'échec en 2005 du référendum sur le traité constitutionnel européen (Nicolas Sarkozy a fait campagne pour le oui) et la démission du gouvernement Raffarin, le président de l'UMP revient comme ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Il ne cache pas qu'il veut "éviter les coups montés contre lui" et l'affaire Clearstream (Nicolas Sarkozy figurait dans des listings truqués attribués à l'établissement bancaire luxembourgeois) attisera encore les tensions entre les deux hommes.
Les émeutes des banlieues, en novembre 2005 Nicolas Sarkozy continue à proclamer haut et fort son combat contre l'insécurité, mais la mort par électrocution, dans un transformateur EDF ,de deux adolescents poursuivis par la police donnent le point de départ à trois semaines de violences dans les banlieues, en novembre 2005. Les propos jugés provocants du ministre de l'Intérieur (sur "la racaille") n'arrangent rien.
En 2006, Nicolas Sarkozy est l'instigateur de nouvelles lois sur la sécurité (en cours de discussion) et surtout sur l'immigration, pour laquelle il met en avant la notion d'"immigration choisie". Le texte durcit les conditions de régularisation des sans-papiers et de regroupement familial, et tente de mettre au point une politique d'accueil des diplômés étrangers, contestée en Afrique comme pillage des élites.
Quel bilan ? Nicolas Sarkozy s'est dit "fier" le 11 janvier de son bilan contre l'insécurité tant en 2006 que depuis son arrivée au ministère de l'Intérieur. Il a souligné qu'avec un recul global de 1,3% en 2006, les crimes et délits avaient reculé pour la quatrième année consécutive. "J'ai rompu avec la résignation et le renoncement. Les résultats sont là", a-t-il dit lors d'une conférence de presse destinée à faire le bilan de la lutte contre l'insécurité en 2006.
Mais le parti socialiste a invité le président de l'UMP à plus de modestie, estimant que son bilan était terni par la flambée de violences dans les banlieues à l'automne 2005 et surtout par la hausse des violences aux personnes, point noir du bilan sécuritaire du ministre.
De Nicolas Sarkozy : . "Témoignage" (XO) publié le 17 juillet 2006 (et qui fut un des best-sellers de l'année 2006) . "La République, la Religion, l'Espérance" (éditions du Cerf, 2004) . "Libre" (Robert Laffont / XO éditions, 2001) . "Georges Mandel, le moine de la politique" (Grasset, 1994) : une biographie du ministre assassiné en 1944 par la milice.
Parfum de scandale oblige, Albin Michel a réimprimé à 30.000 exemplaires "La femme fatale"
Les bonnes feuilles du livre (consacré au couple Royal-Hollande et sorti le 11 mai à un tirage initial de 38.000) avaient été publiées dans "Le Nouvel Observateur".
Les deux journalistes du "Monde" auteurs de l'ouvrage,Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, imputent à une crise conjugale la décision de Ségolène Royal de se présenter à la présidentielle.
Elles expliquent aussi sous cet angle les dissensions politiques apparues pendant la campagne entre le Premier secrétaire du PS et la candidate à l'Elysée. La justice a été saisie, mais pas en référé et sans que l'on sache quels passages du livre sont visés, par l'avocat de Ségolène Royal et François Hollande, Me Jean-Pierre Mignard.
Cette parution a inspiré quelques bloggeurs, pas toujours enthousiastes. "La femme fatale" est sortie, écrit ainsi Daniel Schneidermann ("Bigbangblog"). Le livre aura sans doute un grand succès, peut-être mérité...Pendant ce temps, on attend toujours le livre sur les aventures de Nicolas et Cecilia. Il y en avait bien un, il était écrit, mais -quel dommage-, il a été pilonné par l’éditeur, après que Nicolas l’ait menacé de toutes les foudres de la terre. Et quelque chose me dit que ce livre-là, on va l’attendre longtemps. C'est sans doute ce qu'on appelle la loi du marché".
-> Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin étaient les invitées de "Chez FOG" sur France 5 le 13 mai.
Deux jours avant sa prise de fonctions à l'Elyséee, le Président élu a démissionné lundi de la présidence de l'UMP
"Au moment où je viens d'être élu président de la République et à la veille de prendre mes fonctions, chacun comprendra que je ne puis demeurer à votre tête", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'un conseil national du parti à Paris.
Jean-Claude Gaudin assurera l'intérim de la présidence de l'UMP avec Pierre Méhaignerie et Brice Hortefeux.
Les adieux à l'UMP de Sarkozy Lundi après-midi, dans un grand hôtel parisien, Nicolas Sarkozy a annoncé solennellement sa démission devant quelque 2000 conseillers nationaux."La haute idée que je me fais de la fonction présidentielle (...), la nécessité pour le président de la République d'incarner l'autorité de l'Etat, de parler pour tous les Français, de faire en sorte que chaque Français puisse se reconnaître dans ce qu'il dit et dans ce qu'il fait, la nécessité qu'aucun d'entre eux ne puisse douter de son impartialité, me font l'obligation morale de cesser d'exercer les fonctions de président de l'UMP", a-t-il expliqué.
"Je vais dans les jours qui viennent prendre des décisions importantes pour notre pays. Je le ferai dans un esprit de rassemblement, de justice et d'efficacité", a assuré le patron démissionnaire de l'UMP.
Nicolas Sarkozy avait été élu pour 3 ans le 28 novembre 2004, après le départ d'Alain Juppé, contraint de se démettre en raison de ses ennuis judiciaires.
L'intérim sera assuré par une présidence tricéphale, comme l'a annoncé Jean-Claude Gaudin après le discours de Nicolas Sarkozy. "Conformément aux statuts de l'UMP, en ma qualité de vice-président, avec le secrétaire général Pierre Méhaignerie et le secrétaire général adjoint Brice Hortefeux, nous assurerons ensemble l'intérim" de la présidence de l'UMP.
L'élection d'un nouveau président doit avoir lieu lors d'un congrès initialement prévu en novembre prochain.
M.Sarkozy a entamé lundi une série de rencontres avec les dirigeants syndicaux et patronaux avant sa prise de fonctions Il reçoit avant sa prise de fonction, une première, les dirigeants CGT et CFDT et les organisations patronales, Medef, CGPME et UPA.
Selon le secrétaire général de la CFDT, M.Chérèque, au sortir de l'entretien, M.Sarkozy compte recevoir officiellement les partenaires sociaux en bilatérales "dans les 10 jours suivant sa prise de fonction à l'Elysée".
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a déclaré à la presse avant l'entrevue: "On va surtout l'écouter et voir ce qu'il propose". "On va insister sur la méthode et sur la manière de travailler pour les mois et les années qui viennent. Le nouveau président de la Republique nous a invités on n'a pas d'ordre du jour précis", a-t-il ajouté.
Mardi, il recevra les représentants de FO, de la CFTC et de la CFE-CGC. Son probable Premier ministre François Fillon avait indiqué fin avril que les premières rencontres devaient servir à "fixer la méthode, l'agenda et le calendrier" des réformes.
Réformes qui ne seront pas toutes négociées, à l'image de la détaxation des heures supplémentaires que le nouveau président compte faire passer par la loi dès l'été. Avant le premier tour, ce dernier avait aussi annoncé son intention d'instaurer par la loi, dès juin, un service minimum dans les transports en cas de grève.
Sur ce sujet sensible, il s'est ensuite fait plus prudent, annonçant une loi "avant décembre 2007" s'il n'y avait pas d'accord entre le ministre des Transports et les syndicats d'ici septembre. Ce qui revient à mettre "un revolver sur la tempe" des partenaires sociaux, a estimé le leader de la CGT, Bernard Thibault.
Quant à la réforme des régimes spéciaux de retraite, autre dossier épineux, elle est prévue pour 2008.
Dès le lendemain de son élection, les syndicats ont prévenu qu'ils jugeraient Nicolas Sarkozy "sur les actes" et l'ont averti que toute précipitation ou "passage en force" risquait d'avoir "un effet boomerang".
M. Sarkozy, rentré dimanche de son week-end versaillais, peaufine son gouvernement avant d'entrer à l'Elysée mercredi
Il a rencontré les principaux responsables de l'UMP, à la veille d'un conseil national où il doit abandonner la présidence du parti. L'ancien ministre PS Bernard Kouchner, selon des sources concordantes, pourrait être nommé au Quai d'Orsay.
Nicolas Sarkozy doit annoncer le 17 mai le nom de son Premier ministre, presque certainement François Fillon.
Un proche de Sarkozy a d'ailleurs levé le "suspense" sur le nom du futur Premier ministre. A la question : "Y a plus de mystère, ce sera François Fillon le premier ministre?", M. Karoutchi a répondu : "oui".
Le nom du nouveau Premier ministre ne devrait être annoncé officiellement par M. Sarkozy que jeudi prochain, au lendemain de la passation de pouvoir avec Jacques Chirac. Le gouvernement sera annoncé dans la foulée, "soit en fin de semaine, soit le lundi suivant".
Lors d'une rencontre avec les parlementaires de l'UMP, jeudi, le président élu a prévenu qu'il préférerait "l'efficacité" à la "fidélité" pour constituer "la meilleure équipe de France" et ne pas rééditer l'erreur faite, selon lui, en 1995 et 2002 par le président Jacques Chirac, qui avait privilégié des fidèles.
Consultations à gauche et au centre Nicolas Sarkozy a proposé à l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine (PS) d'occuper à nouveau le même poste. Ce dernier y "réfléchit".
Anne Lauvergeon, ancienne proche du président socialiste François Mitterrand et actuellement à la tête du groupe nucléaire français Areva, a également été approchée pour occuper un ministère. Selon Le Figaro de samedi, elle aurait refusé. Mais selon Claude Guéant, elle "n'a pas dit non à tout".
L'ancien ministre de l'Education nationale Claude Allègre, qui n'a pas caché pendant la campagne son aversion pour Mme Royal, a été reçu samedi par Nicolas Sarkozy. Dans Le Parisien de dimanche, il dit approuver "totalement" la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy mais estime que son "destin n'est plus d'être ministre". En revanche, il se dit "prêt à accepter une mission limitée dans le temps pour aider l'université française à s'adapter au XXIe siècle et pour faire en sorte de la Recherche redevienne une des priorités nationales".
Bernard Kouchner, ancien ministre socialiste de la Santé fait également partie de la poignée de personnalités de gauche "consultées" ces derniers jours par le nouveau président élu.
Ce dernier a fait part à plusieurs reprises de sa volonté de constituer un gouvernement "ouvert" avec des personnalités de gauche et du centre. Si elles n'entrent pas au gouvernement, certaines de ces personnalités pourraient se voir confier des "missions".
Du côté de l'UDF, trois noms se détachent des "ministrables" éventuels : ceux du ministre sortant de l'Education Gilles de Robien, du président du groupe UDF à l'Assemblée nationale Hervé Morin et de l'ancien communiste Maurice Leroy, qui est devenu un des députés centristes les plus proches du président de l'UDF, François Bayrou et que l'on cite notamment pour l'Agriculture.
Pour l'UMP, le maire de Bordeaux et fondateur de l'UMP Alain Juppé et le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo paraissent avoir de bonnes chances d'appartenir au prochain gouvernement. Pour les autres, l'incertitude prévaut.
Concernant Claude Guéant, l'ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, tout laisse penser qu'il deviendra secrétaire général de l'Elysée.
A en croire "Le Journal du dimanche", "le nouveau Président a décidé d'en faire son lieu de villégiature, préférant la proximité de Versailles à l'éloignement du château de Souzy-la-Briche, dans l'Essonne, pourtant dévolu au chef de l'Etat. C'est désormais celui du gouvernement, François Fillon, qui devra s'en contenter".
Sarkozy à Berlin le 16 mai
Le président français élu Nicolas Sarkozy se rendra le 16 mai, après la passation de pouvoirs à l'Elysée, à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel, a annoncé vendredi le porte-parole adjoint du gouvernement allemand, Thomas Steg.
"C'est un signe très marquant et exceptionnel de l'amitié franco-allemande qu'il soit prêt à commencer sa première visite en Allemagne le jour même de la passation de pouvoirs" à l'Elysée, a souligné M. Steg lors d'un point-presse.
Ceci montre "son intention de renforcer et développer les étroites relations et l'amitié franco-allemande", a-t-il ajouté. Mme Merkel et M. Sarkozy dîneront ensemble à Berlin, mais il n'y aura pas de conférence de presse, l'élu français préférant faire sa première grande conférence de presse en France, a précisé M. Steg, qualifiant cette décision de "compréhensible".
Il a rappelé que la chancelière chrétienne-démocrate (CDU) s'était rendue elle aussi en France en novembre 2005 pour rencontrer le président Jacques Chirac très peu de temps après son investiture.
Deux personnes ont trouvé la mort dans un accident d'ULM dimanche en raison de fortes rafales de vent vers 14h00
L'ULM a été pris par un vent de travers à une altitude de 100 mètres et est tombé au sol, a expliqué la gendarmerie.
En région parisienne, deux femmes à Mantes-la-Jolie (Yvelines) ont été grièvement blessées par la chute d'un arbre dimanche due au vent. Les pompiers d'Ile-de-France ont dû procéder dimanche après-midi à des centaines d'interventions.
Une personne a été légèrement blessée à Montreuil (Seine-Saint-Denis) par des chutes de branches et trois autres l'ont été dans le quartier parisien de Bercy (XIIe arr.), ont indiqué les sapeurs-pompiers de Paris qui ont procédé entre 14h00 et 16h00 à 300 interventions.
Les parcs et jardins de la capitale ont été fermés à titre préventif. Selon la police, les orages ont également causé quelques chutes d'arbres dans le Val-de-Marne, notamment sur les communes de Thiais, Chevilly-Larue et Fresnes. Cela n'a pas provoqué de perturbation de trafic, ni fait de victime.
Dans le Val d'Oise, les secours sont intervenus à 150 reprises en une heure.
En Seine-et-Marne, quelques chutes d'arbres ont été signalées, sans faire de dégât important.
Selon le Centre régional d'information et de coordination routière d'Ile-de-France, une bretelle de sortie de l'autoroute A 86 à hauteur de Gennevilliers Luth, dans les Hauts-de-Seine, a été coupée à la suite de la chute d'un poteau électrique.
Dans un communiqué, le préfet de police de Paris a recommandé à tous les piétons et automobilistes "la plus grande prudence".
Un bulletin de vigilance orange, lancé par Météo France, concerne l'Ile-de-France, les Ardennes, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, la Marne, la Haute-Marne, l'Aube, la Côte-d'Or, la Saône-et-Loire, l'Allier, la Loire, le Puy-de-Dôme et le Cantal.
Deux femmes à Mantes-la-Jolie (Yvelines) ont été grièvement blessées par la chute d'un arbre dimanche due au vent
Elles ont été transportées dans un état grave pour la première à l'hôpital de Mantes-la-Jolie, pour la seconde à l'hôpital de La Salpêtrière à Paris.
Les pompiers d'Ile-de-France ont dû procéder dimanche après-midi à des centaines d'interventions à la suite d'orages qui ont notamment provoqué dégâts et chutes d'arbres faisant plusieurs blessés.
Une personne a été légèrement blessée à Montreuil (Seine-Saint-Denis) par des chutes de branches et trois autres l'ont été dans le quartier parisien de Bercy (XIIe arr.), ont indiqué les sapeurs-pompiers de Paris qui ont procédé entre 14h00 et 16h00 à 300 interventions.
Les parcs et jardins de la capitale ont été fermés à titre préventif. Selon la police, les orages ont également causé quelques chutes d'arbres dans le Val-de-Marne, notamment sur les communes de Thiais, Chevilly-Larue et Fresnes. Cela n'a pas provoqué de perturbation de trafic, ni fait de victime.
Dans le Val d'Oise, les secours sont intervenus à 150 reprises en une heure.
En Seine-et-Marne, quelques chutes d'arbres ont été signalées, sans faire de dégât important.
Selon le Centre régional d'information et de coordination routière d'Ile-de-France, une bretelle de sortie de l'autoroute A 86 à hauteur de Gennevilliers Luth, dans les Hauts-de-Seine, a été coupée à la suite de la chute d'un poteau électrique.
Dans un communiqué, le préfet de police de Paris a recommandé à tous les piétons et automobilistes "la plus grande prudence".
Un bulletin de vigilance orange, lancé par Météo France, concerne l'Ile-de-France, les Ardennes, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, la Marne, la Haute-Marne, l'Aube, la Côte-d'Or, la Saône-et-Loire, l'Allier, la Loire, le Puy-de-Dôme et le Cantal
Pour annoncer sa décision de s'implanter dans le Pas-de-Calais, où elle sera candidate aux élections législatives de juin, mais aussi aux élections municipales de 2008, Marine Le Pen n'y va pas par quatre chemins. "J'ai décidé de m'implanter durablement. N'en déplaise à Albert Facon, je n'ai pas l'intention de faire du tourisme", a-t-elle affirmé vendredi lors d'une conférence de presse. La vice-présidente du FN a choisi la 14e circonscription, où elle briguera le siège occupé par le socialiste Albert Facon. Elle doit également être candidate à la mairie d'Hénin-Beaumont, 26.000 habitants, entre Lens et Douai.
"C'est ici que j'ai commencé ma carrière politique", a rappelé Marien Le Pen qui a été élue conseillère régionale en 1999. Lors des législatives de 2002, Marine Le Pen avait choisi une circonscription voisine, la 13e (Lens). Sa campagne avait été critiquée comme essentiellement médiatique et pilotée depuis Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). "J'avais trois enfants qui étaient jeunes", a-t-elle justifié. Elle avait réussi à y qualifier le FN pour le second tour en récoltant 24,2% des voix au premier tour. Au second, face à un socialiste, elle réunissait 32,3% des suffrages. En 2004, elle était tête de liste aux élections régionales d'Ile-de-France.
19% des voix au premier tour
Cette fois-ci, elle sera opposée dans le Pas-de-Calais à un député PS qui brigue son quatrième mandat après des victoires en 1988, 1997 et 2002. L'UDF, représenté par le maire de Noyelles-Godault Jean Urbaniak, et l'UMP, qui présente Nesredine Ramdanin, sont traditionnellement effacés dans cette circonscription qui est celle des difficultés économiques. La candidate espère bouleverser la donne dans un secteur où selon elle "la gauche est extrêmement divisée". Pour gommer son image de "parachutée", Marine Le Pen compte sur son suppléant Steeve Briois, 34 ans, candidat à toutes les élections à Hénin-Beaumont depuis 1995.
Dans cette région, on se souvient de la liquidation retentissante de la fonderie Metaleurop Nord en 2003. "Courcelles est une ville emblématique, où se trouvait la moitié de l'usine. C'est ici que le groupe Glencore a licencié 830 personnes par un simple fax", a affirmé Marine Le Pen. Dans la circonscription, Jean-Marie Le Pen a obtenu près de 19% des voix au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, contre près de 25% en 2002.
Un enfant allergique, notamment au fromage de brebis, est mort après avoir en avoir mangé à la cantine de son école
"Il avait une allergie au fromage de brebis, cela lui a été servi dans le repas et malheureusement il l'a ingurgité", a expliqué un inspecteur de l'Education nationale.
Malgré l'administration des médicaments adéquats par le directeur de l'école et l'assistance des pompiers, l'enfant est mort rapidement, apparemment d'un oedème de Quincke.
Il est décédé d'un syndrome asphyxique, selon les résultats de l'autopsie pratiquée vendredi matin. Des analyses complémentaires sont attendues pour établir avec certitude un lien avec le fromage de brebis. Le drame s'est produit Septèmes-les-Vallons (Bouches-du-Rhône)
Une enquête confiée à la gendarmerie est en cours, notamment pour entendre tout le personnel de l'école et aider à mieux déterminer les responsabilités.
"Chacun a fait ce qui était de son devoir", a indiqué l'inspecteur de l'Education nationale Elie Stoui. Le garçon qui allait avoir 9 ans en août, "faisait l'objet d'un projet particulier, un PAI (projet d'accueil individualisé), tenant compte des allergies dont il était l'objet. Le temps de restauration scolaire relève de la responsabilité communale en premier degré et le temps de l'enseignement commence à 13H20. Mais le directeur était là, il a fait les gestes prévus dans le protocole de PAI, un document signé par le médecin scolaire et les parents. Il a administré les médicaments prévus et a prévenu les pompiers qui sont arrivés rapidement".
Le français Eric Damfreville, libéré par les talibans vendredi, arrivera à Villacoublay samedi matin
par
Eric Damfreville a "beaucoup souffert" de ses 38 jours de détention et son état de santé est "assez dégradé", a déclaré à des journalistes à Paris, le responsable de l'association Terre d'enfance, Antoine Vuillaume. L'ex-otage arrivera à l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines) samedi à 07H00 et sera accueilli par le ministre Douste-Blazy.
Le jeune homme avait été enlevé début avril avec trois collègues afghans dont on est sans nouvelles.
Après la libération le 28 avril de la Française Céline Cordelier, membre du groupe d'humanitaires, les talibans avaient fixé leur ultimatum au 5 mai, avant de le repousser à nouveau.
Jacques Chirac a remercié vendredi ceux qui ont contribué à la libération du Français Eric Damfreville qui était détenu en Afghanistan et appelé à la libération "de tous les autres otages".
"Le président de la République se réjouit vivement de la libération de notre compatriote", a déclaré l'Elysée dans un communiqué. "Il exprime ses vifs remerciements à l'égard de toutes celles et de tous ceux qui ont contribué à sa libération. Il appelle à la libération de tous les autres otages pour des raisons humanitaires."
"Nous avons relâché le citoyen français aujourd'hui à 17H30 (13H00 GMT) dans le district de Maiwand de la province de Kandahar" dans le sud du pays, a affirmé un porte-parole des talibans, Yousuf Ahmadi.
"Nous l'avons remis aux chefs tribaux et il a ensuite été remis à la Croix-Rouge", a-t-il ajouté. "Comme les élections se poursuivent en France, le conseil de direction des talibans a repoussé l'ultimatum à la formation d'un nouveau gouvernement", avait affirmé dimanche à l'AFP un porte-parole habituel des talibans, Yousuf Ahmadi.
En fixant ce nouvel ultimatum, le porte-parole des talibans n'a avancé aucune date précise.
Les 5 otages enlevés début avril sont membres de l'association française "Terre d'Enfance".
Les talibans exigent le départ des troupes françaises d'Afghanistan. La France, qui dispose de 1000 hommes au sein de la force internationale de l'Otan (Isaf), avait adressé, à la veille de la libération de Céline Cordelier, un signal aux talibans en assurant que ses forces n'avaient "pas de vocation à rester" en Afghanistan.
Ces dernières années, les talibans ont exécuté plusieurs de leurs otages afghans, ainsi que quelques otages de nationalités turque et indienne. Le seul Occidental exécuté par les talibans a été un ingénieur britannique en 2005.
PARIS - Ségolène Royal déclare avoir glissé un "commentaire" sur Eric Besson lors de son "coup de fil républicain" dimanche soir à Nicolas Sarkozy, peu avant l'annonce de la victoire présidentielle du candidat de l'UMP.
En cours de campagne, après une polémique sur le chiffrage du projet présidentiel de Ségolène Royal, le député de la Drôme avait démissionné du Parti socialiste pour rejoindre le camp de Nicolas Sarkozy. Il a pris la parole dans certains meetings du candidat de l'UMP et a été vu à son QG de campagne.
La candidate socialiste a expliqué avoir dit au président élu qu'elle avait fait interdire la distribution du "pamphlet" de l'ancien secrétaire national du PS sur le président de l'UMP en même temps que ses propres documents de campagne.
Dans ce document, publié en janvier, Eric Besson demandait si la France était prête à voter "pour un néo-conservateur américain à passeport français", doté "un égo largement plus dilaté que la moyenne" et dont la campagne était "une arme de dissimulation massive" après des passages "survoltés" mais "médiocres" dans différents ministères.
"Telle est ma conception de la politique", a rapporté Ségolène Royal avoir dit à son interlocuteur, lors d'une rencontre avec des journalistes à son QG de campagne.
Pendant cette brève conversation téléphonique, qui s'est tenue vers 19h45, la présidente de Poitou-Charentes a expliqué à Nicolas Sarkozy qu'elle trouvait "parfaitement déloyal" d'avoir "récupéré" Eric Besson pour porter la charge contre elle dans les meetings UMP.
En fin de campagne, la candidate socialiste avait inventé une formule pour résumer le passage d'Eric Besson à droite. "Ce n'est pas parce qu'on a Judas à sa table qu'on doit se prendre pour le Messie", prévenait-elle en petit comité.
Vendredi, elle n'a pas souhaité faire de commentaire sur la visite rendue dans la matinée par le socialiste Hubert Védrine dans les bureaux du président élu.
L'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères lui a apporté "ses contributions au cours de la campagne". "C'est donc un homme de qualité", a-t-elle déclaré.
Interrogée sur l'escapade maltaise de Nicolas Sarkozy, l'ex-candidate a fait valoir que l'Etat devait être "sobre, impartial et indépendant des pouvoirs d'argent".
Quand un parfum irrésistible est entêtant, les chauffeurs de bus se rebellent
Son parfum odorant a valu à une Canadienne de se faire expulser à deux reprises d'un autobus par des chauffeurs qui se sont plaints d'en être incommodés.
Le parfum "Very Irresistible" de Givenchy, dont la publicité affirme qu'il est "spontané, audacieux et sensuel", n'a pas envoûté deux chauffeurs d'autobus de Calgary.
Cette expulsion inusitée illustre un changement d'attitude au Canada à l'usage des parfums forts, de la même façon que la fumée de cigarettes est de moins en moins acceptée.
Le juge qui entendait perquisitionner le siège du Canard Enchaîné ce matin y a renoncé
Le juge Thomas Cassuto cherchait l'origine des fuites dans la presse survenues lors de l'affaire Clearstream, avec ses révélations en cascade.
Les journalistes de l'hebdomadaire ont refusé de lui donner les clés permettant d'ouvrir la salle de rédaction et il est finalement parti sans perquisitionner.
"Le juge cherche un document (du général) Rondot sur le président de la République et ses comptes japonais", a déclaré le rédacteur en chef du Canard, Claude Angeli, à la presse, sur le perron de l'immeuble.Ce document avait été publié par le journal satirique en 2006, au plus fort de l'affaire Clearstream.
"On n'aide pas (le juge), on ne lui donne pas les clés. On ne va pas, bien sûr, s'y opposer par la force, mais on ne lui facilite pas la tâche", a expliqué Louis-Marie Horeau (un des journalistes de l'hebdomadaire) à l'AFP. Il a ajouté : "C'est une perquisition que nous considérons comme totalement illégale par rapport à la convention européenne des droits de l'Homme qui proscrit toute perquisition dans une entreprise de presse".
Un juge chez l'avocat de Nicolas Sarkozy Par ailleurs, un juge s'est rendu vendredi matin au cabinet de Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, dans le cadre de l'enquête sur la violation du secret de l'instruction dans l'affaire politico-judiciaire Clearstream. La juge Françoise Desset, accompagnée d'un expert, est restée une vingtaine de minutes dans le cabinet de l'avocat. Selon lui, elle a étudié le temps de transmission du fac similé de l'interrogatoire de mars du général Rondot par le fax de l'avocat et a observé que cela ne correspondait pas au temps de transmission des documents envoyés au Canard Enchaîné, qui les avaient publiés.
Elle a donc "constaté que les documents n'avaient pas pu être envoyés depuis cette machine", a assuré l'avocat à l'AFP. Me Herzog a par ailleurs affirmé à l'AFP qu'il avait reçu une copie du dossier le 12 juin 2006 et que l'article incriminé avait été publié dans l'hebdomadaire du 10 mai 2006.
L'avocat de M. Sarkozy a estimé que l'on cherchait à "déstabiliser" le président élu.
Les deux magistrats enquêtent sur les fuites dans la presse Les deux magistrats, Thomas Cassuto et Françoise Desset sont saisis d'une information judiciaire contre X, ouverte à la demande du garde des Sceaux Pascal Clément, à la suite de la publication de plusieurs articles de presse, entre le 14 avril et le 12 mai 2006, dans différents journaux.
L'affaire politico-judiciaire Clearstream a fait l'objet de nombreux articles reprenant intégralement ou partiellement des pièces du dossier d'instruction. Parmi ces documents figurent les fameuses "notes" du général Philippe Rondot, témoin clef dans cette affaire de dénonciation calomnieuse où le président élu Nicolas Sarkozy est partie civile.
L'information judiciaire dont sont saisis les juges Cassuto et Desset ne vise cependant pas les présumés comptes japonais du chef de l'Etat, à propos desquels aucune information judiciaire n'a été ouverte.
Plusieurs journalistes de l'hebdomadaire satirique, ainsi que de Libération, du Monde, du Parisien et du Nouvel Observateur avaient été entendus le 14 décembre comme témoins dans le cadre de cette affaire dans l'affaire Clearstream.
En France, la loi prévoit à travers l'article 11 du Code de procédure pénale que "la procédure au cours de l'enquête et de l'instruction est secrète". "Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel", lit-on dans le même article.
En revanche, ces dispositions ne s'appliquent pas aux journalistes, qui ne font pas partie de la profession judiciaire, mais ils peuvent être poursuivis pour "recel de violation du secret de l'instruction" lorsqu'ils détiennent des pièces issues des dossiers.
Lors de l'affaire Clearstream, des faux fichiers avaient circulé, attribuant à Nicolas Sarkozy un compte dans cette banque luxembourgeoise, chambre de compensation internationale spécialisée dans l'échange de titres.
Philippe Roset, ingénieur interpellé à l'issue d'une manifestation place Saint Michel à Paris mercredi soir à Paris a déposé une plainte jeudi contre des policiers pour "violences illégitimes". Son procès-verbal a pu être consulté, auprès de l'Inspection générale des services (IGS, police des polices). Interpellé à proximité de la place Saint Michel où il était venu chercher une amie, Philippe Roset, 31 ans, qui affirme n'avoir pas participé à la manifestation, a déclaré à l'AFP avoir été retenu pendant environ trois heures dans un car de police avec une quarantaine de personnes puis au centre de rétention de la rue de Clignancourt (XVIIIème arrondissement) jusqu'à environ 3 heures 30 jeudi.
Lorsqu'il est sorti, avec une petite dizaine de personnes libérées en même temps, l'ingénieur et le reste du groupe ont voulu attendre que l'ensemble des interpellés sorte, à proximité du commissariat. Selon Philippe Roset et un enregistrement vidéo réalisé par un des présents que l'AFP a pu visionner, le groupe a été invité à partir et à se disperser, puis une altercation semble s'être produite avec un de ses membres, qui circulait à rollers. Une dizaine de policiers étaient présents, selon ces images. Puis la caméra est éteinte.
Coups de matraque
Les policiers "ont dit on charge! N'ayant rien à me reprocher j'ai continué à marcher normalement dans la direction indiquée par les policiers, mais j'ai été frappé immédiatement", affirme Philippe Roset. "Je ne sais pas qui m'a frappé, ni combien ils étaient. Ils ont chargé. Quand j'étais à terre ils m'ont encore frappé, ils m'ont frappé à la tête alors que j'étais à terre", a-t-il déclaré en expliquant avoir essuyé des coups de matraque sur les jambes, la tête, les épaules, le dos et la mâchoire. Deux témoins, Saïda 26 ans, assistante d'éducation venue chercher son mari également interpellé, et Lamine Laloui, un étudiant de 18 ans, ont confirmé ces propos à l'AFP. La police, contactée, ne pouvait dans l'immédiat confirmer ou infirmer les faits allégués.
Selon un certificat initial établi à l'hôpital Lariboisière, Philippe Roset souffre d'une plaie à la tête et dix points de suture lui ont été posés. Le médecin qui l'a examiné lui a prescrit trois jours d'ITT (Incapacité totale de travail). Philippe Roset a ensuite été examiné à l'Hôtel-Dieu, saisi à la demande de l'IGS, où l'on a conclu jeudi que ses lésions étaient "compatibles avec les violences alléguées". On lui a prescrit 6 jours d'ITT pénale, a-t-il déclaré. Philippe Roset, Lamine Laloui et un troisième interpellé qui n'a pas souhaité être identifié, ont en outre affirmé à l'AFP que pendant leur attente de près de 3 heures dans le car à proximité du commissariat, du gaz lacrymogène a été diffusé pendant quelques minutes.
Les cendres de l'acteur James Doohan, qui avait incarné "Scotty" dans la série Star Trek, ont été envoyées dans l'espace
Elle ont été envoyées le samedi 28 avril depuis un pas de tir qui se situe dans les environs du village de Hatch, région de Las Cruces (sud-ouest du Nouveau-Mexique).
Sa veuve, des amis et des admirateurs de Star Trek avaient fait le déplacement pour les funérailles spatiales voulues par l'acteur, mort à 85 ans en 2005.
Star Trek, d'abord un feuilleton télévisé dont des milliers d'admirateurs ont fêté le 40e anniversaire l'été dernier, possède une place unique dans la culture populaire américaine.
Une partie symbolique des cendres de James Doohan, quelques grammes, a été placée dans une capsule aux côtés de celles de quelque 200 autres personnes, dont l'astronaute américain pionnier du programme Mercury, Gordon Cooper.
La fusée appartient à la société Celestis, filiale de l'entreprise texane Space Services Inc. (SSI) spécialisée dans les obsèques spatiales et qui en est à son sixième tir de la sorte en dix ans d'activité.
Le 17 mai, jeudi prochain, c'est confirmé, Nicolas Sarkozy nommera son Premier ministre, au lendemain de la passation de pouvoir. A une semaine de cette annonce, le président élu, fraîchement rentré de ses courtes vacances (lire notre article), consulte donc à tout-va. Jeudi matin, il s'est entretenu à huis clos à l'Assemblée nationale avec les parlementaires UMP qu'il n'avait pas vus depuis son élection. En plus d'être restreint (15 ministres) et paritaire (certainement 7 femmes et 8 hommes), le gouvernement sera "ouvert", leur a-t-il dit, y compris au centre et à gauche. Car "la fidélité, c'est pour les sentiments, l'efficacité pour le gouvernement", et "la fidélité" ne sera "pas le seul critère" pour être nommé ministre. Voir les réactions d'Eric Raoult et Bernard Accoyer.
Venant confirmer cette ouverture au PS, des sources proches ont indiqué que Nicolas Sarkozy aurait contacté dès mercredi soir l'ancien ministre PS des Affaires étrangères de Lionel Jospin, Hubert Védrine, pour lui proposer d'entrer au gouvernement. Une information qu'Hubert Védrine s'est refusé à commenter. Selon Le Parisien toutefois, Védrine "aurait réservé sa réponse". Une source proche affirme qu'il va refuser. En attendant, l'ex-PS rallié à Sarkozy, Eric Besson, travaille toujours aux relations avec les élus socialistes.
Morin, Robien et Santini reçus
Quant au centre, outre les quelque 22 députés UDF sur 29 à ce jour officiellement ralliés à Nicolas Sarkozy, le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, a été reçu jeudi matin, alors même que François Bayrou donnait sa conférence de presse annonçant son nouveau parti (lire notre article). Etaient également présents rue Saint-Dominique : le ministre de l'Education, Gilles de Robien, et le député centriste rallié André Santini (voir son interview).
Hervé Morin a assuré qu'aucun portefeuille ministériel ne lui avait été proposé. Selon le député UDF, Nicolas Sarkozy ne souhaite pas "l'absorption du pôle centriste par l'UMP", mais une "majorité de rassemblement" et veut que la question des circonscriptions sera réglée au cas par cas.
Sarkozy rencontre Blair vendredi
Auparavant Nicolas Sarkozy avait reçu à la chaîne les principaux ténors de l'UMP : François Fillon, favori pour Matignon, Jean-Claude Gaudin, Claude Guéant, Patrick Devedjian, Michèle Alliot-Marie, François Baroin, Brice Hortefeux, Pierre Méhaignerie, Eric Woerth, Pierre Méhaignerie, Christine Boutin, Rachida Dati, Laurent Wauquier, Luc Chatel, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Gérard Longuet et Roselyne Bachelot.
Autres rendez-vous au calendrier du futur président : les rencontres diplomatiques. Avant même la passation de pouvoir, dès vendredi, Nicolas Sarkozy doit s'entretenir avec le Premier ministre Tony Blair, en déplacement à Paris. Une rencontre est en outre prévue à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel la semaine prochaine. Entre temps, la passation de pouvoir devrait avoir eu lieu. Elle se fera le 16 mai, tandis que ce jeudi déjà Nicolas Sarkozy a été officiellement proclamé président de la République par le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré
A Paris, le tribunal correctionnel a condamné mercredi soir deux manifestants qui se trouvaient place de la Bastille dimanche soir, à quatre mois de prison ferme pour avoir lancé des pavés sur les forces de l'ordre.
Le premier des condamnés est un hommme d'une vingtaine d'années, titulaire d'une maîtrise de droit et d'un diplôme d'école de journalisme. Il a été interpellé dans la nuit de dimanche à lundi, avec un pavé dans la main. Au cours du procès, il a nié avoir lancé quoi que ce soit sur les forces de l'ordre.
Le deuxième prévenu, un artiste de rue âgé de 27 ans, a reconnu avoir lancé des pavés sur les policiers mais a fait amende honorable devant le tribunal, assurant s'être aperçu que ce qu'il avait fait "ne servait à rien".
D'autres comparutions sont prévues jeudi, a-t-on précisé de source judiciaire.
7 hommes, âgés de 20 à 35 ans, ont été condamnés mercredi à Bordeaux à des peines de 4 à 6 mois de prison ferme pour avoir jeté des projectiles sur des forces de l'ordre au cours d'une manifestation dimanche après l'élection de Nicolas Sarkozy. Ils étaient poursuivis pour "violences aggravées sur personne dépositaire de l'autorité publique avec arme et en réunion".
Quatre d'entre eux -deux condamnés à six mois de prison, un à cinq mois et un à quatre mois- ont été maintenus en détention. Pour les trois autres -deux condamnés à six mois et un à 4 mois-, le président a laissé "l'exécution de la peine à l'appréciation du juge d'application des peines". Deux des sept condamnés devront en outre verser à deux policiers, cibles de jets de projectiles, 300 euros de dommages et intérêts pour le préjudice moral subi.
8 autres prévenus qui avaient participé à la manifestation ont comparu librement devant le tribunal et ont été condamnés à des peines de prison avec sursis allant de 3 à 4 mois, parfois assorties de travaux d'intérêt général.
A Toulouse, deux manifestants étudiants ont écopé d'un mois de prison ferme. "La sanction est très dure. De la prison ferme est une peine très lourde pour des faits très isolés pour des personnes étudiantes au parcours exemplaire", a déclaré Me Julien Brel, l'avocat des deux jeunes.
A Charleville-Mezières, deux jeunes majeurs ont été condamnés à six et quatre mois de prison ferme mercredi pour leur participation à des affrontements avec la police dans la nuit de dimanche à lundi.
A Lyon, deux manifestants ont été condamnés à de la prison ferme (6 mois et 3 mois) et deux autres de 120 heures de travaux d'intérêt général.
Au Creusot (Saône-et-Loire), un majeur qui avait été interpellé à la suite de jets de pierre sur un véhicule de police dimanche a été condamné à 6 mois de prison dont 2 ferme.
L'association de défense des chômeurs et précaires Apeis a estimé mercredi que Nicolas Sarkozy "affiche la couleur" pour son mandat, avec ses trois jours à bord d'un yacht qui représentent "environ 17 années de salaires pour un smicard et 36 années de revenus pour un Rmiste".
Le président élu a envoyé "un message clair à ses amis naturels grands patrons, actionnaires et millionnaires en leur signifiant qu'il est bel et bien des leurs" et un "message indirect aux salariés" qui "signifie: 'je vous ai bien eu, nous ne sommes pas du même camp'", écrit l'Apeis dans un communiqué.
"Travailler plus pour gagner plus est le slogan principal du candidat Sarkozy; ses trois jours de repos, certes bien mérités après la campagne électorale, ont coûté au bas mot 200.000 euros, ça en fait des heures supplémentaires", souligne l'Apeis.
L'Apeis estime que les Français vont "collectivement et individuellement payer cher cette victoire de Nicolas Sarkozy: dès qu'il sera bien reposé, il va s'attaquer au Code du Travail, au service minimum, aux droits des salariés et des chômeurs".
Le Smic mensuel brut s'élève à 1.254,28 euros depuis le 1er juillet 2006, le Revenu minimum d'insertion (RMI) à 440,86 euros pour une personne seule.
Indignation à gauche
-La "retraite" sur un yacht luxueux "est un signal désastreux donné au pays, notamment auprès des des Français qui gagnent moins de 800 euros et qui ont voté pour lui", a déclaré à Reuters Patrick Menucci, ancien codirecteur de campagne de Ségolène Royal.
Le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen a jugé mardi "préoccupant les conditions" de séjour de Nicolas Sarkozy sur le yacht au large de Malte, se demandant s'il était "normal qu'un futur président fasse sponsoriser ses loisirs par des personnages fortunés".
Le sénateur PS de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon, a souhaité mardi que les Français disent à l'occasion des législatives "ce qu'ils pensent du comportement" de Nicolas Sarkozy parti se reposer à Malte à bord d'un yacht . "C'est un autre monde. On était prévenu. M. Sarkozy n'a jamais dit qu'il serait le président des petits pauvres. C'est le président du CAC 40", a-t-il dit sur France Inter. "On verra si cela a une traduction dans les élections législatives. C'est le moment où les Français vont dire ce qu'ils pensent de cette sorte de comportement", a-t-il ajouté. Il a toutefois estimé que "ce n'est pas ce qui doit occuper les responsables politiques". "C'est sur le fond qu'on doit aller", a-t-il dit.
Le Parti communiste français a jugé "très inquiétant" le "lien direct" entre Nicolas Sarkozy et "les milieux d'affaires".
Le député européen UDF Jean-Louis Bourlanges a estimé de son côté sur France Info que le choix de Nicolas sarkozy relevait d'un "luxe inutilement ostentatoire"
. Invité par BFM à commenter les "conditions" dans lesquelles Nicolas Sarkozy a passé ses premières journées de président élu, -dîner et nuit au Fouquet's à Paris, départ en jet privé pour Malte, séjour sur un yacht -, le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien s'est exclamé : "Qu'il en profite au maximum pour se reposer au maximum"."Vous ne croyez pas qu'il a bien mérité de prendre quelques jours ?", a-t-il ajouté.
Le trésorier de l'UMP Eric Woerth a estimé qu'"il s'agit tout simplement de quelques jours de vacances privées et il n'y a pas de quoi en faire tout un plat".
Me J.-P.Mignard a annoncé qu'il va saisir la justice après la publication d'extraits d'un livre sur Hollande et Royal
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Me Mignard , avocat du couple et du parti socialiste, précise dans son communiqué qu'il a été chargé de saisir la justice pour "atteinte à l'intimité de leur vie privée, comme à leur honneur et à leur considération".
Il s'agit d'un livre à paraître intitulé "La Femme fatale", écrit par Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin.
Le Nouvel Observateur en a publié cette semaine les bonnes feuilles. Le livre évoque notamment une "crise conjugale" au sein du couple qui "prend un tour politique" avant l'investiture de Mme Royal à la candidature à l'élection présidentielle.
Selon les extraits, l'ami du couple, le député Julien Dray "passé avec armes et bagages dans le camp Royal" aurait expliqué "discrètement aux journalistes (...) que la crise est désormais ouverte entre Royal et Hollande". "+Ségolène tient une grenade dégoupillée dans la main+, assure-t-il. Elle lui a dit: +Si tu vas chercher Jospin pour me faire barrage, tu ne reverras jamais tes enfants!+", poursuit le livre.
Le gouvernement a décidé d'interdire aux mineurs tous les jeux de la Française des jeux (FDJ)
Cette interdiction, à partir du 1er juillet, porte sur la trentaine de jeux de la FDJ (Euro millions, loto, rapido, morpion, loto sportif...).
Les mineurs étaient autorisés jusque là à acheter les jeux de la Française des jeux. Depuis le 1er novembre 2006, ils sont exclus des casinos et du PMU.
Cette mesure a été "accueillie favorablement" par la FDJ qui ajoute, dans un communiqué, qu'elle va poursuivre avec son réseau de distribution les "travaux nécessaires à la mise en oeuvre de cette interdiction" par l'information des détaillants et des mentions de cette interdiction dans les points de vente.
Cette décision avait été annoncée fin janvier par le ministre délégué au budget Jean-François Coppé pour lutter contre la dépendance aux jeux.
Depuis deux ans, la France est pressée par la Commission européenne de justifier son monopole sur les jeux d'argent et de hasard (JAH) placés sous les tutelles étroites des ministères du Budget (FDJ), de l'Intérieur (casinos) et de l'Agriculture (PMU).
A l'appui de ses refus réitérés d'ouvrir le juteux marché français des JAH (20,3 milliards d'euros en 2006) aux opérateurs privés étrangers, la France a toujours avancé la nécessité d'un contrôle étatique pour moraliser et sécuriser ce secteur.
En 2006, les Français ont laissé chaque jour 55,6 millions d'euros dans les caisses de la Française des Jeux (FDJ), du PMU et des casinos. Les trois grands opérateurs ont enregistré une recette totale de 20,3 milliards d'euros: 9,5 milliards pour la FDJ et ses 40.000 points de vente; 8,1 milliards pour le PMU, ses 225 hippodromes et ses 8.881 points de vente; 2,7 milliards de produit brut des jeux (différence entre mises et gains) dans les 193 casinos (19.000 machines à sous).
L'"Etat croupier", comme l'a surnommé le sénateur UMP François Trucy, auteur de deux rapports d'information sur les jeux, a été de toute façon le premier gagnant puisque 6 milliards d'euros ont alimenté les caisses de Bercy en 2006 en prélèvements divers, taxes et autres impôts provenant des jeux d'argent et de hasard.
-La "retraite" sur un yacht luxueux "est un signal désastreux donné au pays, notamment auprès des 53% des Français qui gagnent moins de 800 euros et qui ont voté pour lui", a déclaré à Reuters Patrick Menucci, ancien codirecteur de campagne de Ségolène Royal.
Le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen a jugé mardi "préoccupant les conditions" de séjour de Nicolas Sarkozy sur le yacht au large de Malte, se demandant s'il était "normal qu'un futur président fasse sponsoriser ses loisirs par des personnages fortunés".
Le sénateur PS de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon, a souhaité mardi que les Français disent à l'occasion des législatives "ce qu'ils pensent du comportement" de Nicolas Sarkozy parti se reposer à Malte à bord d'un yacht . "C'est un autre monde. On était prévenu. M. Sarkozy n'a jamais dit qu'il serait le président des petits pauvres. C'est le président du CAC 40", a-t-il dit sur France Inter. "On verra si cela a une traduction dans les élections législatives. C'est le moment où les Français vont dire ce qu'ils pensent de cette sorte de comportement", a-t-il ajouté. Il a toutefois estimé que "ce n'est pas ce qui doit occuper les responsables politiques". "C'est sur le fond qu'on doit aller", a-t-il dit.
Le Parti communiste français a jugé "très inquiétant" le "lien direct" entre Nicolas Sarkozy et "les milieux d'affaires".
Le député européen UDF Jean-Louis Bourlanges a estimé de son côté sur France Info que le choix de Nicolas sarkozy relevait d'un "luxe inutilement ostentatoire"
. Invité par BFM à commenter les "conditions" dans lesquelles Nicolas Sarkozy a passé ses premières journées de président élu, -dîner et nuit au Fouquet's à Paris, départ en jet privé pour Malte, séjour sur un yacht -, le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien s'est exclamé : "Qu'il en profite au maximum pour se reposer au maximum"."Vous ne croyez pas qu'il a bien mérité de prendre quelques jours ?", a-t-il ajouté.
Le trésorier de l'UMP Eric Woerth a estimé qu'"il s'agit tout simplement de quelques jours de vacances privées et il n'y a pas de quoi en faire tout un plat".
L'impression du Petit Larousse 2008 a enfin pu être lancée ce lundi
La maison du groupe Hachette attendait les résultats du second tour pour faire figurer le nom du futur chef de l'Etat dans la nouvelle édition du dictionnaire.
"Dès le lendemain des élections, l'article 'France' sera mis à jour avec le nom du vainqueur du second tour", avait annoncé la maison d'édition dans un communiqué.
"Pour la 1ère fois, une planche illustrée avec tous les portraits dessinés des présidents de la Ve République sera éditée", souligne Larousse.
qui sera en rodage jusqu'en septembre, est destiné à être financé par la publicité. Une levée de fonds auprès d'investisseurs est prévue "à l'automne", a indiqué M. Haski.