Les dix candidats, tous signataires du Pacte écologique de l'animateur défenseur de l'environnement, avaient chacun un quart d'heure pour "confirmer leurs engagements".
Nicolas Hulot a estimé, à l'issue de ce "grand oral", qu'ils avaient "travaillé sérieusement" et "pris des engagements assez lourds" sur la politique agricole et la fiscalité.
"Les cinq propositions du Pacte ont été prises en compte, elles font l'objet 'appréciation différente mais aucune n'a été éludée", a-t-il poursuivi en se félicitant d'avoir "fait le choix de la confiance".
Ségolène Royal, Antoine Waechter, France Gamerre, Jean-Marc Governatori, François Bayrou, Corinne Lepage, Marie-George Buffet, Nicolas Dupont-Aignan, Dominique Voynet et Nicolas Sarkozy se sont succédé au musée du Quai Branly, devant 50 "grands témoins", des citoyens signataires du pacte et des représentants d'ONG.
Au-delà de leur adhésion aux cinq propositions concrètes et aux dix propositions de son Pacte écologique, Nicolas Hulot avait demandé aux candidats d'argumenter leur engagement.
L'animateur a finalement annoncé le 22 janvier qu'il ne se présentait pas à la présidentielle
Tabac: interdiction étendue jeudi
A partir de jeudi, il sera interdit de fumer dans les lieux publics sauf les cafés, restaurants, casinos et discothèques
La France fait désormais partie des pays européens qui ont la législation la plus restrictive concernant le tabac. Le 1er janvier 2008, l'interdiction sera étendue à tous les autres espaces publics fermés sans exception.
Bruxelles s'est prononcé mardi pour une interdiction générale dans toute l'Union européenne.
A partir du 1er février, l'interdiction concerne dans un premier temps les entreprises, les établissements scolaires, les administrations, les commerces, les centres commerciaux, les établissements de santé, les gares, les aéroports, les salles de sport, les salles de spectacle, et tous les moyens de transports collectifs.
La décision a été prise par décret, plutôt que par une loi, pour éviter aux députés d'être confrontés à des protestations dans leur circonscription avant les législatives de juin.
Dans les écoles, collèges et lycées, il est interdit de fumer même dans les cours de récréation.
Les entreprises peuvent faire aménager des "fumoirs", mais les conditions d'installation et de fonctionnement sont particulièrement dissuasives. Dans ces "salles closes", dûment ventilées, de moins de 35 m2, "aucune prestation de service n'est délivrée".
A l'hôpital, l'interdiction est totale. Mais dans les structures de long séjour, les résidents pourront fumer dans leur chambre, assimilable à un espace privatif.
Dans les maisons de retraite, on peut aussi fumer dans les chambres, considérées comme des substituts de domicile. Sont aussi considérés comme des substituts de domicile les cellules de prison et les chambres d'hôtel.
Mais pour les prisons, on attend toujours une circulaire de l'administration pénitentiaire.
Toujours des contestations L'interdiction de fumer dans les lieux publics fait toujours grincer des dents en France.
La Confédération des débitants de tabac a déposé un recours en Conseil d'Etat, demandant sont annulation.
La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a pour sa part réclamé la "tolérance des pouvoirs publics", estimant que l'interdiction posera des "difficultés d'application" pour les petites entreprises.
Un appel à "un peu de souplesse" a aussi été lancé ce week-end par le Syndicat des psychiatres d'exercice public.
175.000 agents pour contrôler 175.000 agents sont habilités à contrôler les espaces publics, administrations et entreprises. Les fumeurs récalcitrants écoperont d'une amende de 68 euros, les responsables d'établissements d'une amende de 135 euros.
"On ne va pas débouler avec les carnets à souche dans toutes les entreprises", tempère toutefois Jean-Denis Combrexelles, directeur général du Travail au ministère de l'Emploi.
"Ce qui a été demandé, c'est non pas que les inspecteurs du travail effectuent des contrôles spécifiques sur le tabac , mais que pendant leurs contrôles habituels dans les entreprises, qu'ils regardent systématiquement les conditions dans lesquelles les nouvelles règles anti-tabac sont appliquées", précise-t-il.
La loi Evin La loi Evin, votée en 1991, interdisait déjà de fumer dans les locaux à usage collectif et dans les transports. Mais elle autorisait des zones fumeurs.
Relativement bien appliquée dans les entreprises, les écoles, les gares, elle a contribué à faire évoluer les mentalités. Elle a été mal appliquée, en revanche, dans les cafés et les restaurants qui ont rarement respecté l'obligation de créer des zones fumeurs et non fumeurs.
Le tabac en Europe La Commission européenne s'est prononcée mardi pour une interdiction générale de fumer dans les espaces publics fermés, sans exception pour les restaurants, en lançant un débat sur la nécessité ou non d'adopter une législation au niveau de l'UE.
Dans un Livre vert auquel les Etats membres doivent répondre d'ici le 1er mai, le commissaire à la Santé Markos Kyprianou estime qu'une interdiction générale de fumer dans tous les lieux publics fermés ou semi-fermés "serait la plus bénéfique pour la santé publique".
En Europe, l'Irlande a été la première à imposer l'interdiction totale de fumer dans les lieux publics, en mars 2004. Des législations restrictives ont été adoptées ensuite en Norvège (hors UE), en Italie, à Malte, en Suède. Le Pays de Galles devrait suivre en avril et l'Angleterre en juillet.
En Espagne, la loi anti-tabac appliquée depuis janvier 2006 autorise les bars et restaurants de moins de 100 m2 à rester fumeurs, à condition d'en informer les clients sur la porte.
Certains pays de l'UE comme l'Allemagne sont opposés à une interdiction, tandis que d'autres - Belgique notamment - penchent pour une réglementation limitée.
Substituts nicotiniques pris en charge partiellement A compter du 1er février, l'Assurance maladie prendra en charge une partie des traitements de sevrage tabagique par substituts nicotiniques.
La Sécurité sociale remboursera dans une limite de 50 euros patches, gommes, pastilles et autres inhalateurs qui figurent sur une liste consultable sur le site de l'Assurance maladie (www.ameli.fr).
Pour bénéficier de cette prise en charge, l'assuré devra être en possession d'une ordonnance "consacrée exclusivement aux substituts nicotiniques".
La prise en charge forfaitaire pourra être complétée par les mutuelles ou les assurances complémentaires.
L'Alliance pour la planète appelle à couper l'électricité durant 5 minutes jeudi 1er février, de 19h55 à 20h Soutenue par plusieurs dizaines d'associations environnementales, l'initiative "5 minutes de répit pour la planète" coincide avec la publication du rapport sur le climat du groupe d'experts de l'Onu réunis à Paris.
Selon Les Amis de la Terre, il s'agit d'une action symbolique pour sensibiliser les citoyens à la question du réchauffement climatique.
"Nous avons choisi les lumières pour leur symbolique forte. Ce n'est pas leur faible consommation qui va changer les choses. Ce n'est qu'un signal visible", explique Cyrielle Den Artigh, porte-parole de l'Alliance pour la planète.
"Le but de cette action n’est pas de faire économiser de l’énergie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, les actions doivent être durables, quotidiennes, et concerner tous les postes de consommation d’énergie (voiture, chauffage, ...)", précisent de leur côté Les Amis de la Terre.
Cette action "qui ne prend pas longtemps et ne coûte rien", permet surtout à tous de s’impliquer et de montrer que les citoyens français se sentent concernés par cette question.
L'Alliance pour la Planète, à l'origine de cette opération, regroupe 72 associations environnementales françaises, dont 22 ont décidé de participer activement à cette campagne.
Pourquoi le 1er février ? La date du 1er février a été choisie à l'occasion de la réunion sur le Climat à Paris des experts de l'Onu (GIEC). "5 minutes pour la planète" veut braquer les projecteurs sur la situation actuelle du climat mondial et rappeler qu’il existe de multiples solutions à mettre en œuvre, tant par les décideurs que par les citoyens.
En outre, une conférence internationale sur l'environnement a lieu dans la capitale les 2 et 3 février à l’initiative de Jacques Chirac, afin de réfléchir notamment à la création de l’Organisation des Nations Unies pour l’Environnement. "Alors que de nombreuses personnalités seront présentes pour l’événement, c’est le moment de créer un vaste mouvement citoyen en France autour de la question du réchauffement climatique", expliquent Les Amis de la Terre.
La Tour Eiffel sera éteinte durant 5 minutes Les illuminations de la Tour Eiffel, le monument le plus visité au monde, seront interrompues durant cinq minutes jeudi entre 19h55 et 20h, pour participer à l'opération "5 minutes de répit pour la planète", a fait savoir la Société d'exploitation de la Tour (SETE).
En accord avec la mairie de Paris, la SETE veut ainsi marquer "son engagement en faveur du développement durable et de la préservation de la planète".
Les illuminations décoratives seront éteintes mais l'éclairage de sécurité (coursives, escaliers, etc) sera maintenu. La SETE affirme avoir passé un contrat "électricité verte" avec EDF et assure que 100% de l'énergie fournie provient des énergies renouvelables.
Des peines de prison ont été requises lundi soir à Paris contre 5 pompiers interpellés lors d'une manifestation à Paris Le procureur de la République Rose-Marie Hunault a requis des peines de 10 mois de prison assorties de sursis.
Le 21 novembre 2006 à Paris, une marche de revendication des pompiers avait dégénéré. Les manifestants réclamaient une prime et une meilleure retraite. Des heurts violents avaient opposé les CRS et les pompiers près de la Bastille.
Les incidents du 21 novembre s'étaient produits sur une passerelle surplombant le bassin de l'arsenal (IVe).
Une trentaine de CRS avaient essuyé des jets de projectiles (barres de fer, boulons, bouteilles de verre...) pendant plusieurs minutes et avaient affronté des pompiers pour la plupart vêtus de leur uniforme et casqués.
Cinq manifestants ont comparu lundi au tribunal correctionnel, présidée par Jean-Paul Albert, pendant une longue après-midi, face à quatre CRS, en uniforme, qui se sont portées parties civiles (un cinquième est également partie civile mais n'était pas présent à l'audience).
Les pompiers, poursuivis pour "violence volontaire à l'encontre de fonctionnaires de police avec usage ou menace d'une arme par destination", ont nié avoir participé à une quelconque agression. Tout au plus reconnaissent-ils avoir proféré des injures.
Selon les 500 experts mondiaux réunis à Paris, cette hausse sera probablement dépassé en 2100
Le chiffre de 4,5 degrés d'augmentation correspond à une stabilisation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère à 550 parties par million (380 ppm aujourd'hui). Selon le document de travail qu'a pu obtenir l'AFP, les six scénarios socio-économiques envisagées par le GIEC augurent tous du dépassement de ce seuil en 2100.
Tous aboutissent à des concentrations de dioxyde de cabone (CO2) comprises entre 540 et 970 ppm à la fin du siècle.
Les climatologues attribuent dans leurs travaux un degré de confiance à chacune de leurs prévisions. La fourchette de 2 à 4,5 degrés a "au moins 66% de chances" d'être atteinte.
Le document de travail, dont l'AFP a pu se procurer une copie, doit être amendé, voté mot à mot et ligne à ligne, avant d'être publié vendredi. Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat ne commente jamais les fuites dont le document peut être l'objet. Prévisions alarmistes
Lors de l'ouverture de la conférence, lundi matin, le délégué français Christian Brodhag a déclaré que le changement climatique était désormais une réalité, et que "le doute est souvent l'alibi de l'inaction (...) La lutte contre le changement climatique ne relève plus du principe de précaution mais du principe de prévention."
Le chapitre scientifique du 4e rapport du groupe d'experts, en cours d'élaboration depuis deux ans, est une véritable "bible" des connaissances climatiques qui servira de référence pour les cinq prochaines années. Il a été préparé à partir de plusieurs milliers d'études publiées depuis 2001, et a mobilisé environ 2.500 chercheurs.
Ce document ne devrait réserver "aucune bonne nouvelle": "C'est une confirmation de tout ce qu'on a dit depuis longtemps, mais avec des risques supplémentaires", selon le climatologue français Hervé Le Treut, interviewé par l'AFP.
Fonte des glaces de mer et des sols gelés en profondeur (permafrost ou pergélisol), diminution de la couverture neigeuse, recul des glaciers, dilatation des océans réchauffés, sont autant de conséquences du réchauffement qui peuvent aussi, par "rétroaction", jouer les accélérateurs du processus.
Ce résumé "à l'intention des décideurs" servira de socle à l'action internationale en faveur de la réduction des émissions de gaz à effets de serre dans le monde, cadrée par le protocole de Kyoto
Pour le Premier ministre, 2006 a été "la meilleure année depuis 2000" pour l'emploi Dominique de Villepin espère désormais que le chômage atteindra "autour de 8%" dans "les mois à venir", a-t-il déclaré mardi matin à Rambouillet (Yvelines) lors de sa conférence de presse mensuelle.
Il a dénoncé au passage une "polémique aberrante sur les chiffres du chômage", affirmant que ces chiffres "sont bâtis sur un outil qui ne peut changer".
Le Premier ministre a déclaré en outre que "les chiffres du dernier mois de l'année confirment la très bonne tendance qu'est celle de la baisse du chômage". Fin novembre, le taux de chômage atteignait 8,7%.
Vers une "amélioration" du CNE Le contrat nouvelle embauche, objet de controverses dans la campagne présidentielle, va être "amélioré" dans les prochaines semaines. Dominique de Villepin a annoncé l'ouverture d'un "droit à un reclassement personnalisé en cas de rupture du contrat".
"Les instruments que nous avons mis en place donnent leur pleine mesure: près de 800.000 CNE notamment ont été signés" jusque-là, a précisé le Premier ministre. Le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher avait déjà évoqué en mai 2006 l'amélioration du "volet sécurisation" du CNE.
Interdiction du tabac: des mesures Dominique de Villepin a évoqué mardi matin "l'esprit constructif" dans lequel l'interdiction de fumer dans les lieux publics va être mise en place le 1er février, et confirmé qu'"une partie significative du coût des substituts au tabac sera prise en charge".
"Je souhaite que les fumeurs qui voudraient profiter de cette décision pour arrêter de fumer soient aidés : une partie significative du coût des substituts au tabac sera donc prise en charge. Je rencontrerai demain des professionnels de santé pour évaluer avec eux l'impact de cette mesure et les éventuelles dispositions complémentaires à prendre."
Le gouvernement avait annoncé une prise en charge des substituts nicotiniques pour accompagner cette interdiction de fumer dans les lieux publics, l'assurance maladie précisant le 16 janvier que ce remboursement serait à hauteur de 50 euros maximum par an
Les députés doivent donner leur feu vert à l'inscription de l'interdiction de la peine capitale dans la Constitution "Nul ne peut être condamné à la peine de mort ": l'article unique du projet de loi constitutionnelle doit modifier le titre VIII de la Constitution, consacré à l'autorité judiciaire.
Tous les groupes politiques devraient adopter ce texte aujourd'hui, 25 ans après l'abolition votée le 10 octobre 81 malgré une opinion majoritairement hostile.
Voulue par François Mitterrand au tout début de son premier septennat, l'interdiction de la peine de mort fait désormais consensus chez les parlementaires.
Jacques Chirac avait fait partie des 11 députés RPR ayant voté l'abolition en 1981. Début 2006, il avait décidé de réviser la Constitution afin d'en consacrer le principe pour qu'il ne puisse pas être annulé par une simple loi. L'initiative avait été largement applaudie à l'Assemblée par une large majorité de parlementaires UMP. L'UDF y est également favorable ainsi que le PS et le PCF.
Le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, qui a trois représentants au Parlement (un député et deux sénateurs), s'est en revanche déclaré hostile.
L'inscription de l'abolition de la peine de mort dans la Constitution permettra à Paris de ratifier deux protocoles internationaux : un protocole européen de 2002 et un protocole de 1989 signé à New York qui prescrit une abolition définitive de la peine de mort.
Comme ils l'ont fait en commission des Lois, les députés devraient repousser en séance les amendements de deux députés UMP demandant le maintien de la peine de mort en cas de guerre et de menace contre la Nation.
Une fois voté par l'Assemblée, le texte sera défendu le 7 février au Sénat par le socialiste Robert Badinter, père de la loi de 1981 sur l'abolition de la peine de mort.
S'agissant d'une révision de la Constitution, il sera soumis, avec le gel du corps électoral en Nouvelle Calédonie et la réforme du statut pénal du chef de l'Etat, au vote du Parlement réuni en Congrès à Versailles, probablement le 19 février.
Trafic de bébés bulgares: réquisitions Des peines de 3 à 7 ans de prison ferme ont été requises lundi au procès des trafiquants de nouveaux-nés bulgares Concernant la quarantaine de prévenus français poursuivis pour avoir acheté les bébés, le procureur a aussi demandé des peines de 4 à 6 mois de prison avec sursis et deux peines de travail d'intérêt général.
Quatre ans de prison ont été requis dont une partie avec sursis contre un Français considéré comme pivot du trafic, Henri Salva.
"C'est laid, c'est très laid, c'est insupportable de parler de vente d'enfants. Qu'on le veuille ou non, quel que soit l'amour qui a pu leur être prodigué par la suite, ces enfants ont commencé leur vie comme des choses", a dit le représentant de l'accusation Samuel Gillis.
Il a estimé que les parents acheteurs, tous issus de la communauté des gens du voyage, n'étaient "ni des sauveurs ni des bourreaux", mais des "personnes avec un désir d'enfant, qui comblent ce désir au mépris des lois et des règles morales".
Les faits sont reconnus par les prévenus français, qui ont acheté 23 bébés en 2004 et 2005 aux suspects bulgares.
Contre les cinq Bulgares "se détachant comme les organisateurs principaux" du trafic, accusés de "traite d'être humain", le procureur a requis 6 à 7 ans de prison pour avoir démarché en Bulgarie des femmes enceintes et les avoir convoyées en France pour qu'elles y accouchent en vendent leur bébé.
Trois à 5 ans de prison ont été requis contre six autres intermédiaires présumés, dont une prostituée et proxénète bulgare et un Français ex-chef d'un campement de caravanes à La Courneuve.
Contre le sixième intermédiaire, Henri Salva, 73 ans, dit "Vocho", personnalité connue du monde gitan et de la communauté évangélique et considéré comme le "pivot" du trafic, 4 ans de prison ont été requis, dont une partie avec sursis.
Le procureur a souhaité pour tous les Bulgares impliqués une interdiction définitive du territoire français.
Après les plaidoiries de la défense, le tribunal correctionnel rendra son jugement vendredi.
Climat: 500 scientifiques réunis à Paris
500 scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat sont réunis à Paris jusqu'à jeudi
Mandatés par l'Onu, ces experts planchent 4 jours à l'Unesco pour finaliser un rapport-diagnostic sur le réchauffement et l'état de la planète, qui sera publié le 2 février.
Le dernier rapport du Giec en 2001 estimait que les températures moyennes mondiales pourraient augmenter de 1,4 à 5,8 degrés d'ici à la fin du siècle par rapport à 1990.
Lors de l'ouverture de la conférence, lundi matin, le délégué français Christian Brodhag a déclaré que le changement climatique était désormais une réalité, et que "le doute est souvent l'alibi de l'inaction (...) La lutte contre le changement climatique ne relève plus du principe de précaution mais du principe de prévention."
Le chapitre scientifique du 4e rapport du groupe d'experts, en cours d'élaboration depuis deux ans, est une véritable "bible" des connaissances climatiques qui servira de référence pour les cinq prochaines années. Il a été préparé à partir de plusieurs milliers d'études publiées depuis 2001, et a mobilisé environ 2.500 chercheurs.
Ce document ne devrait réserver "aucune bonne nouvelle": "C'est une confirmation de tout ce qu'on a dit depuis longtemps, mais avec des risques supplémentaires", selon le climatologue français Hervé Le Treut, interviewé par l'AFP.
Fonte des glaces de mer et des sols gelés en profondeur (permafrost ou pergélisol), diminution de la couverture neigeuse, recul des glaciers, dilatation des océans réchauffés, sont autant de conséquences du réchauffement qui peuvent aussi, par "rétroaction", jouer les accélérateurs du processus.
Ce résumé "à l'intention des décideurs" servira de socle à l'action internationale en faveur de la réduction des émissions de gaz à effets de serre dans le monde, cadrée par le protocole de Kyoto.
Une femme a été blessée dimanche soir dans un attentat à Paris, dans un parking souterrain du XXe arrondissement
La blessée, atteinte au thorax et aux jambes, était la passagère d'une restauratrice originaire d'ex-Yougoslavie. Une grenade avait été placée sous la voiture de cette dernière.
L'explosion a eu lieu alors que la passagère attendait à côté de la voiture de son amie. La blessée, âgée de 41 ans, a été hospitalisée mais ses jours ne sont pas en danger.
La blessée a reçu des billes d'acier contenues dans l'engin explosif, selon une source policière.
Les enquêteurs privilégient l'hypothèse d'un règlement de comptes dans la communauté issue des pays de l'ancienne Yougoslavie. Ils ont demandé à la tenancière du restaurant si elle avait fait l'objet de menaces ou de racket avant la tentative de meurtre qui la visait.
Les circonstances de l'attentat Dimanche peu avant 19h00, la restauratrice, âgée de 45 ans, originaire d'ex-Yougoslavie et propriétaire de l'établissement "La grotte des Balkans", avenue Claude-Vellefaux (Xe), quitte le restaurant avec une amie pour reprendre sa voiture dans le parking situé sous l'immeuble.
Une fois sur place, la restauratrice s'installe au volant pour reculer et permettre à son amie, elle aussi d'ex-Yougoslavie, de s'installer à ses côtés.
C'est au moment de la manoeuvre qu'une grenade cachée sous l'auto, et dont la goupille aurait été maintenue par une ficelle, explose. L'engin, constitué d'une grenade chargée de billes, était relié au dispositif de démarrage de la voiture.
Sept millions d'euros seront consacrés en 2007 au programme d'action sur le sommeil présenté lundi par Xavier Bertrand "Il ne faut plus banaliser le sommeil ", a déclaré le ministre de la Santé, au cours d'une conférence de presse, rappelant que les troubles du sommeil touchaient un Français sur trois et que "ce n'est pas normal de mal dormir".
Six millions d'euros seront consacrés en 2007 à l'information et la formation.
Le programme d'actions sur le sommeil comporte des points aussi divers que l'éducation des enfants au sommeil , l'information du grand public, la formation des médecins, l'élargissement de l'offre de soins spécialisée, la prise en charge de maladies comme l'apnée du sommeil ou la narcolepsie (caractérisée par un besoin subit de sommeil dans la journée) ou encore le lancement d'une enquête sur la sieste au travail.
"La question ne doit pas être tabou", a commenté M. Bertrand, pour qui il ne faudra pas hésiter à promouvoir la sieste au travail si l'enquête permet d'en valider les effets positifs sur la concentration et la qualité du travail.
Le programme d'actions accorde une large place au sommeil des enfants et des adolescents, avec notamment la mise en place d'une formation spécifique au sein des IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres) et le développement de "lits dédiés à l'exploration pédiatrique dans toutes les régions". Actuellement seuls deux centres du sommeil en sont équipés en France.
Pour les adultes, un "Passeport pour le sommeil " est en ligne sur le site du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr).
Le programme présenté lundi par le ministre Xavier Bertrand fait suite à un rapport remis au ministre le 14 décembre par le Dr Jean-Pierre Giordanella pour qui l'importance du sommeil pour la santé reste sous-estimée et ses troubles insuffisamment pris en charge
Georges Frêche exclu du PS Le président de la région Languedoc-Roussillon a été exclu samedi du parti socialiste pour ses dérapages verbaux La décision a été prise par la commission nationale des conflits du parti socialiste après ses propos sur la proportion de noirs dans l'équipe de France de football.
George Frêche a, lui, appelé ses amis "à conserver leur carte du PS", et "à voter pour Ségolène Royal", précisant qu'il continuait à "exercer tous ses mandats".
La candidate socialiste, en campagne aux Antilles, a relativisé samedi soir cette exclusion en en évoquant le "décalage entre les vraies préoccupations des citoyens et un événement qui, de toute façon, était attendu". "Personne ne m'a parlé de cet problème aujourd'hui", a-t-elle affirmé devant les caméras de RFO-Télé Guadeloupe. Un peu plus tôt, elle avaitr déclaré qu'elle prenait "acte" de la décision concernant l'élu PS.
Ségolène Royal et le premier secrétaire du PS, François Hollande, souhaitaient cette exclusion.
"Il est apparu aux membres de la commission que, sans conteste, ces propos - au-delà de leur caractérisation pour le droit - ne sont pas compatibles avec les valeurs d'égalité et de respect des Droits humains qui fondent depuis toujours l'engagement du PS et sont contenues dans sa déclaration de principe mais aussi (...) dans les principes constitutionnels de notre République", a expliqué le parti socialiste dans un communiqué.
Georges Frêche, estimant que la décision était "jouée d'avance", ne s'est pas déplacé à Paris pour participer à la réunion de la commission des conflits, qui a duré près de quatre heures.
Il réagit à son exclusion "J'ai quatre choses importantes à dire", a déclaré samedi soir Georges Frêche, alors qu'il se rendait à une cérémonie de remise de la légion d'honneur au vice-président PCF du conseil régional de Languedoc-Roussillon, Jean-Claude Gayssot, à la préfecture de Montpellier.
"La première, c'est que bien sûr, je continue a exercer tous mes mandats de président de l'agglomération et de la région Languedoc-Roussillon", a-t-il annoncé.
"La seconde, c'est que j'appelle tous mes amis à conserver et à garder précieusement leur carte du PS", a-t-il ajouté.
"La troisième, c'est que j'appelle tous mes amis à voter pour Ségolène Royal et la quatrième, qui est le jugement sur ce qui s'est passé, c'est une phrase fameuse: 'Toutce qui est exagéré, est insignifiant'", a encore affirmé le président de la région, qui venait d'assister à une messe pour la mémoire de l'abbé Pierre.
Par avance, il avait annoncé qu'il ne souhaitait pas abandonner ses mandats électifs de président de région et président de l'agglomération de Montpellier. "C'est un procès de l'inquisition qui rappelle les pires moments du stalinisme. On offre ma tête au peuple en espérant gagner quelques voix dans les DOM (départements d'outre-mer). On verra", a-t-il déclaré vendredi.
Les propos incriminés A la mi-novembre, le président de Languedoc-Roussilon, 68 ans, avait regretté devant le conseil de l'agglomération de Montpellier, que l'équipe de France de football compte "neuf blacks sur onze" joueurs. "La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls, selon un compte-rendu des propos par le quotidien régional "Midi Libre". "J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine", avait-il ajouté.
Une condamnation sur d'autres propos L'élu a par ailleurs été condamné jeudi 25 janvier à 15.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir traité des harkis de"sous-hommes", le 11 février 2006 lors d'une cérémonie publique.
Des propos qualifiés par la justice d'"injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse". Cette affaire lui avait déjà valu une suspension pour deux ans des instances nationales de son parti.
Un des fondateurs du parti socialiste Agé de 68 ans, Georges Frêche figure parmi les fondateurs du PS en 1972 et il a été élu député de ce parti dès 1973. Il a été maire de Montpellier de 1977 à 2004.
Ses dérapages verbaux, souvent en rapport avec les communautés immigrées, ont de longue date suscité des polémiques judiciaires et politiques. A propos des émeutes de l'automne 2005, il avait ainsi accusé les policiers de "mettre le feu eux-mêmes aux bagnoles", ce qui lui vaudra un nouveau procès le 22 février.
Un personnage haut en couleurs
Personnage volontiers provocateur, souvent accusé d'autoritarisme et de clientélisme. Qui incarne "une dictature socialiste" pour le député UMP de l'Hérault Jacques Domergue, ... A 68 ans, Georges Frêche, qui a contribué à faire de Montpellier une des grandes capitales régionales (c'est sous son mandat qu'a été adopté, dans les années 80-90, le fameux slogan "Montpellier la surdouée), "règne" depuis des dizaines d'années sur le Languedoc-Roussillon. Depuis exactement 1977 quand il avait emporté la mairie de Montpellier à la tête d'une équipe d'"union de la gauche".
Selon un de ses proches, l'adepte du franc-parler dit "parfois tout haut ce que d'autres pensent tout bas".
"Poil à gratter", jouant de son autoritarisme et de ses colères tonitruantes, l'élu a souvent franchi la ligne jaune. Il s'était ainsi déjà placé à contre-courant du PS, soulignant par exemple "le rôle positif" de la France dans ses colonies.
S'il n'a pas hésité à égratigner "la gauche caviar" ou le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, qualifié de "grand mamamouchi aux talons compensés", il ne s'est pas fait prier pour vilipender les "positions abruties" de Jean Paul II sur le mariage des prêtres et le préservatif.
Un dynamisme certain Ce fils d'un militaire et d'une directrice d'école, lui même marié et père de cinq enfants, est resté maire de Montpellier de 1977 à 2004, date à laquelle il s'est retiré au profit de la socialiste Hélène Mandroux, son ancienne première adjointe, en raison de cumul de mandats.
Il a été élu député socialiste de l'Hérault de 1973 à 1978, de 1981 à 1993 et de 1997 à 2002, lorsqu'il a été battu par Jacques Domergue. En mars 2004, il est devenu président de l'exécutif régional et de Montpellier Agglomération.
Bien qu'ayant subi six mois plus tard une opération à coeur ouvert, Georges Frêche est resté aux affaires pendant ses cinq mois de convalescence.
Durant ses mandats, il a engagé Montpellier dans une politique de grands travaux: deux lignes de tramway, la restauration du musée Fabre, dont l'inauguration est prévue le 3 février après trois ans de travaux, des logements, des équipements collectifs (médiathèques, patinoire, piscines ou station d'épuration).
Peu de personnes, élus ou habitants, lui contestent une efficacité dans la conduite des affaires: sa gestion et la pression démographique ont fait passer la ville du 25e au 8e rang national (240.000 habitants, 385.000 avec l'agglomération), faisant de Montpellier, sa fierté, une capitale régionale dynamique et moderne.
Homme au parcours atypique, ancien maoïste et élève de l'Ecole des Hautes études commerciales, Georges Frêche est agrégé de droit, spécialiste du droit romain qu'il enseigne toujours à l'université de Montpellier, et passionné de l'antiquité grecque.
Des ossements, qui pourraient être ceux de l'épouse du Dr Godard, ont été retrouvés dans le Calvados La découverte, faite "à la suite d'une lettre anonyme adressée à la mairie de Lingèvres", a eu lieu dans le cimetière de la commune, à 3 km de Tilly-sur-Seulles, où résidait la famille Godard, disparue en 1999, selon "Ouest-France".
Information confirmée par le maire de Lingèvres.
Sur les indications de la lettre anonyme, un squelette d'adulte a été retrouvé mardi éparpillé à 50 cm de profondeur parmi les déchets végétaux du cimetière de Lingèvres. La lettre, datée du 14 janvier et postée d'Avranches (Manche), était accompagnée d'un plan permettant de localiser ce squelette. Elle signalait qu'on pourrait "avoir des indices sur Mme Godard" en fouillant à cet endroit, a précisé le maire, Christian Marie. Mais "il faut attendre les résultats des analyses, d'ici trois semaines, pour savoir s'il s'agit bien des restes de Marie-France Godard ", a-t-il ajouté.
"En mauvais état, ces ossements semblent d'aspect ancien", selon le parquet cité par le journal. Pour autant, la justice se veut "extrêmement prudente". Le procureur de Saint-Malo en charge de l'enquête, Jean-Luc Desport, se "refuse à tout commentaire tant qu'il n'y a pas "de confirmation scientifique". "Des ossements, on en retrouve beaucoup. Pour tous ossements, il y a des analyses. Le fait qu'on ait retrouvé récemment des restes du Dr Godard peut inciter des personnes à se manifester", a ajouté le procureur.
Le docteur Yves Godard, 44 ans, s'était volatilisé en septembre 1999 avec son épouse Marie-France et leurs deux enfants. Yves Godard et ses enfants ont été vus pour la dernière fois à Saint-Malo, à bord d'un voilier de 9 m loué. Quelques jours après la disparition, les enquêteurs avaient découvert au domicile de la famille et dans sa camionnette restée sur un parking à Saint-Malo des traces de sang de Marie-France Godard. Une information judiciaire avait alors été ouverte.
Le crâne de leur fille, Camille, âgée de 6 ans, avait été repêché en mai 2000 en baie de Saint-Brieuc. En même temps, un autre morceau de crâne avait été rejeté à la mer: "on ne saura jamais s'il s'agissait de celui" de l'autre enfant du couple, Marius, 4 ans, affirme "Le Parisien". Un tibia et un fémur appartenant au médecin ont été retrouvés fin septembre 2006 au large de Roscoff (Finistère). La justice n'a donc plus de doute sur le décès du médecin et de sa fille. Pour autant, jusque là, elle ne savait rien du sort de la mère, Marie France.
Depuis sept ans, l'affaire tient enquêteurs et médias en haleine, au gré d'indices livrés par la mer, laissant parfois supposer l'existence d'un corbeau, ou de témoignages non confirmés signalant la présence du médecin en plusieurs endroits du globe. Ce dernier aurait ainsi été aperçu sur l'île de Man, aux îles Hébrides, en Crète, en Thaïlande ou encore en Floride ou en Afrique du Sud. Mais aux dires des enquêteurs, il s'agissait de fausses pistes. Selon "Le Parisien", ces derniers ont, dans le passé, reçu deux courriers anonymes. L'un les orientait vers l'île de Man, l'autre vers l'île de Lewis, affirmant: "Camille et Marius sont vivants".
Un fait curieux continue à intriguer les enquêteurs: le bon état des cartes bancaires et professionnelles du médecin, retrouvées fortuitement en 2001 par des promeneurs sur des plages des Côtes-d'Armor. "Les expertises démontrent que ces documents n'ont pu être rejetés par la mer", rapporte "Le Parisien". En clair, selon le journal: "Quelqu'un les a volontairement déposés là".
Concernant les ossements de Lingèvres, "si le squelette est celui de Marie-France Godard, le corbeau prouvera cette fois avec certitude qu'il n'est pas un usurpateur et qu'il connaît tous les fils de l'histoire. Le cas échéant, il pourrait être poursuivi pour complicité d'assassinat. Son identification deviendrait une priorité de l'enquête", poursuit le quotidien. L'auteur des lettres anonymes serait une femme.
Volontairement axé sur la prévention, le guide a pour objectif de rendre plus cohérente l'éducation à la santé
Publié par l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (Inpes) et le ministère de l'Education nationale, le guide est tiré à 100 000 exemplaires.
Il se présente sous la forme de 11 fiches pour monter un projet d'éducation à la santé, sur la durée et à tous les niveaux d'enseignement, de la maternelle à la terminale.
"La loi sur l'Ecole de 2005 rappelle avec force la mission de l'Ecole dans les actions d'éducation à la santé pour favoriser un comportement favorable à la santé, repérer les problèmes de santé et développer un environnement propice à l'épanouissement", a détaillé Marie-Martine Boissinot, sous directrice à la vie scolaire au ministère de l'Education . L'éducation à la santé est "inscrite dans le socle" commun de connaissances et de compétences à maîtriser en fin de 3e, a-t-elle rappelé, en précisant qu'il fallait privilégier "un travail construit, suivi, volontaire, de la maternelle à la terminale, et non se contenter d'actions ponctuelles". Alors que l'Ecole est priée d'assurer de multiples tâches - éducation au développement durable, à la sécurité routière, aux premiers secours, à la citoyenneté... -, la difficulté est plus de trouver des motivations dans l'équipe enseignante. "Nous espérons que chaque année, toujours plus d'enseignants deviendront des acteurs de cette politique de la santé", a déclaré Mmme Boissinot.
Ségolène Royal: un mauvais sondage Seulement 25 % des personnes interrogées par CSA jugent sa campagne "solide" Celle du candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, est jugée "solide" par 57 % des sondés, selon l'enquête parue dimanche dans "Le Parisien".
Seules 23 % des personnes interrogées trouvent Mme Royal "précise" (52 % pour Sarkozy) et 31 % "crédible" (45 % pour Sarkozy). 40 % des sondés la trouvent "plus proche de (leurs) préoccupations" (38 % pour Sarkozy).
Autre point positif dans le sondage CSA: 42 % des personnes interrogées jugent la candidate socialiste plus moderne que son adversaire de droite (38 %).
Pour "Le Parisien", Ségolène Royal "paie le prix de la stratégie qu'elle a choisie". En l'occurence "cette campagne participative aux 5000 réunions dont elle tirera l'essentiel pour présenter son programme présidentiel le 11 février".
Quoiqu'il en soit, le sondage intervient après une période de turbulences: les discours divergents sur la fiscalité entre elle et le premier secrétaire du PS, François Hollande, son compagnon dans la vie; ses "maladresses" verbales sur la justice chinoise, le Québec, la Corse... D'où le terme "trou d'air" qui revient fréquemment ces jours-ci dans la bouche de ceux qui analysent les actuelles difficultés du camp socialiste. "Ce n'est pas un trou d'air, c'est pire !", pense le publicitaire Jacques Séguéla, "gourou" des campagnes de François Mitterrand (l'auteur des fameux slogans "La force tranquille" et "génération Mitterrand", c'est lui) et Lionel Jospin. "Elle n'est pas dans un avion qui plonge: son avion n'a pas décollé", analyse-t-il dans "Le Parisien".
Pour le publicitaire, "les choses vont se cristalliser en février quand Royal va entrer véritablement en campagne". En l'occurence, le 11 février, quand elle présentera son programme."Si elle n'est pas à la hauteur des enjeux" à ce moment-là, "elle risque de passer du trou d'air au dévissage !", explique de son côté (toujours dans "Le Parisien") un autre publicitaire, Thierry Saussez, réputé proche du candidat de l'UMP.
L'avocate de cette France a renvoyé vendredi Nicolas Sarkozy dans le camp des héritiers du "colonialisme" Alors que les coups pleuvent, Mme Royal a tenu un discours de combat devant quelque 400 partisans massés sous la halle du marché de Fort-de-France."Vous pouvez comptez sur moi, je suis une femme debout", s'est-elle écriée.
"Le métissage est une chance pour la France.Je serai la présidente de la République de la France métissée" s'est-elle exclamée.
La candidate du PS a la présidentielle a prôné "une république accueillante à tous les siens et qui ne tolère plus aucune discrimination".
Mme Royal a rappelé qu'en 1978, lors d'un stage à la préfecture de Fort-de-France à sa sortie de l'Ena, elle avait demandé à rencontrer Aimé Césaire, une visite qui lui fut, a-t-elle dit, "interdite" par "l'Etat français et la droite de l'époque". Cette France-là "a-t-elle vraiment changé ?", s'est-elle demandé.
"Cette demande de rendez-vous a du être inscrite sur ma fiche des Renseignements généraux", a-t-elle ironisé, faisant allusion à la violente polémique qui l'oppose à Nicolas Sarkozy autour de l'enquête des RG sur son entourage.
Adoubé par Aimé Césaire, le poète chantre de la négritude et figure de l'anti-colonislimse, fondateur du Parti progessiste martiniquais, elle s'est faite l'avocate intransigeante de "la République du respect", célébrant "la liberté, l'égalité, la fraternité", mais aussi "le respect des identités".
Aimé Césaire, qui avait aussi reçu M. Sarkozy, lui a exprimé sa "confiance", disant son "espérance" en sa victoire en mai prochain. "Chacun de ses mots pèse", a relevé le maire de Fort-de-France Serge Letchimy, lui aussi du PPM.
"Nous te soutenons fortement, massivement", a dit Aimé Césaire, appelant les Martiniquais à voter en masse en avril-mai, alors que la participation n'avait pas franchi 40% à l'élection de 2002. "Il faut aller voter, sortir de chez vous", les a-t-il adjurés.
Sur cette île, Nicolas Sarkozy avait dû renoncer à venir en 2005 devant la colère locale contre la loi sur "le rôle positif" de la colonisation -il était finalement venu quelques mois plus tard.
Ségolène Royal se bat avec ardeur
Au Lamentin, Mme Royal a ensuite combattu vigoureusement plusieurs propositions de Nicolas Sarkozy dans le domaine économique et social.
"Quand j'entends qu'il faudrait repousser la retraite jusqu'à 70 ans ou faire payer le début d'accès à la santé, ou que les gens se débrouillent s'ils n'ont pas assez d'argent et qu'ils fassent des heures supplémentaires...", s'est insurgée la candidate PS à l'élection présidentielle dans une allocution à la mairie du Lamentin en présence du maire Pierre Samot, du parti de gauche Bâtir le pays martiniquais.
"On va permettre aux patrons que l'heure supplémentaire coûte moins cher que la première heure travaillée d'un chômeur que l'on aurait recruté", a protesté Ségolène Royal.
"Tout cela, non, je dis non, a repris la candidate de gauche. Non à la franchise médicale qui va faire reculer la couverture médicale et la sécurité sociale, non à l'anarchie dans le chacun pour soi. Je dis non à ce recul des solidarités, je dis non à ce recul des services publics avec la suppression de moyens dans l'école, la santé, les transports publics".
"La République rétablira ces solidarités", a-t-elle conclu.
Exit Johansson ! Après 17 années de règne, le Suédois, 77 ans, a perdu son dernier combat. Il avait face à lui un adversaire de taille. Joueur exceptionnel, sélectionnneur malheureux puis apprenti-dirigeant, Michel Platini lui succède avec l'ambition de faire revivre un football plus proche des hommes, plus social, plus juste. Sa plus grosse bataille, le Français la mènera sur le terrain économique pour que l'Uefa devienne un outil d'une "régulation plus sociale que financière".
Les programmes d'échange, pas seulement liés à une redistribution financière, devraient sous sa houlette se multiplier entre grands européens du football et petites nations. La présidence Platini devrait sans doute aussi voir s'ébaucher un organisme de contrôle européen penché sur les flux financiers du football dans le vieux continent. Les grosses fédérations sont également dans le collimateur de l'ancien N.10 des Bleus. Le candidat Platini avait notamment promis de limiter des places dans la Ligue des champions aux pyas comme l'Italie, l'Angleterre ou l'Espagne.
Avec le fair-play qui le caractérise, Platini débutera toutefois sa présidence par la nomination de Lennart Johansson au poste de président d'honneur de l'UEFA. Pour l'heure, Michel Platini va savourer ce succès, lui qui s'était tendu à l'approche de cette élection. "Quand j'étais footballeur, quand on avait une grande victoire, on recevait une coupe et on faisait un tour du terrain, a déclaré le Français. C'est une grande victoire pour moi mais je ne vais pas faire le tour du terrain: c'est le début d'une nouvelle aventure. Même si c'est 27 voix contre 23 pour moi (deux votes nuls sur 52 votants) dans mon coeur, il y a 52 reines de l'Europe". Et un roi : Michel Platini !
Réactions
Jean-Pierre Escalettes (président de la Fédération française de football): "Sans faire dans le cocorico, c'est un bel hommage pour le football français qui vient après d'autres grandes réussites de ces dernières années comme les titres de champion du monde, champion d'Europe et vice-champion du monde. C'est aussi une juste récompense pour Michel Platini qui s'est vraiment battu pour ce succès et pour tous ceux qui ont été à ses côtés".
Frédéric Thiriez (président de la Ligue de football professionnel): "C'est un bonheur et une fierté. J'avais lu quelque part que les joueurs n'étaient pas représentés dans les instances internationales, et bien maintenant c'est faux et la France donne l'exemple. C'est très bien. Sa victoire c'est aussi celle de certaines idées. J'ai bien aimé des formules de Michel que je fais mienne: le football est un jeu avant un produit, un spectacle avant un business et un sport avant un marché."
Raymond Domenech (sélectionneur de l'équipe de France, sur le site internet de la Fédération française de football): "Je suis très heureux pour Michel qui a mené sa campagne avec coeur et passion. Cette élection concrétise son engagement pour le football. C'est une bonne chose pour notre sport que d'anciens joueurs, tel que Michel, s'investissent dans les instances dirigeantes. Michel défend des idées et des valeurs qui vont permettre au football d'élite et de masse de se développer dans tous les pays européens".
Lilian Thuram (défenseur de l'équipe de France et du FC Barcelone): "C'est très bien, car c'est un très grand joueur qui a marqué son époque, et c'est toujours bien que des joueurs s'investissent dans les hautes sphères dirigeantes du football. Il va apporter des idées nouvelles, avec une approche de joueur. C'est quelqu'un qui a fait une très grande carrière, il a été sélectionneur, dirigeant, il a participé à l'organisation de la Coupe du monde 1998: il connaît tous les paramètres du football. Qu'il se retrouve à la tête de l'UEFA, ça va la bonifier. (Sur la proposition de Platini d'arrêter les matches en cas de manifestation de racisme émanant des tribunes): C'est assez difficile de trouver la bonne solution. On peut toujours trouver des personnes pour manipuler l'arbitre: il est parfois difficile de savoir d'où vient un propos raciste dans les tribunes, mais il y a des choses à faire."
Joseph Blatter (président de la Fifa): "Je me félicite de notre prochaine coopération avec Michel Platini, qui m'a accompagné pendant quatre ans comme conseiller. Nous avons la même conception du football qui n'est pas seulement un produit et une entreprise, mais qui a aussi des responsabilités. Ce qui a été décisif dans son élection, c'est la manière dont il a conduit sa candidature, avec classe".
Giovanni Trapattoni (ex-entraîneur de Platini à la Juventus): "Michel président? C'est très bien, il le mérite. Avec lui au pouvoir, il va y avoir un peu plus d'ironie, de divertissement, de classe, la capacité de dédramatiser les choses, le tout avec un grand sens de la responsabilité, (soit) toutes les qualités qu'il avait comme joueur. C'est une personne intelligente et son élection est une étape qui anoblit une grande carrière. Je suis très content, et pas seulement parce qu'il a promis à des nations comme l'Autriche une place en Ligue des Champions (il est entraîneur du club de Salzbourg, ndlr)."
Didier Deschamps (actuel entraîneur de la Juventus): "Au-delà du fait que Michel soit Français, je suis content par ce que c'est un homme de terrain qui a des idées neuves. C'est important d'avoir quelqu'un comme lui. Il s'est lancé dans cette aventure persuadé de donner au football un air nouveau. Et puis le fait qu'il soit Français, mais également qu'il ait un peu du sang de la Juve, cela ne peut pas me déplaire. Il permet aussi au football français d'être mieux représenté parce que jusqu'à présent il avait peu de poids".
Giampiero Boniperti (ancien joueur puis dirigeant de la Juventus): "Je suis extrêmement heureux et je lui adresse tous mes voeux. Je crois que le football international va pouvoir tirer beaucoup de profits de sa présidence. J'ai toujours été en accord avec son football."
Lubomir Moravcik (ancien international slovaque, ex-joueur de Saint-Etienne, Bastia et Celtic Glasgow): "Je croisais les doigts pour que Michel Platini soit élu. Je l'ai rencontré à plusieurs reprises à l'époque où je jouais pour l'ASSE. Je suis sûr qu'il saura apporter quelque chose de nouveau. Il est positif que les anciens joueurs s'imposent sur les postes aussi importants. Platini a déjà fait preuve de ses qualités d'organisation lors du Mondial-1998. A mon avis, l'un de ses objectifs à la tête de l'UEFA devrait être l'aide aux pays où le football n'est pas encore au même niveau que dans les pays développés".
Vlatko Markovic (président de la Fédération de football de Croatie): "La Croatie est très satisfaite de l'élection de Michel Platini. Depuis des années nous avons des relations très bonnes avec Platini et je le connais personnellement très bien. Nous avons eu une très bonne coopération dans la commission technique de l'UEFA où il était superviseur de la Fifa. Pour moi, il s'agit d'une victoire des petits pays contre les grands Etats et je suis heureux que les petits se soient unis et aient gagné. J'estime que nous allons avoir une excellente coopération à l'avenir".
Harry Beens (secrétaire général de la Fédération néerlandaise de football): "Je félicite Platini pour sa nomination. Le résultat (27-23) montre que la course était serrée. L'élection de Platini s'est faite démocratiquement, je ne trouve rien à y redire".
Luca Pancalli (commissaire extraordinaire de la Fédération italienne): "Je suis heureux. J'ai rencontré Michel Platini il y a quelques semaines à Rome et j'ai été impressionné par sa personnalité, c'est un grand sportif qui croit dans les valeurs du sport. Il veut l'équilibre entre les intérêts économiques du football et la nécessité de grandir. Il communique sur les valeurs et l'éthique".
Günter Netzer (ancien international allemand): "C'est une belle surprise. C'est la première fois qu'un joueur accède à de telles responsabilités et je suis convaincu que Michel Platini sera un très bon président de l'UEFA".
Theo Zwanziger (président de la Fédération allemande de football), qui soutenait ouvertmement le président sortant, le Suédois Lennart Johansson: "Ceux qui critiquent depuis longtemps ont gagné. On verra comment les champions du romantisme social maîtriseront les dures réalités quotidiennes".
Franz Beckenbauer (ancien champion du monde allemand): "Il faut respecter le résultat du vote. Nous les Allemands nous avions clairement fait notre choix, mais maintenant la vie continue avec Michel Platini et nous travaillerons correctement avec lui".
Le programme de Platini
. 1er point: "rassembler, réunifier la famille du football", Michel Platini insistant sur le fait que ce n'est pas "aux juges de décider de l'avenir du football" mais "c'est aux responsables du football de le faire."
. 2e point: "redonner le pouvoir aux élus et principalement aux présidents des associations nationales".
. 3e point: "renforcer la solidarité des échanges entre les associations et les membres". Il est "indispensable" selon M. Platini pour "corriger les inégalités et établir une véritable égalité des chances dans l'Europe du football" de poursuivre et d'amplifier "une grande politique de solidarité et d'échange entre les fédérations". Cela suppose "le maintien du principe de la gestion centralisée par l'UEFA des droits commerciaux et télévisés."
. 4e point: "faire reconnaître la spécificité du sport, et notamment du football, dans le droit européen". L'ancien joueur de la Juventus souligne que le football "n'est pas une activité économique comme une autre, c'est un jeu dont la vérité, la simplicité, la sobriété ne peuvent être totalement soumises aux lois du marché et encore moins ternies ou altérées par les dérives de celles-ci". M. Platini veut aussi intensifier la lutte contre "les fléaux" que sont "le racisme et la xénophobie, les diverses formes de fraude et notamment celles liées aux paris, les dérives de la profession d'agent, le dopage, l'utilisation potentielle du football comme vecteur de blanchiment d'argent douteux". "Je suis pour un football propre", ajoute-t-il, insistant: "aucun soupçon ne doit peser sur l'équité des compétitions ou la validité des performances, car la tricherie dans le football, c'est un crime contre l'esprit du jeu".
. 5e point: "assurer l'avenir de nos compétitions et développer toutes les pratiques du football". Michel Platini, dans cette optique, dit "oui à la (Ligue des champions) ouverte, non à une pseudo-NBA fermée". Michel Platini a ainsi déclaré vouloir ramener de quatre à trois le nombre de clubs anglais, italiens et espagnols qualifiés pour la Ligue des Champions.
Historique des présidents
1954-1962 - Ebbe Schwartz (Danemark) 1962-1972 - Gustav Wiederkehr (Suisse) 1972-1984 - Artemio Franchi (Italie) 1984-1990 - Jacques Georges (France) 1990-2007 - Lennart Johansson (Suède) Depuis 2007 - Michel Platini (France)
Le fonctionnement du vote
Le vote se déroule à bulletin secret, déposé dans une urne disposée devant la scène de la salle du congrès. Chaque président des 52 fédérations composant l'UEFA dispose d'une voix. Chaque votant ira déposer son bulletin suivant l'ordre alphabétique du pays qu'il représente. Le bulletin unique présente les deux noms des deux candidats avec à côté de chaque nom une case à cocher pour déterminer le choix de l'électeur.
Un astérisque figure à côté du nom de Lennart Johansson pour indiquer qu'il est président sortant et se représente. Une majorité absolue (la moitié des voix plus une, sachant que les bulletins blancs et non valides ne sont pas comptabilisés) est requise pour une élection au premier tour.
Si les candidats ne peuvent se départager, un deuxième tour (avec majorité relative) voire un troisième tour seront organisés. Ultime recours, si les candidats ne sont toujours pas départagés, un tirage au sort sera effectué.
Environ 30.000 foyers restent privés d'électricité vendredi dans le centre et l'ouest du fait des chutes de neige "Les perturbations ont baissé significativement", a expliqué un porte-parole d'EDF alors que le courant a été rétabli dans la matinée pour 10.000 foyers - environ 6.000 dans l'ouest et 4.000 dans le centre du pays.
Quelque 15.000 foyers sont toujours sans électricité dans l'ouest, principalement en Gironde et Charente-Maritime, et 15.000 autres sont privés de courant dans le centre, essentiellement en Haute-Vienne et en Creuse, a précisé le porte-parole. "Il s'agit de zones très isolées et cela prend beaucoup plus de temps", avait expliqué dans la matinée une autre porte-parole d'EDF.
Un retour à la normale est attendu vendredi dans la soirée dans le Limousin et samedi en fin de journée dans l'Ouest.
A Bordeaux, une adjointe du maire et un haut fonctionnaire ont été mis en examen pour "abus de faiblesse et vols"
François-Xavier Bordeaux, chargé de mission pour créer un laboratoire social, et Nicole Dumont, cartomancienne, ont été placés en détention provisoire. Au total, 4 personnes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi.
Le tuteur d'une riche dame de 84 ans, Jeanine Terrasson, placée sous curatelle renforcée, avait porté plainte contre X.
Me Martine Moulin-Boudard était l'avocate de Jeanine Terrasson et la cartomancienne Nicole Dumont la connaissait, et se présente comme sa légataire universelle. François-Xavier Bordeaux est un proche ami de cette dernière.
"Au vu des résultats obtenus qui confirment et élargissent les suspicions, il apparaît qu'à la faveur d'une détérioration caractérisée de l'état de santé de Mme Terrasson, son important patrimoine a été l'objet d'opérations concertées tendant à son appropriation par des tiers", a déclaré mercredi le procureur de la République de Bordeaux, Bertrand de Loze.
De source proche de l'enquête, on précise que des écoutes téléphoniques ont permis de remonter jusqu'à un local où étaient entreposés des meubles et des oeuvres d'art appartenant à la victime.
Au moins un des protagonistes est suspecté d'avoir utilisé les comptes bancaires de la vieille dame, dit-on de source judiciaire. Dans un communiqué publié en début de semaine, le municipalité de Bordeaux avait souligné que l'affaire était "sans lien avec la gestion muncipale".
Alain Juppé a été réélu maire de Bordeaux à l'automne dernier après une période d'inéligibilité prononcée par la justice. L'ancien premier ministre a apporté son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a présenté jeudi un livre blanc de propositions baptisé "Besoin d'air" Devant quelque 6000 chefs d'entreprises, elle a présenté un "show pédagogique" digne d'un meeting électoral, déclarant que les patrons entendent "s'engager dans le débat".
"Rien n'est foutu. Il suffit de changer quelques paramètres: un peu plus de liberté, un peu plus d'air et tout ira mieux tout de suite en France", a lancé la présidente du Medef.
A trois mois du premier tour de la présidentielle, Laurence Parisot n'a pas donné de consigne de vote mais a dit souhaiter rencontrer les principaux candidats. Elle a déjà rencontré Nicolas Sarkozy (UMP) et François Bayrou (UDF) mais n'a pas reçu de réponse de Ségolène Royal (PS).
"Besoin d'air" Fruit d'une "méthode participative inédite" avec les contributions de près de 50.000 chefs d'entreprise, l'ouvrage établit le diagnostic d'une France "blessée et déchirée". Envolée des prélèvements obligatoires, explosion de la dette, faible durée du travail comparé aux autres pays, sont les maux à vaincre a résumé Laurence Parisot.
"Très étonnée de constater que le chômage n'est pas au coeur de la campagne électorale, alors que c'est le mal dont la France souffre le plus depuis 25 ans", elle a estimé que le pays pouvait revenir en 5-6 ans sous la barre des 5% de chômage.
"Il faudrait que les candidats nous disent quelle stratégie ils proposent pour avoir plus de croissance" et permettre aux entreprises d'"enfin embaucher et augmenter les salaires", a-t-elle suggéré.
Critiquant "l'illusion désastreuse des 35 heures", Laurence Parisot a souhaité que la durée du travail ne soit plus ligéférée, mais déduite d'un accord patronat-syndicats, sur la base du plafond européen des 48 heures hebdomadaires de travail.
Elle prône une "séparabilité à l'amiable" des employeurs et des salariés, suggérant un nouveau contrat de travail "à mi-chemin" entre contrat à durée indéterminée (CDI) et contrat à durée déterminée (CDD).
Le Medef veut également modifier la Constitution en y inscrivant "un espace d'autonomie et de responsabilité des partenaires sociaux", le principe de la liberté d'entreprendre ou du droit à un impôt "non confiscatoire".
Autre point : "un transfert progressif des entreprises vers la solidarité nationale du financement de la branche famille de la Sécurité sociale".
La patronne des patrons a terminé son discours sur un clin d'oeil à la référence à Jaurès de Nicolas Sarkozy, lors de son investiture à la candidature présidentielle. "Moi aussi, je vais citer Jaurès", a-t-elle lancé sous les applaudissements, en reprenant les mots du leader socialiste : "Il n'y a de classe dirigeante que courageuse".
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L'ex-conseiller général RPR Didier Schuller a été condamné jeudi à un an de prison ferme et deux ans avec sursis
Condamné dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine, l'ancien élu de 59 ans a écopé également 150.000 euros d'amende. Il est privé de ses droits civiques, civils et familiaux pour cinq ans, peine complémentaire qui le rend inéligible.
Il était poursuivi pour recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence.
En première instance, en octobre 2005 devant le tribunal de Créteil, Didier Schuller avait écopé de cinq ans de prison dont deux ferme, dans un jugement également marqué par la relaxe de Patrick Balkany, le député-maire (UMP) de Levallois-Perret qui comparaissait pour complicité.
Le député UMP Christian Vanneste a été condamné en appel à 3.000 euros d'amende pour injures envers les homosexuels
L'élu devra également verser 2.000 euros de dommages et intérêts à trois associations gays et lesbiennes, parties civiles.
Le député a été condamné pour avoir affirmé notamment dans la presse que l'homosexualité était "inférieure" à l'hétérosexualité et serait "si on la pousse à l'universel, dangereuse pour l'humanité".
M. Vanneste a annoncé dans un communiqué qu'il avait "décidé de saisir la Cour de cassation". "Un parlementaire est investi d'une parcelle de la souveraineté nationale, sa liberté d'expression est une condition de la démocratie et de l'Etat de droit", a-t-il affirmé.
En janvier 2006, le tribunal correctionnel de Lille avait condamné M. Vanneste à 3.000 euros d'amende, ainsi qu'à verser respectivement à SOS-Homophobie, Act-Up Paris et au Syndicat national des entreprises gays (Sneg) 2.000 euros de dommages et intérêts et 1.000 euros au titre du remboursement des frais engagés.
La cour d'appel de Douai (Nord) a confirmé jeudi ce jugement, en attribuant en outre 500 euros supplémentaires à chacune des trois associations plaignantes.
Le député devra aussi publier un extrait du jugement dans la Voix du Nord, l'Express et Le Monde.
Dans des communiqués distincts, les trois associations parties civiles se sont "félicité(es)" de cet arrêt. Le Sneg a salué une "nouvelle victoire sur l'intolérance" et estimé qu'avec cette décision "la justice se montre garante et gardienne des valeurs républicaines et humanistes de notre pays".
De son côté, Act Up a réclamé l'exclusion de M. Vanneste de l'UMP: "Il est temps que Nicolas Sarkozy choisisse son camp: celui de l'homophobie ou celui du respect et de l'égalité". Une exclusion également demandée par Jean-Luc Romero, président d'Aujourd'hui Autrement, un mouvement associé à l'UMP.
Le député avait annoncé qu'il porterait l'affaire devant la cour européenne des droits de l'homme en cas de condamnation. "Je revendique le droit de continuer à affirmer qu'il y a un modèle de société universel où un homme et une femme se marient, ont des enfants et les élèvent et que ce modèle de société est universalisé", avait-il expliqué.
Christian Vanneste, 58 ans, est le premier homme politique poursuivi dans le cadre de la loi du 30 décembre 2004 sur les propos homophobes.
Un avion percute un camion : un mort
Un avion de la compagnie Régional a percuté un camion après une sortie de piste au décollage près de Pau jeudi matin
Le chauffeur du camion a été tué alors que les passagers de l'avion sont "indemnes", a-t-on appris de la préfecture de Pau et de la DGAC. Le Fokker 28-100 est "sorti de piste au décollage", a annoncé la compagnie.
Il y avait à bord 50 passagers et 4 membres d'équipage sur ce vol entre Pau (Pyrénées-Atlantiques) et Roissy Charles-de-Gaulle.
La préfecture de Pau a indiqué de son côté que l'appareil a heurté un grillage bordant une route longeant l'aeroport avant de percuter un poids lourd de travaux publics.
Passagers et membres d'équipage ont été accueillis dans l'aéroport de Pau.
Les pannes d'électricité, qui touchent essentiellement le centre et l'ouest, font suite aux fortes chutes de neige
40.000 foyers restaient privés de courant en Auvergne et dans le Limousin, auxquels se sont ajoutés 70.000 foyers "des Pyrénées à la Vendée", selon EDF.
La vigilance orange reste en vigueur jeudi en Pays-de-la-Loire, Charente-Maritime, Gironde, Pyrénées-Atlantiques, dans les Hautes-Pyrénées, le Gers, les Landes, le Lot-et-Garonne et les Deux-Sèvres.
- Le ramassage scolaire, et parfois les transports en commun, ont été interdits pour la journée de jeudi dans le Maine-et-Loire, l'Orne, l'Ille-et-Vilaine, la Sarthe, l'Indre (sauf dans six communes: Tournon Saint Martin, Châtillon sur Indre, Ecueille, Valençay, Chabris, Vatan), le Cher, et le Calvados (hormis Caen, Lisieux, Bayeux, Vire et Honfleur intra-muros).
- En Charente-Maritime, une automobiliste de 25 ans est morte dans la nuit de mercredi à jeudi, dans un accident sur la RN 10 à Montlieu-la-Garde, impliquant son véhicule et deux poids lourds. Suite à cet accident, 190 personnes, bloquées dans leur voiture, ont été accueillies dans une salle des fêtes de la ville et la RN 10 a été fermée à la circulation.
La neige a entraîné de grosses difficultés de circulation dans le sud-ouest, en Gironde notamment, où le viaduc de la Dordogne était bloqué par des camions en travers de la voie.
- Dans la Creuse, 23 personnes ont été intoxiquées au monoxyde de carbone dans la nuit de mercredi à jeudi dans six communes, après avoir fait fonctionner un groupe électrogène à leur domicile privé de courant.
En Ile-de-France, le préfet a appelé à la prudence en raison des risques de verglas dans la nuit de mercredi à jeudi. En Alsace la circulation s'est améliorée. En Ardèche, un automobiliste a péri en percutant une saleuse.
Ouverture des stations de moyenne altitude Les chutes de neige font des heureux en montagne, où de nombreuses stations de moyenne altitude ont pu ouvrir ou rouvrir une partie de leur domaine skiable. En Isère, les stations de Villard-de-Lans, Chamrousse, Autran, Sept-Laux ont ouvert un grand nombre de leurs pistes. Dans les Hautes-Alpes, où les chutes de neige ont été abondantes, les stations des Orres, de Pra-Loup et Puy-Saint-Vincent affichent des domaines skiables ouverts à 80%. En Haute-Savoie, Megève (1050 m d'altitude) a ouvert 80% de son domaine et immédiatement mis fin à la réduction de 20% sur les forfaits en place jusque-là.
L'hommage du public au Val de Grâce reprend jeudi de 10h00 à 17h00. Le cercueil du fondateur des communautés d'Emmaüs, décédé lundi à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, a été placé au pied de l'autel et des livres de condoléances installés dans l'église.
Ses obsèques, vendredi à Notre-Dame-de-Paris en présence de Jacques Chirac, seront l"occasion d'un hommage national. Il sera inhumé en Seine-Maritime, à Esteville.
L'abbé Pierre avait été admis le 14 janvier au Val-de-Grâce où il était soigné pour une infection pulmonaire. L'abbé Pierre, qui faisait fréquemment des contrôles de santé en raison de son grand âge, devait juste faire un bilan au Val-de-Grâce. Mais son admission avait été avancée du fait d'une "petite infection", qui a dégénéré.
Engagé dès son plus jeune âge aux côtés des plus pauvres, l'abbé Pierre, ancien résistant, s'était rendu célèbre dès 1954 avec son célèbre appel radiophonique en faveur des mal logés.
Il avait fondé en 1953 la communauté Emmaüs.
Il était arrivé 17 fois en tête du sondage Ifop/Journal du Dimanche sur le Top des 50 personnalités préférées des Français entre 1989 et 2003. Il avait demandé en 2004 de ne plus figurer dans ce sondage, pour que "des plus jeunes occupent cette première place".
L'abbé Pierre parlait souvent de la mort, ces dernières années, qu'il disait appeler de ses voeux: "La mort (...) j'en ai envie. Toute ma vie, j'ai souhaité mourir", disait-il, affirmant que, pour lui, c'était "comme sortir de l'ombre pour entrer dans la lumière".
Environ 75.000 foyers restaient privés d'électricité ce matin en Limousin en raison des chutes de neige, selon EDF
La plupart des coupures étaient enregistrées en Haute-Vienne et en Creuse, où des câbles ont été coupés par des chutes de neige ou d'arbres.
La circulation était perturbée en Alsace et en Rhône-Alpes. En Ardèche, un automobiliste a péri en percutant une saleuse. En Bougogne, l'A6 était toujours coupée mais il n'y avait plus d'automobiliste bloqué.
Alerte orange levée dans le centre et l'est La vigilance orange pour neige et verglas a été levée par Météo France dans l'est et le centre de la France, mais reste en vigueur jusqu'à jeudi matin dans une grande partie de l'ouest du pays.
Régions et départements concernés par la vigilance orange jusqu'à jeudi 6h00 : Basse-Normandie, Pays de la Loire, Charente, Charente-Maritime, Gironde, Ille-et-Vilaine, Landes et Deux-Sèvres.
Nouvelles difficultés de circulation - En Normandie, l'autoroute A84 a été interdite mercredi midi aux poids lourds (plus de 7,5 t) sur 100 km dans les deux sens entre Avranches et Caen en raison de fortes chutes de neige.
- Dans le Limousin, la circulation a été rétablie pour les véhicules légers sur l'A20, mais demeurait interdite aux poids lourds. Les routes nationales et départementales étaient interdites aux camions, et le trafic était partout difficile en raison du verglas, ce qui a entraîné la suspension du ramassage scolaire.
Dans la nuit de mardi à mercredi, environ 500 personnes, dont les véhicules ont été bloqués sur les routes, ont été accueillies dans 14 centres répartis sur le département.
- En Alsace, les chutes de neige plus importantes que prévu ont provoqué mercredi d'importantes difficultés sur les routes et dans les aéroports. Certaines portions de l'A35 étaient difficilement praticables dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Dans le centre-ville de Strasbourg, environ 15 cm de neige sont tombés dans la nuit et les voitures roulaient au pas sur tous les axes de la capitale alsacienne.
Plus de 400 poids lourds de plus de 7,5 tonnes, dont l'entrée sur le territoire français a été bloquée en raison des interdictions de circulation, étaient arrêtés sur des aires de repos.
Par ailleurs, la neige a provoqué un arrêt de la production chez PSA Mulhouse et Sochaux en raison de problèmes d'approvisionement.
- En Rhône-Alpes, la neige tombée dans la nuit de mardi à mercredi a perturbé sérieusement la circulation notamment sur l'A47 entre Givors (Rhône) et Clermont-Ferrand, où les poids-lourds ont été interdits, des camions se trouvant en travers de la chaussée. Sur l'A43 entre Bourgoin et Chambéry, d'autres poids lourds étaient bloqués au niveau de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et la circulation leur était également interdite entre Coiranne et Chambéry. Les perturbations étaient très importantes autour de Chambéry où le trafic était très saturé.
Par ailleurs, un automobiliste de 40 ans est mort mercredi matin à la sortie de Rochemaure (Ardèche) après avoir percuté pour une raison indéterminée une saleuse qui circulait en sens inverse.
Une situation chaotique en Bourgogne Mardi après-midi, jusqu'à 6000 automobilistes ont été pris au piège de la neige sur l'A6, entre Auxerre et Beaune. L'autoroute a été coupée dans les 2 sens sur 140 km. Le retour à la normale s'est fait dans la nuit de mardi à mercredi.
Mercredi matin, l'autoroute A31 a été coupée à la circulation des poids lourds dans le sens Lyon-Nancy à la bifurcation entre l'A39 et l'A31 à Dijon.
Le ministre des Transports Dominique Perben a appelé les automobilistes à s'abstenir de prendre la route.
Depuis mardi, les premières grosses chutes de neige de l'hiver ont semé le chaos dans le Massif Central et une large partie est de la France, avec des milliers d'automobilistes bloqués sur l'A6 et de nombreux trains supprimés.
Un deuxième marin mort et un survivant ont été retrouvés dans la coque du chalutier qui s'est retourné mardi en Manche Le corps sans vie d'un des quatre marins pêcheurs du Manureva avait déjà été repêché lors de son remorquage vers le port de Saint-Cast-Le-Guildo (Côtes-d'Armor). Le chalutier de 11 m immatriculé à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) était parti lundi en pêche avec ses quatre marins avant de se retourner en mer mardi matin.
Les pompiers et les plongeurs démineurs de la Marine de Cherbourg ont découpé la coque pour tenter de retrouver les marins disparus. Un "marin vivant, choqué, en état d'hypothermie", a été sorti par les sauveteurs, a indiqué Jean-Marie Figue, un porte-parole de la préfecture maritime. Il a été évacué vers l'hôpital le plus proche.
Les recherches ont été rendues difficile par un vent de 75 km/h et des creux de trois mètres
Des SDF qui campaient dans des tentes à Bordeaux se sont installés mardi dans d'anciens locaux de Gaz de Bordeaux
77 sans-logis, qui dormaient dans les tentes des Enfants de Don Quichotte depuis le 6 janvier, ont refusé les solutions d'hébergement proposées par la préfecture et investi les locaux pour s'abriter du froid.
"Nous resterons tant que des solutions n'auront pas été trouvées pour l'hébergement de nos copains", a déclaré une porte-parole, Marie Löhrer.
"Notre but est de trouver des solutions pérennes d'hébergement et de dénoncer les foyers d'urgence. Or la préfecture nous propose exactement ce dont nous ne voulons pas", a déclaré Marie Löhrer.
Selon elle, la préfecture avait fixé un ultimatum à vendredi matin pour la disparition des tentes.
La préfecture indique qu'elle a proposé l'ouverture d'un lieu d'accueil dans les locaux d'une association et 80 places supplémentaires d'hébergement de nuit.
Selon "Le Parisien" de mardi, une deuxième greffe du visage a été réalisée en toute discrétion, en France, dimanche L'opération, réalisée durant 15h sur un homme de 27 ans par l'équipe du chirurgien maxillo-facial Laurent Lantiéri, a eu lieu au CHU Henri-Mondor de Créteil, dans le Val-de-Marne.
Le patient souffrait de la maladie de Von Recklinghausen, maladie incurable déformant le visage, comme celle du héros du film Elephant Man, précise le journal.
Le patient a subi une greffe nez-bouche-menton et d'une partie des joues. La première greffe mondiale du triangle nez-lèvres-menton avait été réalisée le 27 novembre 2005 à Amiens sur Isabelle Dinoire, une femme de 38 ans défigurée par son chien.
Isabelle Dinoire avait été opérée par les professeurs Bernard Devauchelle du CHU d'Amiens et Jean-Michel Dubernard de l'hôpital Edouard Herriot de Lyon.
Quelques mois plus tard, une opération avait été réalisée en Chine sur un chasseur mordu au visage par un ours.
De grandes inégalités sociales sont constatées en France dans le domaine de la santé, selon une enquête publiée mardi
Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire souligne des inégalités dans l'accès aux soins et aussi en matière de prévention comme le montre le repli de consommation de tabac plus rapide chez les cadres que chez les plus défavorisés.
Alors que l'espérance de vie croît, les inégalités ne baissent pas, voire s'aggravent, selon Martin Hirsch.
"L'espérance de vie augmente régulièrement, mais les inégalités de santé ne se réduisent pas ! Certaines ont même tendance à s'aggraver", note en éditorial du Bulletin Martin Hirsch, président d'Emmaüs mais aussi directeur général de l'Agence nouvelle des solidarités actives.
Et de citer l'espérance de vie des SDF, d'environ 45 ans, proche de celle au Sierra Léone (34 ans). "Les inégalités ne touchent pas seulement les extrêmes", mais sont marquées entre ouvriers et cadres et ce dès l'école (prise en charge des troubles de la vue, caries dentaires et surpoids)", ajoute-il.
"Difficile de préconiser de manger cinq fruits et légumes par jour quand le prix de ceux-ci est peu compatible avec un budget alimentation de 2 à 3 euros par jour et par personne", poursuit-il en préconisant de cibler la prévention sur les catégories les plus modestes.
La France présente, avec la Finlande, les inégalités les plus fortes entre professions manuelles et non manuelles en matière de mortalité masculine, selon Emmanuelle Cambois (Ined, démographie) et Florence Jusot (Irdes, économie de la santé).
Au milieu des années 1990, environ sept années séparaient l'espérance de vie à 35 ans d'un cadre de celle d'un ouvrier, soulignent-elles dans le Bulletin.
"La piètre position de la France s'explique par des différentiels de mortalité beaucoup plus larges que dans les autres pays dans la tranche d'âge 45-59". Pour cette tranche d'âge, on trouve ainsi des rapports de taux de mortalité entre manuels et non manuels de 1,7 (contre des rapports inférieurs à 1,5 dans les autres pays).
Depuis les années 1980, on observe une baisse importante de la mortalité cardiovasculaire et de la mortalité pour certains cancers (estomac, utérus, cancers liés à l'alcool chez les hommes).
Malgré ces progrès, différentes études nationales concluent au maintien des inégalités, voire à leur aggravation, au cours du temps, notamment en France, relèvent les auteurs.
La neige s'étend depuis mardi matin sur l'est et le nord-est du pays, placés en vigilance orange jusqu'à mercredi 10h
En Auvergne et dans le Limousin, où il neige abondamment, d'importantes difficultés de circulation ont été signalées par le Centre d'information routière.
Le niveau 3 du plan grand froid a été activé lundi soir dans l'Aveyron, et le niveau 2 dans 50 autres départements. Il permet d'ouvrir des places d'hébergement supplémentaires pour les sans-abri.
Plan grand froid Les préfets déclenchent le niveau 2 en cas de températures négatives le jour et de températures comprises entre -5°C et -10°C la nuit. Sept des huit départements d'Ile-de-France sont concernés. Le niveau 3 est activé si on descend en dessous de -10° la nuit.
Ces plans prévoient la mise en place de places d'hébergement complémentaires à celles du niveau 1, des équipes du 115 (numéro d'urgence) supplémentaires, des équipes mobiles renforcées, avec une intensification des maraudes en lien avec les différents réseaux de secouristes.
A l'occasion du déclenchement des niveaux 2 et 3, un local ou un lieu d'accueil est ouvert la nuit pour permettre aux personnes qui refuseraient un hébergement de se mettre à l'abri.
Les 50 départements en niveau 2 - zone nord : Aisne, Oise, Nord, Pas-de-Calais, Somme - zone ouest : Eure, Eure-et-Loir, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret, Maine-et-Loire, Mayenne, Morbihan, Orne, Sarthe, Seine-Maritime - zone sud-ouest : Ariège, Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées, Deux-Sèvres, Tarn - zone est : Ardennes, Doubs, Jura, Territoire de Belfort, Yonne - zone sud-est : Ain, Allier, Ardèche, Cantal, Isère, Loire, Puy-de-Dôme, Savoie, Haute-Savoie - zone sud : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Haute-Corse - zone Ile-de-France : Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Essonne, Val d'Oise, Seine-et-Marne
Le temps mardi La perturbation pluvio-neigeuse a placé en alerte orange l'Auvergne, la Bourgogne, la Franche-Comté, le Limousin, Rhône-Alpes et les départements de l'Aube, du Cher, de l'Indre, de la Haute-Marne, du Haut-Rhin et des Vosges.
Selon Météo France, il neige sur le Massif central où il est déjà tombé entre 5 et 10 cm au dessus de 300 et jusqu'à 500 mètres.
Sur le Limousin et le Massif central, les précipitations neigeuses vont se poursuivre et s'étendre dans les vallées. Entre le Massif Central et l'axe Rhône-Saône, la neige parfois collante va remplacer la pluie atteignant les plaines et le relief jusqu'à mardi soir.
Des hauteurs de neige comprises entre 5 et 10 cm sont attendues en plaine, 10 à 15 cm en Franche-Comté, dans le sud de l'Alsace et l'est des Vosges, 30 et 60 cm en montagne selon les versants.
Sur les routes D'importantes difficultés de circulation liés à la fermetures d'axes routiers et le stockage des poids lourds dans les départements de la Loire, de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme et la région du Limousin, dus à d'importantes chute de neige, ont été signalées mardi matin par le Centre national d'information routière de Rosny-sous-Bois.
La circulation des poids lourds est interdite jusqu'à mardi après-midi sur l'A72 dans la Loire et Le Puy-de-Dôme entre les péages des Martres d'Artières et Saint-Germain-Laval dans les deux sens, précise le CNIR.
Dans le sens Saint-Etienne-Clermont-Ferrand, les poids lourds sont stockés à hauteur de l'échangeur n°5 de Saint-Germain-Laval. Dans le sens inverse, les camions sont invités à faire demi-tour au péage des Martres d'Artières.
En Haute-Loire, le CNIR signale la fermeture de la N102 pour les poids lourds au col de Fix-Saint-Geneys pour une durée indéterminée.
Un arrêté d'interdiction de circulation sur la nationale 145 menant de Limoge à Montluçon a été pris par le préfet de la Creuse Daniel Ferey.
Concernant le trafic Nord-Sud ou Sud-Nord dans le Limousin (Haute-Vienne, Creuse et Corrèze), le CNIR recommande aux usagers et particulièrement aux poids lourds devant emprunter l'A20 et la N145 de contourner la zone par l'A10 en passant par Tours, Poitiers, Bordeaux puis l'A62 vers Toulouse.
Dans la Creuse, le transport scolaire a été suspendu mardi matin, précisent le CNIR et la préfecture de la Creuse.
Les réactions émues se sont multipliées en France après le décès lundi matin à de l'abbé Pierre à l'âge de 94 ans Ses funérailles, vendredi à Notre-Dame-de-Paris en présence de Jacques Chirac, seront l"occasion d'un hommage national, a annoncé l'Elysée. Il sera inhumé en Seine-Maritime, à Esteville.
De son vrai nom Henri Grouès, le fondateur des compagnons d'Emmaüs, célèbre pour ses coups de gueule, fut longtemps la personnalité préférée des Français.
Jacques Chirac s'est dit "bouleversé". "Avec la disparition de l'abbé Pierre, c'est la France entière qui est touchée au coeur. Elle perd une immense figure, une conscience, une incarnation de la bonté", a déclaré le chef de l'Etat dans un communiqué.
Le cercueil de l'abbé sera exposé dans la chapelle de l'hôpital du Val-de-Grâce, où il est décédé, à partir de mercredi, et les gens qui le souhaitent pourront lui rendre hommage, a indiqué Martin Hirsch lors d'une conférence de presse. Par ailleurs, "un grand temps de rassemblement sera organisé à Paris, avant les obsèques", a-t-il déclaré.
L'abbé Pierre avait été admis le 14 janvier au Val-de-Grâce où il était soigné pour une infection pulmonaire. L'abbé Pierre, qui faisait fréquemment des contrôles de santé en raison de son grand âge, devait juste faire un bilan au Val-de-Grâce. Mais son admission avait été avancée du fait d'une "petite infection", qui a dégénéré.
Engagé dès son plus jeune âge aux côtés des plus pauvres, l'abbé Pierre, ancien résistant, s'était rendu célèbre dès 1954 avec son célèbre appel radiophonique en faveur des mal logés.
Il avait fondé en 1953 la communauté Emmaüs.
Il était arrivé 17 fois en tête du sondage Ifop/Journal du Dimanche sur le Top des 50 personnalités préférées des Français entre 1989 et 2003. Il avait demandé en 2004 de ne plus figurer dans ce sondage, pour que "des plus jeunes occupent cette première place".
L'abbé Pierre parlait souvent de la mort, ces dernières années, qu'il disait appeler de ses voeux: "La mort (...) j'en ai envie. Toute ma vie, j'ai souhaité mourir", disait-il, affirmant que, pour lui, c'était "comme sortir de l'ombre pour entrer dans la lumière".
José Bové a déclaré, hier, qu’il annoncerait officiellement sa candidature à l’élection présidentielle le 1er février. Il répond ainsi aux attentes de ses partisans, déçus par l’échec du projet d’une candidature unique à la gauche du PS provoqué par la résistance du Parti communiste et de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Des militants antilibéraux avaient d’ailleurs mis en ligne début janvier une pétition réclamant la participation de José Bové à la présidentielle. « On a déjà recueilli plus de 24.500 signatures, 2.000 en attente de validation et 1.300 signatures papier », a indiqué hier le créateur du site « Unis avec Bové ». Le leader altermondialiste a, d’ores et déjà, demandé à ses partisans de collecter les signatures d’élus. Nicolas Hulot devrait, quant à lui, annoncer s’il est ou non candidat dans la course à l’Elysée, cet après-midi.
Il aura fait durer le suspense jusqu'au bout : après avoir commencé sa conférence de presse lundi matin à 10h25, en avance sur l'horaire prévu, Nicolas Hulot n'a fait part de sa décision que vingt minutes plus tard. Entre-temps, ses propos ont tout d'abord laissé penser qu'il renonçait à se présenter à la présidentielle, puis semblaient pencher pour une candidature. Finalement, la réponse est "non".
Nicolas Hulot a donné trois raisons à sa décision : il a tout d'abord choisi de "faire confiance à la parole des candidats" dont la majorité a signé son pacte écologique. Ensuite c'est "une question d'honnêteté vis-à-vis des militants écologistes", car, en se présentant, il aurait "entraîné à leur corps défendant tous ceux qui se battent pour la cause.Or un faible score réduirait vulgairement à un simple chiffre un enjeu aussi magnifique" que celui de la défense de l'environnement. Troisième raison : "je suis convaincu qu'en restant à l'écart des jeux du pouvoir, l'élan du pacte va se transformer en véitable lobby des consciences", a expliqué l'animateur de TF1. "J'ai donc décidé de suspendre mon ingérence politique", a-t-il conclu.
Aucun soutien
Niolas Hulot a ensuite précisé qu'il ne soutiendrait aucun candidat mais qu'il entendait néanmoins peser dans le débat, avec pour objectif de "faire de l'écologie le débat majeur du second tour". Il a ainsi annoncé la création d'"un observatoire permanent pour analyser les propositions à venir" et vérifier "tout au long de la campagne au respect des propositions déjà formulées". Dans cette optique, il a précisé qu'il invitait les différents candidats à à "formaliser leurs engagements" le 31 janvier.
Bien que plus de la moitié des Français se prononçaient contre sa candidature, les derniers sondages créditaient Nicolas Hulot d'environ 10% des intentions de vote, contre à peine 2% à Dominique Voynet, la candidate des Verts. Celle-ci a admis que ce retrait rendait "plus simple" sa propre candidature. "Ca va me permettre de me mettre vraiment en campagne, de moins perdre de temps à se justifier", souligne-t-elle. "Je reçois ce qu'il a dit comme une validation de notre travail, et une invitation à ne pas s'arrêter à des mesures techniques qui ne feraient pas sens en termes de projet de société", relève-t-elle aussi.
Sarkozy : "tenir scrupuleusement" les engagements pris
Nicolas Sarkozy a assuré lundi qu'il tiendrait "scrupuleusement" les engagements qu'il a pris auprès de Nicolas Hulot, jugeant "extrêmement respectable" sa décision de ne pas s'engager dans la course à l'Elysée. "J'honorerai ma signature et ma promesse. Il ne faut pas croire que la question de l'environnement va disparaître de la campagne parce que Nicolas Hulot n'est pas candidat. Au contraire, par honnêteté, par droiture, par loyauté, je veillerai à ce que ça reste une priorité".
De son côté, Ségolène Royal a assuré qu'elle intégrerait le pacte écologique à son projet. La France "doit devenir le pays de l'excellence environnementale", a-t-elle déclaré. Grâce à Nicolas Hulot, "l'urgence écologique s'est imposée dans la campagne présidentielle. Aucun système économique, social et démocratique ne résistera aux conséquences des changements climatiques et des désordres écologiques et il est urgent de redonner du sens au progrès", a-t-elle conclu
Henri Grouès, dit l’abbé Pierre, s’est éteint ce matin à 5h25 à l’hôpital du Val de grâce, à l’âge de 94 ans.
Issu d’une famille de soyeux lyonnais, il entre dans les ordres à 17 ans et devient prêtre à 26 ans. Il commence sa carrière politique après la guerre, en tant que député de la Meurthe et Moselle. Il est un représentant indépendant et affilié au MRP (1946-51). En 1949, il fonde l’association laïque Emmaüs et quitte l’Assemblée pour se dédier à la cause des miséreux.
Dans le froid de l’hiver 1954, son appel au secours des sans logis et à une « insurrection de la bonté » sur RTL permet de récolter 500 millions de francs de dons. 50 ans après, l’abbé Pierre lance un deuxième appel de l’esplanade du Trocadéro.
Cela faisait presque un an que les apparitions médiatiques de l’abbé Pierre étaient devenues rares. Le 14 janvier, quand il est entré à l’hôpital du Val de Grâce, ses proches et Emmaüs se voulaient très rassurants ; ils parlaient d’une légère infection et d’un bilan de santé.
Le numéro deux du Front national a été condamné pour ses propos contestés sur l'holocauste en octobre 2004 Trois mois de prison avec sursis et 5000 euros d’amendes, c’est la peine prononcée jeudi par le tribunal correctionnel de Lyon à l’encontre du délégué général du FN.
Ce dernier devra également verser 55 000 euros de dommages et intérêts aux neuf parties civiles (associations contre le racisme ou encore d’anciens déportés).
Bruno Gollnisch avait tenu en effet un discours ambigu sur les chambres à gaz devant la presse en octobre 2004 : "quant à savoir la façon dont les gens sont morts, ce débat doit avoir lieu" avait il dit.
Les médias des journalistes présents à cette occasion sont également contraints de diffuser le jugement prononcé à l’encontre du président du tout nouveau groupe d’extrême droite du parlement européen. M. Gollnisch devra en financer la publication.
Mais le feuilleton judiciaire risque de durer. L’avocat du numéro deux du FN a indiqué qu’il va faire immédiatement appel. Pour Maître Wallerand de Saint-Just il s’agit d’un "viol catégorique de la liberté d’expression". Il a donc menacé de porter l’affaire devant les instances européennes si Bruno Gollnisch "n’obtient pas satisfaction".
De son coté, l’association SOS Racisme partie civile dans le procès s’est félicitée de cette condamnation du numéro deux du Front National, qualifiant le verdict de "grande victoire pour l’antiracisme".
Deux personnnes ont trouvé la mort jeudi en France, dont le nord et l'est était balayés par une violente tempête
L'une des deux victimes a été tué dans un accident dans la Somme et une autre a été écrasée sous un arbre à Roubaix.
En France, l'Alsace, la Lorraine, le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, les Ardennes, la Marne, la Seine-Maritime et le Territoire de Belfort ont été placés en vigilance orange par Météo France.
A Lille, une femme était toujours recherchée en début de soirée sous le toit effondré d'un magasin.
Les transports routiers et ferroviaires ont été perturbés dans le Nord-Pas-de-Calais, où les rafales ont atteint 130 km/h sur la côte.
Le trafic transmanche entre Douvres et Calais-Dunkerque a été interrompu et l'autoroute A16, le long du littoral du Nord-Pas-de-Calais et de Picardie a également été fermé sur une portion de 7 km.
A Saint-Omer (Pas-de-Calais), un échafaudage s'est écroulé sur la cathédrale durant la tempête, occasionnant d'importants dégâts, une tourelle de la partie sud de l'édifice s'étant effondrée alors que les échafaudages défonçaient les vitraux de ce très bel édifice médiéval.
Dans les Ardennes, les écoles, collèges et lycées du département ont été fermés par précaution. Dans les Vosges, sur la crête du Markstein (altitude 1.184 m), le vent a même atteint 180 km/h.
Le vent devait rester violent jusqu'en fin de journée sur la moitié nord du pays avant de faiblir progressivement dans la nuit.
Les recommandations de Météo France Météo France, qui estime que "des dégâts importants sont à attendre", recommande aux automobilistes de réduire leur vitesse et invite les piétons à prendre garde à la chute éventuelle d'objets pouvant être causée par des rafales de vent.
Lors d'une précédente tempête sur la région parisienne le 8 décembre dernier, un passant avait été tué et deux autres blessés par la chute d'une enseigne causée par des vents violents, boulevard de Strasbourg à Paris (Xe).
A Paris, la mairie a décidé de fermer les parcs, jardins et cimetières et demande au public de ne pas aller dans les bois de Boulogne et de Vincennes jusqu'à la fin de l'alerte à la tempête.
Les patinoires découvertes de l'Hôtel de Ville et de Montparnasse ont aussi été fermées.
Vents violents: alerte sur l'Ile-de-France aussi
Météo France a annoncé pour la nuit de mercredi à jeudi et pour jeudi des bourrasques de vent pouvant localement atteindre 80 à 90 km/h et ponctuellement 100 km/h en fin d'après midi jeudi en Ile-de-France.
Le préfet de police de Paris, "recommande aux automobilistes de réduire leur vitesse et invite les piétons à prendre garde à la chute éventuelle d'objets pouvant être causée par des rafales de vent".
Ségolène Royal a "suspendu" pour un mois son porte-parole Arnaud Montebourg, après ses propos de mercredi
Après s'être excusé, Arnaud Montebourg avait présenté sa démission à la candidate PS à la présidentielle.
Sur le plateau du Grand Journal de Canal, à la question "quel est le principal défaut" de la candidate socialiste à la présidentielle, il avait répondu "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, son compagnon", ajoutant que "c'était pour rire".
"Il est suspendu de ses fonctions, il ne parlera plus en mon nom pendant un mois", a déclaré Ségolène Royal. "Je lui ai dit que ses propos étaient déplacés. Je veux que mon porte-parole Traite du fond", a-t-elle expliqué.
Dans un communiqué, Montebourg disait jeudi avoir "remis ce matin à la première heure à Ségolène Royal ses fonctions de porte-parole, redisant que ses propos avaient une "vocation humoristique" et estimant qu'ils avaient été "malheureusement mal interprétés".
La campagne de pub de la société Cristaline en faveur de l'eau en bouteille a soulevé un tollé
La ministre de l'Ecologie Nelly Olin, "très en colère", a rappelé que "l'eau du robinet est contrôlée systématiquement, c'est une eau de qualité".
Les visuels de la campagne laissent entendre que l'eau du robinet a mauvais goût, qu'elle contient des nitrates, du chlore et du plomb, et qu'elle provient des eaux usées, notamment des toilettes.
La ministre a laissé planer la menace d'une action en justice.
Le syndicat CFDT du personnel de la distribution de l'eau s'est également indigné mercredi dans un communiqué contre la campagne de Cristaline, soulignant qu'elle attaquait "de manière extrêmement tendancieuse la qualité de l'eau distribuée au robinet".
Les associations Agir pour l'environnement, le Centre nationale d'information indépendante sur les déchets (Cnid) et Résistance à l'agression publicitaire (Rap) ont annoncé qu'ils allaient organiser "le premier embouteillage de Cristaline" en rapportant à la société plusieurs centaines de déchets de bouteilles d'eau, lors d'une manifestation jeudi matin à Thiais (Val-de-Marne).
Agir pour l'environnement pourrait engager un référé pour obtenir "l'arrêt de ce trouble manifestement illicite né d'informations mensongères pourtant portées à la connaissance de tous".
Le comité de déontologie du Bureau de vérification de la publicité a donné un avis défavorable à cette publicité, selon France Nature environnement et la Confédération générale du logement.
Cinq syndicats de fonctionnaires appellent à une journée nationale d'action et de grève le 6 février FO, l'Unsa, la CGT, FSU et Solidaires jugent "notoirement insuffisantes" les mesures salariales annoncées mercredi par le ministre de la Fonction publique Christian Jacob.
"Nous réclamons l'ouverture de véritables négociations, car ce qui s'est passé aujourd'hui est une caricature de dialogue social", a déclaré Jean-Marc Canon, responsable CGT.
Christian Jacob a annoncé mercredi midi une rallonge supplémentaire du point d'indice - qui sert de base de calcul au salaire des fonctionnaires - de 0,3% au 1er février 2007, portant la revalorisation du point à 0,8%.
FO, l'Unsa, la CGT, FSU et Solidaires ont jugé cette annonce insuffisante, alors que les trois autres organisations syndicales (CFDT, CFTC, CGC) se sont déclarées plutôt satisfaites.
La CGC et la CFDT, présentes à la réunion de l'intersyndicale, ne se sont pas prononcées, mais "ne ferment pas la porte" à cette journée nationale d'action, et donneront leur réponse dans les jours qui viennent.
A noter qu'une journée d'action à la SNCF est déjà prévue à la même date du 8 février, à l'appel des syndicats de cheminots FO, CGT, CFDT, Sud-rail, CFTC, Unsa, CGC et FGAAC
Le Conseil des ministres a adopté mercredi le projet de loi instaurant un "droit opposable au logement" Le texte donnerait la possibilité de recourir aux tribunaux, un droit "opposable" au même titre que le droit à la scolarité et le droit à la protection de la santé. Le projet de loi sera examiné au Sénat le 30 janvier et en février à l'Assemblée.
J. Chirac a salué "un progrès social tout à fait considérable" et un "formidable levier pour l'action".
Le président de la République a engagé l'Etat, les collectivités locales et "tous les acteurs du logement social" à "redoubler d'efforts pour que chacun trouve à se loger décement". Ce droit est en fait affirmé depuis longtemps dans la loi française. Mais jusque là, il était resté sans effet.
Ce texte, demandé par le président de la République en réaction au mouvement lancé cet hiver par l'association "Les enfants de Don Quichotte" en faveur des mal logés, désigne l'Etat français comme garant du droit au logement.
Selon les termes du compte rendu du conseil des ministres, cette garantie s'adresse à "toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et stable, n'est pas en mesure d'accéder par ses propres moyens à un logement décent ou indépendant ou de s'y maintenir".
Ce droit opposable au logement s'adressera dans un premier temps, à compter du 1er décembre 2008, à cinq catégories de "demandeurs prioritaires" : sans-abri, personnes menacées d'expulsion sans relogement, hébergées temporairement ou logées dans une habitation insalubre, ménages avec enfants mineurs "ne disposant pas d'un logement décent ou vivant en sur-occupation".
A partir du 1er janvier 2012, il sera étendu à toutes les autres personnes éligibles au logement social n'ayant pas reçu de réponse à leur demande "durant un délai anormalement long".
Les personnes concernées pourront saisir une commission de médiation départementale, qui examinera leur cas pour juger de leur bonne foi.
Pour éviter les effets d'aubaines et tout "appel d'air" de demandeurs venant de l'extérieur, le texte prévoit, en plus de la condition de régularité du séjour, que ce droit ne pourra s'appliquer qu'après un an au moins de résidence sur la commune. En cas d'avis favorable, la commission de médiation demandera au préfet de trouver une solution dans les trois mois sur le quota préfectoral de logements, voire le parc privé.
Si l'avis de la commission n'est pas suivi d'effet, les personnes concernées pourront engager un recours devant une juridiction administrative. Et si le préfet ne trouve pas de solution, l'Etat sera condamné à payer à la personne concernée une astreinte dont le montant est défini par le juge.
Le même projet de loi, dont l'examen commencera le 30 janvier au Sénat et se poursuivra en février à l'Assemblée nationale, comporte plusieurs autres mesures.
Réactions Les associations s'occupant du mal-logement ont approuvé la mise en oeuvre de ce droit opposable au logement. Il y a cependant eu plusieurs bémols. Ainsi la Confédération Nationale du Logement (CNL), première organisation de locataires en France, a émis des réserves, dénonçant un "avant projet de loi (qui) instaure une procédure complexe, longue, sans assurance de résultat" qui "ne règlera pas les problèmes de fond".
De son côté, le parti socialiste a estimé que le droit au logement opposable, "ne répond ni aux besoins des 1,4 million de demandeurs de logement social, ni aux 3,2 millions de mal-logés". Le PS souligne notamment qu'entre 2002 et 2005, "les aides à la personne ont augmenté de 3 % alors que les loyers ont augmenté de 14% et les prix à la construction de plus de 50%".
Pour la CGT, "ce projet de loi n'est qu'une chimérique réponse aux besoins urgents d'hébergement de toutes les victimes de la précarité, du chômage, des politiques des bas salaires, des faibles pensions et retraites, exclues du droit à l'accès au logement".
Dans un communiqué, le syndicat estime que le projet "ne crée pas un droit opposable mais un droit de recours à une commission qui décidera ou pas de saisir un juge. Des délais et procédures longs et complexes seront nécessaires pour envisager d'obtenir un droit ouvert à un logement ou un placement en structure spécialisée", ajoute le syndicat qui appelle l'Etat à rendre applicable la loi de réquisition des logements vacants, notamment ceux détenus par des organismes institutionnels ou financiers, afin de "répondre à l'urgence".
Le conseil des ministres examine mercredi un projet de loi instaurant un "droit opposable au logement"
Ce texte très court, voulu par le président Jacques Chirac en réaction au mouvement lancé cet hiver par l'association "Les enfants de Don Quichotte" en faveur des mal logés, désigne l'Etat comme garant, en France, du droit au logement.
"L'Etat garantit le droit (à un logement) à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et stable, n'est pas en mesure d'accéder par ses propres moyens à un logement décent ou indépendant ou de s'y maintenir", a lu mardi Jean-Louis Borloo, lors d'une rencontre avec la presse.
Ce droit opposable au logement, également proposé par le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy s'adressera dans un premier temps, à compter du 1er décembre 2008 à cinq catégories de personnes : sans-abri, personnes menacées d'expulsion sans relogement, hébergées temporairement ou logées dans une habitation insalubre, ménages avec enfants mineurs "logés dans des conditions inacceptables du fait de l'indécence du logement ou de sa sur-occupation".
A compter du 1er janvier 2012, il sera étendu à toutes les autres personnes éligibles au logement social n'ayant pas reçu de réponse à leur demande "après un délai anormalement long".
Les personnes concernées pourront saisir une commission de médiation départementale, qui examinera leur cas pour juger de leur "bonne foi" et "éviter les excès", a dit le ministre.
Pour éviter les effets d'aubaines et tout "appel d'air" de demandeurs venant de l'extérieur, le texte prévoit, en plus de la condition de régularité du séjour, que ce droit ne pourra s'appliquer qu'après un an au moins de résidence sur la commune.
"L'attribution de logements continuera de se faire dans le respect du droit commun", souligne le ministère dans une fiche de présentation. "Pas plus qu'aujourd'hui il ne s'agira de donner des logements gratuits aux publics en grande difficulté" à qui il sera demandé un loyer fonction de leurs ressources.
En cas d'avis favorable, la commission de médiation demandera au préfet de trouver une solution dans les trois mois sur le quota préfectoral de logements, voire le parc privé.
Un convoyeur de fonds de la Sécuritas a été tué lors du braquage de son fourgon, lundi vers 14H00 dans le nord de Metz L'attaque du fourgon a fait deux blessés, a indiqué le centre des pompiers de Metz (Moselle).
Le procureur de la République s'est rendu sur place et l'enquête a été confiée à l'antenne de Metz du SRPJ de Strasbourg.
Un appel à la grève La fédération CFDT des Transports et de l'Equipement a appelé lundi la profession des convoyeurs de fonds à une journée de grève le jour des obsèques du convoyeur tué dans l'attaque d'un fourgon à Metz.
"Une nouvelle fois la profession paie un lourd tribut", a dénoncé le syndicat. La fédération FGTE-CFDT "s'insurge contre cet acte odieux qui frappe un de nos camarades victimes de ses conditions de travail", indique le syndicat, qui "appelle l'ensemble de la profession à observer une journée de grève le jour des obsèques de leur collègue et ami".
Dans un courrier daté du 10 novembre 2006, la CFDT, la CGT, FO, la FNCR (catégoriel), la CFE-CGC et la CFTC avaient averti le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy d'un "risque de détérioration de la sécurité" dans le métier, et lui demandaient de modifier le décret de mars 2004 qui "donne la possibilité de réduire l'équipage du véhicule blindé de trois à deux hommes armés".
La Fédération CFTC des convoyeurs de fonds "horrifiée" par l'attaque de Metz a réclamé lundi au ministre de l'Intérieur le maintien du "transfert des fonds à trois hommes".
Retour sur un braquage Deux hommes cagoulés et en tenue commando sont sortis d'un véhicule et ont attaqué le convoi à l'arme automatique tandis que deux autres tentaient d'ouvrir la porte arrière à l'aide d'un explosif ou d'un lance-roquette, a dit le procureur de la République, Joël Guitton, joint au téléphone.
Le braquage du véhicule s'est produit vers 14 heures dans un quartier HLM du nord de la ville situé non loin de la Moselle. Les malfaiteurs, qui ont pris la fuite, n'ont pas réussi à s'emparer du butin. Ils ont alors incendié leurs véhicules et sont enfuis à bord d'une troisième voiture
UMP: Sarkozy plébiscité par les militants
Nicolas Sarkozy a été officiellement désigné candidat de l'UMP à la présidentielle avec 98,1% des voix des militants
Les adhérents de l'UMP étaient invités dimanche à se prononcer sur la candidature du ministre de l'Intérieur, seul candidat en lice, depuis le 2 janvier. 69,06% d'entre eux se sont exprimés.
Après l'annonce des résultats, Nicolas Sarkozy a prononcé devant le congrès un long "discours aux Français".
Dans son discours, le désormais candidat officiel de l'UMP a rendu hommage à Jacques Chirac, ainsi qu'aux ex-Premiers ministres Jacques Chaban-Delmas et Edouard Balladur et à l'ex-maire de Neuilly Achille Peretti.
Il s'est dit favorable à "un bouclier fiscal à 50%", a estimé que la Turquie n'avait pas sa place dans l'Union européenne, et a affirmé ne pas vouloir "ressusciter" la Constitution européenne, rejetée par les Français en 2005.
Alliot-Marie ne sera pas candidate Mme Alliot-Marie a annoncé sur France 2 qu'elle ne sera pas candidate et qu'elle s'engage "aux cotés de Nicolas Sarkozy" "Je m'engage aux côtés de Nicolas Sarkozy, je lui apporte mon soutien. Je veux l'aider à pouvoir rassembler dans notre famille politique mais au-delà", a-t-elle dit vendredi en se "réjouissant" qu'il ait été "sensible à ses préoccupations".
La ministre a indiqué qu'en cas de candidature de Jacques Chirac, elle "entraînerait une réflexion de chacun".
Mme Alliot-Marie, qui avait laissé planer le doute sur son éventuelle candidature à l'intérieur ou à l'extérieur de l'UMP, a souligné avoir pris sa décisions "face au risque socialiste et face aussi au risque extrémiste".
Elle a déclaré vouloir "jouer tout (son) rôle" dans la campagne de M.Sarkozy, qui doit être intronisé dimanche candidat lors d'un congrès de l'UMP à Paris.
Interrogée sur la campagne de la candidate socialiste Ségolène Royal, elle a lancé: "On n'a aucune idée de ses convictions sinon des contradictions dans ses propos quand elle passe d'un pays à l'autre".
Le soutien de Michèle Alliot-Marie à sa candidature "est une bonne nouvelle pour le rassemblement de notre famille", a affirmé Nicolas Sarkozy, vendredi dans un communiqué.
"Je veux la remercier et lui dire que c'est un facteur d'unité significatif et de dynamisme pour la majorité", a ajouté le candidat à l'élection présidentielle.
Le fioul répandu par le pétrolier Erika , après son naufrage en 1999, pourrait entraîner des risques de cancer C'est ce qui ressort d'une étude menée par des chercheurs de l'Ecole nationale supérieure agronomique de Toulouse (Ensa).
Les recherches, qui ont utilisé des cultures cellulaires humaines d'extraits de poumons et de foies et du fioul de l'Erika , ont conclu à des modifications des programmes génétiques
"L'étude d'échantillons de cultures cellulaires de moules et de poissons, prélevés pendant 11 mois sur les côtes souillées par l'Erika , indique une modification des structures ADN, première étape dans le développement possible de cancers", a expliqué mercredi à l'AFP Annie Pfohl-Leszkowicz, professeure de toxicologie et sécurité alimentaire à l'Ensa, et dont le laboratoire est associé au CNRS.
Pour la scientifique, "l'on n'a pas pris assez de précautions quant aux protections des personnes ayant nettoyé les plages souillées par la marée noire du pétrolier". "Ceux qui ont travaillé avec des masques en papier et des gants, et surtout ceux qui, à mains nues, ont soigné les oiseaux, n'ont pas capté le risque", a précisé Mme Pfohl-Leszkowicz, qui parle de risques "minimisés" par les autorités "comme pour Tchernobyl".
Les travaux menés par Agnès Amat-Bronnert, sous la direction de Mme Pfohl-Leszkowicz, font l'objet ce mois-ci d'une publication dans la revue scientifique anglaise Environmental Toxicology and Pharmacology.
La chercheuse parle d'"effet de potentialisation" des différents produits contenus dans l'Erika , dont du fioul de type "Bunker C", des hydrocarbures polycycliques aromatiques et hydrocarbures polyhétérocycliques contenant notamment du soufre.
Le groupe français Total, affréteur du pétrolier, a toujours affirmé que l'Erika transportait une cargaison "homogène" de fioul lourd numéro 2.
10.000 des 31.000 tonnes de la cargaison de l'Erika s'étaient répandues sur 400 kilomètres de côtes bretonnes, où des centaines de bénévoles avaient tenté de nettoyer les plages et de sauver les oiseaux englués dans la marée noire.
Le procès de l'Erika , dans lequel est notamment poursuivi Total, doit s'ouvrir le 12 février.
Le tir à la roquette contre l'ambassade américaine à Athènes ce matin a été renvendiqué par un groupe d'extrême gauche
Le ministre de l'Ordre public a annoncé qu'un inconnu avait revendiqué l'attaque, qui n'a fait que des dégâts mineurs et aucun blessé, au nom du groupe "Lutte révolutionnaire".
La roquette a été tirée d'un chantier de l'autre côté de la rue et s'est abattue dans les toilettes au 3e étage de l'ambassade, selon un haut responsable de la police.
"C'est une attaque très grave", a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis, Charles Ries, aux journalistes rassemblés devant le bâtiment.
Apparu le 5 septembre 2003 avec un attentat contre les tribunaux d'Athènes au cours duquel un policier avait été blessé, Lutte révolutionnaire (EA) est considéré actuellement comme le groupe terroriste le plus dangereux du pays, après le démantèlement en 2000 et 2003 des grands groupes historiques.
Le 30 mai dernier, EA avait fait exploser une bombe près du domicile du ministre conservateur de la Culture et ancien ministre de l'Ordre public, Georges Voulgarakis, affichant clairement sa volonté de l'"exécuter".
Il a signé au total six attentats dont l'un contre un commissariat d'Athènes, 100 jours avant les Jeux Olympiques de l'été 2004 à Athènes.
L'ambassade américaine est l'un des immeubles les mieux gardés de la capitale. Le bâtiment est entouré d'une clôture en acier de trois mètres de haut. Des gardiens sont postés à chacune de ses entrées et aux coins des rues qui l'entourent.
Le groupe rebelle grec d'extrême-gauche du 17-Novembre, qui par le passé a tué des diplomates, américains notamment, en Grèce, a été démantelé en 2002.
En novembre dernier, la police anti-émeutes a eu recours au gaz lacrymogène pour disperser des manifestants qui se dirigeaient vers l'ambassade des Etats-Unis en scandant "Bush le boucher, quitte l'Irak" et "Les Etats-Unis sont les véritables terroristes".
En février 1996, un groupe non identifié avait tiré une roquette contre le complexe de l'ambassade américaine à Athènes, endommageant légèrement trois véhicules diplomatiques et des immeubles voisins.
Chirac "va réfléchir" à une nouvelle candidature
Une éventuelle candidature à l'Elysée "mérite réflexion et donc je vais y réfléchir", a déclaré jeudi Jacques Chirac
Lors de ses voeux à la presse, il a réaffirmé qu'il prendrait sa décision concernant un troisième mandat "le moment venu" et en fonction de "l'intérêt des Français".
"Une seule chose m'anime : la passion de la France", a déclaré le président de la République lors de ses voeux à la presse.
Jacques Chirac a indiqué lors des voeux de la presse qu'il comptait s'"engager et fixer clairement les enjeux des élections", car il faut selon lui un "vrai débat ouvert, responsable, démocratique".
"Rarement un tel débat n'a été aussi nécessaire. En 2002, le second tour a porté sur les valeurs de la République et il n'y a pas eu réellement de confrontation entre deux projets économiques et sociaux", a déclaré M. Chirac lors des voeux de la presse à l'Elysée.
"Si nous ne voulons pas laisser le champ libre aux extrémismes et vivre un nouveau 21 avril, notre devoir c'est de montrer les dangers et les opportunités de ce nouveau monde", a-t-il poursuivi, en soulignant qu'"en quelques années le monde a connu des changements considérables".
Le président de la République a salué jeudi l'engagement de la majorité parlementaire "à (ses) côtés et au côté du gouvernement", alors que les tensions au sein de la majorité ont à nouveau éclaté au grand jour. "S'agissant des ministres, il est parfaitement légitime qu'ils participent au débat électoral. Mais à condition, bien sûr, et qui pourrait s'en étonner, que cela ne se fasse pas au détriment du travail gouvernemental", a-t-il réitéré.
Le garçon de 11 ans et sa soeur de 8 ans, disparus mercredi après-midi à Porcheville (Yvelines), sont sains et saufs Christophe Barella et Lucie ont été retrouvés près d'un centre commercial de Limay (Yvelines), "couverts de boue", a-t-on appris de sources judiciaires. Ils étaient en compagnie du jeune homme de 27 ans, handicapé mental léger, suspecté de les avoir enlevés.
La procédure alerte-enlèvement avait été déclenchée, pour la deuxième fois en France.
Les enfants et le jeune homme devaient être conduits jeudi dans les locaux de la police judiciaire de Versailles, selon une source policière.
Mercredi après-midi, les enfants jouaient comme ils en ont l'habitude dans le jardin du pavillon de leurs parents avec Ludovic Bilotte, un handicapé mental léger qui était donc le principal suspect.
Le directeur régional de la police judiciaire de Versailles, Jean Espitalier, avait expliqué jeudi matin que les enfants et le jeune homme se connaissaient, étant voisins. "Ils avaient des jeux communs qui n'ont jamais choqué personne, les enfants jouaient habituellement avec lui", a précisé le procureur-adjoint de Versailles Jean-Michel Desset.
Jeudi matin, le magistrat avait indiqué qu'"à 9H50", quelqu'un avait appelé la police en assurant avoir "aperçu dans Paris" les deux enfants, un garçon de 11 ans et de sa soeur de 8 ans, accompagnés du jeune homme.
Mercredi vers 16h00, le père des enfants, constatant qu'ils n'étaient plus dans le jardin, avait entrepris des recherches. Un chien pisteur avait perdu leur trace à un arrêt de bus de Gargenville, un village situé à 3 km de Porcheville.
Un garçon de 11 ans et sa soeur de 8 ans ont disparu mercredi après-midi à Porcheville (Yvelines)
Leur disparition est survenue alors qu'ils jouaient dans le jardin du pavillon de leur parents avec un handicapé mental léger de 27 ans qu'ils auraient suivi.
Les autorités ont déclenché ce matin la procédure alerte enlèvement pour retrouver le petit Christophe Barella, 11 ans, et sa soeur Lucie, 8 ans.
Ils jouaient comme ils en ont l'habitude dans le jardin du pavillon de leurs parents avec Ludovic Bilotte, 27 ans, un handicapé mental léger qui est le principal suspect.
Vers 16h00 le père des enfants a constaté qu'ils n'étaient plus dans le jardin et a entrepris des recherches. Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux enfants auraient suivi le jeune adulte et se seraient dirigés à pied vers la ville voisine de Gargenville où leur trace a été perdue.
Le Parti socialiste a publié mercredi sur son site internet un long document à charge contre Nicolas Sarkozy
Le document explique en particulier "tout ce qu'il a dit et n'a pas fait" au cours de sa carrière et dénonce son alignement sur la "pensée néo-conservatrice américaine".
Il s'agit d'une longue étude pilotée par le secrétaire national à l'emploi du PS, Eric Besson, et menée avec trois autres cadres du PS.
Selon le journal Libération, qui a détaillé mardi cette initiative, le document intitulé "L'inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy" compte 106 pages.
Il est accompagné de documents "attestant de notre bonne foi", explique-t-on au PS, concernant les promesses non tenues du candidat à l'Elysée, dans ses fonctions de ministre de l'Economie et des finances puis de ministre de l'Intérieur.
Présentation du texte Dans son introduction au document, dont l'AFP a obtenu copie, Eric Besson estime que Nicolas Sarkozy, qu'il qualifie de "néo-conservateur américain à passeport français", sera "un adversaire redoutable".
Le texte dénonce les bilans gouvernementaux du président de l'UMP, qui "n'a pas son pareil pour masquer les piètres bilans de son action. Ceux d'un médiocre ministre de l'économie et des finances ou ceux d'un ministre de l'Intérieur survolté mais peu efficace".
"Ce que cet ouvrage cherche à démontrer est que non seulement, ne lui en déplaise, Nicolas Sarkozy est bien libéral, atlantiste et communautariste, mais qu'il est devenu une sorte de filiale française de la Bush Cie, un néo-conservateur américain à passeport français", écrit M. Besson.
"Plutôt que de dire explicitement qu'il souhaite revenir sur la durée légale du travail et remettre en cause le droit du travail, Nicolas Sarkozy préféreraaffirmer qu'il souhaite, par exemple, que 'celui qui veut travailler plus et gagner plus puisse le faire'", insiste-t-il.
Le texte dénonce encore "l'atlantisme forcené" de M. Sarkozy, reprenant les accusations de "très grande complaisance, pour ne pas dire fascination, à l'égard de la politique extérieure de George Bush".
Il accuse encore le ministre de l'Intérieur d'être "communautariste" et de "ne pas croire au modèle républicain d'intégration". Concluant que "la vraie Bible de Nicolas Sarkozy réside dans la pensée néo-conservatrice américaine", M. Besson estime que son idéologie "enterre legaullisme autant que l'héritage laïque et républicain".
Nicolas Hulot monte encore dans le baromètre IFOP, atteignant 89% d'opinions favorables
Dans le sondage de janvier, jeudi dans Paris Match, l'animateur de télé est encore en tête du classement des personnalités politiques les plus populaires, gagnant 2 points.
Il est devant Bernard Kouchner (70%, -5), Ségolène Royal (69%, -4). Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, progresse de 7 points à 64% et passe de la 10e à la 4e place.
Nicolas Sarkozy recule de 4 points, avec 56% d'opinions favorables. Il est derrière Michèle Alliot-Marie (58%, +4). François Bayrou est inchangé, à 60% de bonnes opinions. Le premier à droite est toujours Jean-Louis Borloo (63%, stable).
38% (-5) des Français, contre 62% (+5), approuvent l'action du Premier ministre. 44% (+1) approuvent l'action de Jacques Chirac, contre 56% (-1). Le président retrouve pour la première fois son niveau de janvier 2006, avant la crise du Contrat première embauche (CPE).
50% (-1) souhaitent plutôt la victoire de la gauche et 47% (+2) celle de la droite.
Ce sondage a été réalisé par téléphone les 4 et 5 janvier auprès d'un échantillon de 1010 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Olivier Besancenot et d'autres militants de la LCR ont dénoncé mardi l'absence de logements sociaux à Neuilly
Dans cette commune, la proportion de logements sociaux était de 2,6% fin 2005, la mairie escomptant dépasser "bientôt" les 3%.
Mardi vers 9H, M. Besancenot et ses sympathisants ont construit un petit mur, avec quelques parpaings et du mortier, sur le parvis de l'hôtel de ville de Neuilly, sous l'oeil de quelques policiers municipaux.
Une délégation a ensuite été brièvement reçue par le maire UMP Louis-Charles Bary. La manifestation a pris fin sans incident vers 09H45.
"C'est notre façon de présenter nos voeux. (...) En ces temps de droit au logement opposable, la réalité rappelle que les villes les plus riches sont hors la loi", a lancé le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire à l'Elysée.
"La mairie nous a expliqué que les gens se font de fausses idées sur Neuilly. Ce n'était absolument pas convaincant, on reste à 2% de logements sociaux", a ajouté le candidat LCR.
"La mairie a beaucoup insisté sur le fait qu'elle n'était pas hors la loi et qu'elle ne payait pas" d'amende à cause du manque de logements sociaux, a-t-il conclu.
La loi de Solidarité et renouvellement urbain (SRU) impose depuis 2000 un quota de 20% de logements sociaux aux villes de plus de 3.500 habitants (1.500 en Ile-de-France), ou à défaut la construction de logements sociaux avec des objectifs triennaux qui, s'ils ne sont pas atteints, entraînent le paiement d'une amende de 152,5 euros par logement manquant.
La ville de Neuilly, une des plus huppées de la banlieue parisienne, est régulièrement la cible d'actions visant à y dénoncer le manque de logements sociaux ou de mixité sociale. Son précédent maire (1983-2002), Nicolas Sarkozy, est aujourd'hui candidat à l'Elysée.
Hébergement : vers une sortie de crise
Le ministère de la Cohésion sociale annonce un "plan d'action renforcé" avec 27.000 nouvelles places d'hébergement
Objectif : héberger de façon "pérenne" et "adaptée" toute personne accueillie en urgence, a indiqué lundi le ministère. "Par ailleurs, 3.000 places d'hébergement d'urgence généraliste en collectif seront maintenues".
De leur côté, les enfants de Don Quichotte ont indiqué qu'ils mettraient fin à tous les campements de SDF.
Leur porte-parole, Augustin Legrand, à l'annonce du plan gouvernemental, a aussitôt fait part de sa décision de "démarrer immédiatement" le "processus qui nous conduira à la fin" des campements.
"Nos revendications ont été entendues. Maintenant, nous allons être très vigilants quant à leur application. Nous allons plier les tentes au fur et à mesure que les SDF vont retrouver un logement", a annoncé à l'AFP Jean-Baptiste Legrand, le président des "Don Quichotte".
Il a toutefois précisé que l'opération pourrait prendre "plusieurs semaines", alors que plusieurs organisations locales restaient l'arme au pied.
Sur le terrain, aussi bien à Paris qu'en province, aucune tente ne devrait être démontée lundi soir, selon l'association. Les organisations locales, à Strasbourg, Bordeaux, Toulouse, Lille, Lyon ou Nice, ont manifesté leur intention de poursuivre leur action, attendant de vérifier la traduction concrète des mesures annoncées.
"Plan d'action renforcé" Le plan prévoit que "toute personne accueillie dans un Centre d'hébergement d'urgence devra se voir proposer, en fonction de sa situation, une solution pérenne, adaptée et accompagnée si nécessaire, dans le parc public social, dans le parc privé conventionné, dans un CHRS (Centre d'hébergement et de réinsertion sociale, NDLR), un CADA (Centre d'accueil pour demandeur d'asile, NDLR), un LogiRelais, une Maison relais ou un hébergement de stabilisation".
"Le nouveau dispositif s'appuiera sur 27.100 places nouvelles mises à disposition, devant permettre de répondre à toute demande d'hébergement de façon adaptée. Cet hébergement doit comporter un accompagnement vers une solution durable et librement choisie de prise en charge sans interruption pour les personnes s'inscrivant dans un parcours d'insertion", précise le ministère. "Par ailleurs, 3.000 places d'hébergement d'urgence généraliste en collectif seront maintenues", selon la même source.
Ce plan intervient après l'annonce par Dominique de Villepin le 3 janvier de l'instauration entre 2008 et 2012 d'un "droit au logement opposable", réclamé depuis plus de 20 ans par les associations.
Premier comité de suivi, le 17 janvier "Il y a un comité de suivi, le premier est le 17 janvier à 16h00, le jour où d'ailleurs le texte de loi opposable au logement passera en Conseil des ministres", a déclaré M. Borloo lundi sur RTL.
"On se retrouvera tous les quinze jours avec l'ensemble des associations du secteur, parce que c'est avec elles que nous pourrons faire changer les choses", a précisé pour sa part sur i-TELE la ministre déléguée Catherine Vautrin.
"Un comité de suivi de ce programme coprésidé par Mme Vautrin (...) et par M. Legrand, président des Enfants de Don Quichotte, sera mis en place", selon le relevé de décisions du ministère. Jean-Baptiste Legrand, président de cette association qui a installé un campement au bord du canal Saint-Martin à Paris le 16 décembre, a confirmé qu'il ferait partie du comité de suivi.
Vers un projet de loi Le Haut comité pour le Logement des personnes défavorisées, présidé par Xavier Emmanuelli, a donné lundi un avis favorable à un projet de loi en ce sens. L'article 1er du projet de loi prévoit notamment que "l'Etat garantit le droit au logement" avec "la possibilité d'engager un recours amiable auprès d'une autorité responsable puis, le cas échéant, un recours contentieux auprès de la juridiction administrative".
Le Pen se voit au 2e tour face à Royal Jean-Marie Le Pen, président du FN, se voit vainqueur au deuxième tour de la présidentielle face à Ségolène Royal
"Comme en 2002 je vais probablement être au 2e tour de l'élection présidentielle", un objectif "largement à sa portée", au vu des sondages qui lui donnent "jusqu'à 17%", a-t-il déclaré lors de ses voeux à la presse au siège de son parti à Saint-Cloud.
"Mais à la différence de 2002, je peux en 2007 gagner cette élection", a dit le candidat du FN.
M. Le Pen a par ailleurs estimé que les rivalités à l'UMP devraient lui faciliter l'accès au deuxième tour. "Je crois savoir qu'à l'UMP, il y a un certain nombre de soucis quant à l'unité de la candidature", a-t-il dit en marge de son discours, citant "les sorties de M. Chirac, les silences de M. de Villepin ou de Mme Alliot-Marie". L'UMP doit apporter dimanche son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy.
Dominique de Villepin a annoncé dimanche qu'il serait présent au congrès de l'UMP du 14 janvier mais ne voterait pas
C'est ce congrès qui doit introniser officiellement le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, candidat à la présidentielle.
Les militants du parti sont invités à ratifier cette candidature par un vote. Le Premier ministre a précisé qu'il ne voterait pas, "le président de la République ne s'étant pas prononcé" sur ses propres ntentions.
Le très chiraquien président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, avait déjà annoncé, vendredi, qu'il voterait blanc, invoquant la même raison.
Réaffirmant son intention de gouverner jusqu'au dernier jour "au service des Français", Dominique de Villepin a une nouvelle esquivé sur ses propres ambitions: "Je suis à ma place et à ma tâche de Premier ministre."
"Il semble qu'il n'ait pas renoncé" à être candidat, avait commenté par avance le sarkozyste Patrick Devedjian avant d'estimer que Dominique de Villepin ne disposait pas de l'"espace politique" nécessaire.
Pour l'ex-premier ministre PS, la France "n'est pas en déclin et continue à croître mais moins vite que d'autres" pays
Dans une interview aux sites internet de France 2 et France 3, il recense les "handicaps" de l'Hexagone: le "drame" du "cloisonnement" entre recherche et université, les déficits de l'Etat et de la Sécurité sociale.
Ces handicaps se joignent à une situation mondiale chaotique: "nous sommes assis sur un volcan financier au niveau mondial", dit-il.
"Il faut voir que les Etats-Unis empruntent chaque jour 2 milliards de dollars", ajoute-t-il.
A ses yeux, il "n'y a pas de solution" à la situation actuelle au niveau français. "Il faut un instrument puissant. Et pour nous, cet instrument puissant, c’est l’Europe. Malheureusement, avec le résultat du référendum, quelques naïfs ont cassé la dynamique politique de la construction européenne", ajoute-t-il.
Après avoir soutenu Dominique Strauss-Kahn, le dirigeant socialiste a pris position en faveur de Ségolène Royal. Il n'en cache pas moins une certaine méfiance (et une méfiance certaine...) vis-à-vis du programme socialiste. Certes, ce texte permet de faire "des choix clairs et courageux" "dans des domaines sectoriels" comme le logement, la santé, l'éducation. Problème: "il n'a pas de stratégie financière. Or il faudrait assainir la situation financière" du pays avant de le mettre en oeuvre. A bon entendeur...
Jacques Chirac a annoncé jeudi qu'il convoquerait le Congrès "avant la fin" de la session du Parlement
Objectif : adopter la réforme du statut pénal du chef de l'Etat, le texte sur la Nouvelle-Calédonie et l'inscription de l'abolition de la peine de mort dans la Constitution.
La date du 22 février a été évoquée pour la fin des travaux parlementaires, mais rien n'interdit au Parlement de siéger au-delà si l'ordre du jour n'est pas épuisé.
Il appartient au président de la République de réunir députés et sénateurs en Congrès à Versailles pour toute révision de la Constitution. La révision n'est approuvée que si elle réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.
"Je souhaite que vous débattiez de la réforme du statut pénal du chef de l'Etat, du texte sur la Nouvelle-Calédonie ainsi que celui prévoyant l'abolition de la peine de mort par notre Constitution", a dit M. Chirac. Il s'exprimait à l'occasion des voeux des bureaux de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique et social, emmenés respectivement par Jean-Louis Debré, Christian Poncelet et Jacques Dermagne.
"Avec le gouvernement, je serai particulièrement attentif à vos débats. Et c'est sur cette base que je souhaite vous réunir en Congrès avant la fin de vos travaux", a ajouté le président.
Les voeux aux Forces vives Jacques Chirac a demandé jeudi lors des voeux aux Forces vives d'éviter les "idéologies et les illusions".
Parmi ces "illusions", le président de la République a cité celles qui consisterait à réduire le temps de travail pour résoudre le problème du chômage, ou à augmenter les impôts plutôt que de réformer.
Il s'est prononcé pour la fusion de l'ANPE et de l'UNEDIC et pour une baisse de l'impôt sur les sociétés.
Devant les "Forces vives" de la Nation (syndicats, associations, patronat) Jacques Chirac a proposé que les entreprises qui distribuent autant à leurs salariés sous forme de participation ou d'augmentations de salaires qu'à leurs actionnaires bénéficient d'un taux d'impôt sur les sociétés réduit de l'ordre de 10%.
Par ailleurs, il souhaite que l'impôt des sociétés soit ramené de 33% à 20% en cinq ans, pour faire face à "la concurrence fiscale entre les nations".
Il s'est dit favorable à une fusion de l'ANPE et de l'UNEDIC pour "bâtir un nouvel instrument de combat pour l'emploi".
Le projet de fusion Suez-Gaz de France est "stratégique pour la France et l'Europe", a par ailleurs réaffirmé le chef de l'Etat, estimant qu'"il nous faut un acteur majeur dans le gaz".
Il a affirmé aussi qu'"il est temps" pour l'UE de fixer "une politique de changes" et d'adopter une "politique commerciale offensive".
Jacques Chirac a jugé que le pays faisait face à "trois enjeux: parachever la construction d'un nouveau modèle social français, faire de la participation un véritable projet de société, faire de la France le champion de la prochaine révolution industrielle, celle du développement durable".
De son côté, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a raillé les "annonces ronflantes" de Jacques Chirac.
"Jacques Chirac est un prometteur incorrigible" a-t-il affirmé, en fustigeant la "méthode détestable qui consiste à tout promettre et à ne rien payer". "Il est temps de clore la présidence Chirac que l'on appellera +la présidence réduite aux voeux+", a estimé François Hollande.
Jacques Chirac a demandé jeudi lors des voeux des Forces vives d'éviter les "idéologies et les illusions" Parmi ces "illusions", le président de la République a cité celles qui consisterait à réduire le temps de travail pour résoudre le problème du chômage, ou à augmenter les impôts plutôt que de réformer.
Il s'est prononcé pour la fusion de l'ANPE et de l'UNEDIC et pour une baisse de l'impôt sur les sociétés.
Devant les "Forces vives" de la Nation (syndicats, associations, patronat) Jacques Chirac a proposé que les entreprises qui distribuent autant à leurs salariés sous forme de participation ou d'augmentations de salaires qu'à leurs actionnaires bénéficient d'un taux d'impôt sur les sociétés réduit de l'ordre de 10%.
Par ailleurs, il souhaite que l'impôt des sociétés soit ramené de 33% à 20% en cinq ans, pour faire face à "la concurrence fiscale entre les nations".
Il s'est dit favorable à une fusion de l'ANPE et de l'UNEDIC pour "bâtir un nouvel instrument de combat pour l'emploi".
Le projet de fusion Suez-Gaz de France est "stratégique pour la France et l'Europe", a par ailleurs réaffirmé le chef de l'Etat, estimant qu'"il nous faut un acteur majeur dans le gaz".
Il a affirmé aussi qu'"il est temps" pour l'UE de fixer "une politique de changes" et d'adopter une "politique commerciale offensive".
Jacques Chirac a jugé que le pays faisait face à "trois enjeux: parachever la construction d'un nouveau modèle social français, faire de la participation un véritable projet de société, faire de la France le champion de la prochaine révolution industrielle, celle du développement durable".
De son côté, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a raillé les "annonces ronflantes" de Jacques Chirac.
"Jacques Chirac est un prometteur incorrigible" a-t-il affirmé, en fustigeant la "méthode détestable qui consiste à tout promettre et à ne rien payer". "Il est temps de clore la présidence Chirac que l'on appellera +la présidence réduite aux voeux+", a estimé François Hollande.
Les voeux du gouvernement
Le président de la République a reçu mercredi les voeux du gouvernement.
Répétant qu'il comptait "éclairer le choix des Français" pour les prochaines échéances électorales, il a averti les ministres que leur engagement dans la campagne "ne saurait en aucun cas s'exercer au détriment de [leur] mission gouvernementale".
Un avertissement qui semble viser en particulier le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.
Le chef de l'Etat a aussi dénoncé "la tentation de la table-rase". "Dans un temps où, par la force des choses, la caricature pourrait gagner sur la raison et la tentation de la 'table-rase' sur le respect du travail accompli, sachez revendiquer et porter haut votre action", a dit le président de la République qui recevait les voeux du gouvernement pour la dernière fois de son deuxième mandat.
Jacques Chirac a également demandé aux ministres "une mobilisation totale" pour la sécurité, l'emploi et "pour aider les plus démunis". Il les a notamment incités en particulier à avancer "rapidement dans (leur) travail sur le droit au logement opposable", comme il l'avait fait lors de ses voeux télévisés. Il a salué l'action du gouvernement en leur disant qu'ils avaient "toutes les raisons d'être fiers de l'action (qu'ils mènent) sous l'autorité" de Dominique de Villepin.
Dans son discours de voeux, le premier ministre s'est engagé à "jeter les bases d'un droit au logement opposable" d'ici aux élections. Rappelant le "devoir d'action" fixé par le chef de l'Etat au gouvernement dans les quatre mois à venir, il a souligné que "la politique a d'abord besoin d'humanité".
"En 2007, nous devons continuer à nous battre pour développer encore l'emploi, réduire la dette publique, fortifier notre croissance, répondre aux attentes des plus faibles", a-t-il poursuivi. "Quatre mois, ce n'est rien à l'échelle d'un pays", mais "c'est le temps nécessaire pour jeter les bases d'un droit au logement opposable, pour réformer le droit des tutelles, pour mieux défendre les droits des consommateurs, pour améliorer encore la sécurité de chacun", a-t-il insisté.
Dans le même temps, Dominique de Villepin a affirmé avoir "pour seule volonté la victoire de (la) majorité" lors des prochains scrutins. "L'expérience gouvernementale est précieuse, elle permet de repérer les forces et les faiblesses de notre pays, ses atouts dans la mondialisation, mais aussi ses retards et ses insuffisances", a-t-il déclaré. "Cette expérience, je veux la partager en toute liberté avec pour seul souci le service de l'intérêt général", a-t-il ajouté.
Auparavant, les membres du gouvernement avaient participé à un traditionnel petit déjeuner de début d'année au ministère de l'Intérieur. Ils ont ensuite traversé la place Beauveau (siège du ministère) et la rue Saint-Honoré pour entrer à l'Elysée, distant de quelques dizaines de mètres, pour aller présenter leurs voeux au chef de l'Etat avant le conseil des ministres.
Nicolas Sarkozy marchait un peu en retrait du premier ministre, entouré notamment de Dominique Bussereau (Agriculture), Nelly Olin (Ecologie), Jean-François Copé (Budget) et Renaud Dutreil (PME). Michèle Alliot-Marie (Défense) et Jean-Louis Borloo (Affaires sociales), en grande conversation, fermaient la marche.
A la question des journalistes de savoir s'il préférerait être à l'Elysée l'an prochain, Nicolas Sarkozy a répondu : "Quand on a un projet, on souhaite que ça réussisse". "De toutes façons, c'est une nouvelle époque. Bonne année !", a-t-il ajouté. Aux journalistes qui lui demandaient ce qu'il souhaitait pour 2007, Dominique de Villepin a répondu en souriant: "de la sérénité" et "plein de bonnes choses".
Pour sa part, Jacques Chirac avait donné le coup d'envoi des traditionnelles cérémonies d'échanges de voeux à l'Elysée avec le salut au drapeau dans la cour d'honneur du palais présidentiel.
Ségolène Royal a présenté dimanche soir ses voeux aux Français pour 2007 sous la forme d'une vidéo sur son site internet
"Je veux une nouvelle République qui soit au service des citoyens, et construite avec les gens, avec la vie telle qu'elle est", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle, quelques minutes après les voeux radio-télévisés de Jacques Chirac.
En 2007, "année exceptionnelle", elle veut "être à la hauteur" de l'échéance présidentielle.
"Il reste quatre mois pour construire tout cela. J'ai confiance parce que je crois à l'intelligence collective des Français qui ont envie que ça bouge, que ça change, qui ont plein d'énergie et moi aussi j'ai plein d'énergie et nous allons ensemble construire demain", a lancé la présidente de Poitou-Charentes, assise sur une simple chaise blanche, filmée dans une pièce vide, illuminée d'une guirlande multicolore et d'un lampadaire design.
"Je souhaite que les quatre mois qui nous séparent de cette échéance soient quatre mois au cours desquels la France commence à se mettre en mouvement pour se préparer à ce changement profond", ajoute-t-elle. "Je veux construire le projet présidentiel avec vous", affirme la partisane de la démocratie participative, qui ne cite pas une seule fois le Parti socialiste dans son message de trois minutes.
"Je ferai tout pour que ce soit les débats de fond qui préoccupent les Français qui soient mis sur la table", assure-t-elle, évoquant "les préoccupations qui nous tenaillent" comme l'éducation, l'environnement, la vie chère, le pouvoir d'achat, le problème des bas salaire, la question du logement, les préoccupations liées au co-développement, les relations internationales ou la culture.
"Tout cela nous préoccupe et sur tous ces sujets, la France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a", affirme Ségolène Royal, qui doit présenter formellement ses voeux à la presse jeudi au siège du Parti socialiste.
Villepin promet une loi sur le droit au logement Le premier ministre a annoncé qu'un projet de loi serait étudié le 17 janvier sur le droit au logement opposable Ce texte sera mis en oeuvre en deux temps : fin 2008, il s'appliquera aux SDF, aux travailleurs pauvres et femmes isolées avec enfant, a-t-il précisé.
La deuxième étape fixée au 1er janvier 2012 : "le droit au logement opposable concernera les personnes logées dans des habitations insalubres ou indignes", a-t-il ajouté.
Dominique de Villepin a remis mercredi à Xavier Emmanuelli, président du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, le projet de texte et lui a demandé un avis "dans les huit jours".
Un droit "opposable", comme la scolarité et la protection de la santé en France, est susceptible d'un recours judiciaire face à une instance publique, contrainte de fournir une solution. Le droit au logement est reconnu comme droit social depuis 1946 en France, mais il n'est pas opposable.
"C'est un principe qui placera le droit au logement au même rang que le droit aux soins ou à l'éducation. Il fera de la France l'un des pays les plus avancés en matière de droits sociaux", a souligné le chef du gouvernement.
Le président du syndicat des juridictions administratives, Bernard Even a déclaré qu"''il faut que le dispositif soit viable, pertinent et efficace". Pour lui, le gouvernement devra donner "des moyens supplémentaires "aux tribunaux administratifs si la mise en place d'un droit au logement opposable le nécessite.
Le rapport Emmanuelli
Le rapport "sur l'expérimentation locale du droit au logement opposable", préparé par le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, sous la présidence de Xavier Emmanuelli, pourrait inspirer un projet de loi avant la fin de la session parlementaire, le 22 février, propose un calendrier s'étalant jusqu'en 2014.
Voici ses principaux points: - Rendre le droit au logement "opposable", consiste "à mettre le citoyen en situation de s'adresser à une autorité responsable et à lui ouvrir des voies de recours", explique ce texte, - Il estime que "l'exclusion du logement en entraîne beaucoup d'autres, qu'il s'agisse de l'accès aux soins, de la possibilité de mener une vie de famille, d'accéder à l'emploi etc" et évalue à trois millions les personnes concernées. - Le rapport propose un calendrier s'étalant jusqu'en mars 2014, date-butoir à laquelle l'ensemble des citoyens devraient, selon ses auteurs, pouvoir faire valoir ce droit. Auparavant, à partir de mai 2012, il serait opposable (devant la justice) pour les familles avec enfants. Avant la fin 2007, le rapport souhaite la mise en place d'"outils de gouvernance", l'identification des besoins, une loi fixant le calendrier de l'opposabilité et autorisant l'expérimentation locale.
Avant fin 2008, il souhaite l'adoption d'une loi de programmation fixant les engagements financiers de l'Etat, et la mise en oeuvre d'une "obligation d'hébergement digne en faveur de toute personne en situation d'urgence". Pour fin 2009, il propose la mise en place du service chargé de recevoir et instruire les demandes et enfin, en mars 2014, le "droit au logement opposable pour tous".
- Le rapport suggère que la responsabilité "en première ligne", soit exercée, au moins dans le cadre de l'expérimentation initiale, par les collectivités territoriales, et non par une seule commune, niveau trop petit, mais des regroupements de communes. Pour l'Ile-de-France, il propose la région. - Après des recours amiables, le citoyen pourra recourir à la justice administrative. - le rapport propose d'utiliser, pour rendre ce droit effectif, des outils qui existent déjà, mais dont il faut renforcer les moyens: aides personnelles, aides à la pierre (logements sociaux), accompagnement social. - Il souhaite aussi une plus grande mobilisation "du parc privé" par le biais d'un "dispositif de garantie des risques locatifs" (un organisme se porte garant pour le locataire) ouvert à tous et la possibilité pour l'Etat de "réserver" des logements conventionnés pour des candidats qu'il proposerait.
Réaction du Maire de Paris (PS)
Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a estimé mercredi que "la responsabilité du gouvernement est d'abord et avant tout de garantir une offre de logements sociaux et de places d'hébergement adaptée à la demande", regrettant que ce soit "loin d'être le cas aujourd'hui".
"Dans la situation nationale actuelle, la responsabilité du gouvernement est d'abord et avant tout de garantir une offre de logements sociaux et de places d'hébergement adaptée à la demande, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui", a-t-il déclaré.
Les annonces du Premier ministre en matière de "droit au logement opposable", ne lèvent pas, selon lui, une double interrogation: "Comment garantir que c'est bien l'Etat -et non les collectivités- qui, en dernier ressort, sera garant de ce nouveau droit ?" et "comment mener une expérimentation efficace, fondée sur le 'volontariat' des collectivités locales, alors que nombre d'entre elles refusent obstinément d'assumer leurs responsabilités en matière de logement social?"
Bertrand Delanoë rappelle que "85% des constructions nouvelles réalisées en 2005 sont inaccessibles à deux tiers des ménages, compte tenu de leur coût" et qu'elles "sont mal réparties sur le territoire". En 2006, ajoute-t-il, "Paris a financé à elle seule, 20% de la production nationale de logements très sociaux et concentre près des deux tiers des places d'hébergement recensées dans toute l'Ile-de-France."
Le maire de Paris souhaite l'application stricte de la loi SRU (qui fixe aux communes un objectif de 20% de logements sociaux à l'horizon de 2020) et de la loi de 1994 obligeant les communes situées dans une agglomération de plus de 100.000 habitants, à garantir au moins une place d'hébergement pour 1.000 habitants
Mal logés-SDF:le gouvernement se saisit du dossier
Le premier ministre pourrait préciser aujourd'hui les contours d'un projet de loi sur le droit au logement opposable
Il recevra aujourd'hui le président du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, X. Emmanuelli, qui lui remettra un rapport sur ce thème. Les responsables de l'association Les Enfants de Don Quichotte, à l'origine de la mobilisation médiatique en faveur des SDF, ont été reçus mardi par le ministre des Affaires sociales, J.-L. Borloo.
Les Enfants de Don Quichotte ont contribué à installer des campements de tentes à Paris, le long du canal Saint-Martin, et dans plusieurs grandes villes de province. Interpellé par l'association, le président Jacques Chirac avait souligné dimanche lors de ses voeux radio-télévisés la nécessité de "mettre en place un véritable droit au logement opposable, c'est à dire faire du droit au logement une réalité". "Je demande au gouvernement d'avancer sur ce point dans les toutes prochaines semaines", avait ajouté le chef de l'Etat.
Deux députés UMP ont remis mardi à l'Assemblée une proposition de loi "instituant un droit au logement opposable" au fondateur des Enfants de Don Quichotte, Augustin Legrand. Ce texte est "un projet, une base de travail pour nourrir la réflexion des partis et du gouvernement", a insisté son auteur, le député UMP Georges Fenech. "L'objectif, c'est d'aller dans le sens" d'une loi adoptée avant la fin de la session parlementaire, le 22 février, a déclaré mercredi aux Quatre Vérités sur France 2 le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé.
Augustin Legrand, qui a lancé une "charte" déjà signée par de nombreux responsables politiques, a défendu l'idée de "fixer un arsenal juridique ferme, coercitif dans le consensus politique" contre le "mal-logement". Il s'est réjoui du "consensus très fort autour de la charte" de l'association. Celle-ci propose notamment d'ouvrir les structures d'hébergement à plein temps et de développer le droit de réquisition de logements vides.
L'action des "Don Quichotte" est largement relayée par les médias et d'autres associations.
Sans attendre d'hypothétiques réquisitions, trois associations, Jeudi Noir, le Mouvement d'animation culturelle et artistique de quartier (Macaq) et Droit au logement (DAL ), ont pris possession dans la nuit de la Saint-Sylvestre d'un immeuble rue de la Banque à Paris (IIe). Elles y ont installé des familles mal logées ainsi qu'un "ministère de la Crise du logement". Ce "ministère", situé dans un immeuble de 1000 m2 appartenant à une banque et vide depuis trois ans, doit ouvrir au public le 11 janvier, selon les associations. Selon son propriétaire, la Lyonnaise de Banque, le bâtiment est promis à la vente qui devrait être signée dans les jours qui viennent.
"Nous comptons bien participer très activement à la campagne électorale et faire que le gouvernement s'engage de manière irréversible pour le droit au logement opposable", avait prévenu lundi le président du DAL, Jean-Baptiste Eyraud. L'Union syndicale Solidaires, qui comprend SUD, a salué cette initiative, ainsi que celle des Don Quichotte. Elle a appelé à "soutenir toutes les actions qui visent à imposer aux pouvoirs publics la mise en oeuvre d'un plan d'urgence pour un vrai logement pour tous". Les verts et la Ligue communiste révolutionnaire ont également apporté mardi leur soutien à l'occupation.
Les initiatives des "Don Quichotte" suscitent des critiques de la part de certaines organisations engagées aux côtés des sans-abri. Elle "nie le travail des associations, car elle fait offense à l'activité et au dévouement du personnel et des bénévoles qui travaillent auprès des SDF tout au long de l'année et depuis des décennies", a ainsi estimé le responsable de l'association lyonnaise Notre Dame des sans abri, Yves Perret. Pour lui, "le problème du logement n'a rien à voir avec la précarité dans la rue, le problème est beaucoup plus complexe. Les sans abri ont besoin d'un suivi quotidien pour les accompagner dans leur détresse", a-t-il ajouté.
L'association les Enfants de Don Quichotte a installé mardi 2 tentes Place Bellecour, en centre-ville de Lyon, dans lesquelles ont pris place une dizaine de SDF et des volontaires.
"Notre action a pour but de rendre visible les mal-logés et les sans-logis. Nous resterons ici le plus longtemps possible", a expliqué Marine Fourier, responsable de l'association à Lyon avant d'ajouter: "Nous avons installé 20 tentes. Pour le moment une dizaine de SDF sont présents, mais nous en attendons plus dans la soirée".
La responsable des Enfants de Don Quichotte a reconnu que la situation des SDF à Lyon était particulière, du fait du réseau associatif très dense qui existe dans la ville. "Lyon est une des villes les plus au point pour l'accueil des SDF, sur laquelle beaucoup de villes devraient prendre exemple, mais il reste beaucoup à faire, il y a encore des SDF dans la rue et il faut se demander pourquoi".
L'association des Enfants de Don Quichotte a planté mardi au centre de Toulouse une quinzaine de tentes. Les représentants toulousains de l'association ont entamé leur action en érigeant leur campement à moins de 100 mètres du monument aux morts de Toulouse. Une vingtaine de sans domicile fixe, souvent accompagnés de chiens, sont arrivés en fin d'après-midi afin de s'installer.
"Nous resterons là jusqu'à ce que la Charte du canal Saint-Martin soit examinée en session parlementaire et mise en place immédiatement" a expliqué l'un des deux responsables toulousains de cette association, Marion Grange. "Les choses sont en train de se mettre en place", a-t-elle ajouté. "On nous a promis pour ce soir des repas chauds et peut-être des sanitaires. Des gens sont venus nous apporter de l'argent avec lequel nous allons acheter d'autres tentes".
Les adhérents de l'UMP ont commencé à voter mardi sur la candidature de Nicolas Sarkozy à l'investiture UMP
Ce vote s'achèvera le 14 janvier.
Le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP est le seul candidat, après l'annonce jeudi par la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie qu'elle ne demanderait pas le soutien "financier et logistique" du parti.
Les quelque 327.000 adhérents de l'UMP votent par internet. Le résultat du scrutin sera publié lors du congrès du parti, le 14 janvier Porte de Versailles à Paris.
"Nous avons depuis le 31 décembre 336.838 adhérents, qui ont commencé à voter dès ce matin pour désigner le candidat qui sera soutenu par l'UMP", a précisé Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, lors du point de presse hebdomadaire.
Les adhérents sont invités à voter par internet, jusqu'au dimanche 14 janvier à 10H00. L'UMP a installé dans les fédérations "750 bureaux de vote électronique", a indiqué Mme Pécresse.
Le résultat du scrutin sera annoncé lors du congrès du parti, le 14 janvier Porte de Versailles à Paris.
Selon l'UMP, 6.500 adhérents avaient déjà voté mardi à la mi-journée
Essence : un site permettant de comparer les prix
Le ministère des finances a ouvert aujourd'hui un site internet permettant de comparer les prix de l'essence
Un immeuble réquisitionné par des mal logés
Des associations de défense des mal logés ont annoncé lundi avoir réquisitionné un immeuble vide de 1.000 m2 à Paris
Propriété de la Lyonnaise des Banques, l'immeuble inoccupé depuis trois ans est situé au 24, rue de la Banque, dans le IIe arrondissement, à deux pas de la Bourse.
Ses quatre étages ont été réquisitionnés par les associations Jeudi noir, Macaq (Mouvement artistique et culturel d'animation de quartier), avec le soutien de Droit au logement.
Selon Alexandre, un membre de Macaq ayant requis l'anonymat, une dizaine de familles, soit une soixantaine de personnes, y sont installées depuis une semaine. Des salariés et des enfants figurent au nombre des squatteurs.
"Nous répondons à l'urgence en ouvrant des bâtiments vides et dénonçons les grosses sociétés qui spéculent sur des lieux qu'elles laissent à l'abandon", a-t-il expliqué à Reuters.
Droit au logement indique sur son site internet qu'elle souhaite loger rue de la Banque "des familles expulsées, chassées par la pression de la spéculation immobilière", des étudiants, des artistes et des jeunes salariés "frappés par la hausse incontrôlée des loyers et de l'immobilier".
Les associations veulent transformer deux étages de l'immeuble en un espace de débats dédié à la problématique du logement.
Cette réquisition a été annoncée au lendemain de la demande formulée dimanche soir dans ses voeux par Jacques Chirac de mettre en place un "droit au logement opposable" dans les "toutes prochaines semaines".
Droit au logement a "pris acte" de cette annonce présidentielle.
"Habituée au promesses non tenues", l'association appelle sur son sitee internet à "une extension de la mobilisation afin qu'elles se concrétisent avant les échéances électorales".
Indonésie: un avion porté disparu
Un Boeing 737 avec 102 personnes à bord, était porté disparu lundi soir en Indonésie
L'avion de ligne de la compagnie aérienne indonésienne Adam Air est parti de Surabaya (île de Java) à destination de Manado (île de Sulawesi, également appelée Célèbes), où il n'est pas arrivé.
Un total de 96 passagers et six membres d'équipage se trouvaient dans le Boeing, a annoncé Hatta Rajasa, le ministre indonésien des Transports.
L'avion a lancé un appel de détresse alors qu'il se trouvait dans la région de Mamuju, dans la province de Sulawesi Sud, à 750 kilomètres au sud-ouest de sa destination prévue, a-t-il ajouté.
Le nord de l'île de Java est en proie à une violente tempête, avec des vents violents, depuis la fin de semaine dernière. Ces mauvaises conditions météorologiques ont causé le naufrage de plusieurs ferries, notamment au large de Java et de Bali, et des centaines de passagers restaient toujours recherchés lundi soir.
Les accidents d'avions ne sont pas rares en Indonésie, un immense archipel de plus de 5.000 kilomètres de long. Les compagnies aériennes publiques ou privées font l'objet de critiques récurrentes pour leur sécurité déficiente, leurs retards répétés ou leur mauvaise gestion.
Adam Air est une société leader parmi les compagnies à bas prix qui sont en concurrence en Indonésie.
Ce qui change au 1er janvier
Voici la liste des cotisations, des prestations sociales et des tarifs qui changent à partir du 1er janvier: Sécurité sociale Le plafond de la Sécurité sociale, qui sert de référence au calcul de certaines cotisations sociales (assurance vieillesse, contribution au Fonds national d'aide au logement, régimes complémentaires de retraite notamment), passe à 2.682 euros par mois à partir du 1er janvier, soit une augmentation de 3,6% par rapport à 2006.
Assurance maladie * Le forfait journalier hospitalier passe de 15 à 16 euros (somme à la charge du patient ou de son assurance complémentaire santé). * Le plafond de ressources pour bénéficier d'une aide à l'acquisition d'une couverture maladie complémentaire est relevé, passant de 15% à 20% au-dessus du plafond de la Couverture maladie universelle (CMU) qui s'élève à 598,23 euros.
* Les pharmaciens peuvent refuser le tiers-payant (système qui permet l'achat de médicaments sans avancer la somme réglée par l'assurance maladie) pour les patients qui refusent des médicaments génériques. * Les pharmaciens sont autorisés à délivrer, pour des traitements chroniques et avec l'autorisation du médecin prescripteur, des renouvellements de traitements. De même, les infirmières peuvent délivrer certains dispositifs médicaux (pansements, prothèses etc.). * Les opticiens peuvent renouveler les lunettes sans ordonnance pour les plus de 16 ans.
* Les tarifs des 1.250 cliniques privées, baissés de 3,1% par le gouvernement en septembre pour trois mois, retrouvent leur niveau d'origine.
* Toute personne quittant la France pour installer sa résidence à l'étranger devra rendre sa carte Vitale.
Retraites * Le montant du minimum vieillesse devrait être fixé début janvier. * La surcote des pensions de retraite, qui correspond à la bonification touchée par les personnes qui ont cotisé plus que nécessaire pour obtenir la retraite à taux plein, augmente, afin d'inciter les salariés à poursuivre leur activité au delà de l'âge de la retraite. Jusqu'à présent, cette surcote correspondait à 3% de majoration de la pension par année de travail supplémentaire cotisée (0,75% par trimestre).
La majoration sera désormais de 3% pour la première année travaillée, puis de 4% pour les années suivantes et de 5% pour les années à partir de 65 ans.
Emploi-minimas sociaux * Le montant du Revenu minimum d'insertion (RMI) est revalorisé de 1,8%. Il s'élèvera pour une personne seule sans enfant à 440,86 euros net, à 661,29 euros pour une personne seule avec un enfant ou pour un couple sans enfant, et à 793,55 euros pour une personne seule avec deux enfants ou pour un couple avec un enfant.
* L'Allocation aux adultes handicapés (AAH) est elle aussi augmentée de 1,8% pour atteindre 621,27 euros. La majoration pour vie autonome est fixée à 103,63 euros et le complément d'AAH, pour les handicapés qui ne peuvent pas travailler, 179,31 euros.
* L'Allocation spécifique de solidarité (ASS), versée sous condition de ressources dès lors que l'indemnisation réglementaire par les Assedics est révolue, est revalorisée de +1,8%, pourcentage indexé sur les prévisions d'inflation. Cette revalorisation porte à 14,51 euros le montant journalier de l'ASS, hors majoration pour les 55 ans et plus.
* Revalorisation de la Prime pour l'emploi (PPE), portée à 948 euros.
* La France ouvre son marché du travail aux ressortissants de la Bulgarie et de la Roumanie, nouveaux membres de l'Union européenne, dans 62 métiers de sept secteurs - bâtiment et travaux publics, hôtellerie-restauration-alimentation, agriculture, mécanique-travail des métaux-industries diverses, industries de transformation, commerce-vente, et propreté.
Principales prestations familiales * Prestation d'accueil du jeune enfant (Paje, pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2004: - La Paje comprend une prime à la naissance portée à 855,25 euros - La Paje prévoit aussi une prime à l'adoption de 1.710,49 euros nets. - La Paje prévoit encore une allocation de base de 171,06 euros nets, versée chaque mois à partir de la naissance et jusqu'au mois précédent les trois ans de l'enfant (en cas d'adoption, elle est versée dès l'arrivée au foyer et pendant trois ans, dans la limite des 20 ans de l'enfant). - Le complément familial (trois enfants âgés de trois ans ou plus) est de 155,05 euros. - L'Allocation de rentrée scolaire est fixée à 272,57 euros.
Fiscalité * La refonte du barème de l'impôt sur le revenu entre en vigueur avec une diminution du nombre de tranches d'imposition, qui passent de 6 à 4 et une réduction du taux marginal maximal à 40%. Pour que les Français assujettis à l'impôt sur le revenu, soit environ 50% des ménages, en bénéficient dès le début de l'année, les acomptes provisionnels ou les prélèvements mensuels diminueront forfaitairement de 8% dans un plafond de 300 euros.
* Le "bouclier fiscal" est instauré, plafonnant à 60% des revenus d'un contribuable le montant total de ses impôts directs (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune et impôts locaux). Concrètement, les contribuables pourront demander à partir du 1er janvier 2007 la restitution d'éventuels trop-perçus d'impôts payés en 2006 sur leurs revenus de 2005.
Assurances * Les grilles tarifaires 2007 entrent en vigueur chez MMA-Maaf et à la Matmut, ainsi que chez Groupama et en auto et habitation chez AGF (qui n'a pas encore communiqué ses tarifs 2007).
En assurance auto, la tendance est orientée à la baisse (de 0 à -9%), en raison de la baisse des accidents de la route. En revanche, les tarifs vont progresser en moyenne de 3 à 5% en assurance habitation et de 0 à 9% en moyenne pour les complémentaires santé.
Poste-télécoms * La Poste a déjà augmenté le prix du timbre le 1er octobre, de 53 à 54 centimes d'euros. Elle ne prévoit pas de nouvelle hausse. * France Télécom est autorisé à augmenter le prix de son abonnement mensuel, de 15 à 16 euros, mais aucune décision n'a été arrêtée pour l'instant à ce sujet. Courant janvier, France Télécom baissera "de 12% minimum" le prix par minute des appels depuis un téléphone fixe vers un mobile, se conformant à une décision de l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep).
L'opérateur baissera également, "probablement à l'été", le tarif des appels entre téléphones fixes, d'un montant non précisé.
*Les tarifs des autres opérateurs évoluent surtout en fonction du marché. De plus en plus de Français choisissent de se désabonner de France Télécom (1,58 million au total fin septembre), en faveur d'un opérateur alternatif fixe ou mobile.
Epargne et crédit * Entrée en vigueur de la convention Aeras qui prévoit un plus large accès à l'assurance invalidité, une plus grande rapidité d'étude des demandes de crédit ou d'assurance, la motivation par écrit des refus, la mise en place d'une médiation en cas de litige, ainsi qu'un mécanisme permettant de limiter les surprimes d'assurance liées à l'état de santé.
* Le plafond de dépôts du Codevi, produit d'épargne réglementée rémunéré à 2,75% dont les fonds servent notamment à octroyer des prêts aux PME, passe de 4.600 à 6.000 euros, afin de financer des prêts à taux réduits destinés à la rénovation énergétique des logements.
Transports * SNCF et RATP: aucune augmentation prévue (A Paris, les hausses de la RATP ont souvent lieu au 1er juillet). Pour 2007, le budget du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) ne prévoit pas de hausse supérieure à l'inflation, soit 1,8%.
Logement * Entrée en vigueur de la Garantie des risques locatifs (GRL), qui permettra d'indemniser les propriétaires en cas d'impayés du locataire, intervenant à tout moment pendant la durée du bail, avec une prise en compte de 24 mois maximum d'impayés de loyers. La GRL s'adresse aux travailleurs à temps partiels, CDD, jeunes en formation, étudiants, jeunes fonctionnaires. Elle est financée par le 1% patronal et l'Etat en complément des versements des assurances déjà existantes.
* Augmentation de 2,8% de l'aide personnalisée au logement (APL). Le "seuil de non versement" de l'APL passe de 24 à 15 euros.
EDF-GDF * EDF: pas de nouvelle hausse des tarifs pour les particuliers, après le relèvement de 1,7% du 15 août 2006. Le gouvernement a annoncé une amélioration du tarif social de l'électricité "dès le début de l'année 2007": la quantité d'électricité concernée sera doublée et la réduction sur le tarif sera portée "de 30 à 50% pour une personne seule et de 50 à 70% pour une famille".
* Gaz de France: pas de hausse prévue. En mars, Bercy avait donné son accord à une augmentation des tarifs de 5,8% au 1er avril, alors que GDF demandait plus (8,1%).
313 véhicules ont été incendiés et 83 autres ont brûlé par propagation en France au cours de la nuit du Nouvel an
258 personnes ont été interpellées selon ce bilan fourni à l'AFP par la police lundi matin à 6H.
Sur 25.000 policiers et gendarmes mobilisés, trois policiers ont été légèrement blessés, dont l'un à Paris, bousculé par une voiture sur les Champs-Elysées, où 400.000 personnes ont fêté l'entrée dans l'année 2007, et deux autres lors d'interpellations.
Durant la précédente nuit de la Saint-Sylvestre, 425 véhicules avaient été incendiés (dont 177 en Ile-de-France), contre un total de 333 il y a deux ans, selon un bilan définitif communiqué par la DGPN.
Comme en 2005-2006, la ville la plus touchée par les incendies de voitures reste Strasbourg (28 véhicules), dans le Bas-Rhin, un département qui se distingue depuis le début des années 1990 pour ce type de dégradations. Le Havre (12) et Colmar (11) figurent parmi les autres grandes villes les plus touchées, selon la DGPN.
Dans l'est de l'agglomération lyonnaise, une vingtaine de voitures ont brûlé, soit une nuit "un peu plus agitée que d'habitude", selon les pompiers.
Contrairement à la nuit du nouvel an 2005-2006, il n'y a "pas eu d'affrontements entre jeunes et forces de l'ordre, pas de violences enregistrées, ni de dégâts immobiliers, ni de troubles dans les transports, notamment en région parisienne ou dans le sud-est de la France", a souligné la DGPN.