Le président a annoncé mercredi au commissariat de Gagny (Seine-Saint-Denis) 16 mesures policières et judiciaires
Elles entendent combattre le phénomène des bandes violentes, dont les membres s'exposeront à une peine de 3 ans de prison.
C'est à Gagny qu'une bande avait fait, le 10 mars, une incursion violente dans un lycée. Samedi soir une vingtaine de policiers avaient été blessés aux Mureaux (Yvelines), pris selon eux dans un "guet-apens".
Le chef de l'Etat était accompagné de Mme Alliot-Marie, à qui il avait demandé un "plan d'action contre les bandes organisées".
Huit des mesures présentées concernent l'action de la police, trois la justice et cinq la protection des personnels et établissements de l'Education nationale.
L'appartenance à une bande "en connaissance de cause", ayant des visées agressives sur les biens et les personnes, sera punie d'une peine de 3 ans d'emprisonnement. Egalement, un fichier des violences urbaines sera créé et les 100 à 200 établissements scolaires les plus touchés devront être identifiés sous 10 jours.
Au commissariat de police de Gagny, l'Unité territoriale de quartier a été présentée au chef de l'Etat. Auparavant, il a participé à une réunion de travail à huis clos sur le thème des bandes organisées, à la préfecture de police de Paris en présence des directeurs généraux de la police et de la gendarmerie et des préfets, des procureurs généraux et des recteurs d'Ile-de-France.
L'intrusion violente, au lycée Jean-Baptiste Clément de Gagny, d'une vingtaine de personnes encagoulées et armées de barres de fer, de bâtons et de couteaux avait fait 12 blessés légers. Trois jeunes de 15 à 19 ans ont été mis en examen. |