Libération publie vendredi l'"appel des appels" dénonçant la "souffrance sociale" qui "ne cesse de s'accroître"
"Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, attirons l'attention des Pouvoirs Publics et de l'opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps", écrivent-ils.
Le texte, lancé par les psychanalystes Roland Gori et Stefan Chedri, a déjà été signé par 20.000 personnes.
" A l'université, à l'école, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l'information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s'accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions ...Au nom d'une idéologie de 'l'homme économique', le pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du marché. Cette idéologie s'est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue". Les signataires refusent "qu'une telle idéologie mette maintenant en 'faillite' le soin, le travail social, l'éducation, la justice, l'information et la culture" et appellent "à une coordination nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité".
Parmi les signataires figurent le secrétaire général du Syndicat de la magistrature Mathieu Bonduelle , le metteur en scène Robert Cantarella, l'universitaire Isabelle This Saint-Jean, la journaliste Elisabeth Weissmann. Celle-ci confie notamment à Libération : "Je ne vois pas là le pays réel s'exprimer dans les médias. Il y a un climat délétère, un climat d'allégeance qui passe par les journalistes". Figurent aussi dans cette liste le psychanalyste Miguel Benasayag, l'écrivain Catherine Dolto, la romancière Camille Laurens, le magistrat Serge Portelli, la fondation Copernic, le journaliste Antoine Spire.
Parmi les collectifs bien représentés : RESF, Sauvons la recherche, Sauvons l'hopîtal public, Non à Edvige, Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans, La Nuit sécuritaire ...
-> Voir le site l'appel des appels