Jérôme Kerviel, qui a contesté jeudi un article dans "Le Parisien", est entendu depuis 9h au pôle financier
Evoquant un entretien publié jeudi dans Le Parisien, il soutient qu'il n'a "jamais donné d'interview".
Le trader soupçonné de falsifications au dépens de la Société générale a déclaré: "Pour l'instant j'ai un objectif, c'est mon audition. J'entends dire que ce pourrait être la dernière, j'espère que non, j'ai encore beaucoup de choses à dire".
"Le peu que j'en ai lu m'a fait bondir, je n'ai jamais donné d'interview. Ce sont des phrases sorties de leur contexte, des morceaux mis bout à bout. Ce qui est déclaré dans ce journal n'est pas ma vérité", a-t-il confié. Le Parisien affirme dans ses colonnes que le trader a confié "sa vision de l'affaire" "au cours de plusieurs entretiens".
La direction du Parisien/Aujourd'hui en France a maintenu que "ce qui est paru ce matin est le compte-rendu pesé, réfléchi, responsable des six conversations (d'une) journaliste avec Jérôme Kerviel". Selon le directeur adjoint de la rédaction, Dominique de Montvalon, "il n'y a aucune matière à polémique, mais je dis halte au bal des hypocrites." "Nous avons le sentiment d'avoir servi l'information et pas desservi M. Kerviel", a-t-il ajouté.
Cet article a été publié le jour de ce qui devrait être la dernière audition du trader par les juges d'instruction Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset avant la clôture de leur enquête, selon des sources proches du dossier.
La révélation le 24 janvier 2008 de ce qui était alors la plus grosse perte de trading de l'histoire de la finance (4,9 milliards d'euros) avait suscité l'intérêt des médias du monde entier.
Jérôme Kerviel, qui est arrivé avec ses avocats en début de journée au pôle financier du tribunal de Paris, a été confronté à son ancien supérieur hiérarchique direct, Eric Cordelle. Il devait être interrogé dans l'après-midi par le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke. |