| mardi 25 novembre 2008, a 07:22 |
| du n'importe quoi? |
Une amende frappe le DAL
Le Dal a été condamné lundi à 12.000 euros d'amende pour avoir installé un campement de mal-logés à Paris
L'association, qui avait installé du 3 octobre au 15 décembre 2007 un campement de mal-logés rue de la Banque à Paris (IIe), était poursuivie pour avoir "embarrassé la voie publique en y laissant des objets".
"Considérer aujourd'hui qu'une tente constitue un débarras sur la voie publique est une injure", s'est indigné le porte-parole du Dal.
Selon ce dernier, l'article invoqué par le ministère public pour condamner l'association vise habituellement l'encombrement par des gravats ou des détritus.
"Cette décision aura pour conséquence de pouvoir s'appliquer à l'ensemble des mal-logés qui sont dans la rue", a déploré Jean-Baptise Eyraud devant la presse et des dizaines de manifestants, ajoutant que le Dal exercerait tous les recours juridiques possibles.
Cette action du DAL avait débouché le 14 décembre sur un accord par lequel l'Etat s'engageait à reloger 374 familles mal logées dans un délai d'un an. Selon Jean-Baptiste Eyraud, "un an après un tiers des familles seulement sont relogées" et le Dal annonce une action le 14 décembre.
Jean-Baptiste Eyraud a également souligné que "c'est la première fois que l'association est poursuivie bien qu'elle ait organisé une centaine de campements à Paris en 18 ans d'existence", ainsi que des dizaines en province.
Le DAL s'est étonné par ailleurs de la différence de sanction infligée aux Enfants de Don Quichotte, une autre association de défense des mal logés très médiatisée. Cette dernière a été condamnée à la confiscation des quelque 200 tentes que ses militants avaient tenté d'installer le 15 décembre 2007 près de Notre-Dame, mais a été relaxée de l'amende de 1.875 réclamée par le procureur.
Le président des Enfants de Don Quichotte a indiqué que "s'ils font ça pour diviser les associations, on fera appel par solidarité avec le Dal". |
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