| lundi 24 novembre 2008, a 14:32 |
| parfaite nouvelle! |
Taser perd son procès contre Olivier Besancenot
L'importateur français du pistolet Taser a été débouté lundi de son action en diffamation contre Olivier Besancenot
SMP Technologies poursuivait le porte-parole de la LCR parce qu'il avait affirmé que le pistolet à impulsions électriques avait provoqué des morts aux Etats-Unis.
L'affaire avait pris une nouvelle dimension courant octobre, avec la mise en examen du directeur de l'entreprise, Antoine di Zazzo, soupçonné d'avoir fait espionner Olivier Besancenot.
Citant des chiffres donnés par Amnesty International, le leader d'extrême-gauche affirmait sur son blog, en juin 2007, que le Taser avait "probablement déjà fait taire plus de 150 personnes aux USA".
Olivier Besancenot avait saisi l'occasion du procès pour lancer "le débat public" sur le Taser, à l'heure où 4.000 gendarmes et policiers en sont déjà équipés, et qu'un décret vient de l'autoriser pour les polices municipales. "On espère que le procès servira au moins à obtenir le moratoire nécessaire", "le temps de déterminer si cette arme est ou non dangereuse", avait-t-il déclaré avant son procès.
Face aux magistrats de la 17e chambre civile, il n'avait pas fait marche arrière. "Ces propos, a-t-il dit, je les revendique d'autant plus" après avoir vu "les images de cet immigré polonais, mort en direct sur les caméras, après avoir été tasérisé à l'aéroport de Vancouver". "Quelles que soient les basses manoeuvres et les lâches intimidations (...), la vraie question c'est 'Est-ce que ce pistolet est dangereux ou pas ?", avait encore martelé M. Besancenot.
Un représentant d'Amnesty, Benoît Muracciole, était venu témoigner à la barre que son organisation avait constaté que l'arme faisait des morts en étant utilisée sur des personnes vulnérables comme des cardiaques, des drogués, des femmes enceintes, données que les policiers ne peuvent déceler.
Il s'agit du deuxième revers judiciaire pour Taser France, qui a déjà été débouté le 20 octobre, par la même chambre civile du Tribunal de grande instance, d'un action en "dénigrement" contre le Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme (RAID-H).
Deux procès liés Cette affaire est étroitement liée à celle impliquant Taser dans l'espionnage du porte-parole de la LCR. Antoine Di Zazzo a reconnu avoir engagé des détectives privés afin de lui "trouver l'adresse de Besancenot" pour lui adresser son assignation et aussi de "faire des vérifications sur le patrimoine" du leader de la LCR. Il dément en revanche avoir demandé d'espionner les comptes d'Olivier Besancenot ou les allées et venues de sa compagne et de son fils.
Sept personnes au total ont été mises en examen dans cette affaire: outre Antoine Di Zazzo, trois policiers, un douanier et deux détectives. |
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