| samedi 19 juillet 2008, a 18:13 |
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"J'étais l'un des premiers leaders européens à dire publiquement que la décision démocratique du peuple irlandais devait être respectée", note-t-il dans l'entretien à l'Irish Times.
Dans la même interview, il rejette l'idée que les 26 autres membres de l'Union européenne puissent appliquer le traité de Lisbonne sans l'Irlande. "Je ne veux pas d'Europe à deux vitesses, cela ne peut qu'être une solution de dernière extrémité".
La visite du président français en Irlande intervient dans un contexte tendu entre Paris et Dublin, après les propos de M. Sarkozy sur la nécessité de faire "revoter" les électeurs irlandais. Ceux-ci ont rejeté le traité de Lisbonne par 53 % des voix le mois dernier.
Le leader du parti travailliste de centre-gauche, Eamon Gilmore, a décliné l'invitation à se rendre à une table ronde avec le président français, critiquant le format de la rencontre. "Le temps alloué ne va pas permettre de s'attaquer vraiment aux problèmes. Selon toute probabilité une telle rencontre va être une répétition du débat sur le traité de Lisbonne. Ce débat est terminé et le référendum a déjà fourni un résultat", a-t-il relevé.
Le chef du principal parti d'opposition, le Fine Gael (centre-droit), Enda Kenny, pourrait également boycotter la rencontre, selon des médias irlandais. Les deux chefs de parti, qui avaient fait campagne pour le traité, ont reçu "avec colère" l'offre d'une rencontre d'une heure à l'ambassade de France à Dublin, notamment parce qu'ils auraient le même statut que des opposants au traité non élus.
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