| lundi 23 juin 2008, a 07:54 |
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Chirac boycottera les cérémonies du 14 juillet
L'ancien Président ne participera pas aux cérémonies du 14 juillet, a indiqué samedi son entourage
La radio RTL a affirmé Jacques Chirac avait décidé de boycotter les festivités à Paris en raison de la possible présence du président syrien Bachar al-Assad.
Assad est invité aux cérémonies du 14 juillet comme quelque 40 dirigeants étrangers censés participer, le 13, au sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM).
L'entourage de Jacques Chirac n'a pas précisé, pour sa part, les raisons de l'absence de l'ancien chef de l'Etat français.
L'invitation faite par Nicolas Sarkozy à Bachar al-Assad a provoqué de vives critiques de l'opposition de gauche en France et de la majorité anti-syrienne au Liban. De son côté, Jacques Chirac, alors à l'Elysée, avait coupé les liens avec le régime de l'homme fort de Damas après l'assassinat en février 2005 de son "ami", l'ex-Premier ministre libanais Rafic Harari. L'attentat qui l'a tué avait entraîné la constitution d'une commission d'enquête internationale qui a mis en cause de hauts responsables des services de sécurité syriens. Or Damas nie toute implication.
La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, interrogée samedi sur RTL sur le choix de l'ancien président français de ne pas assister aux cérémonies du 14 juillet, a déclaré : "Je peux le comprendre dans la mesure où il a des relations très personnelles avec la famille Hariri." "Mais la visite de Bachar al-Assad est indépendante du fonctionnement du tribunal qui continue à évoluer selon son agenda habituel et cela n'est absolument pas entravé par cette visite", a-t-elle ajouté, à propos du tribunal international qui doit juger les assassins de Rafic Hariri à la fin des travaux de la commission d'enquête mandatée par l'Onu.
"La présence de Bachar al-Assad est la conséquence logique de sa présence au sommet du 13 pour l'Union pour la Méditerranée", a encore plaidé Rama Yade, en répétant que cette invitation était "une main tendue", mais "pas un quitus, pas un chèque en blanc".
Paris a récemment lancé une politique de relance des contacts avec la Syrie, et mène à son égard une politique d'ouverture depuis l'élection en mai du président libanais Michel Sleimane, un scrutin longtemps bloqué par les alliés de Damas. |
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