"C'est une réforme qui pose beaucoup de sujets d'interrogation au sein des députés UMP, a-t-il reconnu après une réunion du groupe à L'Assemblée.
La Constitution a 50 ans, on n'est pas à 3 mois près, attendons une révision du préambule et faisons une révision globale", avait déclaré André Vallini, le secrétaire national aux institutions, mardi.
"Il est clair que ce texte ne peut être adopté en l'état. Il doit faire
l'objet d'une contribution majeure du groupe UMP. Il faut aller au fond des choses" sur un certain nombre de points "importants" avant l'examen du texte dans l'hémicycle, prévu le 20 mai, a souligné M. Copé.
Parmi les amendements qu'il souhaite, le député de Seine-et-Marne a cité l'évaluation et le contrôle de l'action du gouvernement par le Parlement et l'amélioration de la procédure législative.
Par ailleurs, deux points majeurs -quasi suppression du recours au 49-3 qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote et abandon de la voie exclusivement référendaire pour toute nouvelle adhésion à l'Union européenne-suscitent de vives critiques au sein du groupe UMP, a ajouté M. Copé.
De son côté, André Vallini a indiqué mardi puisque le président du groupe UMP, M.Copé, "veut travailler main dans la main" et que le gouvernement souhaite "un consensus républicain" sur la réforme, alors "donnons-nous le temps", dit-il.
Le porte-parole des députés PS s'est étonné de cette volonté de vouloir "réviser la Constitution de façon précipitée" pour juillet "alors que le préambule sera révisé à l'automne".
De son côté "Le président de la République a constitué un comité de révision du préambule de la Constitution, présidé par Simone Veil, dont les travaux seront finalisés à l'automne".
Réformes bienvenues, réformes à mettre en chantier
M.Vallini a par ailleurs jugé que, dans la réforme des institutions, "il y a des choses qu'il faut accepter, d'autres qu'il faut améliorer, d'autres refuser et d'autres exiger".
Parmi les premières, il a notamment cité la modification de l'ordre du jour du Parlement.
En revanche "il faut améliorer la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et refuser la mise en place d'un +Défenseur des droits des citoyens+" parce que cette défense "incombe à la justice".
Il veut enfin "exiger la réforme du mode de scrutin le vote des étrangers" aux élections locales" et "l'égalité audiovisuelle entre l'opposition et la majorité".
La commission des lois de l'Assemblée nationale commence ses travaux mercredi avec l'audition de la Garde des Sceaux Rachida Dati et de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur. Elle poursuivra les auditions lundi et mardi prochains avant d'examiner le texte mercredi 7 mai. L'examen en séance publique doit débuter le 20 mai.