| mardi 29 janvier 2008, a 14:53 |
| Que se cache t-il derriére cela?? |
Pentecôte: la "journée de solidarité" "à la carte"

Le lundi de Pentecôte redevient férié et chômé cette année, mais la "journée de solidarité" est maintenue
La journée de solidarité sera choisie au sein de l'entreprise ou de l'administration du salarié.
Le groupe UMP déposera un texte en ce sens qui sera soumis au Parlement après les élections municipales des 9 et 16 mars, a annoncé le président du groupe, Jean-François Copé.
"Tout en rendant le lundi de Pentecôte à nouveau férié, il ne s'agit pas pour autant de revenir sur le principe de la journée de solidarité", a-t-il précisé. "Il est important qu'il n'y ait aucune ambiguïté là-dessus. La journée de solidarité existe. Il s'agit bien pour chaque salarié de travailler l'équivalent d'une journée de plus pour exclusivement financer la solidarité en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées", a souligné le président du groupe UMP. "L'idée est d'introduire un facteur de flexibilité et une souplesse en n'imposant pas le lundi de Pentecôte", a-t-il ajouté.
Une fois voté, le nouveau texte entrera en application dès cette année.
Après la canicule de 2003, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avait fait du lundi de Pentecôte, un jour "travaillé par solidarité", une "journée de la fraternité".
Cette journée donne lieu au paiement par les entreprises d'une contribution correspondant aux salaires non versés. Selon le gouvernement, elle rapporte environ deux milliards d'euros par an pour aider au financement de mesures en faveur des personnes dépendantes, âgées ou handicapées.
Dès son annonce, la mesure a soulevé de vives polémiques. Quant à son application, elle a été assez chaotique. En 2005, le dispositif avait déjà été assoupli. Les entreprises et les administrations avaient obtenu de choisir la date de la journée non payée.
Depuis, le flou a persisté. Certains services publics et sociétés ont fait du lundi de Pentecôte une journée travaillée ordinaire, quand d'autres en ont fait "cadeau" à leurs salariés. En 2007, moins de la moitié des Français sont allés travailler gratuitement ce jour-là. |
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