Un tribunal de Dubai a condamné mercredi deux Emiratis à 15 ans de prison pour le viol d'un jeune Franco-Suisse
Un troisième accusé, mineur, est jugé par un tribunal pour enfants. La mère de la victime a jugé la peine insuffisante.Son avocat va faire appel.
Son fils alors âgé de 15 ans a été violé le 14 juillet dernier par un mineur, un jeune de 18 ans et un homme de 36 ans qui lui avaient proposé de l'emmener en voiture. Un de ses agresseurs est séropositif.
L'affaire a connu un grand retentissement dans la presse internationale, provoquant l'embarras dans les Emirats arabes unis, en particulier à Dubaï. Elle a mis en évidence la façon dont sont traitées les victimes de viol et aussi la politique du pays en matière de lutte contre le sida, sujet encore largement tabou.
Les avocats de la défense soutenaient que la relation sexuelle était consentie et que la victime était un "menteur".
Selon l'acte d'accusation, le jeune Franco-suisse sortait d'un centre commercial avec un autre Français de son âge quand un jeune Emirati qu'ils connaissaient leur a proposé de les raccompagner chez eux en voiture. Deux autres Emiratis se trouvaient dans la voiture. Ils ont changé de direction et se sont rendus dans le désert où ils ont violé l'adolescent sous la menace d'un couteau et d'une canne de billard.
L'information selon laquelle l'un des agresseurs était porteur du virus du sida n'avait été portée à la connaissance de la famille de la victime que plusieurs semaines plus tard, ce qui l'a empêché d'être traité immédiatement.
La mère du jeune, Véronique Robert, s'est battue pour que les agresseurs de son fils soient condamnés et, révoltée par la façon dont l'affaire était instruite à Dubaï, a lancé une campagne pour le boycott de Dubaï. Elle exige que les autorités de l'émirat créent un centre de traitement pour les mineurs victimes de viols. |