Le virus de la chauve-souris, le moins pathogène des virus de la rage, est à l'origine du décès du chat en Vendée
"On est sur un cas de rage de la chauve-souris. C'est la plus favorable des hypothèses envisagées", a indiqué le directeur de cabinet du préfet de Vendée
Cyrille Gardan a obtenu lundi les résultats d'analyses complémentaires.
La mort du chat Mitsie avait été annoncée samedi. Il s'agit du premier cas de rage animal en France depuis 2004.
Les services vétérinaires privilégiaient depuis l'hypothèse d'un cas de "rage dite de la chauve-souris", moins pathogène que celle du chien ou du renard, car ce chat d'appartement sortait peu et fréquentait surtout le grenier et le toit de ses propriétaires.
"Il n'y a aucune crainte de rage humaine", a précisé Francis Cloris, sous-préfet de Fontenay-le-Comte (Vendée), où résident les pharmaciens propriétaires du chat.
Dix-sept personnes en contact avec le chat ont reçu le traitement médical adapté, la plupart au CHU de Nantes. La rage est une maladie mortelle.
Des cas de rage de chauve-souris sont régulièrement relevés. Mais ce virus-là ne se transmet que "très rarement à d'autres espèces", que ce soit l'homme ou l'animal, a précisé le vétérinaire.
La mort le 10 novembre du chat vendéen, dû à cette maladie révélée vendredi soir par des analyses, constitue "un cas très ponctuel qui fera sûrement l'objet d'une publication scientifique, mais ne devrait pas avoir de grandes conséquences" sanitaires, précise Didier Boisseleau, directeur départemental des services vétérinaires de Vendée.
La contamination se fait entre la salive de l'animal et le sang ou les muqueuses de l'homme ou d'un autre animal.