La police a procédé mercredi à l'évacuation de campements de cabanes et de tentes le long du périphérique parisien
Des ressortissants, bulgares pour la plupart, selon la préfecture de police de Paris, vivaient dans ces camps jugés insalubres, entre les portes de Vincennes et des Lilas. Leur expulsion a été prononcée le 5 octobre par le TGI de Paris.
Depuis plusieurs années, nombre de sans-abris vivent dans des conditions sanitaires déplorables autour de Paris.
"Sur l'ensemble de ces sites, les conditions d'hygiène étaient critiques et les risques sanitaires très élevés, comme des rapports des services de la DDASS de Paris l'ont attesté. En outre, la présence, à proximité immédiate des voies rapides du boulevard périphérique, ne permettait pas d'assurer la sécurité tant des usagers de la voie publique que des occupants de ces campements", a-t-on ajouté de même source.
La situation de chacun des sans-abri évacué sera examinée "au cas par cas" sur réquisition du parquet de Paris, "en liaison avec les services sociaux des préfectures de Paris et de Seine-Saint-Denis, les services de la Préfecture de Police, dont la Brigade d'assistance aux personnes sans abris".
"Selon le diagnostic social effectué en amont, une quinzaine de personnes devraient pouvoir bénéficier d'une insertion dans un parcours de formation à l'emploi assortie d'une régularisation, tandis que les autres se verront proposer des aides au retour volontaire proposées par l'Anaem", l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations, a-t-on indiqué. |