L'ex-Premier ministre PS a assuré vendredi soir qu'il "ne retirait rien" du livre dans lequel il tacle Ségolène Royal
"Ce livre dont 60 pages seulement sur 140 sont consacrées à la campagne (présidentielle, ndlr) est un livre tourné vers l'avenir", a plaidé Lionel Jospin.
"J'ai voulu essayer de comprendre pourquoi nous sommes passés d'une victoire promise a une défaite", a-t-il expliqué, alors que ses sévères critiques envers Ségolène Royal sèment l'émoi au PS.
"On ne pourra pas relancer le mouvement socialiste sur les conceptions, sur des thèmes, voire avec le style qui ont été choisis pendant la campagne présidentielle", a affirmé Lionel Jospin, vêtu d'une cravate rose, lors du 20H de France 2.
Selon lui, la façon dont son ouvrage "L'Impasse" a été présenté il y a quelques jours par Libération, a "conduit à le caricaturer". "Je ne retire rien des mots employés, mais ils s'incrivent dans une analyse", a-t-il souligné.
Sans nommer l'ex-candidate malheureuse à l'Elysée, il a déclaré : "Je n'étais pas favorable à cette candidature, ensuite pendant toute la campagne, parce que c'était la candidate des socialistes je l'ai soutenue (...) mais si on ne peut rien dire après, il n'y a plus de débat possible."
Lionel Jospin a affirmé avoir voulu, dans son livre, donner son sentiment sur "trois questions que le Parti socialiste doit résoudre" : "la question de son leadership, de ses alliances et de son identité, c'est-à-dire ses idées et ses propositions."
Le titre "L'Impasse" est une "métaphore", selon lui, car d'"une impasse on peut s'en sortir".
Par ailleurs, interrogé sur son soutien à Bertrand Delanoë, Lionel Jospin a affirmé: "C'est un excellent maire de Paris, je vais le soutenir dans la campagne qu'il va amorcer pour les municipales." Il a encore loué "un homme de talent, parmi les hommes et les femmes de talent qui existent au PS".
L'ancien Premier ministre s'est dit, en outre, "estomaqué" par les propos de Nicolas Sarkozy jeudi qui "a dit 'la situation économique en 2007 je n'y suis tout de même pour rien'". "Les bras m'en sont tombés parce qu'il était ministre dans deux gouvernements pendant 5 ans", a rappelé Lionel Jospin. |