Un gendarme a tué avec son arme de service un homme de 34 ans qui brandissait un couteau dans sa direction
Le drame s'est produit dans la nuit de mercredi à jeudi à la gendarmerie de Lavelanet (Ariège).
Le gendarme âgé de 30 ans, en poste dans la ville depuis un peu plus de deux ans, était considéré comme "sérieux, posé, correct", selon l'adjoint au maire, Marc Sanchez. Trois balles ont été extraites du corps de l'homme lors de l'autopsie.
Le gendarme était toujours en garde à vue jeudi en fin d'après-midi.
Le parquet de Foix a expliqué que vers 2h30 jeudi, l'homme abattu, au volant d'"un véhicule automobile", avait percuté le mur d'enceinte de la gendarmerie et avait ensuite sonné au portillon. "Malgré l'opposition du gendarme venu à sa rencontre", il avait pénétré à l'intérieur de l'enceinte et avait brandi son couteau en direction du militaire. "Pour se défendre, celui-ci a fait usage de son arme de service le blessant mortellement", selon la même source.
A Lavelanet, l'affaire a ému la population en raison de la personnalité tranquille de la victime, un habitant de la commune, fils de famille nombreuse et célibataire. "C'était un homme sans histoires, certes déprimé et qui avait quitté son emploi dans le textile depuis un certain temps, mais entouré et soutenu par sa famille, installée ici depuis un demi siècle", a expliqué Marc Sanchez, adjoint au maire, qui évoque "un acte isolé, incompréhensible pour tous" et d'"une agressivité inexplicable".
L'enquête a été confiée par le parquet de Foix à l'inspection technique de la gendarmerie nationale à Paris (l'équivalent de la "police des polices") et aux militaires de la section de recherches de Toulouse.
Les résultats de l'autopsie L'examen du corps de l'homme abattu par le gendarme a démontré qu'il avait été touché par trois balles, dont deux fatales. La première balle a touché l'abdomen et a provoqué une hémorragie interne au foie, une autre a traversé la cuisse gauche et a transpercé l'artère fémorale, et la troisième a traversé le poignet droit, a indiqué Jean-Jacques Ignacio, substitut du procureur général au parquet général de Toulouse.
Des analyses toxicologiques devaient aider par ailleurs à déterminer si l'homme était sous l'emprise de l'alcool, de drogue ou de médicaments. |