Environ 230 Roms, pour la plupart Roumains, occupaient un terrain depuis quelques semaines à Vénissieux (Rhône)
Peu avant 6 h mardi matin, une douzaine de fourgons de gendarmes mobiles ont pris place à proximité du bidonville, dont les abords étaient contrôlés par les policiers.
Après un rapide recensement, les 220 à 230 occupants du camp, dont une moitié d'enfants, ont été conduits dans le calme et en car à la plate-forme de l'association Forum Réfugiés.
Quelque 80 autres personnes avaient quitté le campement par leurs propres moyens avant l'arrivée des forces de l'ordre.
Selon André Gachet, responsable de l'Association lyonnaise pour l'intégration par le logement (Alpil), 120 Roms auraient accepté l'aide au retour proposée par la préfecture. Le reste devrait bénéficier d'un logement temporaire en hôtel, dans l'attente d'une solution plus pérenne de relogement, et certains bénéficieront d'un suivi médical et social.
"L'évacuation s'est passée plutôt bien. De toute façon, l'évacuation d'un bidonville, c'est toujours un acte positif (...) ce sont des lieux qui restent dangereux", a souligné M. Gachet.
"Nous ne sommes absolument pas pour les bidonvilles, mais nous ne sommes pas pour les évacuations sans solution durable", a-t-il ajouté.
Le 1er août, plusieurs centaines de Roms avaient été expulsés d'un autre bidonville à Villeurbanne (Rhône) et il y a dix jours une quinzaine de Roms yougoslaves ont été délogés d'un terrain à Vaulx-en-Velin (Rhône).
Lundi, le député-maire PCF de Vénissieux, André Gerin, a appelé à la mise en place d'un plan d'aide national pour les Roms.
"Aujourd'hui, c'est la responsabilité de l'Etat et du gouvernement de s'emparer de cette question aux dimensions européennes, humaines, sociales et économiques", a déclaré M. Gerin, reprenant les termes d'une lettre qu'il a dit avoir envoyée au Premier ministre François Fillon |