Le ministre des Affaires étrangères déclare qu"'il en a marre de la critique permanente"
"La situation du PS m'attriste mais il est probablement nécessaire que le PS passe par cette phase saumâtre et peu exaltante pour qu'une gauche responsable puisse se ressaisir", dit-il dans une interview au Parisien à paraître dimanche. Il se déclare par ailleurs disposé à se rendre en Iran "si c'est utile pour la paix".
"J'en ai marre qu'on fasse la tronche en permamence et que, dans le dossier libyen, on ne parle presque pas des victimes", affirme le ministre.
"Ce qu'a fait Cécilia (Sarkozy) n'est peut être pas conforme aux habitudes, mais que vaut le conformisme au regard d'une libération d'otages ?", questionne-t-il.
Evoquant la situation au Moyen Orient, le ministre affirme : "nous avons toujours dit que si la Syrie ne fait pas obstacle à la souveraineté du Liban et aux élections présidentielles libanaises, alors l'ouverture de la France à l'égard de Damas serait spectaculaire. Mais, pour cela, il nous faut des garanties".
Au sujet de l'Iran, il dit: "nous voulons être fermes car il y aurait grand danger si ce pays se dotait de l'arme atomique. Nous négocierons à fond tout en nous préparant à accentuer la pression, si nécessaire".
Interrogé sur les relations franco-américaines, Bernard Kouchner déclare : "Oui, nous sommes amis avec les Américains. Oui, ce sont nos alliés. Mais nous ne sommes pas toujours d'accord avec eux et nous le leur disons. Cela dit, nous ne cultivons pas l'antiaméricanisme comme fondement de notre politique. Ca, c'est peut-être un petit changement". |